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Subtle

Yell & Ice

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Alors que retentissent encore les échos du superbe « For Hero : For Fool », Subtle nous a concocté, pour cette fin d’année, un mini album intitulé « Yell & Ice ». Rentabilité donc pour le combo d’Oakland qui annonce déjà une suite en 2008.

Pourtant, le sextuor emmené par le génial Adam Drucker aka Doseone et son acolyte Jeffrey Logan alias Jel aurait pu mettre la clef sous le paillasson. En cause une poisse qui leur colle aux basques. Et pour cause, depuis leurs débuts en 2001, cette formation a traversé des moments difficiles. Après un accident de car survenu lors d’une tournée, à l’issue duquel Dax Pierson est resté paralysé, le groupe a ensuite été victime du vol de son matériel. Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi le combo a alors décidé de faire une pause carrière, pendant une bonne année. Pour le grand bonheur des amateurs du genre hip hop/rock, Subtle est parvenu à remonter la pente. Et après ces multiples péripéties, nos comparses se sont livrés dans un genre pas vraiment original mais bigrement efficace.

En réinterprétant royalement « For Hero : For Fool », Subtle parvient à nous en mettre plein les oreilles. Outre une nouvelle approche musicale, il a ajouté de nouveaux samples et d’autres instruments. Sans oublier que les Californiens se sont payé le luxe de plusieurs collaborations. Ainsi on retrouve au chant Tunde Adebimbe de TV On The Radio, Dan Boeckner de Wolf Parade, Markus Archer de The Notwist, Andy Broder de Fog, Chris Adam de Hood, Why ? et Dosh Martin, pote de la clique Anticon, où l’on retrouve notamment cLOUDDEAD.

Le label londonien Lex Record a donc retrouvé Subtle dans une forme olympique. Et ce mini album de neuf titres en est la plus belle démonstration. Plus que présent aux manettes et au chant, Doseone nous balance ses flows à la vitesse éclair. Doucement mais sûrement, « Falling » vous entraîne sur des ondes aux beats électro chargés de distorsion. Et la voix toujours aussi nasillarde de Doseone fait bon ménage avec celle de Yoni Wolf aka Why ? « Deathful » nous invite ensuite à pénétrer dans une ambiance glauque mais bien rythmée par le concours de Tunde Adebimpe, Andrew Broder et Dosh. Pour finalement aboutir au bout de 38 minutes (seulement) au très doux « Requiem for a dive ». Chanson pleine de mélancolie aux sonorités méditatives.

Si on peut reprocher la très courte durée de « Yell & Ice », on ne peut en aucun cas contester l’énorme maturité du groupe et mettre en doute leurs prouesses techniques. Après tout, ils l’avaient annoncé, ce n’est qu’un mini album. On espère donc que la suite sera de la même trempe. On connaît déjà le titre de leur futur opus : « Exiting Arm ». Les yeux sont maintenant rivés sur l’année 2008 qui s’annonce plutôt de bon augure. A suivre donc…

Subtle

Wishingbone

« Subtil » : « Qui a de la finesse, qui est habile à percevoir, à sentir des nuances, des rapports que la plupart ne discernent pas, ou à agir avec une ingéniosité raffinée ». On ne peut rêver meilleure définition pour décrire la musique de Subtle, l’un des nombreux projets du fantasque Dose One (cLOUDDEAD, Themselves). Après l’album « A New White », le trublion d’Anticon (toujours accompagné de Jel et d’autres potes turbulents) revient avec cet EP d’inédits et de remixes, avant un « For Hero, For Fool » prévu pour l’automne. Le titre d’ouverture, « Swan Meat », sonne comme du Subtle pur jus, bref comme rien d’autre : hip hop, (kraut) rock, electro,… Peu importe : ça dégage les neurones, comme de sniffer de la colle en écoutant Tortoise, De La Soul, Julian Cope, Venetian Snares et Slowdive en même temps. Après un remix pour Beck (« Farewell Ride », de « Guerolito »), la suite de « I Love L.A. » (« I Love L.A. 2 », feat. Hrvatski) se la joue quasi ambient, avant un remix electro-pop (rave ?) du single « F.K.O. » par Console. Ms. John Soda n’est forcément pas loin (le remix de " I... "), et Fog ferme la marche en jouant les backing band (« Swan Song Meat »). En bonus, un DVD réalisé par le trio SSSR (un très beau clip de 15 minutes), des férus d’'anime' qui viennent d’être signés chez Passion Pictures (la boîte de Gorillaz). Une œuvre totale (le digipack !), du vrai travail d’artiste.

 

Subtle

A new white

Écrit par
Sextet en provenance d’Oakland, Subtle pratique une musique que l’on peut vraiment qualifier d’hybride. A la croisée des chemins de l’électro, du rock et du hip-hop, les onze plages composant « A new white » (c’est le nom de l’album) mangent d’ailleurs un peu à tous les râteliers pour finir par engendrer un ensemble sonore compact et cohérent. Jalonnées de beats tour à tour lourds ou syncopés ainsi que de samples froids, les ambiances proposées ici se révèlent résolument apocalyptiques et hivernales au point de pouvoir revendiquer l’étiquette d’‘enfer industriel’ ou de ‘cauchemar peuplé de petits nains maléfiques’. L’ensemble est, de plus, bien soutenu par un MC à la voix paranoïaque qui, s’il se mettait au rock pur et dur, pourrait sérieusement penser à faire l’une ou l’autre pige du côté des Pixies si d’aventure Frank Black était victime d’une indigestion… On retiendra ainsi, au cours de ces quarante minutes de voyage polaire, des titres comme « I love L.A » et sa guitare gentillette faussement annonciatrice de moments de plénitude ainsi qu’un « Silence… » à l’ambiance de Noël nucléaire. Au final, et ce malgré une voix qui pourra agacer sur la longueur, « A new white » se révélera fort intéressant à petites doses…

A Subtle Plague

No Reprise

La composition de ce sextuor n'est pas très banale, puisqu'elle implique trois frères. Benjii, Christopher et Patrick Simmersbach. Des bourlingueurs. Puisque nés en Autriche, ils ont sillonné les States depuis leur tendre enfance. Aujourd'hui, ils se sont enfin fixés à San Fransisco. Après avoir transité par New York, lieu de la formation du groupe. Un ensemble qui vient quand même d'enregistrer son troisième album. Un disque visionnairement politique, aux lyrics aussi vitriolés que ceux de Jello Biafra. Musicalement, ce "No Reprise" manque quand même de transparence. Le son est touffu, filandreux, rudimentaire. Les interventions vocales alternativement dispensées par Pat Ryan et Analùcia da Silva, trop peu mises en évidence. La production approximative. Une bouillabaisse sub Hole qui ne mérite certainement pas le qualificatif de ‘Subtle Plague’...