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Ryan Adams

Let Him Ride...

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Mister Adams allait-il enfin débarquer sur une scène belge ou allait-on avoir droit à une énième annulation ? Le suspense était entier le 5 octobre dernier. Jusqu'à la dernière seconde. Après avoir annulé les deux tournées européennes précédentes, Ryan Adams s'est enfin décidé à satisfaire un public qui commençait légèrement à s'impatienter.

Nouveau membre honoraire des Cardinals, Neal Casal en a profité pour assurer la première partie et présenter son dernier album en date, « No Wish To Reminisce » devant un public en général, attentif. Sauf lorsque Ryan Adams, à la batterie, s'adonnait à quelques pitreries entre deux gorgées de vin. Le set d'ouverture, assez court, a très vite été suivi par le plat de résistance.

Normal. Avec les 2h30 de concert que le groupe se prépare à prester, le public du Cirque Royal allait en avoir pour son argent. De retour sur scène, Ryan et Neal, accompagnés des autres Cardinals, ne perdent pas de temps. S'enchaînent alors des titres essentiellement issus de « Cold Roses » dont « Tonight », « Let It Ride » ou un « Magnolia Mountain » épique d'une bonne quinzaine de minutes. Quelque peu décevant pour quelqu'un qui n'apprécie pas forcément ce double album. La prestation était toutefois relevée par la conviction et l'énergie dont le groupe faisait foi sur scène. Pas de chance pour les fans des efforts solo du jeune homme, ce dernier n'ayant interprété que de très rares vieux morceaux dont les excellents « I See Monsters », « Dear Chicago » et « 29 ». Dommage. En 2h30 de show ininterrompu, Ryan Adams & The Cardinals ont donc fait la part belle à quelques titres plus obscurs, voire inédits, dont un délire punk. Rien de transcendant. Mais bon, Ryan a fait acte de présence. C'est mieux que rien.

 

Bryan Adams

Un Bryan brillant !

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Bryan Adams est un rocker à succès. Il a vendu plus de 100 millions d’albums dont 15 elpees studio –le dernier en date, « Get Up », remonte à 2015, un disque produit par Jeff Lynne (ELO)– et quelques compiles, parmi lesquelles on épinglera « Ultimate », un long playing publié l’an dernier qui recèle par ailleurs deux inédits, « Ultimate Love » et « Please Stay ». Sans oublier 7 Dvd et 4 elpees ‘live’, dont le « MTV Unplugged », paru en 1997, ainsi que 12 collaborations à des B.O. de films. En outre, on ne peut passer sous silence son engagement en faveur de l'environnement, la lutte contre le cancer du sein ainsi que ses campagnes en faveur de la protection animale, à travers l'association PETA.

Pas de supporting act. La salle est comble pour accueillir le Canadien. En attendant le spectacle, l’artwork du dernier LP est projeté sur un immense écran. Une grue virtuelle vient y plaquer la tête de Bryan, de profil. Différents personnages apparaissent sous la forme d’hologrammes et viennent le saluer, dépoussiérer son image, lui remettre un GSM, qu’il jette derrière lui. Fun ! Au cours du set, cet écran va alterner prises ‘live’ du concert, prises de vue de la foule qui y assiste, vidéos consacrées au morceau ad hoc ou encore les paroles qui défilent, comme lors d’un karaoké. Interdiction de prendre des photos ou de filmer. La sécurité veille !

Sur les planches, Bryan –qui débarque bien sûr, le dernier– est flanqué de quatre musicos. En l’occurrence Mickey Curry aux drums, planté sur une estrade, Gary Breit au piano à queue, le fidèle Keith Scott à la gratte électrique et… un bassiste… Adams se consacre tour à tour à la sèche ou à l’électrique.

Le show s’ouvre par le rock’n’roll puissant « Ultimate Love », un morceau qui adresse un clin d’œil à ZZ Top. Le son est bon. Le light show est déjà impressionnant. Il y a des stroboscopes qui pulsent un peu partout : une quinzaine délimitent le tour du podium, d’autres sont suspendus au plafond où on remarque également la présence de néons multicolores ; et tout cet éclairage monte ou descend en fonction des compos. L’auditoire reprend les paroles en chœur ; et 20 000 personnes à l’unisson, c’est impressionnant ! A la fin du titre, Bryan pointe sa gratte en l’air. « Can't Stop This Thing We Started » embraie. Adams et Scott chantent en duo. Ce dernier arrache littéralement ses cordes. Régulièrement, il vient à l’avant-plan pour s’autoriser de longs solos. Sur la toile tendue en arrière-plan, une femme en hauts talons court dans la rue d’une grande ville. Les deux compères s’affronteront régulièrement manche contre manche. Plusieurs micros sont disposés à l’avant du podium, afin de permettre à Adams de se balader sur les planches, tout en continuant d’assurer les vocaux. Les lumières blanches émanant du plafond mettent en exergue les costumes des artistes et entretiennent ainsi une ambiance… monochrome. Breit a troqué ses ivoires contre une gratte pour le plus paisible « Run To You ». Idéal pour enlacer sa partenaire, sur la piste de danse. La planète bleue arbore toutes ses facettes sur l’écran. Un cosmonaute plane autour d’une navette. Bryan a empoigné, pour cette circonstance, une sèche. Il incite la fosse à participer, en exécutant des gestes de la main. Il prend une pause et salue l’auditoire et après avoir s’être présenté, signale qu’il s’agit de son show. Il rend hommage à Tina Turner… et à cet instant, on imagine qu’elle va débarquer sur le podium. C’était une vanne... Néanmoins, elle hante littéralement « Go Down Rockin' » et « It’S Only Love ». Il adresse un mot particulier aux femmes. Et puis, salue également la victoire des Belges au Mondial. Et lorsqu’il entonne le « Seven Nation Army » des White Stripes, la foule reprend le refrain en chœur.

Les hits défilent et le public semble ravi. Une belle interactivité s’est établie entre l’artiste et l’auditoire, depuis le début du concert. Lorsqu’il se consacre en solo à la semi-acoustique, on n’entend pas une mouche voler. Pendant, « (Everything I Do) I Do It For You », Bryan, Scott et le bassiste font face au drummer, dos au public. Ils balancent tous les trois, le popotin. Bryan ose une claque sur les fesses de Scott, ce qui déclenche l’hilarité générale.

Assez long, le rappel va proposer trois titres acoustiques et puis surtout la cover des Crickets, « I Fought The Law », immortalisée par The Clash, ainsi que « Straight From The Heart », morceau au cours duquel Bryan Adams –en grande forme, malgré ses 59 balais !– va briller à l’harmonica. Au bout de 120 minutes, la setlist aura parcouru l’intégralité des titres –pour la plupart des hits– qui figurent sur cet « Ultimate Love »… entre autres… et permis au public de vivre un bon moment, mais surtout d’oublier les tracas de l’existence ; et ça, c’est l’essentiel…

Si vous voulez revivre l’intégralité du concert, ici

Setlist : « Ultimate Love », « Can't Stop This Thing We Started », « Run To You », « Go Down Rockin' », « Heaven », « This Time », « It’S Only Love », « Cloud #9 », « Young Belong To Me », « Summer Of 69 », « Here I Am », « Lonely Nights », « (Everything I Do) I Do It For You », « Back To You », « Somebody », « Have You Ever Really Loved a Woman? », « The Only Thing That Looks Good On Me Is You », « Cuts Like a Knife », « 18 Til I Die », « I'M Ready », « Brand New Day ».

Rappel : « I Could Get Used To This », « I Fought The Law », « Whiskey In The Jar », « Straight From The Heart », « When The Night Comes », « All For Love ».

(Organisation : Live Nation)

Ryan Adams

Ashes & Fire

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De toute évidence, Ryan Adams n’est jamais parvenu, à ce jour, à égaler la beauté de son diptyque « Love Is Hell », la fraîcheur de « Heartbreaker » ou la grandeur de « 29 ». Si l’on omet « Demolition » et que l’on considère les deux volumes de « Love Is Hell » comme un seul et même ouvrage, « Ashes & Fire », représente le septième Lp solo du camarade Adams. Un nouvel élément discographique qui témoigne d’une volonté de retourner aux sources. On retrouve donc au sein de « Ashes & Fire » quelques-uns des ingrédients qui ont fait le succès des disques précités. Seulement, la fougue de la jeunesse qui alimentaient « Heartbreaker » ne sont plus ici qu’un lointain souvenir et les émotions libérées par « Love Is Hell » et « 29 » complètement délaissées.

« Ashes & Fire » n’est pas un mauvais disque en soi mais intéressera principalement les inconditionnels du chanteur. Adams met un petit bémol sur l’Americana pour créer des mélopées plus folky, mais elles ne provoquent d’étincelles qu’à quelques rares occasions (« Invisible Riverside », « Rocks », « Chains Of Love », « Lucky Now »). Le souci principal de Ryan Adams en ce moment, c’est que, depuis la sortie de « Cold Roses » en 2005, il devient difficile de distinguer ses œuvres en solitaire de celles pour lesquels il s’entoure de ses Cardinals. Ryan Adams s’est donc contenté de faire du Ryan Adams… Pas dégueulasse, mais pas inoubliable non plus.

 

Ryan Adams

Cardinology

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Entre 2003 et 2006, la discographie de Ryan Adams n’a cessé de gonfler. De l’affreux « Rock’n’Roll » au splendide « 29 », le compositeur en aura fait voir de toutes les couleurs à ses fans, révélant plusieurs facettes de sa drôle de personnalité. Après une petite année sans actualité, Adams publiait discrètement « Easy Tiger », à la rentrée 2007. Passée quasiment inaperçue, l’œuvre, pourtant d’assez bonne facture, annonçait un petit passage à vide que l’homme avait mis à profit pour se débarrasser de son amour pour la bouteille. Une désintox plus tard, il revient sur le devant de la scène accompagné pour la troisième fois par ses Cardinals, orchestre composé de Chris Feinstein, Jon Graboff, Brad Pemberton et, surtout, Neal Casal.

« Cardinology » fait donc suite au moyen « Cold Roses » et au bien supérieur « Jacksonville City Nights ». L’œuvre s’ouvre sous les meilleurs auspices. « Born Into A Light » dévoile un Ryan Adams posé et des Cardinals maîtrisant leur Americana à merveille. Trop beau pour être vrai. Suivi par les insipides « Go Easy » et « Fix It », le morceau d’ouverture n’est qu’un faux espoir. Le Californien s’enfonce dans une structure bien trop uniforme. Et les vocalises, calquées sur un certain Bono, confirment le râteau. Il réitère donc ce que les critiques lui reprochaient lors de la publication de « Rock’n’Roll ». Ici, l’obstination ne fonctionne pas et « Cardinology » perd rapidement tout son intérêt. Le résultat ? Une anecdote de plus dans la discographie du jeune homme.

 

Ryan Adams

29

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Dernier pan d’un triptyque folk assemblé en l’espace de sept mois, « 29 » clôture l’œuvre du maître Adams avec une grâce inattendue. De facture moyenne, les « Cold Roses » et « Jacksonville City Nights », fruits de collaborations entre Ryan Adams et The Cardinals, laissaient présager une nouvelle semi-catastrophe. Que dalle ! Le mec a compris la leçon et balance enfin la véritable pièce maîtresse de sa trilogie. Ici, le singer-songwriter retrouve son mojo et la touche d’obscure splendeur qui traversait déjà l’impeccable double EP « Love Is Hell ». Alors que « Cold Roses » contenait 19 titres tous juste bons à animer une rodeo-party dans un ranch de l’oncle George, « 29 » confirme en neuf exemples que le prolifique trentenaire atteint réellement le sommet de son art, uniquement dans la simplicité. Hommage (ou plagiat, c’est selon) aux Grateful Dead et à leur immense « Truckin’ », le titre éponyme « Twenty Nine » applique une première couche folk dont Jerry Garcia aurait été fier. Suivent alors les deux magnifiques strates du tableau que sont « Strawberry Wine », parfaite ballade introspective de près de 8 minutes et « Night Birds » au charme légèrement taciturne et quasi-céleste. Ne dérogeant pas à ses propres règles, l’homme dépeint l’inévitable élégie dédiée à l’une des nombreuses femmes de sa vie sur l’exquis « Elizabeth, You Were Born To Play That Part ». Si ce n’était pour « The Sadness », altération insignifiante, loin d’être stérile mais ternissant quelque peu l’harmonie de l’ensemble, Ryan Adams tiendrait là le chef-d’œuvre de sa carrière. C'est qu'on pourrait presque lui pardonner son absurde « Rock’n’Roll » de 2003.