La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Smallgang

San

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Smallgang est avant tout une histoire de famille, une histoire entre deux frères, le bassiste Simon et le guitariste Toshi Kobayashi. « San » constitue leur second album, mais le premier essai depuis que Ruth Atkins a quitté le navire, réduisant le line up à un duo. Néanmoins, pour enregistrer cet opus, les frangins ont engagé Matthew Barnhart pour assurer les drums.

Et puis, ils ont également reçu le concours de quelques invités, dont Ritsuko Taneda, la bassiste de Shonen Knife. Pas étonnant, puisque si les deux mecs sont bien londoniens, ils sont originaires du Japon. Oui, c’est vrai, le nom de famille est une autre indication.

Bref, sur « San », Smallgang a voulu en revenir à une structure basiquement rock : guitare-basse-batterie. À l’ancienne ! Douze morceaux sculptés dans un noise-rock minimaliste, énergique, rafraîchissant et efficace. Les sessions se sont déroulées à Chicago ; et on ressent clairement l’influence des groupes qui ont marqué cette ville mythique. On pense notamment à Shellac. La basse caoutchouteuse, tout comme les percussions lourdes et lentes rappellent le groupe de Steve Albini. Une œuvre qui alterne titres plus puissants comme « Hibernation » et plages davantage mélodiques, à l’instar de l’entraînant « Precursor » ou du mélancolique « Cards ».

Finalement, en limitant leur gang à une fratrie, Smallgang est parvenu à trouver un parfait équilibre. On devrait certainement encore parler de la famille Kobayashi, au cours des prochaines années…

 

Small Jackets

Walking the Boogie

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Nos plus fidèles lecteurs ‘tignasseux’ se souviennent peut-être de la chronique élogieuse consacrée au premier album des Small Jackets, groupe de ‘easy’ hard rock parfumé au patchouli. Paradoxalement, le combo qui nous emmène dans une longue ballade à travers le Texas, n’est pas originaire du Pays des hamburgers, mais bien de la patrie de la pizza et du chianti ! A l’écoute de ce « Walking the Boogie » au nom judicieusement choisi, c’est une vague de souvenirs qui se réveille en nous. Tout roule facilement. Solos fuzzy, voix aiguë, rythmiques façon Young Brothers : rien ne manque à ce hard teinté de boogie et de southern rock. La comparaison avec AC/DC et Led Zep est un peu réductrice. Les Jackets ont sans aucun doute écouté davantage Lynyrd Skynyrd, Humble Pie, The Faces et ZZ Top que les monstres sacrés du heavy métal. Niveau tempos, la formation est aussi à l’aise dans les grandes lignes droites à fond les manettes que dans les petites évasions plus intimes et ‘folkisantes’. Ce sont néanmoins les « My Surprise », « Born to Die » ou « She don’t Care », titres aux gros riffs typiques pour secoueurs de tête, qui retiendront surtout notre attention. Un chouette album de vacances, sans prétention ; un avant-goût d’été en quelque sorte !

 

 



Small Jackets

Play at High Level

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"Play at High Level" : le titre de l'album des Small Jackets annonce la couleur. Croisement entre un Iggy Pop période "Raw Power" et du AC/DC grand cru, la musique du combo issu de Detroit ne fait pas dans le détail. Et mine de rien, le talent de composition du groupe est indéniable et ses arrangements accrochent l'auditeur immédiatement. En l'espace de 9 titres, Small Jackets réussit le grand écart entre le rock des années 70 et le plus récent mouvement Stoner. Certains reprocheront à la plaque une sonorité un peu crue, mais le son garage donne un charme supplémentaire à des titres aussi énergiques que "Raunch n'roll", "No More Time", "If you Stay" ou "Extra Miles". Amateurs de pur rock n' roll, n'hésitez pas à vous jeter sur cette plaque diablement jouissive. Du tout bon !

Boyd Small

So easy

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Batteur/chanteur, Boyd Small est originaire de l'Oregon. Il y a drivé les Terraplanes avant de fonder son propre band, le Boyd Small Big Blues Band. Il a aussi longtemps côtoyé Screamin' Jay Hawkins et Guitar Shorty. En 1997, il est curieusement venu se fixer à Amsterdam pour apporter son aide à la création du label Cool Buzz. Un label qui nous a permis de découvrir quelques révélations hollandaises telles que Drippin' Honey, T-99, Sugarcane et Cuban Heels. Boyd a même enregistré l'album "This time no lies" pour ce label.

Au sein du Boyd Small Band, nous retrouvons de nombreux musiciens de Sugarcane. En l'occurrence le guitariste Bas Flesseman, le bassiste Jasper Mortier et les cuivres, Aldo Groen, Matthijs Willemsen et Jon Spijker. Mischa den Haring, le guitariste de T-99 est également de la partie. Boyd Small possède un style particulier, très personnel, qui ne permet guère de comparaison. Inutile donc de lui coller des étiquettes. Il compose l'intégralité de son répertoire et sa voix fort originale, légèrement nasillarde, campe une espèce de Lou Reed bluesman.

L'harmoniciste Richard Koster pointe le bout du nez sur "Jungle Law" qui démarre de fort belle manière. "Say when" laisse transparaître une richesse et une complexité insoupçonnées. A cause de la trompette de Willemsen qui ouvre les soli, de la guitare de Flesseman toute en réverbération et des chœurs qui répondent à Boyd. Les cuivres se déploient telle une fanfare avant de se fondre dans "Straight up", une ballade envoûtante dont les cordes discrètes de Bart vont et viennent. Son solo sur l'éclatant "Just one" est très impressionnant. La guitare rythmique imprime le riff. L'harmonica intervient sur fond cuivré. Le ton monte. Boyd pousse ses cordes vocales, pour emprunter un timbre proche de Bono. Excellent! Le rythme se développe, s'accélère sur le très R&B "Too down for the fight", tout comme sur "Paper bag" d'ailleurs. Un fragment marqué par un nouveau changement de rythme et un accompagnement de chœurs du meilleur effet. La richesse de la composition est telle que les accents prennent parfois une forme pop, mais dans le bon sens du terme. Et je pense tout particulièrement à "64 Belair" qui manifeste toujours cette explosivité instrumentale, rehaussée ici par la présence du sax de Jan Spijker. Même schéma pour "Lessons never learned", "Solid ground" et le joli "Kansas" de Willie Barber, abordé derechef sous la forme d'un clin d'œil à Lou Reed. Chanté avec passion et discernement, "I'm bitter" est un slow blues dont la sensibilité perce nos âmes. Le sax de Jan monte en puissance. Les chœurs s'élèvent. Encore une réussite ! Ce très bon album de blues pop ne plaira sans doute pas aux puristes ; mais il est tellement différent dans sa démarche qu'il mérite qu'on s'y intéresse. Définitivement attractif et original !

 

Small

Silver gleaming death machine

A l'origine, cet ensemble répondait au nom de Small 23. Ce n'est que vers 1993, que la formation a décidé de le réduire (!) en Small. "Siver gleaming death machine" constitue déjà le cinquième elpee de ce groupe yankee. Issu de Caroline du Nord. De Durham, pour ne rien vous cacher. Hüsker Dü, Superchunk et Mega City Four tourmentent plus que probablement l'imagination de Small. Basiquement punkcore. Explosif, vivifiant, échevelé. Mais redessiné un profil post grunge. Celui de Smashing Pumpkins. A cause des harmonies vocales rauques, glamourisées. Mais également du phrasé de guitare luxuriant, torturé, gémissant. Une seule entorse, le final "Top of the hill"; sorte de mélopée lancinante, lugubre, presque morbide, hantée par l'esprit de Come. Mais traduite dans un langage masculin. Faute de Thalia Zedek...