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TRAVO

TRAVO avance sur terrain vague

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Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio marque un virage vers un psych rock plus lourd, traversé par le krautrock, les textures industrielles et une tension proche du metal.

Originaire de Braga, la formation a enregistré ces sept titres au début de 2026 aux ARDA Recorders de Porto. Jaime Arellano, connu pour ses collaborations auprès de Ghost, Ulver et Behemoth, en assure la production, le mixage et le mastering. L’écriture s’est concentrée sur un peu plus d’un mois de répétitions, alors que les séances étaient déjà réservées : une contrainte qui nourrit l’urgence du long playing sans l’enfermer dans une agitation uniforme.

Après les thèmes fantastiques d’« Astromorph God », TRAVO se tourne ici vers des préoccupations plus immédiates. Techno-anxiété, déconnexion, dystopie, amour, mort, renaissance et quête d’une spiritualité collective structurent le propos. Chaque morceau puise librement dans une section de « The Waste Land », le poème de T. S. Eliot, dont les motifs de fragmentation résonnent dans l’écriture du disque.

Sur le plan sonore, riffs sombres, guitares tantôt harmoniques, tantôt dissonantes, synthétiseurs plus présents et section rythmique précise composent un ensemble dense. Le chant passe du falsetto aux cris et growls, tandis que des charges rapides alternent auprès de développements plus lents et massifs. La formation conserve ainsi l’impact frontal qui caractérise ses concerts, immortalisé lors d’une session KEXP, tout en ménageant quelques respirations ambient.

Le premier extrait, « Burial », ouvre cet univers sur une rythmique pressante, des motifs de guitare anxieux et un chant hypnotique. Son clip officiel traduit cette sensation d’étouffement par une réalisation tendue, fidèle à l’atmosphère du morceau. Plus qu’une simple introduction, le titre fixe le cap de « WASTELAND » : une musique abrasive, compacte, mais attentive aux contrastes et aux ruptures.

Après trois années de tournées européennes, TRAVO transforme donc l’intensité acquise sur les planches en un elpee cohérent, ancré dans les inquiétudes contemporaines. « WASTELAND » paraîtra en vinyle, CD et numérique le 2 octobre 2026. « Burial » et le morceau-titre sont déjà disponibles à l’écoute.

Ultravox

Brilliant

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Votre serviteur apprécie vraiment la période 'revival' des années '80 que nous traversons pour l'instant! Après le retour de John Foxx opéré l'an dernier, un come-back acclamé par la critique, nous assistons aujourd'hui à celui d'Ultravox.

Dans l'histoire de ce groupe anglais, j'ai toujours été un grand fan de la période John Foxx ('76-'79). Ultravox est en effet le premier groupe qui était parvenu à combiner Punk, Krautrock, Glam et Art Rock pour créer un nouveau genre de musique, qu’on appellera plus tard ‘new-wave’ (‘synth-pop’).

Malheureusement, le succès n'était pas au rendez-vous et Ultravox s’est séparé. Lorsque Midge Ure relance le groupe quelques mois plus tard, Ultravox trouve alors la bonne recette (commerciale), grâce à des chansons accrocheuses telles que "Vienna" et "Sleepwalk". Par la suite, Ultravox devient un des fers de lance de la vague des ‘Nouveaux Romantiques’ et publie plusieurs elpees particulièrement intéressants : "Rage In Eden" (sur lequel figure le single "The Voice"), "Lament" (…"Dancing With Tears In My Eyes") et "U-Vox". Entre '80 et '86, ils glissent d'un son minimal, cold-wave (inspiré de la période John Foxx) vers un power-pop plus symphonique.

Après leur deuxième séparation en '88, se produit un nouvel avatar en '93 (Currie est alors le dernier membre orginel) et c'est en 2008 qu'Ultravox se reforme, à l'origine seulement pour une tournée ‘Reunion Tour’, qui les conduira aux ‘Lokerse Feesten’ en 2009. Suite au succès de la tournée, ils décident d'enregistrer un nouvel opus et de reprendre leur carrière.

"Brilliant" constitue donc la première production studio du groupe depuis "U-Vox", publiée en... 1986! Sur ce disque, vous retrouverez la formation 'classique' de '79-'86, soit Midge Ure (voix, guitares), Billy Currie (synthés, violon), Warren Cann (batterie) et Chris Cross (basse). L'opus réunit 12 nouvelles chansons qui correspondent parfaitement au style Ultravox typique de cette période. Les ingrédients sont connus : son énorme, riffs de piano joué à l'octave, voix aiguës, harmonies sophistiquées et refrains majestueux. La seule différence procède de la voix de Midge Ure. Elle a un peu évolué et semble plus mature.

Le Cd démarre en force par "Live", "Flow" et "Brilliant", le premier single: ce sont des hymnes somptueux, drapés dans de magnifiques textures sonores. "Change", "Remembering" et "One" ralentissent le tempo et proposent des ballades romantiques, tandis que "Fall" présente une approche plus sophistiquée, plus progressive. "Lie", au contraire, est un autre hit potentiel dans un style de rock symphonique qui rappelle John Wetton et Asia. L'album se termine sur un autre brûlot, "Satellite" et une ballade douce et poignante, "Contact", illuminée par le violon de Currie.

Un grand album! Même ceux qui n'aiment pas les aspects emphatiques et commerciaux de l'Ultravox de Midge Ure devront admettre que les chansons sont très bien conçues et très efficaces. Leur concert au Trix à Anvers le 11 octobre prochain s'annonce... "Brillant"!

 

The Travoltas

From the secret vaults of Weissmuller

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La bio du groupe, écrite par un de ses membres, doit ressembler à tant d'autres… Débuts chaotiques, reconnaissance ‘régionale’, quelques concerts, des enregistrements vendus aux concerts et séparation pour divergences musicales. Fin du premier acte. Le groupe se reforme et reprend les choses où il les avait laissées. Travoltas devient un nom, s'exporte et assure des premières parties qui leur fait chaud au cœur : SNFU, Undeclinable Embuscade ; une participation au Dynamo Open Air Festival 1997 ; un enregistrement new yorkais avec un frère Ramones. Car ce n'est pas de musique d'ascenseur dont il s'agit ici. Mais plutôt d'un punk rock teinté de surf. Aujourd'hui le groupe est à la recherche d'un second souffle et sort donc une compilation couvrant pratiquement une décennie d'activité. Véritable régal pour les fans (raretés, remixes, titres perdus sur d'obscures compiles punks), cet album ne devrait guère attirer d'autres auditeurs. Et pourtant, Travoltas a traversé une période plus expérimentale, électronique, jalonnée de titres très valables, dont une reprise de l'inusable " Keep on rockin' the free world " de Neil Young... Enfin, ne succombez pas à la pochette : on remarque ça et là des traces de cellulite.