Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Silkworm

Lifestyle

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Saviez-vous que ce trio compte, à ce jour, sept albums à son actif ? Une jolie performance pour un combo qui ne rencontre qu'un succès très confidentiel. Et le mot est faible ! Ce qui peut paraître une injustice, lorsqu'on connaît la qualité de leur musique. Une musique aussi capricieuse que celle de Pavement, mais qui épouse un profil semi garage, semi lo fi, tout en libérant une intensité électrique tantôt crazyhorsienne, tantôt marécageuse, réminiscence du défunt et mythique Dream Syndicate. Exceptions qui confirment la règle, ce " Lifestyle " recèle deux compositions acoustiques (" Roots " et le final " The bone "), et puis surtout une cover assez réussie du " Ooh la la " des Faces…

 

Silkworm

Blueblood

Septième album pour cette formation issue du Montana, mais établie à Seattle. Ce qui ne veut pas dire que ce trio soit resté embourbé dans le grunge. C’est pas vraiment leur truc. Parce que si leur musique est tout aussi électrique, elle se révèle beaucoup plus complexe, aussi élaborée que celle de Come, aussi marécageuse de celle de Pavement, aventureuse que celle de Dream Syndicate, ne laissant pour voix, qu’un gémissement desséché, un peu trop limite, pour être comparé à celui de Will Oldham de Palace. Dans ces conditions, vous vous doutez, bien sûr, qu’on ne rigole pas beaucoup tout au long de cette œuvre ; mais on ne s’ennuie pas pour autant. Car les dix fragments de ce " Blueblood " rockent avec beaucoup d’intensité émotionnelle, remuent véritablement les tripes…

 

Silkworm

Developer

A l'écoute de la musique de Silkworm, on ne peut s'empêcher de penser à Buffalo Tom, à Dinausor Jr ou à Sebadoh. A Pavement aussi. Certains médias n'ont d'ailleurs pas hésité à leur accorder, familièrement, la manchette de cousins élégants de Pavement. Peut-être à cause de la structure à la fois complexe et négligée des chansons. Et puis des vocaux torturés, gémissants. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car chez Silkworm les mélodies sont plus flemmardes, monochromes, moins imprévisibles. Le son plus garage que lo fi. Et puis surtout le succès beaucoup trop confidentiel...

 

Silkworm

Libertine (Réédition)

Réédité aujourd'hui sur Matador, "Libertine" avait fait l'objet d'une chronique en 1994. Un album dont les mélodies sombres et claustrophobes rejoignaient l'univers de la lo-fi de Swell, Sebadoh et Smog. A l'époque, nous avions surtout souligné la faiblesse des performances vocales de Tim Midgett et d'Andrew Cohen. Voix beaucoup trop étouffées par rapport au timbre vibrant et clair de Joel R L Phelps. Aussi, en apprenant que ce dernier avait quitté Skilworm, nous ne donnions pas cher de la peau du nouvel opus. Et pourtant, le trio semble s'être bien remis de ce départ. Très bien même. En accouchant d'un excellent "Firewater". Sculpté tantôt dans la popcore des Pixies. Sans la rage vocale de Frank Black, bien sûr. Mais avec la même violence électrique et la même efficacité mélodique et contre mélodique. Tantôt dans le garage crazyhorsien. Lorsque l'intensité mélodique devient monochrome. Ou encore avec une versatilité aussi dérangeante que chez Pavement. Quand le réalisme, la satire ou l'écologie commencent à s'imbiber d'alcool. Pas à brûler. Mais bien à boire. De la "Firewater". Anisette ou bourbon. Un verre à boire plutôt qu'un ver à soie. Pourquoi pas?

Silkworm

Libertine

Trois chanteurs pour un même groupe, ce n'est pas monnaie courante. Surtout lorsqu'ils s'exécutent à tour de rôle. Le hic procède de leurs capacités vocales. Car hormis la voix vibrante, claire de Joel R.C. Phelps, nous déplorons les inflexions très limite de Tim Midgett et d'Andrew Cohen. Mais comme ces organes (NDR : vocaux !) naviguent bien en deçà de la trame instrumentale, on n'y prête guère attention. Une musique claustrophobe, sombre, secrétant des mélodies ébréchées par les cordes de guitares plaintives, languissantes, figées par des accords de basse glacés et drainées par les drums austères. A classer dans le même fichier que Swell, Sebadoh et Smog !