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The Black Box Revelation

Un tsunami sonore…

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Réunissant Jan Paternoster et Dries Van Dijk, Black Box Revelation est un duo originaire de Dilbeek. Il est à l’affiche 3 jours de suite à l'Ancienne Belgique, dont ce vendredi 15 mars 2019, lors d’un concert auquel assiste votre serviteur. La paire est venue défendre son dernier elpee, « Tattooed Smiles » (Trad : sourire tatoué), paru en octobre dernier.

Le supporting act est assuré par Michiel Libberecht, aka Mooneye. Agé de 25 ans, il est surtout notoire en Flandre pour son projet Mickey Doyle, qui a remporté le concours ‘Het Jonge Wolven’, en 2017. Ce qui lui a permis d'être programmé au sein de nombreuses salles et de festivals au Nord de la Belgique (Leffingeleuren, Dranouter, Het Depot, Cactus Club, De Zwerver, Democrazy, etc.). Il va nous proposer de larges extraits de son premier Ep 5 titres, gravé en mars de l'an dernier.

Lorsque Mooneye se produit en format électrique, c’est en quintet. Mais en acoustique, il est seul, comme ce soir, pour se consacrer au chant tout en s’accompagnant à la guitare (NDR : ce soir, il va se servir de deux exemplaires). Le rideau de couleur noire est tiré derrière l'artiste, quand il grimpe sur le podium.

Il entame son récital par « Thinking About Leaving ». Douce, envoûtante, sa voix colle parfaitement aux compos empreintes de mélancolie. Les mélodies sont chaleureuses et les refrains entêtants. Et comme il a une belle gueule d’ange, il ne lui est pas difficile de séduire un public féminin, massé aux premiers rangs. Il nous réserve une cover surprenante du « Clap Your Hands » de Tom Waits. Certains médias néerlandophones n'hésitent pas à le comparer à Kevin Morby, Fleet Foxes ou encore Roy Orbison. De fameux compliments ! Malheureusement une bonne partie du public est venu exclusivement pour le concert de BBR ; aussi, il se désintéresse totalement de cet artiste, entretenant un brouhaha peu évident pour atteindre un niveau de concertation optimale... La prestation du groupe au complet aurait d'ailleurs été bien plus judicieuse, vu le style bien électrique de la tête d'affiche...

Le Black Box Revelation est donc en tournée, un périple qu'il a baptisé ‘Tattooed Smiles Tour’, en référence à son 5ème opus studio. Sa musique n'est pas facile à appréhender, puisant au sein d'une multitude de sources, qui oscillent du r&b au garage, en passant par le hard rock et le blues. Les Kinks, Le Led Zeppelin, The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club constituant probablement ses références majeures...

A 20h50, le duo grimpe sur le podium. Enfin pas vraiment un duo, mais un trio, vu la présence d’un troisième musicien ; en l'occurrence Jasper Morel, qui va passer régulièrement du Hammond à la guitare électrique. L'autre gratte étant réservée, bien évidemment, à Jan Paternoster. Dries est installé sur une estrade, du côté gauche de la scène. Quelques smiley’s lumineux, en forme de ‘Mickey Mouse’, sont suspendus un peu partout au-dessus du podium.

Place alors au tsunami sonore provoqué par la pluie de décibels. « Kick the Habit » ouvre les hostilités. « Blown Away » permet de lâcher quelque peu la pression. Tout comme « Built To Last », un Delta blues purulent signé Seasike Steve, au cours duquel plane d’ailleurs son spectre. Les guitares s’emballent de nouveau tout au long de « Gloria », une compo dont le refrain est repris en chœur par la foule, jusqu’à en perdre la voix... Et « War Horse » rencontre un même enthousiasme de la part de la foule. D'une durée de plus de 10', ce titre nous plonge au sein d'un univers velvetien. D'abord, il y a ces ivoires qui s'ébrouent, puis les grattes qui s'enflamment et enfin le drumming sauvage de Van Dijk, propice à l'envoûtement, qui semble inépuisable… Un grand moment ! Tout au long de « Lazy St » et « Never Alone », les gratteurs nous réservent des solos exceptionnels. Particulièrement dansant, « My Perception » provoque un véritable climat de folie, dans la fosse. « I Think I Like You » termine le set. Manifestement, le groupe est content d'être sur les planches et on ressent une véritable complicité entre les musicos et les spectateurs.

En rappel, BBR nous réserve un redoutable « Gravity Blues » ; mais pas de trace de Roméo Elvis pour interpréter « Laisser Partir », invité surprise qui ne pointera le bout du nez que le lendemain. Le Black Box Revelation a acquis une belle maturité au cours de ses concerts, et l'a de nouveau démontrée ce soir, en proposant un set de 110 minutes, qui a conjugué sueur, rage et émotion à travers un rock’n’roll qui permet d'oublier les tracas de la vie quotidienne...

Setlist : « Kick the Habit », « Mama Call Me, Please », « High On A Wire », « Lazy St », « Built To Last », « Gloria », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Blown Away », « Bur-Bearing Heart », « Never Alone, Always Together », « Damned Body », « Love Licks », « My Perception », « I Think I Like You ».

Rappel : « Gravity Blues », « Laisser Partir », « Tattooed Smiles ».

(Organisation : AB et Live Nation)

 

The Black Box Revelation

Trois sold out en trois jours !

Écrit par

Il s’agit de la troisième soirée d’affilée réservée à The Black Box Revelation. Et c’est encore sold out. Issu de Dilbeek, ce groupe pratique un psyché/rock/blues particulièrement nerveux et directement inspiré par les White Stripes. Faut dire que c’est aussi un duo. Masculin cependant ; réunissant le drummer Dries Van Dijck et le chanteur/guitariste Jan Paternoster. En 2009, il assurait le supporting act pour Eagles Of Death Metal, dans la même salle. Que de chemin parcouru en 5 ans !

Stickstof est programmé en première partie, un crew hip hop composé d’un Dj et de quatre Mc’s. Tout en s’exprimant dans la langue de Vondel, il essaient de faire monter la pression. Seuls les premiers rangs semblent réagir, mais manifestement, la majorité de l’auditoire est venu pour voir et écouter B.B.R., qui est venu défendre son quatrième elpee studio, « Highway Cruiser », sorti en octobre 2015.

Dès sa montée sur l’estrade, le tandem est chaleureusement applaudi. Dries s’installe à gauche, en léger décalage, derrière des fûts imposants et flambants neufs ! Une toile a été tendue en arrière-plan. Y figurent le nom et l’emblème –deux yeux– du band. Tout au long du show, elle sera éclairée de spots aux couleurs différentes, pour mettre en exergue ce regard ténébreux. Installé à droite, Jan s’agite tel un arlequin déglingué. Tiens, il y a un claviériste, discrètement planté à l’extrême droite. Dans la pénombre ! Jan présente brièvement le combo. Il triture régulièrement les boutons des pédales placées devant lui. Pour « Madhouse » (« My Perception »), l’éclairage de la toile s’intensifie, de manière à rendre le regard perçant. Et la compo plus sauvage.  

Après un changement de gratte opéré par Jan, deux choristes grimpent sur le podium. Elles ont du coffre et sont plutôt sexy. « War Horse » (« Highway Cruiser ») trempe dans la soul. Jan laisse tomber ensuite la veste et remonte les manches de son tee-shirt ; de quoi provoquer l'hilarité au sein des premiers rangs. « Crazy White Men » adopte un profil davantage psychédélique. Jan chante d’une voix moins virile et plus harmonieuse. Il n’y a plus qu’une choriste pour « Walk Another Line » (« Highway Cruiser »). Et elle balance les bras en chantant. Jan harangue les premiers rangs en exécutant de longs riffs incendiaires. Le public est ravi. Le duo aborde le delta blues « Never Alone / Always Together », un extrait de l’Ep « Shiver of Joy ». Les choristes et le claviériste refont surface pour « High On A Wire » (« Silver Threats »), un des morceaux les plus populaires de The Black Box Revelation.

Les deux musicos n’oublient pas de démontrer toute leur technique sur leur instrument. Le concert touche à sa fin. Véritable brûlot, « My Perception » libère quelques envolées lyriques auxquelles participent activement les choristes. De quoi faire vibrer le public. Les artistes s’éclipsent après avoir salué la foule.

En rappel, « Gloria » (« Highway Cruiser ») est amorcé presque a capella, avant que la compo ne replonge dans le delta. Outre le hit « Set Your Head On Fire », on aura encore droit à une remarquable version du « Spoonful » de Willie Dixon (NDR : un classique repris notamment par Howlin’ Wolf), que les choristes chantent remarquablement, parfois frénétiquement, alors que la guitare de Jan libère une dose phénoménale d’agressivité. 

(Organisation : AB + Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

The Black Box Revelation

My Perception

Écrit par

Black Box Revelation est un peu l’alter égo flamand de l’Experimental Tropic Blues Band (NDR : pou rappel, le trio est liégeois). Un duo 100% rock n’roll qui a de l’énergie à revendre. Jan Paternoster et Dries Van Dijck ont à peine 20 ans. « My Perception » constitue leur 3ème  album en 3 ans. Truffé de tubes, il ne devrait pas décevoir ses nombreux fans. Garage, le son est sale. Il est même proche de celui des White Stripes. Mais une touche soul, en plus, dans la lignée de ces filous de Black Keys. Pendant que Dries martèle rageusement ses fûts (« My Perception »), Jan lacère nos tympans à l’aide de riffs puissants et au groove rare dans le pays de Maurane (« Skin »). La voix rauque et féline est digne de celle d’un véritable vétéran de la scène rock… Le fantôme des Stooges est dans la pièce ! Même lorsqu’ils ralentissent le tempo, les Black Box Revelation conservent leur morgue rock n’roll. Motif ? La production confiée à Alain Johannes (Queen of the Stone Age, Them Crooked Vultures). Enfin, le single « Rattle My Heart » aurait pu figurer au répertoire des Rolling Stones.

Ce duo est devenu un des meilleurs représentants de la scène rock noir/jaune/rouge. Mais aussi une formation qui a suffisamment de planches pour percer hors des frontières de la Belgique. Et au vu de ses prestations scéniques enflammées, il possède tous les atouts pour conquérir le monde. Et ce sera d’autant plus facile qu’il vient de commettre son meilleur album à ce jour !

Les 3 et 4 novembre à l’AB à Bruxelles, le 5 novembre à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve et le 3 décembre au Belvédère à Namur.

 

The Black Box Revelation

Silver Threats

Écrit par

Deux années ont passé depuis la sortie de « Set Your Head On Fire », un disque qui avait recueilli une excellente critique auprès de la presse spécialisée. Deux années au cours desquelles, le duo bruxellois (Dilbeek) est devenu une valeur sûre de la scène belge. Et pas seulement ! D’abord, il a enflammé les salles et les festivals estivaux de notre plat pays. Puis assuré le supporting act des tournées de Ghinzu ainsi que de dEUS. Enfin, leur ambition dévorante les a poussés hors de nos frontières. Ainsi, depuis 2008, Jan Paternoster (guitare et chant) et Dries Van Dijck (batterie), ont parcouru l’Europe (Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, France, …), en se produisant dans des salles de plus de 2000 personnes, notamment en première partie des Eagles Of Death Metal. Ce qui leur a permis d’accumuler une fameuse expérience. Et puis de se faire connaître auprès d’un audimat, à premier abord peu réceptif à leur musique. Cependant, les réactions ont été plus que chaleureuses. Ce qui a décidé le combo d’entrer en studio pour enregistrer un second elpee. Un exercice particulièrement délicat, quand on sait que bon nombre d’artistes s’y cassent les dents…

Bonne nouvelle, The Black Box Revelation a réussi son examen de passage haut la main ! Et il s’y est même montré brillant. « Silver Threat » est même meilleur que le précédent opus. Fidèle à son line up traditionnel guitare-batterie, dans l’esprit des White Stripes voire des Black Keys, BBR consomme un rock/garage largement teinté de blues, voire de psychédélisme, susceptible d’évoquer les Black Angels. L’énergie puissante, électrique, primitive, brutale, ténébreuse, sauvage, hypnotique, dispensée tout au long de « Silver Threat » est proche de l’euphorie, de la jouissance, même. Le rythme est irrésistible. Les riffs urgents, envoûtants.

On comprend mieux pourquoi BBR va ouvrir la prochaine tournée d’Iggy Pop & The Stooges, en France. Par contre, on a beau beaucoup aimer Tindersticks, on ne voit vraiment pas ce que le groupe va venir faire au sein de ces affiches propices aux décibels. Chez nous, The Black Box Revelation est devenu une valeur sûre. Et en Europe, le combo n’a plus qu’à confirmer les excellentes dispositions manifestées, lors de ses précédents périples. Une chose est sûre, il faudra désormais compter sur eux, pour conforter la notoriété des artistes belges, sur la scène internationale.