Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Simple Minds

Un enfer pavé de bonnes intentions…

Écrit par

Simple Minds se produit presque chaque année, en Belgique. Et en 2015, il est programmé pour le 14 novembre, à Forest National. Le groupe écossais y transite, dans le cadre de sa tournée ‘Big tour music’. Et demain, elle s’arrêtera au Lotto Arena d’Anvers. Le concert est bien sûr sold out. Et les abords de la salle sont bien quadrillés par les forces de l’ordre. De quoi rassurer une foule encore traumatisée par les événements tragiques qui se sont déroulés à Paris, la veille, et notamment au Bataclan. Une fouille est exécutée à l’entrée, et le public se plie de bonne grâce à ces désagréments.

« Theme For Great Cities » a été choisi pour introduire le show. Il est 20h15 et il est décrété une minute de silence en hommage aux victimes de la veille. Les cinq musiciens et les deux choristes s'avancent ensuite en ligne, d’un pas solennel. Ils sont émus. Jim nous salue. Il est applaudi chaleureusement par un auditoire qui ne fait qu'un avec les artistes. Jim prend la parole : 'En général, c’est cool d’être chanteur dans un groupe de rock, mais parfois c’est très difficile quand comme ce soir on doit s’exprimer et qu’on ne trouve pas les mots… Je vous demande de respecter une minute de silence pour tous ceux qui ont perdu la vie hier à Paris, et après nous jouerons !' Un drapeau français est affiché sur les deux 2 écrans placés derrière le combo.

Les musiciens originels ont vieilli physiquement et en particulier le chanteur Jim Kerr, le guitariste Charlie Burchill et le drummer Mel Gaynor. Le bassiste Ged Grimes, également (NDR : il est né au début des 60’s, mais n’a intégré le band qu’en 2010). Le line up est complété par le claviériste Andy Gillepsie, la choriste/claviériste/guitariste Catherine Anne Davies, et à partir de la deuxième partie du set, la très jolie Sarah Brown.

Pas de supporting act. Le spectacle est divisé en deux parties. La set list réunit 28 morceaux. Quatorze pour la première, onze pour la deuxième, sans oublier les trois titres du rappel. Et un entracte de 15 minutes sépare les deux premiers actes, d’une durée de 75 minutes chacun. La part belle est faite au dernier elpee, « Big Music », sorti l'an dernier.

Jim déambule sur l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, pour ne pas froisser les partis politiques…), au bord du podium, élevant toujours son micro de manière aussi caractéristique. Il va au contact des premiers rangs pour donner et partager sa musique. Il s’accroupit régulièrement, fait le grand écart ou s’agenouille, suivant un même rituel. Pas besoin de lever les mains, la foule applaudit chaleureusement le premier hit : « Waterfront ». Les cordes de guitare sont étincelantes et les claviers généreux, tout au long de cette chanson ténébreuse. Pendant « Up on the Catwalk », des spots de couleur jaune balaient la scène. Par rapport à la version originale (NDR : parue en 1984), la nouvelle est enrichie de claviers particulièrement electro. Le light show passe au bleu et au rose pour « See The Lights » (« Real Life »), une compo plus paisible balisée par le tandem basse/guitare. Placée sur une petite estrade, Catherine Anne Davies a les cheveux roux. Elle est vêtue d’une robe fuschia scintillante et de bas collants verts. Elle a empoigné sa gratte électro-acoustique et se réserve le chant. Sa voix est puissante, mais ne manque pas de charme. Jim en profite pour changer de costume, en coulisses. Dans la foulée, Charlie, lui, troque sa gratte acajou pour une autre de couleur blanche. Et elle adopte des sonorités davantage funkysantes. Le light show déborde du podium et balaie la salle. Une adaptation écourtée de « Promised You a Miracle » (« New Gold Dream ») plus tard, les spectateurs ont de plus en plus de fourmis dans les jambes. Pendant « Mandela day » (« Street Fighting Years »), qui rend hommage à feu Nelson Mandela, Jim tourne son micro vers l’auditoire qui reprend les paroles en chœur. Le chanteur affiche alors un large sourire…

Le premier volet du concert s’achève par  « Don't You (Forget About Me) ». Pour meubler l’entracte, Mr. Kerr nous conseille d'aller goûter des chocolats.

Un petit medley (« Five to One / Book Of Brilliant Things ») annonce le retour de S.M. Catherine s’y consacre aux claviers. A la fin du pot-pourri, Jim remonte sur l’estrade. Il a enfilé sa veste écossaise en tweed. Le combo nous réserve une reprise des Doors : « Five To One ». Bouleversant ! Compo mythique, « Someone Somewhere in Summertime » est un véritable brûlot en ‘live’. Et pourtant, l’enfer y est pavé de bonnes intentions. Surtout celles au cours desquelles Simple Minds et le public entrent en communion. Il ne faut pas oublier que c’est en Belgique que la formation a récolté ses premiers succès. Ravi, Jim lâche un ‘Fucking Forest National’. Ce qui reflète la magie du show vécu ce soir. Jamais l’intensité n’a faibli. Faut dire que le public était chaud boulette…

La pression retombe d’un cran pour « All the Things She Said », un titre remarquablement enrichi par les chœurs. « Let It All Come Down » termine le deuxième acte. Jim remercie longuement l’auditoire.

En rappel, « Big Music » amorce le débarquement des pompiers. Micro placé bien haut devant lui, Jim invite tout simplement la foule à le suivre, une dernière fois. « Sanctify Yourself » clôt ce très chouette concert. Mais en sortant de Forest National, on ne peut s’empêcher de penser aux victimes du Bataclan…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

 

Simple Minds

Big Music

Écrit par

Durant les années 80, surfant sur la vague New Wave, ces Ecossais ont connu des heures glorieuses. D’abord dans l’univers de l’underground. A travers leurs trois premiers elpees, « Life in a Day » et « Real to Real Cacophony », en 1979, puis « Empires and Dance », en 1980. Ensuite en gravant des singles fédérateurs comme « I Travel », « Love Song », « Promised You A Miracle », « New Gold Dream », « Don’t You Forget (About Me) », enregistré spécialement pour le film « The Breakfast Club » ou encore « Alive And Kicking ».

Fortement engagées, les compositions « Mandela Day » et « Belfast Child » ont laissé des traces indélébiles dans l’inconscient collectif. Celles-ci traitaient respectivement de la polémique en Afrique du Sud et des tensions communautaires qui sévissaient en Irlande.

Divers échecs peu ou prou importants suivront. L’engouement du public disparaîtra. Les détracteurs raconteront que ce groupe fondé en 1977 a fait son temps, laissant de beaux hymnes derrière lui…

C’est mal connaître la créativité des indissociables Jim Kerr et Charlie Burchill. En effet, Simple Minds revient en force en publiant un seizième album baptisé « Big Music ». 

Titre prétentieux n’est-ce pas ? Le combo glaswégien aurait-il attrapé la grosse tête ? Que nenni ! Et pourtant… Sans être le disque de la consécration, il est certainement celui de la renaissance !

La plage d’ouverture « BlindFolded » donne le ton ! On y retrouve la signature musicale electro-rock/synthé-pop qui a fait leur succès d’antan. Les quadras ne s’en plaindront pas !

On se délectera, tout au long de cet opus, de la voix envoûtante de son chanteur flirtant inlassablement avec les riffs de guitares incisifs, dans un climat aux sonorités industrielles singulières.  

Hormis quelques titres décevants comme les (trop) formatés « Blood Diamonds » et  « Let The Day Begin », l’elpee recèle de véritables perles comme « Midnight Walking » « Human » ou encore « Spirited Away ». Ce dernier a le potentiel pour faire de beaux jours radiophoniques. Et puis, sur le bonus cd de la version Deluxe figure deux covers. D’abord le « Dancing Barefoot » du Patti Smith Group, sur lequel Annie Lennox vient poser son timbre de voix remarquable. Puis une version assez ‘dance’ du « Riders on the storm » des Doors.

Malgré l’absence d’une véritable remise en question artistique, il s’agit sans doute du meilleur opus du groupe depuis longtemps ! L’énergie est enfin retrouvée !

Vous aviez dit ‘simple d’esprit’ ? 

 

Simple Minds

Always ‘Alive and Kicking’

Écrit par

Simple Minds, un des groupes les plus emblématiques des années 80, est revenu à Forest National, ce 23 novembre, dans le cadre de son ‘Tour Greatest Hits+’, un périple qui fait suite à la sortie de sa nouvelle compilation « Celebrate », parue en mars, un disque sur lequel figure deux chansons inédites, « Broken Glass Park » et « Blood Diamonds ».

En pratiquant un cocktail de pop de rock et de new wave, ce groupe écossais formé à la fin des années 70 est aujourd’hui à la tête d’une discographie conséquente qui a généré une multitude de disques d’or et de platine. Ce soir ce groupe légendaire nous a gratifiés d’un véritable voyage musical à travers ses trente-cinq ans de parcours, en nous réservant ses meilleurs tubes comme « Alive and Kicking », « Sanctify Yourself », sans oublier « Don't You (Forget About Me) », considéré comme un classique des eighties.

Et cette plongée dans sa carrière artistique a démontré qu’il a profondément influencé la musique contemporaine.

En cet après-midi de novembre, le température est plutôt frisquette. Pas de quoi décourager les fans. Ils attendent dehors depuis quelques heures, afin de se dénicher une place de choix au sein de la salle. Le concert est sold out depuis des mois. Les portes s’ouvrent… Les aficionados se ruent dans l’antre de Forest. La plupart des spectateurs ont la trentaine, voire plus.

Le show commence à l’heure prévue. Jim Kerr et ses acolytes montent sur les planches et attaquent le « Broken Glass Park », avant d’affronter « Waterfront ».

Pour réchauffer la foule, rien de tel qu’« I Travel ». L’onde de choc est provoquée par la rencontre entre les nappes de synthés et la ligne de basse profilée par Charlie, pendant que Jim se démène comme un beau diable pour mettre une ambiance de feu.

Les titres se succèdent. Le public reprend en chœur « Promise you a miracle ». Les claviers épousent parfaitement le tempo. Tout comme sur « Glittering Prize ».

Jim s’accorde quelques instants de répit, lorsque Simple Minds attaque l’instrumental « Theme for great cities ». Faut dire que jusqu’alors, il s’est livré à fond.

« Someone, Somewhere in Summertime » fait vibrer l’auditoire surchauffé. Sa mélodie très sentimentale nous rappelle alors notre adolescence. On en reste bouche bée !

Malgré les années, Jim Kerr maîtrise parfaitement son répertoire. Il parvient encore à entrer en communion avec le public. Par contre, Charlie se montre plus réservé. Quoique charismatique, il préfère se concentrer sur son instrument. Et à la quatre cordes, il est toujours aussi balaise. Quant au drumming de Mel Gaynor, il allie précision et efficacité.

Lorsque le band aborde « Lovesong », le public devient euphorique. Il s’agit d’une des chansons les plus notoires de leur période post-punk. Et une des plus dynamiques accordées au cours du set.

Autre grand moment du spectacle, le tube « Don’t you (forget about me) ». Une ovation phénoménale s’élève de l’auditoire. Les spectateurs sont littéralement survoltés pendant l’interprétation de ce grand classique des Minds que Jim Kerr nous incite à fredonner.

Tout au long du spectacle, Jim prend un plaisir évident à jouer avec son micro. Il le balance, le triture, le cajole, le tourne vers ses fans, pour les inciter à l’accompagner.

En fin de parcours, « New Gold Dream » transforme la salle en une immense discothèque inondée de lumières psychédéliques.

Lors du rappel, les Minds nous livrent une intro instrumentale de « Speed your Love to Me ». A cet instant, c’est Andy Gillespie qui se charge des claviers. Le band embraie alors par « Sanctify Yourself ». La ferveur du public est à son paroxysme. Il chante. Se lève et balance les mains lorsque les musicos se lancent pour le dernier hit de la soirée. Une apothéose ! Démontrant, s'il le fallait encore, qu’ils sont toujours « Alive and Kicking ».

Ce véritable voyage à travers le temps nous a permis de revivre une époque au cours de laquelle le walkman déversait leur musique directement dans notre âme, et permettait de faire le vide autour de nous…

(Organisation Live Nation) 

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Simple Minds

Néapolis

Simple Minds fête cette année ces 20 années d’existence. 20 années que l’on pourrait judicieusement découper en 3 périodes. L’ascension tout d’abord. Lente et brillante. Celle d’un groupe innovateur, intéressant et parfois difficile à saisir. La gloire ensuite. Celle de " New gold dream ", de " Sparkle in the rain " et de " Once upon a time ". Gloire qui se muera en célébrité lorsque " Don’t you " flirtera avec le sommet des charts américains. Ce courant positif, Simple Minds aura du mal à l’entretenir. Et c’est en vain que la formation écossaise tente depuis près de 10 ans de survivre dans un univers qui bouge constamment. A l’annonce d’un nouvel album, nous adoptons toujours le même réflexe. Celui d’espérer l’éventuelle résurrection d’une formation qui nous a tant séduit dans le passé. David Bowie l’a fait. U2 et Depeche Mode y arrivent laborieusement. Alors pourquoi pas Simple Minds ? Et puis, après écoute, c’est toujours le même constat. Ce " Néopolis " ne viendra pas troubler nos conclusions. Surproduit, aseptisant, aseptisé, on devine à peine les mélodies celtiques que l’on aime, tant elles se cachent derrière une muraille de technologie, d’échos chaotiques, de sonorisations inutiles. Cet opus n’est pas mauvais. Mais il n’est de ce temps que par la forme. Le fond, quant à lui, commence à prendre de fameuses rides…

 

Simple Minds

Good News From the Next World

Une hirondelle ne fait pas nécessairement le printemps. Nous avions franchement flashé sur le somptueux single "She's a river", chanson qui aurait pu figurer sur "New Gold Dream" en 1982. Nous espérions donc fort logiquement découvrir un album de la même tempe. Nous avons du malheureusement déchanter. Attention, l'album n'est pas aussi faible que "Real Life", mais il consomme de manière abusive les clichés hymniques. On a même parfois l'impression de retrouver le moule de "Don't you" à plusieurs reprises. Normal nous direz vous puisque c'est Keith Forsey qui a produit le disque. Aux States. Avec pour résultat une finition yankee beaucoup trop prononcée. Pas que des bonnes nouvelles donc, du monde des Minds, réduit aujourd'hui au duo Kerr/Burchill, mais un exercice de style qui ne devrait pas trop déplaire à ses inconditionnels. Et en particulier ceux qui sont hostiles au changement. Ou à l'innovation, si vous préférez. Là dessus on va aller se remettre une bonne vieille plaque de vinyle sur la platine, victime de chômage technique depuis l'apogée du CD. "Life in a day", par exemple. Et dans la foulée "Real to Real Cacophony". Question d'exorciser ses regrets.