La nation fantôme de The Besnard Lakes…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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TV On The Radio

Dear Science

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Les New-yorkais de TV On The Radio sont de ces artistes qui ne cessent d’en imposer. Après avoir délivré des « Desperate Youth, Blood Thistry Babes » et « Return To Cookie Mountain » impeccables, la formation démonte la tronche de ses détracteurs en onze prodigieuses leçons. Tandis que certains s’épuisent à extraire jusqu’à la moelle des mélodies issues de décennies antérieures, TV On The Radio fonce droit devant lui sans ne jamais se retourner. Relativement plus accessible que ses prédécesseurs, « Dear Science » partage pourtant une même production admirablement bien léchée, des mélodies et une écriture d’une sophistication inégalée ainsi qu’une détermination palpable.

Joliment mené par le single « Golden Age », ce troisième ouvrage du quintet redéfinit les fondements de l’indie pop en lui assénant furieusement un coup de neuf à grande dose d’éléments punk-funk et d’effets vaguement electro (« Crying », « Golden Age » ou le grand « Dancing Choose » dont certaines notes ne sont pas sans rappeler une portion infime mais identifiable du « When The Going Gets Tough, The Tough Gets Karazzee » de !!!). Le quintet avait déjà placé la barre à des hauteurs jamais atteintes auparavant lors de leurs travaux précédents. « Dear Science » vient confirmer la tendance et projeter TV On The Radio au rang des groupes cultes.

TV On The Radio

Return To Cookie Mountain

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Flashback. Printemps 2004. Trois musiciens, logés à l’ombre des buildings de Brooklyn, enfantent un album intitulé « Desperate Youth, Blood Thirsty Babes ». New York crie au génie. Le reste du monde succombe. Retour au présent, « Return To Cookie Mountain ». Le deuxième album de TV On The Radio est attendu au tournant. Entre faisceaux d’électrons, ondes hertziennes, câble et autres modulations séquentielles, Tunde Adebimpe, Kyp Malone et David Sitek assurent la transmission de fréquence idyllique. Après une première écoute déroutante, « Return To Cookie Mountain » délivre son pouvoir d’attraction, laissant l’auditeur figé, ensorcelé. Comme scotché au téléviseur. Dès le générique insufflé par « I Was A Lover », TV On The Radio brouille les ondes, donnant l’impression de glisser vers une énième sornette trip-hop. Au moment où l’oreille se pose, les guitares surgissent, les chants se croisent, les samples sévissent. La grande force du groupe est ici. Au cœur du musicalement convenu, TV On The Radio diffuse ses myriades de touches atypiques.

Premier single du disque, « Province » joue la carte vocale, insolite et précieuse en ces temps guitaristiques. Rarement entendu au 21ème siècle, voici un tube ‘à voix’, un hymne sculpté sur les cendres d’Otis Redding et Marvin Gaye. Sur « Playhouses », TV On The Radio méprise les émotions, passant de la violence la plus crue à la douceur la plus tendre. Tout est contradiction. Lorsque résonne le sifflement introductif de la chanson « A Method », on s’engage sur les chemins d’un doo-wop perturbé, agité de bricolages synthétiques. Plus loin, sur « Let The Devil In », le refrain se scande telle une ultime revendication. L’album s’achève sur la longueur de « Wash The Day », huit minutes de psychédélisme post-moderne où le sitar croise l’électricité avec la guitare. « Return To Cookie Mountain » demeure un disque complexe, un enregistrement qui neutralise une expression : ‘le difficile exercice du deuxième album’. TV On The Radio s’est projeté dans le temps, décloisonnant son univers de toute part. La formation tend aujourd’hui vers l’infini, vers un point de non-retour.

Le succès du deuxième album de TV On The Radio n’est pas à l’ordre du jour. Trop en avance sur son temps. Mais l’heure du pèlerinage sonnera. Il faudra alors y revenir. « Return To Cookie Mountain » ou la prédiction de TV On The Radio.

TV On The Radio

Desperate youth, blood thirsty babes

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Aujourd’hui, et pour la deuxième fois en quelques mois (cfr. Shannon Wright), tous les regards devraient se tourner vers un label en pleine renaissance. Alors que Sub Pop se relève timidement de la période Nirvana en embrigadant les Shins ou les Constantines, Touch and Go caracole déjà à quelques encablures. Associé aux artistes les plus originaux de ces derniers mois (!!!, Coco Rosie, Nina Nastasia), le label chicagolais persiste et signe magistralement (avec) TV On the Radio. Et par la même occasion accomplit le grand écart qui relègue la souplesse de Jean Claude Van Damme à la gymnastique de classe maternelle : celui entre deux villes américaines réputées historiquement pour leur scène musicale : Chicago et New York. Car, ce trio basé à Brooklyn incarne le groupe de rêve : inspiré et sensible, minimaliste et luxueux, arty et populaire, jeune et vieux, punk et hippie... Le tour de force est tel que même le patronyme de la formation invite à la réunion des (à priori) incompatibles. Ce disque peut s’écouter partout : dans une église, recueilli (putain, comme il doit résonner), en aéroglisseur ou pour les moins chanceux, en voiture (le mouvement, mes frères, le voyage), sous la douche (ça y est, je chante !), sur les planches (je vous fiche mon billet que ça remuera du popotin lors de la tournée prévue pour la rentrée) et bien évidemment, vous n’aviez rêvé d’un nuage aussi confortable pour faire l’amour ! Souvenez vous : il existe vraiment une différence entre une bonne hype et une mauvaise hype.