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Royal City

1999-2004

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Royal City a été fondé en 1999. A Guelph, dans l’Ontario (Canada). Le groupe est alors drivé par le très talentueux Aaron Riches, un musicien qui s’est déjà forgé une notoriété sur la scène locale. Le groupe signe rapidement sur le mythique label Three Gut Records. Aaron et sa bande déménagent peu de temps plus tard à Toronto, où la scène musicale est en pleine ébullition. Mais le groupe se sépare en 2004 ; le leader ayant décidé de reprendre ses études à l’Université de Nottingham. En l’occurrence l’orthodoxie radicale. En cinq ans d’existence, Royal City a quand même eu le temps de concocter trois elpees. Trois disques de toute bonne facture. Qui n’ont cependant guère récolté de succès. Ce qui n’a pas empêché le combo, à une certaine époque, de jouer en tête d’affiche pour un supporting act… répondant au patronyme d’Arcade Fire. Ils n’a malheureusement pas connu une trajectoire similaire ; et, à l’écoute de sa musique, ce n’est pas une surprise ; car si les arrangements sont particulièrement soignés, son approche du folk est plutôt aride, pas toujours facile d’accès, et souffre d’une carence en harmonie.

« 1999-2004 » réunit flip sides et raretés puisés au cours de la brève carrière de Royal City. Le recueil recèle quelques titres plus pop ; mais aussi des reprises. A l’instar de « Is This It ? » des Strokes ou « Here Comes Success » d’Iggy Pop (NDR : choix ironique si on tient compte du peu de succès qu’ils ont récolté). Ces adaptations constituent, à mon humble avis, la crème du répertoire de Royal City. Néanmoins, parmi leur propre compos, j’épinglerai quand même les très convaincants « Can’t You Hear Me Calling » caractérisé par son harmonica geignard, et une nouvelle version de « Bad Luck », une chanson qui figurait sur « Alone At The Microphone » (2004). Sans oublier « In The Autumn », la très belle plage finale de cet opus, au cours duquel le groupe chante à l’unisson et avec ferveur le refrain ‘C.I.T.Y. Royal City’. Un adieu avant la lettre… Et puis, on retrouve Owen Pallet (Final Fantasy, Arcade Fire) et Edwyn Collins sur l’une ou l’autre compo.

A moyen terme, la formation canadienne risque fort de devenir culte. Elle aurait même pu devenir énorme, si elle avait davantage soigné l’aspect mélodique de ses chansons. Par pour rien qu’elle s’était produite dans le salon de Sufjan Stevens, lors de leur premier concert accordé à New-York… C’était en 2003 !

 

Royal City

Little Heart´s Ease

« Alone at the Microphone » était l’un des disques country-folk les plus aboutis qu’il nous fût donné d’entendre l’année dernière : à ranger tout près (et au chaud) des disques d’Iron & Wine, de Timesbold et de Fruit Bats, d’autres groupes au talent bucolique hors pair, capables d’égrener de douces mélodies avec une facilité confondante. Ce nouvel album du quatuor de Toronto ne déroge pas à la règle : encore une fois, on a ici affaire à du folk classieux et pas geignard, en droite lignée des meilleurs Neil Young et Leonard Cohen. C’est pourtant simple comme bonjour : chez Royal City on vise la discrétion des arrangements, la luminosité d’une mélodie comme apparue dès les premiers rayons du soleil. Un soleil hivernal, qui réconforte même si dehors il fait plutôt frais. Il faudrait rendre justice à cette country d’une souplesse admirable, qui n’ennuie jamais même si ses airs évoquent parfois des lendemains qui déchantent. En fait on aimerait que tel disque bouleverse plus souvent nos petites habitudes mélomanes : au premier abord ça ne mange pas de pain, et pourtant on y retourne sans cesse, parce que ça nous rassure. Royal : tenez ce mot pour dit.

Royal City

Alone at the Microphone

Au Canada, on chasse l'élan et le phoque pour en faire des sacs à main et des moufles. Mais il existe encore des gens qui chérissent la nature et lui rendent hommage. En chansons, par exemple. Chez Royal City (un quatuor de Toronto), on retrouve sans doute des membres de WWF ou de Greenpeace, tant la musique qu'on y entend reflète un état d'âme 100 % écolo : ce chant détaché et serein, ces instruments en bois, ces ambiances de feu de camp, … Y a pas à dire : cette country-pop aérienne a fait amie-amie avec Dame Nature. D'entrée, " Bad Luck " nous met la pêche (au saumon ?) : pas question ici de malchance, puisqu'on fredonne déjà cette mélodie sympa, entre Wilco et St Thomas. Puis c'est le banjo (" Under a Hollow Tree ") et l'harmonica (" My Brother is the Meatman ") qui se joignent à la fête, comme si Neil Young et Bobby Bare Jr jouaient à cache-cache avec Will Oldham dans les bois de sapin du Grand Nord. Le morceau suivant, " Spacy Basement ", dévale les terrains lisses de la pop marshmallow à dos de caribou… Yahoo ! ! ! Voilà une chanson entraînante (traîneau ?) qui vous met de bonne humeur ! L'ambiance se calme ensuite et laisse la place à quelques titres plus sombres : c'est l'hiver, les ours hibernent, les bûches crépitent dans la cheminée. Dans le poste radio, ce lent mais chaleureux (à la Songs : Ohia) " Rum Tobacco " nous précipite dans un sommeil réparateur. Un piano égrène alors quelques notes de berceuse (" And Miriam Took a Timbrel in her Hand "), mais il est passé minuit : tout le monde dort. A l'extérieur, les loups hurlent à la lune, affamés et grelottants. La nuit est noire, la neige est tenace. Mais sous l'édredon, l'homme fait de beaux rêves, en musique. Grâce à Royal City, son hiver passera plus vite.