Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Sean Carney

Hundred Acres

Écrit par

Sean Carey est surtout connu pour son boulot exécuté auprès de Justin Vernon, chez Bon Iver, comme drummer et vocaliste. Pourtant, le natif d’Eau Claire (NDR : c’est dans le Wisconsin) mène un projet personnel depuis 2014. Et il tient parfaitement la route. « Hundred Acres » constitue déjà son 3ème opus solo.

Maintenant, n’imaginez pas que la musique de Sean Carey se contente de marcher sur les plates-bandes de Bon Iver. Bien sûr, on reconnaît la voix si présente dans les chœurs de ce dernier. 

Et rien que l’image reproduite sur la pochette donne le ton. Elle évoque un retour à la nature. Sculptés dans une forme de folk sophistiqué, les morceaux constituent autant de coins, dans la forêt, à explorer. De balades bucoliques au cœur de l’Amérique des espaces verts. Quoique essentiellement acoustique, l’instrumentation (sèche, violon, piano, …) est riche, mais discrète. Bien sûr, l’ensemble est enrichi par le concours d’une lap steel ainsi que de quelques touches de synthés et d’ingrédients électroniques, que se réserve Justin Vernon en personne. Paisible, la voix de Carey est régulièrement soutenue par des chœurs, auxquels participe Gordi, une jeune songwritrice australienne qui avait reçu l’aide de Carey, lors des sessions d’enregistrement de son premier elpee.

Résultat des courses, l’expression sonore dispensée tout au long de ce « Hundred Acres » navigue à la croisée des chemins de celles développées par Asgeir et Sufjan Stevens. Dommage que l’ensemble manque un peu de punch. Un zeste d’adrénaline aurait permis à cet LP de sortir de l’ordinaire…

 

The Sean Carney Band

Live Blues on Whyte

Écrit par

Ce jeune musicien de 35 ans s'est incontestablement forgé un nom au cours de ces dernières années. Il s’est produit, il est vrai, plusieurs fois en Europe et est devenu assez populaire dans l'Hexagone. Il est originaire de Colombus, en Ohio, et y réside toujours. Il est le Président de la Colombus Ohio Blues Alliance. Il a remporté des trophées particulièrement honorifiques en 2007 : l'International Blues Challenge, à Memphis, l'Albert King Award Winner et celui du meilleur groupe (‘Best Band’) à Colombus! Son premier long playing, "Provisions", date de 1998. Il a été réédité en 2007, enrichi de quelques bonus tracks! Son second elpee –très attendu– est paru en 2006. Intitulé "Life of ease", il est sorti sur Night Owlz Records, un label qu'il a créé en compagnie de son partenaire Eric Blume.

Ce nouvel opus est un ‘live. Il a été immortalisé au Blues on Whyte à Edmonton, en Alberta, au Canada. Sean y est soutenu par deux musiciens canadiens : Graham Guest au piano et Chris Brzezicki à la basse acoustique. Et puis par l’inévitable Blume. Le tracklisting est partagé entre nombreuses compositions personnelles ; la plupart déjà sorties sur disque et quelques reprises pas piquées des vers.

Il démarre les hostilités par son titre fétiche : "It's my life baby" ; un morceau signé Bobby Bland qui figurait déjà sur son premier elpee, paru dix ans plus tôt. Carney possède une bonne voix. Elle fait vibrer son répertoire. Sean est imprégné d’une sensibilité musicale jusqu'au bout des ongles. Son jeu sur les cordes est parcimonieux. Les phrases savamment liées. Un premier solo éclot. D’abord discret, il monte progressivement en puissance, avant de céder le relais aux ivoires du très doué Guest ! "All these worries" évolue sur un rythme dense. Sean se réserve une envolée très personnelle, de haut niveau. Pour la circonstance, Guest est passé à l'orgue Hammond B3. Les musiciens haussent encore le tempo pour "Why do you lie". Ils carburent au boogie. L'imposante section rythmique est à l'avant-plan. Carney opère une nouvelle et impressionnante envolée sur les cordes, digne du meilleur Albert Collins. Le SCB aligne alors les reprises favorites, en y injectant un maximum de swing. L’atmosphère baigne clairement dans le jazz. Faut dire que Sean est parfaitement secondé par des partenaires talentueux. Le "29 ways" de Willie Dixon est percutant. Une occasion rêvée de libérer les musiciens : successivement Graham aux ivoires, Chris à la contrebasse et Eric aux balais. Signé Detroit Junior, "Call my job" trempe dans le funky blues. On est même plutôt proche du Memphis blues. Guest joue de l'orgue Hammond dans le style de Booker T, pendant que les six cordes s’aventurent dans l’univers du grand Albert King. Le swing est toujours très présent lors de la cover du "Money's getting cheaper" de Jimmy Witherspoon. Graham est intenable au piano. Le "Too many cooks" de Willie Dixon concède des accents syncopés et exotiques. Carney termine son spectacle par l’interprétation de son propre répertoire, dans un style proche du grand T-Bone Walker. Dont l'amusant "Life of ease", un blues lent, type fin de soirée. Puis le remarquable "Whant can I say". Il ponctue le spectacle par un "Bad side baby" caractérisé par ses changements de tempo.

De toute bonne facture, cet opus met en exergue les différents instrumentistes qui parviennent ici à conjuguer finesse et passion. L'an dernier, Mr Carney a réalisé un gros transfert, en recrutant le célèbre bassiste Bill Stuve (ex-Mighty Flyers). Il prépare pour l’instant un Dvd live et un nouvel album studio! Ce 18 juillet, il sera à l’affiche du Blues & Jazz Rallye, à Luxembourg.

 

The Sean Carney Band

14th Annual Telluride Blues & Brews Festival

Écrit par

Imaginez que vous êtes paumés au fin fond du Colorado. Dans un tout petit patelin, non loin du Nouveau Mexique et de l'Utah : Telluride. Un trou perdu, pensez-vous ? Ben, pas tant que vous le craigniez. En fait, c’est en ce lieu que se rencontrent une cinquantaine de micro-brasseries et surtout une vingtaine d'artistes issus d'horizons musicaux divers. Les plus proches du blues, quand même. Le 15 septembre 2007, se déroulait le ‘14th Annual Telluride Blues & Brews Festival’. La prise de son est remarquable. On a même l’impression d’être au beau milieu du public!

Fin 2006, flanqué de son band et soutenu par une flopée d’amis, Sean Carney avait concocté un superbe album intitulé "Life of ease". C'est au sein de cet opus qu'il puise son répertoire pour nous le restituer sur les planches. Il démarre sur les chapeaux de roues par une plage instrumentale très tonique. Les trois acteurs se réservent successivement le devant de la scène. Leur technique est brillante, mais ils manifestent également une cohésion remarquable. Après avoir présenté ses musiciens, Sean s’adresse au public pour leur présenter le titre maître de son dernier elpee. Un blues lent qu'il chante d’un timbre tempéré, mais harmonieux. La basse acoustique est très sonore. L’atmosphère cool. Sean prend le temps d’imaginer et de structurer son solo, empruntant d’abord au maître T-Bone Walker, avant de laisser libre cours à son inspiration. "Bad side baby" est caractérisé par des changements de tempo. Une situation qui permet à notre Mr Carney de prendre son pied. Il aime l’éclectisme, mais aussi l’électricité. Il est aussi capable d’afficher un profil rocker. Et d’apporter à une ligne de conduite très conventionnelle, des tonalités enivrantes. Bref, c’est un gratteur créatif. Après six minutes de fluctuations en tous genres, il se décide de passer au blues lent. Il se met à chanter sans se soucier de savoir qu’il se trouve à plusieurs mètres du micro. Il vit son blues, notre Sean. Il le célèbre dans son monde intérieur. Il a le blues à fleur de peau. Les notes émanent du cœur. Sa sensibilité est exacerbée. Le blues de Carney, c'est du bonheur à l'état pur! Après avoir sifflé sa bière, il attaque "All these worries". Un blues subrepticement inspiré par la Nouvelle Orléans. Les percussions d'Eric Blume sont bien mises en exergue. Sean remet le couvert en alignant des chapelets de notes incisives, ravageuses et vivifiantes. Et manifestement, il prend un grand plaisir dans son trip. Le Carney Band achève le set par un "Why do you lie" bien saignant. La section rythmique est saturée de swing. Elle autorise une dernière fois le leader à prendre le large. Il se lâche complètement, puisant au passage dans l’univers d’Albert Collins, tout en adoptant une démarche (NDR : mais pas le style) que n'auraient pas reniés un Rory Gallagher ou un Johny Winter au sommet de leur art. Franchement en observant Sean jouer le blues, on ne peut qu’être admiratif…

 

Sean Carney

Provisions

Écrit par

Sean Carney est loin d’être un débutant ; mais qu’il ne nous en veuille pas si on le considère toujours comme une révélation. Et au vu de son parcours opéré au cours de ces dernières années, il mérite assurément ce statut. Etabli à Colombus, dans l'Ohio, ce guitariste a manifestement la classe. Il se produit régulièrement sur le Vieux Continent ; et à chaque périple il élargit son cercle d’amis et d’aficionados. Son dernier elpee, "Life of ease", était paru en 2006. « Provisions » n’est en fait que la réédition d’un opus édité sur Main Street Records. En 1998. Et pour notre plus grand bonheur, il est enrichi de trois bonus tracks datant de la même époque. C’est la raison pour laquelle l'étiquette ‘A second helping’ a été apposée sur le booklet.

"That's better for me" ouvre les hostilités. L’autorité manifestée rappelle le début des fifties. Tout au long de cette plage saturée de swing, Carney chante à la manière d'un shouter. Le piano de John Popovich est omniprésent. Les deux saxophones ne le sont pas moins, même si le ténor d'Eddie Bayard se met davantage en évidence. Le maître arrache de ses cordes un petit bijou de solo. Chanteur local, Willie Pooch interprète "It's my life baby". Sa voix est naturellement puissante et  chaleureuse. Les cuivres le suivent à la trace. Invité, Gene Walker brille sur son ténor. Slow blues fin de soirée, "Love is just a gamble" est exécuté en toute humilité sous la formule du quartet. Sean chante et joue à la manière du grand T-Bone Walker. En toile de fond, Popovich tisse discrètement ses accords de piano pendant que la section rythmique, constituée de Keith Koby à la basse acoustique et de David West aux baguettes, balise l’ensemble. Rythme et swing embrasent les Nightowls tout au long du "I believe I'll give it up" de Lowell Fulsom. Mais c’est un trio qui embraie facilement par une version très personnelle du "I'll die tryin'" de JB Lenoir. Un Chicago shuffle impeccable au cours duquel Sean comble tous les espaces de sa guitare bien amplifiée. Carney impressionne lorsqu'il aborde les thèmes lents. Très expressive, sa voix épouse les cordes. Et il y puise une sensibilité qui le hante en permanence, tout au long du "Sweet woman from Maine" de Robert Lockwood. Le merveilleux "True love untold" est chanté par la regrettée Christine Kittrell (NDR : elle nous a quittés en décembre 2001). Sa voix était manifestement taillée pour le blues. Ce morceau démontre la subtile complicité établie entre le piano et le sax ténor de Gene Walker. L’elpee recèle deux instrumentaux. Tout d’abord "The push". Caractérisé par de vifs échanges opérés entre les guitares de Carney et de James Ibold, il autorise l'envol du sax ténor d'Eddie Bayard. Et puis "Ain't that Dandy", signé Clarence Gatemouth Brown, un fragment contaminé par d’indéniables accents jazz. Le jeu de Sean s’y révèle incroyablement complexe et franchement génial ! La palette de blues est très large. On y retrouve ainsi des compos signées Ike Turner, Elmore James, Pee Wee Crayton et Johnny ‘Guitar’ Watson. Livrée à l’état brut, la performance réalisée à la slide par Ray Fuller (NDR : un pote issu également de Colombus à qui Sean a confié la coproduction de cet opus), sur la version du "I'm worried" de James, est remarquable. Ce tracklisting incarnait donc la première mouture de "Provisions", une œuvre dense, parfaitement interprétée par un musicien talentueux ; même s’il n’avait signé aucun des titres. La nouvelle version de l’opus propose trois inédits. D’une qualité identique à l’elpee paru, voici une décennie. "I got news" recèle un des meilleurs envols de Carney. Popovich excelle aux claviers sur l’adaptation d’"It's obdacious" de Buddy Johnson, une plage très jazz. Et en fin de parcours la version du "Good rockin' tonight" de Roy Brown est plutôt saignante. Ce disque constitue manifestement une remarquable performance ; surtout lorsqu’on pense qu'à l'époque, Carney avait à peine 25 ans.

 

The Sean Carney Band

Life of ease

Écrit par

Ce chanteur/guitariste réside dans l’Ohio. A Colombus, très exactement. Il est le président de la société locale de blues, la Colombus Ohio Blues Alliance. Concocté en compagnie des Night Owlz, son premier album remonte à 1998. Intitulé "Provisions", il avait reçu le concours de Christine Kittrell et de Willie Pooch. Sean a également collaboré aux sessions d’enregistrement de deux albums de la chanteuse noire Teeny Tucker (la fille de Tommy) : "Tommy's girl" en 1999 et "First class woman" en 2003. A l’instar de Ronnie Earl et Duke Robillard, Sean est considéré comme un des plus grands guitaristes contemporains.

Le titre maître ouvre l’album. Une compo qui baigne dans le jazz nightclubbien. Une plage typique des fins de soirées, lorsque les pistes de danse commencent à se vider, que les couples s’enlacent, et qu’un mélange de sueur, d’ivresse et de mauvais tabac commence à emplir l’atmosphère. Sean y rencontre le fantôme de T-Bone Walker devant la basse acoustique de Steve Perakis, les balais timides d’Eric Bloom et le piano circonstanciel de John Popovich. "All these worries" prend la direction de Chicago, dans le Westside. Le tempo est accrocheur. Les cordes suivent à la trace les incantations du chanteur. L’homme ne concède que les notes nécessaires face à l’orgue Hammond B3. L’exercice s’opère dans le naturel et la douceur. Les instruments se complètent pour sculpter ce style bien uniforme. Sean pince ses cordes comme un Albert Collins des meilleurs jours devant l’orgue naturellement chaleureux de Miss Linda Dachtyl, tandis que le sax ténor de Chuck Moore se pose à l’avant-plan. Mr Carney chante passionnément "Bad side baby". Une compo bien mise en relief et empreinte d’une extrême sensibilité. Plage intimiste, "I've got a gypsy woman" est illuminée d'un solo aussi incisif que dépouillé. Chicago shuffle, "Pennies & teardrops" libère une sonorité de guitare primaire, proche de celle d’un Jimmy Rogers qui en serait resté au stade des fifties. Sean impressionne, tant son style, tout en décontraction, semble facile. Cet opus, Sean a voulu le partager avec ses amis. Des amis, mais également des musiciens talentueux. Aussi il les invite à monter sur les planches. Tout d’abord, Joe Weaver. Pote à Johnny Bassett, ce vocaliste noir est issu de Detroit. Il reprend "Outskirts of town", une compo signée Louis Jordan. Une fois encore, un blues destiné aux enfumés. Lorsqu’il chante, un frisson vous parcourt d’abord l'échine ; puis vous ne pouvez que succomber au charme de son timbre. Carney en profite pour nous communiquer, note après note, l'émotion qui le hante. Joe revient tapoter sur son piano pour interpréter "Farmboy". Il chante d’une voix assez éraillée. Son ami King Saxe Gene Walker le soutient au saxophone. Sean joue comme un Duke Robillard très inspiré. Willie Pooch est un autre chanteur noir. Originaire de Tupelo, dans le Mississippi, il vit aujourd’hui à Chicago. Il interprète passionnément le célèbre "Tramp" de Lowell Fulsom. Teeny Tucker est une chanteuse talentueuse. Sean et Teeny se rencontrent régulièrement. Pour bosser. Et actuellement, ils tournent d’ailleurs ensemble. Elle vient interpréter son "I live alone", un blues rocker bien enlevé. La diablesse possède une sacrée voix. Sean ne se sent plus. L'ami Phil Berkowitz vient souffler comme un démon dans son harmonica. "I know your wig is gone" marque un retour au jazz. Signée T-Bone Walker, cette plage permet à Jack Popovich Sr de s'illustrer sur les 88 touches en ivoire. Sean chante "That man". Son timbre vocal s’adapte décidément à tous les styles. Un style plutôt proche ici de Jimmy McCracklin. Chuck Moore s’illustre au honky sax. Versatile, Mr Carney emprunte alors la douceur toute californienne de Pee Wee Crayton pour délivrer son "When I trains it pours". Dans ce registre, il épanche des moments très intenses d’émotion, de bien-être et de quiétude. Les trois dernières plages ont été immortalisées ‘live’. Deux au Skylark Lounge de Denver. En mars 2006. Son ami guitariste Steve Gerard y participe. Et une au Smokin' Oyster Brewery. A Ft Meyers. La finale. Willie Pooch y fête son retour pour chanter "Take off your shoes". Sean vient de signer un album véritablement exceptionnel !