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Sharon Van Etten

We've Been Going About This All Wrong

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Sharon van Etten semble transcendée depuis la sortie de son premier elpee, le magnifique « Remind Me Tomorrow » (NDR : et sans doute aussi sa carrière d’actrice à la fois naissante et déjà prestigieuse dans des séries telles que ‘The OA’ ou ‘Twin Peaks’) !

Elle est de retour pour un nouvel opus tout aussi ambitieux que torturé. Enregistré à Los Angeles, dans son nouveau home studio, ce 6ème elpee fait en quelque sorte le point sur son existence, après son départ de New-York consécutif à une longue période au cours de laquelle elle a vécu une relation sentimentale difficile, sans oublier une pandémie qui est passée par là…

Sa voix, toujours aussi magnifique, ne s’est jamais faite aussi épique. La tension est palpable malgré la douceur des arrangements (« I’ll Try ») et la nature des paroles plus abscondes que d’habitude. Une belle manière de panser ses blessures… et une nouvelle réussite au sein d’une discographie presque parfaite !

 

Sharon Van Etten

Sharon Van Etten a la tête dans les étoiles

Écrit par

Sharon Van Etten présente son nouveau single « Headspace », titre extrait de son nouvel album, « We've Been Going About This All Wrong ».

« Headspace » est « une puissante évocation de la façon dont le sexe peut devenir une source de conflit dans une relation de longue durée’ (Pitchfork).

La vidéo, réalisée par Ashley Connor, capture cette navigation en eaux troubles. On y retrouve Sharon Van Etten et les incroyables danseurs Coco Karol et Miguel Angel Guzmán.

Sharon Van Etten explique : ‘Quand j'écrivais cette chanson, je voulais parler des frustrations de la domesticité et de l'intimité, des tensions relatives au fait de travailler depuis la maison et de la difficulté de rester connectés entre humains. Nous qui sommes si dépendants à nos écrans et objets technologiques, et qui malgré tout essayons toujours de nous retrouver en tant qu'amants, parents, humains… Se rappelant qu'il existe toujours une attraction primitive entre nous, même au milieu de la banalité et de la répétition de la vie quotidienne’.

Alors que s'achève sa tournée européenne, Sharon Van Etten reprend la route aux Etats-Unis aux côtés d'Angel Olsen et de Julien Baker, dans la cadre du Wild Hearts Tour.

La vidéo de « Headspace » est à voir et écouter

Sharon Van Etten

I don't want to let you down (Ep)

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Après avoir publié quatre albums, dont le dernier est paru en 2014 (« Are We There »), Sharon Van Etten nous propose un nouvel Ep. Après 8 années de carrière, on peut affirmer que la native de Brooklyn est parvenue à s’imposer sur la scène indie rock américaine. Grâce à son style particulièrement ample et puis de son grain de voix si particulier.  

La petite protégée de The National nous propose sur ce disque quatre titres issus des sessions d’enregistrement de son dernier elpee, ainsi qu’une version ‘live’ de « Tell Me ».

Et il faut reconnaître, elle ne nous a pas floués sur la marchandise. Elle n’a pas tenté (comme tant d’autres) de nous fourguer ses fonds de tiroirs. Cette plaque affiche plusieurs facettes de son talent.

Elle s’ouvre par le titre maître, un morceau qui navigue quelque part entre PJ Harvey et Cat Power. Mélancolique, « Just Like Blood » est balisé par le piano de Sharon. En couches, les superbes harmonies vocales sont enrichies de cordes. Et la mise en forme est parfaite. Sur « A Always Fall Apart » elle creuse encore un peu plus profond dans l’intensité émotionnelle. Avant que l’énergie ne remonte d’un cran sur « Pay My Debts ».

On attend impatiemment la suite...

 

Sharon Van Etten

Soigneusement en place, peut-être un peu trop…

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L’occasion était belle de découvrir enfin le Reflektor, première salle de concert d’une réelle envergure à Liège.
Inauguré début mars, ce nouvel écrin a déjà eu l’occasion d’accueillir, entre autres, Jean-Louis Murat et Oscar and The Wolf.
Perso, le concert de la petite folkeuse américaine était une belle opportunité de vérifier tout le bien qui avait déjà été dit au sujet de cet endroit.
Et force est de constater que Liège possède (enfin !) un lieu digne du nom en matière d’investissement musical.
Si les proportions de l’endroit restent modestes (on y entassera quand même près de six cent personnes les soirs de gala), il faut reconnaître que ouatée et teintée de reflets bleus, son atmopshère est manifestement propice à bien des réjouissances.
Et puis, surtout, l’acoustique est absolument bluffante.
Bref, d’excellentes conditions pour apprécier pleinement le spectacle de ce soir, tout comme ceux programmés dans le futur.

Peu de monde à l’entame de cette soirée aux abords intimistes.

Le seul Sam Amidon est donc contraint de chauffer la salle, armé de sa guitare sèche ou de son banjo.

Un exercice périlleux auquel l’Américain semble néanmoins rôdé.

Pour attachantes que sont ses chansons sur support physique, sa prestation ne m’emballe guère.

Si les plus polies des oreilles daignent refuser l’appel d’une bière savourée en terrasse, les autres s’esquivent par grappes au fil du set.

Vous laissant deviner à quelle catégorie appartient mon appareil auditif, laissez-moi enchaîner sans plus attendre sur le concert ce la charmante Sharon.

Faisons fi de toute surprise.

Il semble évident que chaque spectateur sait à quoi s’attendre.

Et Sharon Van Etten n’est pas du genre à décevoir ses fans.

Si l’artiste s’excuse pour les quelques approximations rencontrées, suite à la mise en place de son groupe qui la rejoint pour le premier soir, pas un spectateur présent ne pensera à lui en tenir rigueur.

Car ici, tout est soigneusement mis en place, et rien ne semble dépasser.

La configuration scénique du band, installé en arc de cercle, ouvre directement la voie de la modestie, mais certainement pas de l’effacement.

Car la voix a, au fil du temps, gagné en assurance.

La présence sera donc opérée par le biais de ce vecteur.

Les interventions entre les morceaux sont un peu formatées, certes, mais l’émotion transmise pendant l’exécution des morceaux, assure son quota de frissons.

Le répertoire gonflé d’amertume s’égrène comme un chapelet, à peine secoué par quelques vagues électriques.

Pas de mise en danger, mais une constante mise en abîme qui tire ici quelques larmes, là  quelques zestes de bonheur.

Voilà, cela s’arrête là. Tout simplement.

Les fans savent pourquoi.

Je ne fais pas partie de cette catégorie.

Donc je me suis un peu lassé...

Faut dire que j’avais déjà vu.

Du coup, mes portugaises allaient de temps à autre prendre la température au dehors, mon gosier clapotait dans une bière ou mes lèvres tiraient longuement sur une cigarette, avant de revenir et de constater que tout était toujours parfaitement coordonné...

Rien à reprocher, rien à regretter.

Une excellente soirée qui s’achève au final devant un point merchandising étonnamment déserté.

Par les fans, mais aussi par Sharon elle même.

Dommage, quelques prétendants l’attendaient de pied ferme !

(Organisation : Les Ardentes)

Photos concert du 17 avril au Botanique :

http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/sam-amidon-17-04-2015/
http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/sharon-van-etten-17-04-2015/