New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Sparklehorse

Mark Linkous s’est donné la mort…

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Mark Linkous, l’âme de Sparklehorse, s’est suicidé ce samedi 6 mars. Il était âgé de 47 ans. En 1996, ce personnage dépressif avait déjà effectué une tentative, suite à une overdose volontaire, alors qu’il assurait le supporting act de Radiohead. Un épisode qui avait laissé des séquelles, puisqu’il avait dû se résoudre à circuler dans une voiturette pendant quelques années. Et lorsqu’il a repris la marche, c’était en boitant. Responsable de quatre albums, il comptait parmi ses admirateurs Thom Yorke et PJ Harvey. Enregistré en 1996, « Vivadixiesubmarinetransmissionplot », constitue son opus de référence, un disque remarquable, surréaliste, halluciné et complètement déjanté. Les trois albums suivants, quoique de bonne facture, n’auront cependant plus le même impact. Et surtout plus le même effet de surprise. En 2009, le songwriter américain avait rejoint l'électronicien Fennesz pour participer à une aventure « In the fishtank » et le producteur américain Danger Mouse l’avait sollicité pour participer au projet Dark Knight of The Soul. Refusé par le label de Linkous, l’œuvre avait cependant récolté un succès certain via internet. Sparklehorse devait se produire cet été au festival Pukkelpop.

Sparklehorse + Fennesz

In The Fishtank 15

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‘In The Fishtank’ est à l’origine un concept singulier proposé par le distributeur indépendant hollandais Konkurrent. Ce dernier ouvre ses studios à deux artistes ou deux groupes pendant deux jours. Une période au cours de laquelle divers artistes ont la liberté d’expression et d’expérimentation totale pour naviguer au sein des eaux sonores les plus pures… 

L’aquarium est déjà fréquenté par 14 poissons hybrides : « Isis + Aereogramme » (Fish n° 14), « Sonic Youth + The Ex » (Fish n° 9), « Low + Dirty Three » (Fish n° 7)… Mais il vous est loisible de visiter l’intégralité de cette réserve musical sur http://www.konkurrent.nl/labels/fishtank.html

Christian Fennesz, maître autrichien du laptop, et Mark Linkous, leader de Sparklehorse,  plongent ensemble ‘In The Fishtank’ pour réaliser le quinzième volet du projet musical. De la rencontre improbable entre le bidouilleur numérique et le guitariste shoegaze, est né un album de 40 minutes où les deux musiciens dessinent des paysages sonores dépouillés à l’extrême. Un monde de mutisme d’une rare limpidité où la voix de Mark Linkous vient briser le silence abyssal des compositions hypnotiques de Fennesz sur « If My Heart ». Le musicien autrichien utilise guitares acoustiques et ordinateurs pour bâtir des compositions à strates dans lesquelles s’enfouissent des mélodies pop sous des vagues d’effets d’electronica. Une merveilleuse union entre figures stylistiques IDM/Electronica et noisy/pop.      

« In The Fishtank 15 » nous régale de sept plages aux mélodies silencieusement douloureuses et joliment métaphoriques (« Goodnight Sweetheart »). Fermez les yeux en écoutant « Music Box Of Snakes » et vous serez précipités dans un monde onirique peuplé d’êtres extraordinaires. Et sur « NC Bongo Buddy », Mark Linkous revisite les atmosphères de Slowdive tout en manifestant pleinement sa disposition naturelle pour le shoegazing de qualité.

Un Art électro/pop hautement atmosphérique qui risque cependant de sembler soporifique et insipide pour les uns, mais transcendant pour les autres. Quoi qu’il en soit, cet air de défi surréaliste est réussi pour ces deux excellents musiciens. 

 

Sparklehorse

Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain

Cinq ans qu’on attendait le successeur de « It’s A Wonderful Life » : une putain d’éternité dans le monde de la musique. Mark Linkous aurait pendant toutes ces années traîné une sale déprime dans sa Caroline natale : sa renaissance s’avère d’autant plus belle que le disque en bonus prend aux tripes comme à l’époque du grand « Vivadixiesubmarinetransmissionplot » (ouf). Autant dire que ça fait énormément plaisir de revoir Linkous sur ses deux jambes, au sens propre comme au sens musical… « Dreamt For Light Years… » résonne partout de ce douloureux passé, décomposé. Mais s’il gît parfois dans la rigole, c’est pour mieux faire le mort et ensuite nous surprendre, d’un pétulant éclaboussement. Tel un Pinocchio à la douceur amère, Mark Linkous ‘rêve dans le ventre d’une baleine’ qu’il aimerait faire de la pop. Mais il sait au fond de lui que ses démons le rattraperont toujours, alors sa pop reste marquée par une indicible souffrance. A peine « Don’t Take My Sunshine Away », le titre d’ouverture, nous fait croire un instant que tout va mieux dans la tête cabossée de Linkous. Un son bien pop, bien rock, soutenu par Sol Seppy aux chœurs, Danger Mouse au sampleur, et l’immense Steven Drozd, des Flaming Lips, assis derrière ses fûts (et jusqu’au bout du disque). Mais dès « Getting It Wrong » c’est Waterloo sur les plaines yankees, Cheval Baillard au Mont Mitchell. « Black Douleur », dirait l’autre, et pourtant ça n’a rien de redondant : il fait noir dans le ventre d’une baleine, et la douleur Linkous connaît. Malgré deux sautes d’humeur plus rock’n’roll (« Ghost In The Sky », « It’s Not So Hard »), « Dreamt… » hisse donc le drapeau blanc en signe de détresse : sortez-le de là, il est vivant, il écrit des chansons ! Belles à pleurer, faut-il donc le rappeler, comme ce « Morning Hollow » slowcore qui déchire corps et âme. Là où le bât blesse, c’est que ce titre figure déjà sur « It’s A Wonderful Life », en bonus caché ! Et « Ghost In The Sky », sur son édition japonaise ! Et « Shade and Honey » sur la B.O. du film « Laurel Canyon » (2002) ! Le temps que dure le morceau-titre, un long tunnel instrumental digne du meilleur Labradford, il faut donc se rendre à l’évidence : « Dreamt… » est un sacré bon disque, mais nouveau qu’à moitié. C’est là que la baleine régurgite : elle a eu un haut-le-cœur.

 

 

Sparklehorse

It´s a wonderful life

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Le monde de Sparklehorse est hanté par l'imagination de Mark Linkous; et nous sommes les spectateurs privilégiés du microcosme de ce génie désespéré. A travers ses chansons fragiles, énigmatiques, baroques, il combine perspicacité lyrique et imagerie gothique typiquement américaine. Des chansons qu'il interprète de sa voix chuchotée, gémissante, parfois triturée mais tellement triste qu'elle ne peut trahir chez son interprète qu'un sentiment d'auto pitié. " It's a wonderful life " constitue son troisième opus. Un disque qui a reçu le concours de John Parrish et surtout de Dave Fridmann à la co-production. Et le talent de Dave, exercé habituellement chez Mercury Rev, est immédiatement perceptible. A l'instar du superbe " Gold day ", profilé sur un orgue à la respiration sifflante ou du luxuriant et électrique " King of nails ". Si Mark joue d'une panoplie d'instruments assez ahurissante ; depuis la guitare aux boîtes à rythmes, en passant par le Wurlitzer, le mellotron, le casio, l'optigan, les sampler, le chamberlin, le piano et autres objets insolites, il a quand même bénéficié de la participation de toute une armada de collaborateurs. Parmi les plus huppés, on y retrouve PJ Harvey ( " Piano fire " et " Eyepennies " ), la vocaliste des Cardigans, Nina Persson, sur le seul morceau véritablement sinistre de l'elpee, " Apple bed ", Tom Waits au chant pour un " Dog door " écorché par le psychédélisme de Kevin Ayers; et puis la fidèle équipe qui l'avait aidé pour enregistrer " Good morning spider ". En l'occurrence la violoncelliste Jane Scarpatoni, la violoniste Joan Wasser et la choriste Sophie Michelitsianos. L'elpee recèle bien évidemment quelques ballades plus intimistes, minimalistes, dont la mélancolie teintée d'amertume et de douceur évoque tantôt Lambchop, tantôt Palace Brothers. Un bien bel album !

 

Sparklehorse

Good morning spider

Après nous avoir livré un album aussi remarquable que " Vivadixiesubmarinetransmissionplot ", en 1995, nous étions en droit d’attendre un deuxième opus de la même veine. Et nous n’avons pas le droit d’être déçus. Car ce " Good morning spider " répond à nos aspirations les plus légitimes. Il est tout aussi rafraîchissant, novateur et surtout plus mûr. Pour l’enregistrer, Mark Linkous a reçu le concours de quelques collaborateurs, et notamment Scott Minor, avec lequel il partage le projet alternatif Rabbit, ainsi que de la violoncelliste australienne Sofia Mitchalitsianos. Dix-sept titres sculptés paradoxalement dans un style country/pop/rock/punk à la fois pastoral et technologique. Enrichie de bruitages, de collages et de samplings, cette œuvre est hantée par les spectres de Neil Young, Replacements, Léonard Cohen, Tindersticks, Marc Bolan et de quelques autres, dont nous vous laissons le plaisir et le soin de découvrir…Remarquable !

 

Sparklehorse

Vivadixiesubmarinetransmissionplot

Sparklehorse, c'est avant tout Mark Linkous. Pour enregistrer son premier album, il a cumulé les fonctions de compositeur, de chanteur et s'est réservé la plupart des parties de guitare acoustiques et électriques, de banjo, etc. Sans oublier celle de producteur et d'ingénieur du son qu'il a accomplit dans son propre studio maison en Virginie. Il s'est bien sûr entouré d'une flopée de musiciens. Notamment de country & western. Tout en tirant parti au maximum de la technologie moderne. Un peu comme chez Vic Chesnutt, les chansons s'agitent avec une somnolence dérangeante. Des chansons tantôt adaptées à la lo fi (Palace, Codeine), moulées dans la ballade pop (John Lennon) ou sculptées par différentes formes de garage. Aussi bien atmosphérique (Cowboy Junkies), Paisley Underground (Chris Cacavas & the Junkyard), que crazyhorsien. Une seule réserve, le vocal de Mark, un peu trop systématiquement trafiqué...