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Ending Satellites

And So Sing The Black Birds

Écrit par

J’avais laissé Ending Satellites planer dans des cieux trop vastes et la voûte qui me surplombe semble s’être recroquevillée pour servir d’écrin à ce projet.

Je pensais avoir cerné les limites qui dessinaient des barbelés dans lesquels Damien Dufour semblait devoir s’égratigner sur son précédent essai (« 7 Billion Passengers, Only One Flight »), mais ces fils de fer gisent à présent dans la fange, tandis que ES semble se moquer d’eux, les toisant dans un vol majestueux.

Peut-être me suis complètement fourvoyé ou alors tout simplement Damien Dufour devait apprendre de ses erreurs.

Quoi qu’il en soit, le résultat proposé sur « And So Sing The Black Birds » relève de la haute voltige.

Voyage onirique et instrumental sur pellicule poussiéreuse, la musique prend aux tripes dès le premier instant de ce morceau initial qui donne non seulement son nom à l’album, mais aussi le ton.

Envolées Post Rock sur fonds sépia ou caresses d’ivoire sur grain noir et blanc contrastent admirablement bien avec les explosions chromatiques de guitares abandonnées aux murmures du vent.

Abouti dans la douleur d’un processus retardé, « And So Sing The Black Birds » est le phoenix qui célèbre son avènement en étendant ses ailes où tempêtes et orages s’engouffrent pour mourir.

Ending Satellites est un projet ambitieux qui s’affiche aujourd’hui dans toute sa splendeur et se décline de différentes façons (vidéo, photos, …) téléchargeables gratuitement ou via tout don bienvenu (voir ici)

 

Ending Satellites

7 Billion Passengers. Only One Flight.

Écrit par

Projet artistique à multiple facettes, Ending Satellites étend ses ailes aéronautiques sur de larges étendues sonores, se moquant des styles et des étiquettes.

Si ce recueil de titres éparpillés dans l’importante discographie d’un groupe né en deux mille onze brasse large, c’est la conséquence d’un véritable désir d’émancipation à tout genre en général et à aucun en particulier.

Reste que le tout manque malheureusement parfois de cohérence.

Quelques instants de fulgurance, de bravoure, affichées le menton haut et sans aucune prétention, mais hélas entravés par quelques travers dans lesquels le projet de Damien Dufour et ses multiples acolytes s’enlise par moments.

Paradoxalement, quand une certaine pointe d’arrogance semble transpercer (c’est parfois pompeux et théâtral), on perçoit une certaine sensibilité et un réel souhait de liberté qui transfigure ce premier sentiment, en sympathie authentique.

Alors, si on ne ressort pas transformé de cette écoute, force est de constater qu’on souhaite revenir sur certaines plages de « 7 Billion Passengers. Only One Flight ».

Les yeux fermés, en mode automatique.

Et pardonner ses erreurs dues à un trop plein de liberté.

Quand le ciel est trop vaste pour les oiseaux…

L’album est en téléchargement ici