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La vie explosive de Fine Lame

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Son Volt

Union

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“Union” constitue le neuvième elpee de Son Volt, une œuvre dont les lyrics véhiculent des messages engagés, fustigeant, notamment, le gouvernement Trump. Des textes qui malgré leur goût amer, laissent la porte ouverte à l’espoir d’un monde meilleur. D’où le titre de l’opus.

Pas étonnant que certaines compos se réfèrent à au combat de militant(e)s légendaires de l’histoire américaine ; en l’occurrence la syndicaliste Mary Harris Jones et le folk singer mythique, Woody Guthrie. Dont la plage qui clôt cet elpee. Elle relate l’histoire d’un sans papier qui avait aidé à reconstruire la Nouvelle-Orléans, suite aux ravages causé par l’ouragan Katrina. Car il risque d’être expulsé, et ses enfants renvoyés au Mexique, alors qu’ils n’ont jamais vu ce pays. Cette compo est directement inspirée du « Deportree » de l’illustre auteur/compositeur/interprète.   

Découpé en 13 plages, cet LP s’ouvre par deux compos REMesques bien électriques. Tout d’abord « White Rome burns out », un morceau dont les ondulations furtives d’orgue vintage s’immiscent subrepticement. Puis, « The 99 », une piste qui libère des sonorités presque crazyhorsiennes.

Le long playing recèle deux blues : le malsain « Broad sides », puis l’acoustique « Truth to power blues ». Le reste de l’album privilégie l’americana ; sèche, piano et pedal ou lap steel se taillant la part du lion. Et si le ténébreux « Devil may care » aurait pu figurer au répertoire ‘unplugged’ de Bruce Springsteen, limité au chant laconique de Farrar et à deux grattes acoustiques, dont une jouée en picking, le titre maître s’avère sans doute le plus minimaliste du long playing.

Son Volt

Notes of blue

Écrit par

Avant de fonder Son Volt, Jay Farrar et Mike Heidorn militaient au sein d’Uncle Tupelo, en compagnie du futur Wilco, Jeff Tweedy. Mike a définitivement quitté le groupe en 2005, et si le combo a vécu une parenthèse au cours de la première moitié du millénaire, pause au cours de laquelle Farrar a tenté une aventure en solitaire, Son Volt vient quand même de publier son huitième elpee studio.

Farrar a avoué que cet opus avait été largement influencé par le folk de Nick Drake ainsi que le blues de Skip James et de Mississippi Fred McDowell. Et tout particulièrement leur style en picking et en slide à la guitare. « Notes of blue » se nourrit donc de ces références. Mais pas seulement. Ainsi les deux premières plages du long playing semblent plutôt hantées par Neil Young. D’abord le plus americana « Promise the world », impeccablement abordé dans l’esprit de « Harvest moon », la pedal steel rougeoyant aussi douloureusement qu’efficacement. Puis, « Back against the wall », un morceau mid tempo offensif, bien électrique, traversé d’impulsions crazyhorsiennes. Une électricité qui alimente de nombreuses pistes de blues. Très souvent à la manière de John Lee Hooker. Comme sur « Sinking down », même si elle est entrecoupée de séquences americana. La voix de Farrar adopte un timbre particulièrement graveleux tout au long du dépouillé « Midnight », de l’aride « Static » ou encore du furieux et débridé « Cherokee St ». Et un tremolo imprévisible sur le lugubre et acoustique « The storm », une compo qui lorgne insidieusement vers Mark Kozelek. Cette voix devient singulièrement fragile sur « Cairo and southern », une plage jouée en picking. Et le spectre du leader de Sun Kil Moon se remet à planer. Menaçant, de mauvais augure, Enfin, « Threads and steel » est interprété en spoken word, à la manière de Johnny Cash. Un superbe album !

 

Son Volt

Wide swing tremolo

Fin 93, début 94, Uncle Tupelo splitte. Motif ? Une mésentente entre leurs deux compositeurs, Jeff Tweedy et Jay Farrar. Le premier fonde Wilco, flanqué de trois musiciens du groupe défunt. Le second remonte une toute nouvelle formation, Son Volt. Evidemment, c’est bien beau de se séparer, mais si c’est pour faire la même chose, chacun de son côté, on n’en voit vraiment pas l’utilité. Parce qu’aussi bien Wilco que Son Volt continuent de tremper dans le même country-rock à caractère garage. Et ce " Wide swing tremolo " n’échappe pas à la règle. Hormis deux titres plus ‘remesques’ et une formidable entrée en matière électrique, mise sous tension par l’harmonica bluesy de Jay, le reste revisite la musique traditionnelle américaine, immortalisée par Gram Parsons, Dylan et surtout son Band…