L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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SGO

One More Year

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"One More Year" constitue le second elpee de SGO, un quintet issu de Brisbane, fondé par les frères Kris et Tom Briese.

Soutenue par des percussions solides et une ligne de basse tendue, la musique de SGO, véritable assaut de guitares chatoyantes infiltré de vocaux en couches ardentes et superposées, prend son envol en quelques secondes, créant la sensation d'être suspendu dans les airs.

Chaque chanson possède son caractère unique, mais ensemble, elles forment une collection cohérente et captivante. L’expression sonore oscille entre le shoegaze et la dream pop, offrant une expérience auditive immersive et envoûtante. Le thème principal des compos invite ne pas céder aux pensées négatives, un message puissant et inspirant en ces temps difficiles.

Issu de ce long playing, "Glimmer" est disponible sous forme de clip vidéo là

Podcast # 64 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Glasgow

Le sexe des anges

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Glasgow… La question n’est pas où? La question serait plutôt qui ?

En effet, Glasgow, c’est la ville la plus peuplée d’Ecosse, mais également le patronyme d’un groupe rock français. Mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi Glasgow ?

Petite explication : Cris, originaire de Lyon, est à la recherche d’un(e) guitariste lorsqu’il rencontre Sofi durant l’été 2006. Celle-ci rentre justement des îles, la guitare dans ses bagages. Aussitôt rentrée au pays, après avoir quitté Glasgow, elle intègre… Glasgow, le groupe au sein duquel milite  Cris comme chanteur. Simple, non ? Suffisait de creuser un peu…

A ses débuts, le duo enregistre quelques démos et deux/trois morceaux pour diverses B.O. mais pas vraiment satisfait du résultat, le binôme décide de s’expatrier à… Glasgow afin d’aller s’abreuver à la source de la britpop. La boucle est bouclée !

L’exil a visiblement boosté les deux compères et « Le sexe des anges », première réalisation de la formation est le fruit de leur émigration au pays du whisky.

Etonnement c’est en français que Cris chante. L’objectif visé n’était donc que purement musical.

Treize titres peuplent ce premier album, tous composés par Sofi, hormis les lyrics, signés Cris. La plume de ce dernier a visiblement trempé dans le cynisme et l’autodérision. Les influences sont de sources diverses et les mots sont réellement un enrichissement. On est bien loin des textes simplistes des ‘grands artistes’ de la chanson française. Riches, profonds, cruels, amusants, graves ou légers, tout est dit avec intelligence et talent. Le choix des mots, le choc des compos ! Car non content de se satisfaire de belles paroles, Glasgow soigne également sa musique.

Les rythmes résolument rock concoctés par l’autre moitié du band apportent un relief certain qui permet d’exprimer au mieux les idées développées. Reposant sur une structure classique guitare-basse-batterie, Sofi enrichit le répertoire de son comparse. Il suffit de se pencher sur « Petit soldat » pour s’en faire une (excellente) idée.

Du bien bel ouvrage assurément qui mérite que l’on suive leur parcours de très près. Car ce cd ne souffre d’aucune faiblesse. Tout est de bonne facture, rien n’est à jeter.

Et si le meilleur groupe de rock français nous venait d’Ecosse ?

 

A Sunny Day In Glasgow

Ashes Grammar

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Rien ne se perd… tout se recycle ! Depuis 2008, on assiste effectivement à une résurgence de la dream pop sur la scène musicale indépendante (Beach House, School of Seven Bells, The XX…) Genre musical où l'essence de la musique converge vers les textures et les ambiances éthérées plutôt que sur les riffs rock propulsifs. Largement diffusé par le label indépendant 4AD, ce phénomène ne demeure cependant pas exclusivement britannique. 

En effet, le label Mis Ojos Discos et la formation philadelphienne A Sunny Day In Glasgow confirment la bonne santé du genre sur le continent américain. Collaboration qui a donné naissance à « Ashes Grammar ». Long playing 100% pur dream pop qui ravira sans doute les amateurs de jolis bruits. Chacun d’entre eux trouvera certainement son bonheur sur cette galette composée de –chose assez rare pour être soulignée– pas moins de 22 pistes. Près d’une heure de sonorités abstraites qui bourdonneront avec délice, à vos oreilles. Un album à l’architecture et aux enchaînements linéaires sous haute surveillance qui ondulent sur des nuages pop et des nébuleuses galactiques. Une cathédrale sonore sise sur des sables mouvants mais habitée de mélodies ellipsoïdales nimbées d’échos, de nappes électroniques et de guitares filtrées.

Une dream pop sombre et sensuelle sculptée dans la pure tradition britannique des 80’s qui contemple les horizons lointains de « Victorialand » (Cocteau Twins) et de Lush.

Hormis les séquences électro habilement orchestrées, on pourrait hâtivement cataloguer  « Ashes Grammar » comme un album pop de plus qui n’apporte rien d’exceptionnellement neuf. Comme un nouveau voyage musical qui revisite joliment les années 80 et parlerait uniquement aux nostalgique du genre. Or, A Sunny Day In Glasgow ne se présente pas exclusivement comme un simple ersatz de Slowdive ou de Curve. Il trace de majestueux ‘soundscapes’ abyssaux, personnels et uniques. « Slaughter Killing Carnage – The meaning of words » givre l’instant d’une voix féminine soufflée (Robin Daniels) et immortalise des paysages sonores introspectifs et existentialistes qui vous glacent le sang. Aucune sensibilité artistique ne peut dès lors échapper au charme narcotique du collectif de Philadelphia.

59 minutes et 9 secondes qui ne laissent pas indifférent !!!         

A découvrir le 12 mai 2010 aux ‘Nuits du Botanique’ à Bruxelles.