Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Scarlett O’Hanna

Romance Floats

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De son véritable nom Anna Muchin, Scarlett O’Hanna est originaire de Toulouse. Elle entame sa carrière solo, en 2007. Intitulé « Cheap Bling Bling », son premier Ep lui permet de se forger une certaine notoriété et surtout de tourner en compagnie d’illustres artistes issues de la scène folk telles que Laura Veirs, Scout Niblett ou encore Emily Jane White. Et après avoir publié son deuxième elpee, c’est Wilco qui l’invite à assurer le supporting act de sa tournée. Quand elle s’établit à Bruxelles, il y a trois ans, c’est d’abord pour dénicher un emploi au sein des instances européennes…

Elle vient de graver son troisième opus. Et sur ce « Romance Floats », elle se réserve une nouvelle fois l’écriture, la composition et la production. Un disque qui va bien au-delà du format folk. La Française y explore d’ailleurs un univers sonore chargé de contrastes. Elle n’hésite ainsi pas à prendre du recul par rapport à ce style forcément acoustique, en général lassant, pour glisser vers le rock lo-fi. « Romance Floats » baigne ainsi au sein d’un univers qui oscille entre douceur, hédonisme et électricité. Une amplitude qui rappelle celui embrassé par des artistes telles qu’Angel Olsen ou encore Cat Power. Caractérisé par sa mélodie imparable, « Dramamine » illustre parfaitement la vivacité du folk/rock de la demoiselle. Les sonorités chaleureuses des six cordes, les percussions basiques et les chœurs généreux nous permettent d’oublier Bruxelles et les origines françaises d’Anna Muchin. Son univers sincère et touchant rappelle même davantage les forêts canadiennes que les lugubres bâtiments de l’Union européenne.

Dans son style, Scarlett O’Hanna est une des révélations de ce début d’année. Lors d’une interview accordée à un média belge, la Française exprimait son envie de décrocher le statut d’artiste afin de vivre de sa musique. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Il serait dommage qu’un tel talent soit obligé de finir sa carrière dans un sinistre bureau de l’Union Européenne !

 

Scarlett O’Hanna

Cheap Bling Bling

Écrit par

Au moment où j’écris ces quelques lignes, les coureurs cyclistes du Tour de France arrivent à Lourdes. Et pourtant, le miracle n’est pas sportif mais d’ordre musical. Il existe de ces rencontres qui vous subjuguent, vous coupent le souffle et vous laissent sans mots. Ce tête-à-tête, Scarlett O’Hanna vous l’offre. Grâce à la mélodie de « HK », elle vous met tellement en émotion que vous voudriez que le temps s’arrête pour pouvoir en profiter éternellement. Il se trouve là, le prodige ! Quelle magie, quel génie, quelle délicatesse, quel exploit… Ses qualités pourraient être l’objet d’une liste interminable. Les notes que la Bruxelloise arrive à extirper de son piano sont tout bonnement exceptionnelles. Elles sont dignes des plus grands airs de cet instrument.

On est tellement emballé qu’on en oublierait presque que l’album ne s’arrête pas à cette première piste. Bien entendu, aucun autre morceau n’atteint le fantastique niveau de la première plage. La seule vraie faiblesse est « I got there, I am OK », mais ce morceau n’est que de courte durée. « Catherine » donne à Scarlett O’Hanna un petit air de Yael Naim. Pourvu qu’elle connaisse le même succès que la Franco-israélienne. Car lorsqu’une artiste est capable de distiller autant de talent sur sept pistes, on en redemande forcément.

Scarlet

Electroglobine (Ep)

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Des groupes électro-pop comme Scarlet pullulent au sein de l’Hexagone. Et ce combo angevin ne figure ni parmi les plus originaux, ni les plus talentueux. 

Si la chanteuse de cette formation ne maque pas de charme, sa musique est plutôt datée. Certaines plages épousent un format plus rock, d’autres davantage atmosphérique (« What’s It »). Mais les sonorités électroniques sensées dynamiser l’expression sonore sont rarement pertinentes quand elle ne sont pas néfastes. Les mélodies sont téléphonées. Peu ou pas de prise de risque. Bref, un premier Ep sans grand intérêt. Il y a encore du pain sur la planche… 

 


 

Scarlett Johansson

Anywhere I Lay My Head

Écrit par

Pas folle la Scarlett. Jouissant d’ores et déjà d’une reconnaissance internationale grâce à sa filmographie relativement étoffée, cette énième actrice devenue chanteuse n’aura pas du se décarcasser pour assurer la promo de son premier ouvrage. Cet « Anywhere I Lay My Head » s’attaque à quelques uns des classiques de Tom Waits. Un raison suffisante pour attiser la curiosité. Mais lorsqu’on apprend que Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs), Dave Andrew Sitek (TV On The Radio) ou encore le grand David Bowie font partie de l’aventure, on ne peut que se plier à la volonté de la jeune femme et glisser son œuvre dans la platine. Et c’est là où le bât blesse. En effet, se contenter de contempler la pochette aurait peut-être été la meilleure initiative à prendre. Bien que la bravoure de la blondinette soit admirable, elle n’arrive pas à se montrer à la hauteur d’une initiative certes culottée, mais qui tombe à plat une fois l’introductif et instrumental « Fawn » arrivé à son terme.

Johansson enchaîne sur un « Town With No Cheer », dont les mots clés sont « No Cheer ». Ces derniers vont d’ailleurs se ressentir tout au long de la plaque, la voix ténébreuse de l’actrice ne dégageant manifestement pas grand-chose et se noyant dans les instrumentations. Même les deux duos partagés en compagnie de Bowie, qui se contente uniquement d’assurer les chœurs, n’ajoutent aucune plus-value à l’ensemble. Etrangement, « Song For Jo » est probablement le seul morceau qui retient l’attention. Coécrit par Scarlett et Dave Sitek, il s’agit de l’unique plage inédite d’une première œuvre peu exaltante. « I Don’t Wanna Grow Up » et son côté eighties procure éventuellement un peu de cachet à un « Anywhere I Lay My Head » manquant cruellement de vie. L’hommage monotone de Scarlett Johansson à son héros ne risque certainement pas de s’inscrire dans les annales…