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Robyn Hitchcock

I often dream of trains in New York (Cd + Dvd)

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En 1984, Robyn Hitchcock publiait “I often dream of trains”, son troisième elpee studio. Juste avant d’entamer sa première aventure, en compagnie de ses Egyptians. Pour une certaine presse spécialisée, il s’agit d’un album de référence. En 2008, il a accompli une tournée, au cours de laquelle, son répertoire était essentiellement consacré aux compos de cet opus. Le 22 novembre, un des sets issu de ce périple, a été immortalisé ‘live’, au Symphony Space de New York City. C’est ce concert qui est reproduit sur cette œuvre. En intégralité sur le Dvd.

La partie audio souffre d’une approche un peu trop minimaliste de la plupart des compos. Difficile dans ces conditions, de faire passer son message psychédélique. Sauf peut-être, parfois dans la voix sinusoïdale. Ce n’est que sur la partie Dvd qu’on prend vraiment plaisir à apprécier sa prestation. L’humour de Robyn Hitchcock et de ses deux acolytes (Terry Edwards aux claviers, aux cuivres, à la basse et au piano ainsi que Captain ‘Tim’ Keagan à la seconde gratte) passe mieux la rampe, surtout lorsqu’il est souligné par les mimiques et les attitudes (NDR : pensez à Mr. Bean). L’interprétation a cappella d’« Unconnected prersonality trails » est d’ailleurs aussi bien splendide qu’hilarante. Bien sûr, une connaissance minimale de la langue de Shakespeare est une aide précieuse, pour mieux saisir les remarques spirituelles de Robyn. Et on entre plus facilement dans l’univers excentrique du Britannique. En outre, les chansons se traînent alors bien moins en longueur. Il y a bien ces quelques interludes (NDR : des interviews accordées dans le train, des images filmées il y a un peu plus de 25 ans et quelques paysages balayés par une caméra, à travers la vitre d’un wagon réservé aux voyageurs), mais l’ensemble tient en haleine. D’autant plus que c’est à mi-parcours que les meilleures compos sont proposées. Peut-être aussi parce que Hitchcock a décidé d’empoigner sa six cordes électrique. Il y a d’abord ce superbe « Winter love », au cours duquel Gaida Hinnawi vient poser ses vocalises yiddish. A vous flanquer des frissons partout. Le ‘sydbarretien’ « This could be the day » (NDR : une référence incontestable pour notre Robyn). Et puis en rappel deux morceaux extraits du dernier album, « Goodbye Oslo ». Dont « Goodnight », au cours duquel Gaida est de retour. Et Amir El Saffar vient joindre sa trompette à celle de Terry. Une compo dont la mélodie évoque curieusement James.

A voir donc plus qu’à écouter !

Robyn Hitchcock

Goodnight Oslo

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“Goodnight Oslo” constitue le second album enregistré par Robyn et la formation Venus 3. Et le quinzième elpee réalisé en studio. Son backing group est composé de potes, dont Peter Buck, le drummer de tournée de REM, Bill Rieflin, ainsi que le bassiste de Minus 5 et des Young Fresh Fellows, Scott McCaughey. Bref, des musiciens impliqués à des degrés divers dans la bande à Michael Stipe. Et pour cet opus, il a également reçu la collaboration de Colin Meloy (Decemberists), Morris Windsor (Egyptians/Soft Boys), Harry Danger, le trompettiste Terry Edwards ainsi que la choriste Lianne Francis (NDR : une Galloise !) Le décor est planté. Enfin presque, puisque si vous l’ignoriez encore, Hitchcock n’est pas un néophyte. Considéré comme un des fils spirituels de Syd Barett, ce grand excentrique anglais fait partie des artistes-culte aux States. Ses aventures vécues aussi bien chez les Soft Boys qu’en compagnie des Egyptians, lui ont valu de devenir, notamment, une source d’inspiration majeure pour REM et les Replacements.

Mais venons-en à cet opus. Découpé en 10 titres, il ne concède aucune faiblesse. Depuis « What you is », dont le groove rappelle le « Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival à l’intense et impressionnant titre maître, déchiré par ces accès de violon, en passant par le ténébreux « You head her », le glam rock (TRex ?) « Saturday groovers », le tendre « I’m falling », le languissant et crépusculaire, « Hurry for the sky », imprimé sur un rythme de chemin de fer, l’introspectif « Sixteen years », caractérisé par cette guitare jouée en picking, le luxuriant, presque flower power « Up to our nex », l’enjoué « Intricate thing » et la valse lente « TLC ». Le tout souligné par la voix languissante, nasillarde de Robyn, dont le timbre campe un hybride entre Guy Chadwick (House Of Love) et Dylan. Un bien bel album !

 

Robyn Hitchcock

I wanna go backwards (box 5 cds)

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Syd Barrett décédé, il ne reste plus grand monde pour perpétuer l’ordre des grands excentriques anglais. Kevin Ayers, Peter Hammill et Robyn Hitchcock en sont probablement les derniers représentants, même si le premier cité ne donne plus signe de vie depuis belle lurette et semble même avoir pris sa retraite du côté des Baléares…

“I wanna go backwards” est le titre d’une chanson qui figurait sur le premier elpee solo de Robyn. Il était paru en 1981, et constituait son premier essai depuis la séparation des Soft Boys. Il donne donc le nom à ce box de 5 disques réunissant « Black Snake Diamond Role », le premier opus dont question ci-dessus, « I Often Dream of Trains » (1984), « Eye » (1990) ainsi qu’un double cd compilant flip sides, raretés, démos et inédits, intitulé « While Thatcher mauled Britain : Demos ‘81-’90’ ». Les elpees 1 à 3 ont été enrichis de nombreux bonus tracks. Ce qui donne 100 chansons, en tout ! Toutes les pochettes ont été (re)dessinées par Hitchcock. Cartonnées, elles comportent deux volets, un insert, et contiennent des explications détaillées, des photos, un extrait de roman sur lequel il travaille pour l’instant, des poèmes et de la BD dont il est le créateur. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Robyn est un personnage qui s’intéresse à de multiples disciplines artistiques. Il a même déjà obtenu l’un ou l’autre rôle au cinéma et se consacre à la peinture.

Si vous êtes quelque peu branché par la musique psychédélique, il est difficile de passer à côté de l’œuvre de ce chanteur/compositeur/guitariste/pianiste britannique, dont la vision énigmatique, surréaliste et multidimensionnelle est tourmentée par ses lyrics. Des lyrics à l’humour sardonique mais surtout hantés ses obsessions sur la sexualité, la psychologie, la mort et les fruits de mer ( ?!?!?!?) Si vous ne connaissez pas du tout Hitchcock et que vous vous intéressez à ce type de musique, il est grand temps de vous penchez sur son œuvre. D’ailleurs, ce box peut manifestement servir de point de départ. Enfin, pour que votre information soit complète, sachez que chaque album est disponible séparément. Un box consacré à sa période vécue au sein des Egyptians devrait paraître en 2008.

Robyn Hitchcock

Robyn Hitchcock

Écrit par
On connaît surtout Robyn Hitchcock pour avoir sévi chez les Soft Boys ou entraîné dans son sillage les Egyptians. Beaucoup moins sous la formule acoustique. Et pourtant, ce grand excentrique a longtemps été actif dans le circuit folk britannique, au tout début des années 70. Et puis, au cours de la première moitié des eighties, période au cours de laquelle il traduisait ses états dépressifs à travers une musique particulièrement intimiste. Si « Spooked » renoue avec la formule acoustique ou semi-acoustique, la démarche est sensiblement différente. En fait, pour enregistrer ce nouvel opus, Robin a fait appel à deux musiciens américains, Gillian Welch et David Rawlings. Deux personnages dont la sensibilité est plus proche de la country que du folk. Ce qui n’empêche pas les trois artistes d’utiliser une panoplie très large d’instruments. Depuis le sitar électrique à l’harmonica, en passant par le dobro et le Wurlitzer. Sans oublier l’instrumentation basique. Mais sous une forme généralement ‘unplugged’. Et la rencontre entre folk psychédélique ‘sydbarretien’ et country ‘dylanesque’ donne de bons résultats. Le trio reprend même ici le « Tryin to get to heaven before they close the door » du Zim. Nonobstant l’un ou l’autre fragment dispensable, l’opus épingle quelques excellentes plages. Et je pense tout particulièrement à la sérénade douce-amère « Television », au blues presque a cappella « Demons & friends », au mystérieux et captivant « Sometimes a blonde », à « We’re gonna live in the trees », imprimé sur un tempo emprunté à Talking Heads, au ténébreux et introspectif (Léonard Cohen ?) « Flanagan’s song » et surtout au country/jazz « Full moon in my soul », une chanson à la mélodie contagieuse qui aurait pu figurer au répertoire d’un Sophia. Le trio revisite même le folk orientaliste du « Revolver » des Fab Four sur « If you know time » et « Everybody needs love », deux compos véritablement hantées par le spectre de George Harrison, même si la voix de Robin est aussi nasillarde que celle de Lennon. Un elpee sympa, mais qui aurait eu un tout autre impact s’il avait été un tantinet plus électrifié…

Robyn Hitchcock

Moss elixir

Malgré tout son talent, ce Londonien n'a jamais récolté le succès qu'il aurait amplement mérité. En fait, que ce soit au sein des Soft Boys, flanqué de ses Egyptians ou en solitaire, il a toujours été en avance sur son temps. Bien avant House of Love, il fut un précurseur du renouveau de la pop britannique. Inspiré par Syd Barrett, Robyn véhicule une imagerie qui oscille de la mélancolie rêveuse à l'humour capricieux, morbide. Ses chansons sont ciselées dans les accords de guitare semi acoustiques cristallins, vibrants et caressées par son timbre vocal tendre, légèrement plaintif. Des chansons pop particulièrement soignées qu'il trempe délicatement dans l'acid rock post sixties, ou dans le psychédélisme, si vous préférez. Et malgré la décennie qui vient de passer, Robyn Hitchcock n'a rien voulu changer à la formule. " Moss elixir " n'en est que plus savoureux!