La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Stuck in The Sound

Billy Believe

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“Billy Believe” constitue le sixième elpee de cette formation française, issue de Montreuil, en Seine St-Denis, très exactement. Au fil de sa discographie, on constate que la musique de ce quintet embrasse un profil de plus pop voire électro/pop. Et sur ce nouvel opus, pour une bonne moitié du tracklisting. Notamment en début de parcours. Nous réservant trois plages efficaces (« Serious » et un « Forever days » hanté par Smashing Pumpkins) qui pourraient aisément revendiquer une place sur une playlist de bande FM et puis un excellent « Alright » assez proche de l’esprit d’un Vampire Weekend.  A partir de l’excellent « Unlovable », une piste aux sonorité indie rock, le long playing change de cap en replongeant dans son style post hardcore, inspiré par les 90’s. A l’instar de l’enlevé et tribal « Petit chat », un morceau enrobé de chœurs, du percutant « Action », rehaussé par la présence d’une voix féminine, du rock bien pêchu et menaçant « Vegan porn food », qui aurait pu naître de la rencontre entre Fugazi et Marilyn Manson et enfin du final « Riots », un titre au tempo versatile, mais dont les riffs de gratte semblent empruntés à Helmet. Enfin malgré son flux d’énergie, « Radioactive god explosion » est un peu trop brouillon pour convaincre. Bref, un album qui risque de diviser les opinions, vu son style un peu trop éclectique. Une constante quand même, la voix haut perchée de José Réis Fontao, assez proche de celle de Jason ‘Jay’ Kay (Jamiroquai)…

Stuck in The Sound

Pursuit

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« Pursuit » constitue déjà la 3ème page de l’aventure de Stuck in the Sound. En 2006, le groupe français est lancé par son hit « ToyBoy ». Mais la suite ne confirme pas leurs excellentes dispositions. Il faut même avouer que sur les deux derniers albums, leurs bonnes intentions s’essoufflent un peu trop rapidement. Leur nouvel opus lorgne toujours vers le rock des années 90. Celui de Nirvana, Pixies, Pavement et consorts, tout particulièrement. On retrouve ce mur de guitares aux sonorités saturées. Ces compos bourrées d’énergie. Mais sur cet elpee, le combo tient la distance. Son rock a gagné en efficacité et devrait faire des ravages sur les planches. Comment résister au single accrocheur « Bandruptcy », caractérisé par sa ligne de basse imparable et des lyrics simples mais d’une frontalité rare: ‘We are Stuck in the Sound, we’ve been gone for years and now we are back again. For the worst, for the best, for trials and mistakes. If you want to join us for a while’. L’album recèle d’autres pépites comme « Silent and Sweet », une ballade empreinte de sensibilité ou encore « Fred Mercure », sorte de croisement parfait entre The Cure et les Pixies (NDR : on y revient !) Il reste cependant encore à la formation à bien digérer toutes ses influences, parfois encore trop évidentes (Stuck in the Sound of the 90’s ?) ; on est d’ailleurs pas tellement loin du plagiat d’Arid sur « Who’s the Guy ? » et même sur « Tender »…

Nonobstant ces petits dérapages, « Pursuit » constitue certainement un des meilleurs albums de rock (à fort potentiel commercial), sorti en ce début d’année. J’aspire même à redécouvrir les Parisiens en live !

 

Stuck in The Sound

Nevermind The Living Dead

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Avis aux boulimiques, Stuck in The Sound est fait pour vous, tout frais sorti de la confiserie Discograph. Un premier album ô combien prometteur, enduit de riffs désinvoltes et survoltés, arrosé par les acrobaties vocales de José Reis Fontão, version française d’un Bixler-Zavala (At The Drive-In). Preuve que le Vieux Continent se maintient en forme dans un registre rockambolesque, « Nevermind The Living Dead » (grand frère d’un EP éponyme autoproduit en 2004) est sans conteste l’une des meilleures récoltes de l’Hexagone: véritable machine de guerre où fusionnent les genres (métissage réussi entre un rock pro Pixies et expérimentations à la Mars Volta), son arrivée est saisissante, nous catapultant instantanément sur les scènes underground anglo-saxonnes. Après une traversée festivalière au cours de laquelle ils ont partagé l'affiche aux côtés de Franz Ferdinand, Queens of the Stone Age, Foo Fighters ainsi que les Pixies ou apporté leurs collaboration - sur invitation - à Dirty Pretty Things, The Kooks et même à Deportivo, la bande de groupies de Frank Black sort officiellement sa première galette (réarrangeant « Delicious Dog » et « I Shot My Friends » issus de leur production maison), un bijou fécond d’énergie 'subjuguante'. Et la garantie de sacrées courbatures aux mollets! C’est peu dire quand il s’agit pour le combo de dégainer « I Shot my Friends ». Misant sur un rock alternatif, il poursuit son attaque lors d'un « ToyBoy » explosif, single où saturent à merveille les cordes emballées par une batterie échauffée.

Jouissant d'une fameuse réputation scénique, les Parisiens ne font pas dans la dentelle et posent des mines susceptibles de fracasser les baffles les plus chétifs. A l'instar des décapants « Cramp Push and Take it Easy » ou « Don’t Break The Bar Please Dumbo! », deux fragments bourrés de dynamite. Le temps de retrouver ses esprits sur le folk mélodique de « Waste », œil d’un cyclone dévastateur, la marée refait surface. Que ce soit sur « Don’t Go Henry », « Never On the Radio » ou « I Travel The World », l’ambiance surexcitée est à son comble. A se ronger les ongles ! Le corps à terre, écrasé par un morceau éponyme à la mélodique impitoyable, un ange passe. Au terme de ce combat de boxe auditif, Stuck In the Sound pousse son rock expérimental à l’extrême sur « It’s Friday », avant de s'envelopper dans des atmosphères indies alternatives. Et des titres comme « Third Eyed Girl » et « You Ain’t For Me » happent le peu d'énergie qu’il nous reste. Vainqueurs haut la main avec les félicitations du jury. Une tuerie pour rester polie.