La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Sam Kills Two

Sam Kills Two

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L’histoire de Sam Kills Two commence en 2006 lorsque le chanteur/guitariste suédois Fred Bjorkvall rencontre le chanteur/guitariste/pianiste irlandais Geoff Gamlen (NDR : un ex-Catchers) et le drummer Matt Bell. Ils décident donc d’unir leurs forces au sein de SKT. Puis entrent en studio sous la houlette de l’ancien bassiste de Dodgy (NDR : une formation de powerpop britannique qui a sévi au cours des eighties) Nigel Clark. Ce dernier va même participer très activement à la confection de l’opus, en apportant sa collaboration à la mise en forme, au mixing et comme multi-instrumentiste. Un premier Ep intitulé « Introspectacle », paraît en 2007 ; mais il faudra attendre l’année suivante avant que le combo ne parvienne à décrocher une signature sur le label Rocket Girl.

La formation évolue au sein d’un style atmosphérique. Pop/folk/rock indie, pour les puristes. L’opus s’ouvre d’ailleurs par une compo instrumentale, « Flatland », plage caractérisée par ses arpèges de guitares (semi)-acoustiques. On baigne alors manifestement au cœur d’une ambiance douce et chaleureuse. Sur le second morceau, « 2020 », le piano entre en scène pendant que Bjorkvall pose sa voix. A cet instant, la solution sonore lorgne vers 90 Day Men, mais en plus paisible. Oubliez leur fougue et leur folie, bien sûr. Quant au timbre de voix mélancolique, il campe plutôt un hybride entre Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kill Moon) et Andy Yorke (Unbelievable Truth). Et le reste de l’album est de la même veine. Il coule même comme un long fleuve tranquille, sans le moindre accident de parcours. Et c’est bien là le problème. Car on a l’impression que toutes les chansons sont issues du même moule mélodique. Ce qui explique sans doute pourquoi aucune d’entre elles ne parvient à nous accrocher. Peu de rythme, une instrumentation minimaliste ; on a l’impression que tout est calibré au millimètre près. Si bien qu’au fil de l’écoute, une lassitude commence à nous envahir… Une exception qui confirme la règle : « Instrumental N°2 », un superbe morceau qui parvient à nous sortir de notre torpeur, planté au beau milieu du paysage sonore. Avant de reprendre le fil de son cours, sans se retourner…