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Teenage Fanclub

Deep Fried Fanclub

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Réédition de la compile de Teenage FanClub, parue en 1995, un recueil qui réunissait des versions alternatives, des raretés, des flip sides de singles et des covers. Parmi les reprises, figurent ainsi celles du « The ballad of John & Yoko » des Beatles, le « Don’t cry no tears » de Neil Young, « Free again » de Big Star et le « Bad Seed » de Beat Happening.

Fondée en 1989, la formation écossaise a été assimilée, à ses débuts, à la vague noisy. Et pourtant, ses références majeures, elle les puisait déjà chez les Byrds et Big Star. A cause de la conjugaison des deux guitares aux sonorités cristallines, distordues, bruitistes, du sens mélodique contagieux et puis du soin apporté aux harmonies vocales. Les références puisées chez les formations insulaires comme My Bloddy Valentine et Orange Juice, sont cependant encore bien présentes sur ce « Deep Fried Fanclub ». Elles disparaîtront cependant progressivement, pour laisser la place à une pop et plus léchée, même si les cordes de guitares et les vocaux limpides constituent toujours la base de leur écriture.

Et le quatuor, qui compte toujours 3 membres originels au sein du line up est toujours en activité. Son dernier elpee, « Shadow » est d’ailleurs paru en 2010.

 

Teenage Fanclub

Shadows

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C’est une anecdote qui vaut son poids de grain. Après la sortie de leur nouvel elpee, enregistré au sein des studios Soma (Chicago) de John McEntire (Stereolab, Kaki King, The Ex, Wilco…), Norman Blake a avoué : ‘J'ai une gueule de bois terrible !’ Pas parce qu’il a forcé les mots ou essayé d’arrêter les sons coléreux qui frappent encore les murs du studio qu’il vient tout juste de quitter pour la réalisation du huitième opus de Teenage Fanclub ; mais parce qu’il est sorti boire un verre avec un ami, pour fêter la sortie de son nouvel elpee ; et qu’il est rentré tard la nuit dernière, après avoir bu du whiskey. ‘C'est une chose terrible !’, ajoute-t-il. 

C’est, en effet, le 31 mars dernier qu’est paru le très attendu (NDR : par une poignée de fans nostalgiques avouons-le !) « Shadows », un disque publié chez PeMa en Europe (le label du groupe) et Merge en Amérique du Nord. Cinq années de mutisme où les pionniers de la scène indie pop glaswégienne se sont confortés dans l’inaction. Ayant commis l’un des grands opus de la pop britannique des années 1990 (NDR : « Bandwagonesque » avait été élu album de l'année par le magazine Spin devant des elpees tels que « Loveless » de « My Bloody Valentine, « Out of time » de « R.E.M. » ou encore « Nevermind » de « Nirvana »), le retour des Bellshill Beach Boys (NDR : Bellshill : ville natale du groupe située près de Glasgow) était forcément attendu par les critiques.

Ce dernier long playing été entièrement pensé et enregistré loin des rumeurs des villes ; les trois auteurs-compositeurs (Norman Blake, Gerard Love et Raymond McGinley) ayant décidé de se retirer dans les profondeurs des paysages ruraux du Nortfolk (Angleterre) pour tenter de rompre la remarquable linéarité et fidélité artistique qui leur collent à la peau et transmuer la substance volatile de l’intuition en réflexion tangible. Gerard Love a d’ailleurs décrit leur travail comme : ‘un de nos albums les plus travaillés et réfléchis’.

Si l’empreinte bucolique s’imprime incontestablement sur la plaque, celle-ci se griffe cependant de quelques aspérités. Ainsi, « Shadows » se démarque de l’esthétique estivale et du power pop propre au trio écossais par un supplément d’harmonies qui noircit les mélodies de nuages sombres. Mélodies souvent soulignées par les notes obscures du piano de Gorki (musicien invité sur l’album). Une musique qui s’inscrit dans le milieu qui a suscité sa création et épouse les formes d’une pop pastorale.

Rassurons tout de même les fidèles : pas de grande révolution dans le monde tranquille de Teenage Fanclub. Excepté ce léger supplément d’âme plus douloureux dans les lyrics et les compos que par le passé, TFC conserve sa marque de fabrique, ses mélodies en avant et ses rythmiques astucieusement basiques. Un album qui, finalement, préserverait la spontanéité de « Bandwagonesque » et aurait le poli et l’intelligence de « Grand Prix ».

Paru peu de temps après la mort prématurée du prince du power pop, Alex Chilton, « Shadows » pouvait difficilement surgir à un meilleur moment pour permettre au public de redécouvrir le genre.

Teenage Fanclub

Man-Made

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Les Fannies roulent leur bosse depuis 1989. Et depuis 17 années, ils pratiquent une pop rafraîchissante et spontanée, dont les mélodies contagieuses, sucrées et ensoleillées sont caressées par des harmonies vocales limpides sur un duvet de guitares légèrement noisy. Brassant ainsi des influences qui oscillent de Big Star aux Beach Boys (mais sans Brian Wilson), en passant par les Byrds (NDR : flagrant sur cet elpee, tout au long de « Born under a good sign ») et parfois même Neil Young. Et pourtant, à chaque nouvel opus, la formation écossaise parvient à donner une coloration différente à ses chansons. Pour enregistrer « Man-Made », le T.F.C. s’est rendu à Chicago. Dans les studios de John Mc Entire. Bénéficiant évidemment de son expérience dans le domaine de la production, du mixing et des arrangements. Le leader de Tortoise se réserve même le piano sur « Only with you ». Et après avoir écouté cet opus, on se rend compte qu’il a apporté aux chansons, une véritable bouffée d’oxygène. Du line up initial, Norman Blake, Raymond Mc Ginley ainsi que Gerard Love sont toujours au poste ; et ils se partagent équitablement le travail de composition. L’elpee implique également de la guitare acoustique (empruntée à Jeff Tweedy de Wilco), des claviers onctueux (High Llamas ?), quelques boucles et puis épisodiquement un violon ou un violoncelle, prodigué par un certain John McCusker. Et vous voulez mon avis ? Nonobstant tout le charme exercé par cette œuvre, elle risque encore une fois de passer inaperçue.

Teenage Fanclub & Jad Fair

Words of wisdom & hope

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Si Teenage Fan Club jouit d'une renommée certaine sur la scène musicale pop/rock, Jad Fair est un illustre artiste marginal ( !?!?!). Chanteur préféré de feu Kurt Cobain, il est même considéré, aux States, comme un pape de cette scène underground. Car non seulement il est le leader de Half Japanese depuis 1977, mais son art n'est pas limité à la musique. Il est ainsi capable de s'exprimer aussi bien à travers la peinture, la poésie, le dessin ou la philosophie. Sur le plan musical, il a opéré de multiples collaborations. Et notamment en compagnie de Yo La Tengo, Daniel Johnston, les Pastels, John Zorn, Fred Frith, Moe Tucker ou encore les Dim Stars. Et puis avec le Teenage Fan Club ; en compagnie desquels il a accompli une tournée et puis enregistré cet opus intitulé " Songs of wisdom & hope ". Les Fannies ont composé la musique et Jad les textes. Des lyrics qu'il chante un peu à la manière d'un Lou Reed sous prozac. Il est d'ailleurs évident que sous son aspect le plus minimaliste et découpé sous des arpèges de guitare plaqués, l'expression sonore navigue quelque part entre le Velvet Underground et les Pastels. Par contre, lorsqu'elle se laisse envahir de claviers, c'est alors au garage d'Alex Chilton qu'on se met à penser. Une chose est sûre, les douze chansons de cet opus nous replongent dans l'univers le plus rafraîchissant des sixties. Et à ce titre, on s'y laisserait facilement immerger (NDR : qui a dit que je n'aimais pas l'eau ?)

 

Teenage Fanclub

Songs from northern britain

Dix années déjà que le quartet écossais roule sa bosse sur la scène pop rock contemporaine. Une décennie peuplée de six albums aussi solides les uns que les autres. Enfin presque, puisque " Bandwagonesque ", commis en 91, ne sondait que la noisy purement instrumentale. Quant aux cinq autres, y compris ce " Songs from northern britain ", ils font la part elle à la pop électrique, limpide, mélodique, héritée en ligne droite des Byrds, de Big Star (NDR : Encore !) et des Beach Boys. Un album sans grande surprise, mais surtout sans mauvaise surprise, dont le principal mérite est de ne jamais décevoir, et même, au fil du sillon, de séduire...

 

Teenage FanClub

Grand Prix / Sparky´s dream

Peu de groupes sont capables de capturer avec une telle précision la force émotionnelle de la pop. Boo Radleys? Probablement. Mais celle instituée par les Beatles, alors que les Fannies semblent aujourd'hui davantage maîtriser celle des Byrds. Digérées donc les références à Big Star et à Love pour faire place à des chansons instantanément mémorisables, hydratées de cordes de guitare scintillantes, chatoyantes, bringuebalantes, croquantes et citronnées par des harmonies vocales suaves et pures. Ce qui entraîne inévitablement une accumulation de hits potentiels sur cet opus: "About you", "Mellow doubt", Versimilitude", et quelques autres ; sans oublier "Sparky's dream, dernier Ep en date, enrichi de trois nouveaux fragments, dont une cover de Neil Young, "Burned". Un clin d'œil au talent du célèbre chanteur/compositeur/guitariste canadien, par ailleurs pastiché amicalement sur une autre composition du CD, intitulée Neil Jung. Dans le domaine de la pop, cette œuvre mérite incontestablement un "Grand Prix"...

 

Teenage Fanclub

Le bassiste de Kiss nous poursuit en justice…

Teenage Fanclub est probablement le premier groupe à avoir pensé à cette méthode. Sur scène, il a recours à un ‘aboyeur’, quelqu'un d'extérieur qui vient présenter les morceaux et s'entretenir un peu avec le public ! Et pendant que les musiciens jouent, l'‘aboyeur’ lit un bouquin ou prend des photos! Très Monty Python, non? Ce qui permet, en tout cas, de détendre un peu l'atmosphère, mais aussi de récupérer des effets provoqués par le mur de son construit à chaque chanson ! Originaire de Glasgow, TFC vient de publier son deuxième LP (« Bandwagonesque »), un des meilleurs parus l'an dernier. Agé de 24 ans, Gerry Love, le bassiste, se réserve aussi parfois le micro, notamment pour « December », « Pet Rock » ou le célèbre « Star Sign ». Il possède, en outre, une connaissance extraordinaire de l'histoire du rock. C’est lui qui nous a accordés cet entretien…

A qui aimerais-tu qu'on vous compare ?

A personne ! En Grande-Bretagne, on nous compare à plein de monde : Dinosaur Jr, Husker Dü, les Ramones, Neil Young, Big Star, les Beach Boys. On avance des tas de nom, mais ces comparaisons n’ont aucune importance, tu sais.

Parfois on parle même d’Abba, non ?

Un de mes amis, après avoir écouté « Star Sign », a eu la même réflexion. Je ne me rappelle plus du titre de la chanson d'Abba qu’il évoquait. On peut y penser : la progression de la compo, les chœurs, tout est très classique. C’est une chanson d'amour, aussi. De toute manière, j’aime bien Abba.

Pas un peu ennuyeux, toutes ces analogies ?

Ennuyeux, sûrement pas. Dans certains magazines, on nous reproche de piquer nos idées à gauche et à droite, ce qui n’est pas très agréable à entendre. Mais être comparé aux autres formations, c'est plutôt un compliment. Une des raisons pour lesquelles nous avons formé ce band, c'est justement parce que nous achetons beaucoup, beaucoup de disques. Nous sommes des grands consommateurs, des fans de musique. Alors, être comparé à ce qu'on aime, c'est chouette! Mais en Angleterre, des personnages cyniques nous traitent de copieurs ! Plutôt ennuyeux.

Tu n'as jamais eu le sentiment que tu piquais une idée à quelqu'un?

Oui! Pour être honnête, c'est vrai (rires). Si tu achètes un disque, que tu l'aimes et que tu accordes de l’attention aux arrangements, etc., tu vas finir par sonner de la même façon. Mais ce n'est pas grave, c'est normal! Pour des raisons que j'ignore, les journalistes anglais sont vraiment préoccupés par l’originalité du groupe, qu’il soit totalement vierge de toute influence. Tu sais, on aime la musique! Alors on est influencés par tout ce qu'on écoute, tout ce qu'on voit! Ceux qui nient cette évidence doivent mentir.

Penses-tu que TFC possède vraiment une place bien spécifique au sein de la scène musicale, actuellement? Qu’il n’émarge à aucune autre déjà existante ?

On est issu de Glasgow. Il y a toujours eu une scène à Glasgow. On en fait partie.

Perso, quand on me parle de la scène issue de Glasgow, je pense à Texas ou aux Silencers qui sont totalement différents de TFC...

Ou pire, Wet Wet Wet ! Oui, au début des années 80, Glasgow a donné naissance à un groupe qui s'appelait Orange Juice. Sa mentalité est un peu pareille à la nôtre. Eux aussi étaient marqués par l'idéal et la musique punk. Eux aussi avaient écouté le Velvet Underground, Buffalo Springfield ou Love... Je crois que beaucoup de formations sont nées à Glasgow, grâce à Orange Juice. Nous ou les Pastels, par exemple. Il existe des points communs!

Tu connais Edwyn Collins, le leader d'Orange Juice ?

Pas personnellement. On s'est salués au festival de Reading en août dernier. Il s’attelle à mettre sur pied un nouveau groupe. Et il nous a demandé de pouvoir partir en tournée avec nous. C'est un beau compliment.

Dans ton esprit, un membre de Teenage Fanclub, qu'est-ce que c'est ?

Quelqu'un qui ne connaît pas de barrières musicales, capable d’écouter absolument n'importe quelle musique et l'apprécier, plutôt que d’être cynique. Quelqu'un qui a de l'humour, soit comique, sait prendre son pied, reconnaît ses propres limites.

C'est quoi, tes limites?

Je crois que notre principale limite, c'est l'honnêteté. Il y a des tas de choses qu'on pourrait faire : un disque de ‘dance’, par exemple, mais ce serait malhonnête, puisqu'aucun de nous n'est fan de ‘dance’. Donc, si nous y recourions, ce serait pour l'argent. On essaie de rester honnêtes avec nous-mêmes.

A propos d'argent, parle-moi un peu de la pochette de votre disque?

Perso, je n'aime pas beaucoup cette pochette. C'est Raymond, le guitariste qui l’a imaginée. Par ordinateur. Il voulait utiliser des couleurs comparables à celles de « Never Mind The Bollocks » des Sex Pistols. Quelque chose de très simple qui laisse une impression forte. Tu sais que, là aussi, on nous accuse de plagier! Il paraît que le dessin était déposé. Le bassiste de Kiss, Gene Simmons, nous poursuit en justice : c'est, paraît-il, le logo de sa firme de disques qui est sur notre pochette!

Tu dis que tu n'aimes pas cette pochette. Tu as donc dû faire des concessions?

Ben oui. Mais tu sais les autres membres du groupe ne sont pas non plus convaincus par ce design!

Comment considères-tu l'argent? Comment le dépenses-tu ?

Je ne dépense pas beaucoup. J'achète des disques. Je prends l'argent au business, et je le lui restitue en achetant des disques!

C'est quoi la chose, la plus chère que tu aies jamais achetée ?

Je crois que c'est une mandoline. On n'a pas beaucoup d'argent à Glasgow. Il y a des gens qui n'ont même pas assez pour manger. Je ne veux pas de Rolls Royce, de limousine et de toutes ces merdes.

Parfois, tu n'as pas peur de devenir une rock-star?

Si. Ce que je ne ferais jamais? Je ne prendrais pas de drogues, par exemple. Je n'achèterais pas toute sorte de futilités, un yacht ou que sais-je? Tu sais, quand on n'a plus aucun souci matériel, quand on gagne beaucoup d'argent, je crois qu'on essaie de continuer à toujours en gagner autant. Et on s'implique moins dans sa musique. C'est peut-être la raison pour laquelle les groupes qui ont le plus à dire sont ceux qui ne gagnent pas énormément d'argent.

Tombes-tu souvent amoureux? Crois-tu que l'amour existe?

Ouais! Je ne crois pas que l'amour existe universellement. Mais il existe individuellement. C'est une question d'ambition. Pour tomber amoureux, il ne faut pas vouloir absolument trouver la perle, il faut être content avec ce qu'on a!

Crois-tu que Teenage Fanclub souhaite absolument être aimé?

(long silence) Aucune idée. Le fait que nous soyons aimés est chouette, mais bon, on ne veut pas que tout le monde nous aime. Et on ne fera rien pour que ce soit ainsi. Même si on ne touche qu'une seule personne au monde, eh bien, pour cette personne-là, c'est important.

En peu de temps, TFC a été considéré comme un grand groupe. Penses-tu que vous méritez toute l'attention que vous portent les médias ?

(re-long silence) Je ne sais pas. Je ne suis pas un grand lecteur des journaux spécialisés! Je me demande si toute cette presse, le NME, le Melody Maker, etc., se soucient un peu de musique ! Ce sont des médias qui parlent de mode, et pas d'autre chose. On parle des artistes, mais c'est surtout de la façon dont ils s'habillent, de leurs attitudes… Chaque semaine, ils essaient de découvrir LE nouveau groupe, LA nouvelle sensation. Pour quelque raison que ce soit à un moment c’est nous qu'ils ont choisis.

Tu te rappelles du premier article qu'on vous a consacré ?

Horrible! C'était dans Sounds qui aujourd'hui a disparu. C'était la critique d'un concert que nous avions accordé dans une toute petite salle à Londres, devant 70 personnes. Il n'y avait pas de sono. Nous n'avions pas dû être très bons. On était très nerveux, alors on a bu quelques verres. En fait nous étions saouls! Le journaliste a écrit que c'était le pire groupe qu’il n’ait jamais vu et que nous ne percerions jamais dans la musique... Il avait raison: on n'arrivait même pas à finir nos chansons!

TFC a signé un contrat chez un label indépendant (Creation). Tu t’imagines rejoindre une major ?

Nous sommes sur une major, aux Etats-Unis. Nous avons un contrat chez Geffen. Dans le passé, les gens étaient très snobs: il fallait signer sur un label ‘indé’. Pour moi, Creation, c'est pareil à une ‘major’. Je ne vois pas tellement de différence entre une major et un label indépendant. On dit que les majors s'en foutent de la musique, que ce qui les intéresse c'est l’argent. Mais le but de Creation, c'est aussi de gagner de l'argent. Comme n'importe quelle firme de disques.

Tu ne les aimes pas particulièrement, dis donc ?

On a un bon contrat. On est libres pour concevoir nos disques comme on le souhaite, on ne se plaint pas.

(Article paru dans le n°2 du magazine Mofo de mars 1992)