La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Simi Nah

Be My Guest

Musiczine a eu le privilège d'écouter, en exclusivité, le prochain album de Simi Nah, qui paraîtra le 6 juin prochain. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, Simi est une artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende. Elle a travaillé dans la mode et joué de la basse au sein de différentes formations, notamment chez Praga Khan ainsi que The Chicks.
 

Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant en compagnie de son 'partner in crime', le musicien producteur belge KGB aka Kenny Germain B, un projet auquel participe également Safyée, aka Alice Thiel, la fille du regretté leader de Snowy Red.

Après avoir publié deux albums, « Cherchez La Femme » et « 5 », plusieurs singles, Eps et remixes, Simi est de retour. Elle a enregistré un album de reprises : « Be My Guest », un disque qui propose des versions nouvelles de classiques alternatifs issus des années '80. La très belle surprise nous vient cependant de la participation, sur la plupart des titres, de figures célèbres de la scène new-wave belge. Le résultat est un cocktail détonnant, aux accents EBM : un vrai régal !

Wim Punk, membre fondateur des Wolf Banes participe aux vocaux sur l'hypnotique « Cheree », un titre signé Suicide ; puis place à la première pépite : la reprise d’« Eisbaer » de Grauzone. Simi Nah et Danny Mommens (de Vive la Fête) s’y partagent le chant. Une plage que Mommens connaît bien, puisque sa propre formation l’interprète en ‘live’. Un départ en force !

La plage suivante est plus surprenante. Et pour cause, il s'agit de « Follow me », le hit d'Amanda Lear. Nikkie van Lierop, la chanteuse des légendes de la new-beat belge Lords of Acid, s’y réserve le micro. La voix est grave, l'ambiance très électro, et le résultat constitue un hit quasi-obligatoire pour les clubs. Puis Simi Nah et KGB ressuscitent le classique « Nag Nag Nag » de Cabaret Voltaire, une piste rehaussée par la présence d’un invité 'featuring' de marque, en l’occurrence Dirk Da Davo, la moitié de The Neon Judgement. Le son très criard de l'original cède ici la place à une production puissante et ample : une claque !

« Disco Rough » est un hit décroché en 1980 par le projet français Mathématiques Modernes. Produit par Jacno, il avait même été élu ‘single of the week’ par le NME. Ici, la version est plus lente que l'originale, délicieusement new-beat et c'est le grand Luc Van Acker (Revolting Cocks,...) qui prête sa voix à Simi. Autre belle surprise ensuite, la cover du « You Spin Me Round (Like a record) » de Dead or Alive, à laquelle participe aux vocaux une autre légende de la new-wave belge, Dirk Ivens (Absolute Body Control, The Klinik, Dive, Sonar). La transformation est bluffante et le résultat, un véritable 'club killer'.

C'est en toute logique que « Euroshima (Wardance) », le tube de Snowy Red, est repris au chant par Safyée, la fille de Marcel Thiel. On avait déjà pu découvrir cette version lors des concerts de Simi Nah et sur disque, l'effet est encore plus bouleversant. On est troublé par l'émotion tout en retenue qui se dégage de cet hommage. Beau !

Sur le titre final, le classique « Fade to Grey » (de Visage), Simi convie son partenaire, KGB, à l'accompagner au micro et le duo fonctionne à merveille. Comme 'Bonus tracks', nous avons droit à deux pistes de Simi Nah qui n'avaient été publiés que sous une forme électronique, « Dressing Room - the Naked mix » et « Flashback ».

Au final, cet opus apparaît comme une très belle collection de titres, qui permettra aux jeunes et aux moins jeunes de redécouvrir le très riche patrimoine de la new-wave, ainsi que quelques personnalités légendaires qui ont marqué leur époque. Nice job, guys !!

Pour écouter le teaser c'est ici

Pour pré-commander l'album c'est

 

Simi Nah

5

Écrit par

Outre son projet personnel, pour lequel elle se réserve le chant, Simi Nah rejoint circonstanciellement Praga Kahn, pour se consacrer à la basse. Française, elle joue également de toute une série d’instruments. Pour enregistrer son nouvel opus en solitaire, elle a reçu le concours du coproducteur, Kenny Blomme.

La solution sonore continue de creuser dans la ‘french touch’, une forme électro très appréciée outre-Atlantique, il faut le rappeler. Le mixing est excellent. Et les mélodies inspirées. Mais la demoiselle adore les ambiances gothiques (NDR : son style vestimentaire en est également une illustration). Ce qui apporte davantage de caractère aux compos. Bien vu ! En outre, la Niçoise possède une jolie voix, ce qui n’est pas négligeable. 

"Coco chaRnel" ouvre l’elpee. Un titre sympathique, même si les lyrics me semblent un peu limite.  "R & B : Rubis et Bikini" est la pépite de cet opus : rythmes endiablés, interventions électro judicieuses et énergiques. Un tube en puissance que l’on écoutera en boucle. Une chanson qui déchire, rappelant étonnamment « Ca m’énerve » d’Helmut Fritz, au niveau des arrangements comme dans la frivolité des paroles. L’humour en moins toutefois.

Retour à la quiétude sur le titre maître et "Cabaret", deux plages plus ‘chantantes’. Trop fade, "Bride in Black" est totalement dispensable. "100 visages" réverbère des échos empruntés à Mylène Farmer. Pour la voix, bien sûr ! Mais au fil du disque, les bonnes compos se font de plus en plus rares, même si "Requiem pour un chiffon" tient bien la route. En fait, et c’est là que réside l’essentiel du problème, les textes des chansons rivalisent de banalités. Ils parlent de strass, de paillettes et de mode. De futilités, si vous préférez. Et même dans l’univers de l’électro, la qualité des lyrics a son importance, quoiqu’on en pense. Surtout dans la langue de Molière. Paradoxalement, "Die for Fashion" passe mieux la rampe. Les paroles sont en anglais. On y prête donc fatalement moins attention. Et à partir de "La machine", le syndrome refait son apparition. Un syndrome accentué par une perte progressive de peps, d’énergie. Comme si l’artiste était soudainement tombé en panne d’inspiration.

Bref, même s’il faut tirer un bilan en demi-teinte, rien que la présence de "R & B : Rubis et Bikini" est de nature à sauver un album qui aurait peut-être gagné à être plus court. En éliminant les titres sans grand intérêt, par exemple. Et puis surtout, il aurait certainement rencontré davantage mes faveurs, si les textes avaient été davantage soignés. A l’avenir, faudra peut-être qu’elle pense à engager un parolier…