Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Stina Nordenstam

The World Is Saved

L’impression d’être perdu dans les bois, les doigts gelés et les pieds en compote. Au loin ricoche l’écho d’une voix fluette mais rassurante, parmi ce noir, ces épines, cette argile. Un ange ? Un fantôme ? La silhouette se faufile entre les arbres, tel un elfe apeuré qui n’aurait jamais vu d’hommes. Dans sa fuite, ses pas tintinnabulent : on dirait de la musique. On dirait celle de Tina Nordenskjöld : boisée, vaporeuse, parfois mutine mais aussi inquiétante. On l’écoute comme on lit un conte qui fait peur, même si on s’efforce de rire, pour se donner bonne contenance. Mais qui se cache derrière cette voix apparemment docile ? L’apparence : chez Tina Nordenskjöld tout est affaire de suggestion. Dans les films d’horreur, c’est ce qui donne le plus la chair de poule. « Cat. People », la Suédoise ? Ses griffes rétractées, on dirait qu’elle est câline… Mais sous ces mélodies fragiles, presque pop, se cache un univers bien plus obscur, ésotérique (la pochette/le jazz à la Garbure). Tina Nordenskjöld, égérie d’un monde spectral, aux contours flous, qui d’abord réconforte puis angoisse ? Si ce monde-là est sauvé, nous autres sommes en danger.

Stina Nordenstam

And She Closed Her Eyes

Née en 1969, cette Suédoise a été élevée dans un climat favorable à l'épanouissement musical, mais également selon des principes communistes. Au cours de son adolescence, Stina a d'ailleurs milité au sein d'un mouvement de jeunes relevant du parti, la ‘Young Communist League’. Elle aurait ainsi pu embrasser une carrière politique. Mais il faut croire que sa passion pour la musique était plus intense, puisqu'elle vient d'enregistrer son deuxième opus. Stina aime le jazz (Coltrane), le classique (Satie, Bartok) et le chant grégorien. Mais ses goûts, elle les a profilés sur un format contemporain, reflétant des mélodies intimistes, claustrophobes, douloureuses sur laquelle elle laisse glisser sa voix onctueuse, gémissante, glacée. Sur "And She Closed Her Eyes", elle a bénéficié du concours d'une flopée de musiciens scandinaves, mais aussi et surtout du célèbre trompettiste de jazz, John Hassell. De quoi vous donner une petite idée du talent de cette artiste que nous qualifierons volontiers de réponse féminine à Robert Wyatt...