Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Starflam

Donne-moi de l´amour

On aurait pu croire que les Liégeois de Starflam, après les tubes, les passages sur Radio Contact, les podiums NRJ, se seraient adoucis ou au contraire transformés en pastiches de gangsters, voire en posters de 7 Extra à coller dans la chambre. Que nenni : tout au long de ce troisième album, les rappeurs continuent leur combat de survivants, sans faire de concessions. Les textes, comme les beats, sont mitraillés avec panache et précision, sans tomber dans la morale facile ou le ton revanchard qui plombent souvent le rap français. Quant au rap amerloque, qui brille mais sonne creux, il est regardé du bout de la lorgnette avec indifférence. Parce que les gars de Starflam viennent de Liège, et parlent seulement de ce qui les entoure. De leur adolescence (" Ils ne savent pas ", " Situe ", " Retour à l'adolescence "), des copains (" Marseille-Liège ", feat. Le Rat Luciano, " 1-2, One-Two ", freestyle en compagnie d'autres rappeurs belges encore dans l'ombre), des gens du bizness qui " prennent notre art pour le leur " (" Monsieur Orange "), et… d'amour. Là se niche la vraie provocation. Pas celle qu'on connaît, enrubannée dans des clips pleins de " bitches " et de flingues, mais d'un puritanisme finalement bien pire que toutes les Britney Spears réunies. L'amour, donc… Starflam en parle, puisque c'est au centre de nos vies. Ca paraît ridicule, et pourtant c'est là, partout, dans chacun de nos gestes. Voilà le grand mérite de Starflam, qui se fout bien du quand dira-t-on et balance sa sauce (P-Funk, Drum'n'bass, électro, blaxploitation,…) sans crier gare. Parce que cet album, c'est aussi une pléiade de morceaux qui tuent (" En Alerte ", " Vauriens ", " Antistatique ",…), et plein d'invités de marque (même Reggie, la voix de… " Last Night a DJ Saved My Life " !). Un sans faute, qui positionne encore un peu plus Starflam au-dessus de la mêlée.

Starflam

Survivant

Écrit par

Starfalm, anagramme de ‘malfrats’, est issu des cendres du groupe Malfrats Linguistiques. Après avoir commis un premier album en 1998, disque qui les avait propulsés à la tête de la scène hip hop belge, ils nous reviennent avec un deuxième album, " Survivant ". Dès la première écoute, deux impressions se dégagent. D'abord, le hip hop pratiqué est de bonne qualité. Ensuite, les 17 titres d'une durée moyenne de 4 minutes me permettent de déduire que cette plaque affiche un timing respectable. Les deux DJ's qui sévissent au sein du groupe sont soutenus par une instrumentation variée. L'homogénéité n'exclut pas les influences un peu salsa (" De Frente ", " La Sonora "). Les titres old-school ou hardcore sont marqués de l'empreinte Starflam. Côté lyrics, les thèmes sont hétéroclites. En général engagés, ils se penchent sur les problèmes de la mondialisation, reflètent leur attitude face aux maisons de disques, ou encore relatent leur vision de la vie ou de leur quotidien. A l'instar des compos " Le vice ", " Mentalité de resquilleur " ou " Soir de dèche ". Et lorsqu'on sait que l'opus a bénéficié de quelques featurings respectables, parmi lesquels figurent Zap Mama, Arno et Shyrock, il n'est pas étonnant que " Survivant " constitue un des disques les plus frais et sincères qu'a pu enregistrer un artiste de rap francophone, ces derniers temps…