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Shy Child

Liquid Love

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N’y voyez rien de sexiste, mais « Liquid Love », quatrième opus très attendu du duo newyorkais Shy Child, est un album destiné aux filles. Enfin, c’est ainsi que Pete Cafarella et Nate Smith définissent leur nouvel essai. Et pour être franc, je leur donne mille fois raison ; mais je ne cesse de me poser cette question. Pourquoi ? Pourquoi une transition aussi radicale ? Alors que la rythmique et l’étiquette hype ‘new rave’ de leur précédente galette, « Noise Won’t Stop », résonnent encore dans les recoins cachés de mon cortex, il est difficile de ne pas faire la moue, en écoutant ce disque ; une réaction qui traduit toutes les questions du monde. Et surtout la déception.

« Criss Cross », premier single paru il y a quelques mois, en disait long sur la métamorphose du duo de Brooklyn. Bref, il était temps de ralentir la cadence et de se tourner vers un état d’esprit résolument pop. Un style que Cafarella n’a visiblement pas de mal à transcrire. En effet, les sons purs et scintillants émanent aussi aisément de sa ‘keytar’ que les sonorités acides, présentes tout au long du précédent opus et également sur les disques de son ancien combo Supersystem, se multiplient. Malheureusement, les octaves sont à l’eau de rose et les oreilles n’ont pas toujours tendance à vouloir s’accrocher aux mélodies proposées. Si les deux compères tirent toujours leur épingle du jeu, le batteur Nate Smith, omniprésent lors des trois premiers essais, semble s’effacer progressivement derrière les razzias de séquenceurs et divers ‘drum programming’.

Et bien que certaines odyssées pop accrochent encore grâce aux beats et la voix irrésistible de Pete Cafarella (« The Beatles », « Depth Of Feel », « Strange Emotion »), ces deux anciens de la scène disco punk ne seront jamais des messies de la pop ! Quoiqu’il en soit, je leur laisse pour ma part le bénéfice du doute. Shy Child n’a rien perdu de son tranchant c’est certain, et puis après tout, la formation a tout simplement réalisé un bon disque pour les filles…

 

Shy Child

Noise Won’t Stop

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Dans le passé, ce duo américain a répondu successivement aux patronymes El Guapo et Supersystem. Il vient cependant d’être catapulté comme fer de lance de ce que la presse anglaise a baptisé ‘new rave’. Une nouvelle étiquette un peu vaine pour cataloguer les rockers ne dédaignant pas les pistes de danse ; mais surtout n’hésitant pas abuser des sonorités de synthés qui rappellent parfois les productions dance/électro des années 90, Chemical Brothers en tête. Au delà de cette énième hype, Pete Cafarella et Nate Smith proposent, tout au long de ce troisième album, un mélange musical original : des rythmiques ragga et r’n’b, l’énergie du punk rock, des gros synthés agressifs et acides, une voix haut perchée évocatrice du post punk anglais et même un poème en italien dédié à Fabrizio De Andre’, le Leonard Cohen transalpin (à la fin de « What’s It Feel Like »). Malgré quelques redites, il faut reconnaître que ce disque recèle quelques tueries susceptibles d’ébranler les dancefloors les plus rétifs de notre Occident fatigué. « Drop The Phone », « Generation Y », « Kick Drum » (avec Spank Rock), « Astronaut », « Good and Evil » ou encore « Noise Won’t Stop » constituent une série de titres où l’efficacité n’est pas un vain mot. Dommage que la voix de Pete Cafarella ne soit pas toujours à la hauteur, car elle rend difficile l’écoute de l’album sur la longueur. Hormis cette réserve, on a droit à une synthèse quasi parfaite entre passé et futur, comme si Ian Curtis ne s’était pas suicidé et avait été produit par Timbaland.