“Goodnight Oslo” constitue le second album enregistré par Robyn et la formation Venus 3. Et le quinzième elpee réalisé en studio. Son backing group est composé de potes, dont Peter Buck, le drummer de tournée de REM, Bill Rieflin, ainsi que le bassiste de Minus 5 et des Young Fresh Fellows, Scott McCaughey. Bref, des musiciens impliqués à des degrés divers dans la bande à Michael Stipe. Et pour cet opus, il a également reçu la collaboration de Colin Meloy (Decemberists), Morris Windsor (Egyptians/Soft Boys), Harry Danger, le trompettiste Terry Edwards ainsi que la choriste Lianne Francis (NDR : une Galloise !) Le décor est planté. Enfin presque, puisque si vous l’ignoriez encore, Hitchcock n’est pas un néophyte. Considéré comme un des fils spirituels de Syd Barett, ce grand excentrique anglais fait partie des artistes-culte aux States. Ses aventures vécues aussi bien chez les Soft Boys qu’en compagnie des Egyptians, lui ont valu de devenir, notamment, une source d’inspiration majeure pour REM et les Replacements.
Mais venons-en à cet opus. Découpé en 10 titres, il ne concède aucune faiblesse. Depuis « What you is », dont le groove rappelle le « Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival à l’intense et impressionnant titre maître, déchiré par ces accès de violon, en passant par le ténébreux « You head her », le glam rock (TRex ?) « Saturday groovers », le tendre « I’m falling », le languissant et crépusculaire, « Hurry for the sky », imprimé sur un rythme de chemin de fer, l’introspectif « Sixteen years », caractérisé par cette guitare jouée en picking, le luxuriant, presque flower power « Up to our nex », l’enjoué « Intricate thing » et la valse lente « TLC ». Le tout souligné par la voix languissante, nasillarde de Robyn, dont le timbre campe un hybride entre Guy Chadwick (House Of Love) et Dylan. Un bien bel album !