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Spring Offensive

Une offensive du printemps en automne non dénuée de charme…

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C’est la seconde fois cette année que le groupe anglais originaire d’Oxford nous rend visite. En février 2014, le quintet était déjà venu au Club en première partie de To Kill A King. Cette fois-ci, il constitue la tête d’affiche. Le concert était prévu au Club. Certainement par manque de publicité et le peu d’entrées (50 personnes), il a été transféré au Huis 123, une petite salle conviviale sise au-dessus de l’AB Café.

La soirée sera donc cosy et intimiste, à la limite d’un showcase organisé dans un salon. Le line up du combo réunit les frangins Lucas et Théo Witworth, respectivement chanteur et guitariste, Matt Cooper à la seconde gratte, Joe Charlett aux drums et Pelham Groom à la basse. Lucas a la jambe droite dans le plâtre. Durant toute la soirée, il restera donc assis sur un tabouret. Des rumeurs selon lesquelles Spring Offensive se séparerait à la fin de la tournée, circulent. Dommage, car c’est un excellent groupe. La presse musicale insulaire le considère même comme un des grands espoirs de la scène britannique. Le combo est venu défendre son dernier elpee, « Young Animals Hearts », paru une semaine après sa première visite à l’AB, en février dernier. Enfin, drôle d’idée d’opter pour un tel patronyme, puisqu’il évoque l’offensive du Printemps, également connue sous le nom Kaiserschlacht, bataille du Kaiser ou offensive de Ludendorff suite aux séries d'attaques allemandes opérées sur le front occidental du 21 mars au 18 juillet 1918, durant la Première Guerre mondiale (source : Wikipédia)

Quoique mélancolique, la musique de Spring Offensive est susceptible de s’emballer. Mais sans jamais déraper. Tout comme la voix de Lucas. Elle peut même se révéler divine. La formation accorde une grande importance aux harmonies vocales. A l’instar des classieux “52 Miles”, “No Assets” et “Bodylifting”. Les guitares s’excitent sur “Hengelo”, tout en prenant soin de ne pas agresser les tympans. Lucas demande à l’auditoire de se lever. Son vœu est exaucé. Le band attaque “The River”, une chanson au refrain immédiat et entraînant. “Cutt The Root” vous invite sur le dancefloor, mais la salle ne s’y prête pas. Huit mois plus tôt, le Spring Offensive et To Kill a King nous avaient réservé “Warry Fill My heart” a cappella, au milieu du public. Ce soir, l’instrumentation est bien présente, et Théo se sert du piano du Huis 123. Un grand moment au cours duquel des frissons me parcourent l’échine. Une dose de percus bien mesurée balise “Carrier” pour soutenir la voix sucrée de Lucas. Caractérisé par son refrain contagieux, “Speak” est une compo plus vivifiante au cours de laquelle la voix de Lucas monte dans les aigus par paliers. Envoûtant, “No Drowning But Waving” clôt le concert ; il s’agit également du morceau qui ouvre leur long playing.  

En rappel, Spring Offensive interprète deux anciennes chansons. 70 minutes de set, c’est un peu court. Néanmoins, il faut aussi admettre qu’il n’a qu’un seul album à son actif. Et quand on a épuisé l’intégralité de son tracklisting, il ne reste plus grand-chose à ajouter à la setlist. Mais l’essentiel, c’est que cette offensive du printemps en automne n’était finalement pas dénuée de charme…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Spring Offensive

Young Animal Hearts

Écrit par

Formation insulaire, Spring Offensive nous vient d'Oxford. Elle s’était produite en première partie de To Kill A King, ce 2 février dernier, au club de l’AB. Et y revient ce 26 octobre. Inutile de dire que votre serviteur sera encore au poste, pour assister à leur prestation. D’autant qu’en ‘live’, le quintet est plutôt généreux. Nouvelle sensation britannique dans l’univers du pop/rock indie, elle avait publié un Ep acoustique intitulé « Between Me & You », en 2009.

Paru en single, « Young Animal Hearts » prélude la sortie de leur premier elpee. C’est également le titre du long playing. Qui clôt le tracklisting. Une compo hypnotique, mais également empreinte de douceur. Et le premier elpee s’inscrit dans le même esprit. Si le timbre de Lucas Whitworth est caractéristique, il est constamment souligné de backing vocals. Et toutes ces voix se conjuguent régulièrement en harmonie. A l’instar de la plage atmosphérique et envoûtante, « Not Drowning But Waving ». Le chant domine à nouveau « Bodylifting », mais le recours aux percus est particulièrement judicieux. L’opus recèle de nombreuses plages ensoleillées, sucrées et délicates. Dont « Hengelo », « Cut The Root », « River », « Carrier », « Something Unkind », « 52 Miles » et « Speak ». Mais aussi et surtout « No Assets », un hit potentiel. Pourtant, ce n’est qu’au fil de l’écoute qu’on se rend compte de la richesse des compos. Elles regorgent même de subtilités, mais plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir les déceler….