TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Stina Nordenstam

The World Is Saved

L’impression d’être perdu dans les bois, les doigts gelés et les pieds en compote. Au loin ricoche l’écho d’une voix fluette mais rassurante, parmi ce noir, ces épines, cette argile. Un ange ? Un fantôme ? La silhouette se faufile entre les arbres, tel un elfe apeuré qui n’aurait jamais vu d’hommes. Dans sa fuite, ses pas tintinnabulent : on dirait de la musique. On dirait celle de Tina Nordenskjöld : boisée, vaporeuse, parfois mutine mais aussi inquiétante. On l’écoute comme on lit un conte qui fait peur, même si on s’efforce de rire, pour se donner bonne contenance. Mais qui se cache derrière cette voix apparemment docile ? L’apparence : chez Tina Nordenskjöld tout est affaire de suggestion. Dans les films d’horreur, c’est ce qui donne le plus la chair de poule. « Cat. People », la Suédoise ? Ses griffes rétractées, on dirait qu’elle est câline… Mais sous ces mélodies fragiles, presque pop, se cache un univers bien plus obscur, ésotérique (la pochette/le jazz à la Garbure). Tina Nordenskjöld, égérie d’un monde spectral, aux contours flous, qui d’abord réconforte puis angoisse ? Si ce monde-là est sauvé, nous autres sommes en danger.

Stina Nordenstam

And She Closed Her Eyes

Née en 1969, cette Suédoise a été élevée dans un climat favorable à l'épanouissement musical, mais également selon des principes communistes. Au cours de son adolescence, Stina a d'ailleurs milité au sein d'un mouvement de jeunes relevant du parti, la ‘Young Communist League’. Elle aurait ainsi pu embrasser une carrière politique. Mais il faut croire que sa passion pour la musique était plus intense, puisqu'elle vient d'enregistrer son deuxième opus. Stina aime le jazz (Coltrane), le classique (Satie, Bartok) et le chant grégorien. Mais ses goûts, elle les a profilés sur un format contemporain, reflétant des mélodies intimistes, claustrophobes, douloureuses sur laquelle elle laisse glisser sa voix onctueuse, gémissante, glacée. Sur "And She Closed Her Eyes", elle a bénéficié du concours d'une flopée de musiciens scandinaves, mais aussi et surtout du célèbre trompettiste de jazz, John Hassell. De quoi vous donner une petite idée du talent de cette artiste que nous qualifierons volontiers de réponse féminine à Robert Wyatt...