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The Black Crowes

The Lost Crowes

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Deux Cd’s des Black Crowes pour le prix d’un. Qui dit mieux ? Des fonds de tiroirs remis au goût du jour grâce à un remixage de derrière les fagots signé Paul Stacey. Ce double effort réunit en fait deux albums enregistrés par les corbeaux fumeurs de joints, à des périodes différentes de leur carrière, mais jamais sortis des studios.

« The Tall Sessions » date de 1993. Et si à cette époque les Crowes séduisaient les fans de hard rock, cette première plaque dévoile une autre facette du combo, beaucoup plus proche d’un Bob Dylan, des Beatles et même d’un Marvin Gaye. Alors, amateurs de métal, abandonnez de suite la lecture de cette chronique et cliquez plutôt sur la pochette de The Answer ! Bien entendu, certaines plages sont marquées par l’empreinte du dirigeable et des Stones, mais l’ensemble sonne résolument folk.

Enregistrées quatre ans plus tard, les compos du second CD « The Band Sessions » sont un tantinet plus musclées et lorgnent manifestement vers Lynyrd Skynyrd et l’Allman Brothers Band, soit le southern rock. Souvent mélancoliques et plaintives, parfois tirées en longueur, ces ‘nouvelles’ chansons des Black Crowes ont toutes les qualités pour réveiller les glandes lacrymales des nostalgiques de Woodstock. D’ailleurs, j’en vois déjà qui vont réenfiler leur pantalons à ‘pats d’ef’, et se mettre à rêver des soirées grattes sèches, herbe bleue et pinard à deux balles autour du feu de camp.

 

 

The Black Crowes

Live

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Cette double compilation 'live' fera office de Testament pour le band très southern rock des frères Robinson qui auraient voulu être les Stones à la place des Stones. Black Crowes c'est terminé, fané, fini, foutu ! Désormais les frangins Robinson se concentrent sur des projets personnels. "Live" a été enregistré sur la dernière tournée des corbeaux noirs et résume parfaitement la carrière d'un groupe dont le premier single à succès, "Hard to handle", demeure un titre qui n'a pas pris une ride. On y retrouve tout ce qui faisait le charme des Crowes, restés accrochés aux branches des seventies, entre Led Zep, les Rolling Stones ou Lynyrd Skinyrd. Et il est vrai que c'est "on stage" que le band offrait toute la quintessence de son potentiel. On se délectera donc des "Sting me", "Remedy" "Twice as hard" et autre "Cosmic friend", jusqu'à apprécier davantage leurs envolées jugées plus douteuses. Quelques standards du blues viennent enrichir cette immersion dans l'univers enfumé d'un groupe qui restera une référence. Près de deux heures de leur rock basique qui vient des tripes : c'est un beau témoignage !

 

The Black Crowes

Lions

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L'introduction en forme de long riff de guitare bluesy et graisseux en dit long sur le contenu de la nouvelle livraison des frères Robinson. Hormis le virage soul de certains fragments, dont le bien nommé Soul Singing, Lions ne révèle cependant aucune surprise pour quiconque a déjà fait le tour du propriétaire. Seventies et psychédélique en diable, quoique moins rock n' roll que ses prédécesseurs, cet opus est toujours hanté par l'ombre du dirigeable. Par celles des Small Faces et d'Humble Pie, également. Pas étonnant dès lors qu'à travers ce nouvel opus, le band américain nous replonge en pleine période baba cool. Certifiés has-been par les amateurs de nouvelles sonorités, glorifiés par les fans de classic-rock, les corbeaux perpétuent la tradition de la musique jouée avec de vrais instruments sur des amplis à lampes. Une musique qui sent le patchouli, l'encens et les herbes de Provence. Avec des titres comme " Cosmic Friend " ou " Greasy Grass River ", impossible de se tromper sur la nature de la marchandise. On vogue en pleine 'Flower power', et on en vient presque à regretter les bons vieux craquements du vinyle, et la lointaine époque où les Rolling Stones étaient encore considérés comme un groupe intègre. Black Crowes se la joue félin, grâce à un " Lions " absolument réconfortant.

 

The Black Crowes

Make up your own fuckin' mind!

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Les Black Crowes ont sorti le meilleur de leurs albums de nostalgie seventies dont ils se défendent être les représentants : "By Your Side". Heureusement, ces jeunes hippies américains qui traînent derrière eux une carrière chahutée vieille de dix ans déjà ont un discours autrement plus convaincant quand il traite des remous puritains qui secouent (hé, hé) leur pays...

Pour l'un de vos albums, "Amorica", vous aviez commis une pochette choquante ornée d'une photo d'un monokini aux couleurs du drapeau américain d'où dépassaient quelques poils pubiens... Quelle est ta réaction face à ce qui s'est passé aux Etats-Unis pour Bill Clinton?

Chris Robinson : Je ne suis pas vraiment surpris que des gens baisent, que le président baise... Je ne suis pas tellement étonné par ce qui se passe non plus. Aux States, c'est le règne de la fausse moralité qui prévaut: les couples dorment dans des lits séparés... Je ne regarde pas les infos. Je ne crois pas au gouvernement américain, je crois aux gens. Les politiciens manipulent pour leur propre bénéfice. Ils sont pires que les rock-stars. Il faut être diablement machiavélique pour devenir président. Tout le monde semble surpris qu'il ait menti: savez-vous combien de gens mentent là-bas à Washington? C'est devenu ‘l'American Way Of Lying’! Aucun politicien ne dit la vérité car elle est trop dangereuse. Quand on ose la dire, il y aura toujours quelqu'un pour ne pas être d'accord. Et cette situation, les politiciens veulent absolument l'éviter parce qu'ils ont besoin du vote de tous. Je n'ai besoin du vote de personne. Pour qu'on ne s'attarde pas sur les sujets importants, les médias et le gouvernement tentent de dévier notre attention vers des histoires de grosses dondons à cigare.

Pourquoi n’en parles-tu pas dans tes chansons?

Chris Robinson : Ce consumérisme, cette rapacité est un mensonge pour moi, et je ne veux ne rien avoir à faire avec lui. C'est pourquoi je ne m'intéresse pas aux nouvelles.

Mais en tant que personne médiatisée, tu pourrais avertir ton public de...

Chris Robinson : Pourquoi? Je parle de ma politique en matière de relations humaines et d'émotions. Si je commence à dire aux gens ce que j'en pense et ce qu'ils doivent faire, je deviens alors moi-même un politicien. ‘Make up your own fuckin' mind’! Je dis ce que je pense, mais je ne pense pas que ce soit forcément bien pour tout le monde... Chacun doit avoir son propre jugement.

Tous les soucis rencontrés par le groupe vont finalement donner un certain sens de la sérénité?

Chris Robinson : Oui. Comme le reste. Au plus longtemps on reste sur cette planète, au plus de merde on doit traiter... Moi, je peux écrire des chansons à ce propos, mais des chansons qui peuvent signifier quelque chose à quelqu'un dans une situation similaire. Et nous passons tous par là des périodes différentes ou identiques de la vie. C'est ce qu'on appelle apprendre, la sagesse en quelque sorte.

Croyez-vous que l'accomplissement total d'un album, peut se faire uniquement dans la douleur et l'effort?

Steve Gorman : Pas nécessairement. Travailler dur peut aider mais ce n'est pas nécessaire. On se sent bien mais après être passés par la douleur, la confusion et l'angoisse. C'est la vie.

Chris Robinson : Les seules personnes qui sont constamment heureuses sont les chrétiens ou les gens qui se sont fait lobotomiser. Le reste du temps, c'est... je fais face!

Croyez-vous que la nostalgie des seventies vous a aidés dans votre carrière?

Steve Gorman : Non, parce que s'il existe une nostalgie pour les années 70, j'imagine qu'elle va rapidement céder sa place à une autre pour les années 80.

Chris Robinson : C'est ce qui se passe...

Steve Gorman : Si les gens qui écoutent nos albums se rappellent leur jeunesse, c'est leur perception de notre musique.

Chris Robinson : Notre musique n'a rien à voir avec les seventies. On a beau porter les cheveux longs et des boucles de ceinture imposantes... Les gens du heavy metal avaient les cheveux longs lorsque nous avons débarqué. Et je déteste le heavy metal.

Que pensez-vous de tous ces vieux groupes qui se reforment?

Steve Gorman : Ca dépend. Si on se réunit pour le chèque, les gens le voient. C'est leur choix, leur formation et leurs chansons. C'est mieux qu'un autre groupe les imitant pour chanter la même chose. L'âge n'est pas un problème dans le rock si tu as conscience de l'âge que tu as et que tu n'entres pas en compétition avec toi-même. Avec toi à 21 ans ou avec quelqu'un qui a cet âge alors que tu en as déjà 10 de plus. Mick Jagger aurait dû grandir il y a bien longtemps je crois. Il pourrait, en tant que plus grand frontman du monde, être un peu plus sincère, je pense.

Voyez-vous des liens entre vous, les Stones, Aerosmith et Ten Years After?

Chris Robinson : Nous nous sentons plus proches de Bob Dylan ou de Neil Young.

Steve Gorman : Ils enregistrent des disques qui leur ressemblent et c'est sans doute la raison pour laquelle ils sont toujours populaires. Ils restent sincères.

Quel bilan tirez-vous de vos dix ans d'existence?

Chris Robinson : Le bilan est... que quelque chose a survécu, ce qui n'est pas rien... Il est bon de savoir que nous avons fait ce que nous avions envie de faire et que nous sommes toujours là. C'est comme quelqu'un qui atteint la maturité, qui se retourne et voit dix ans dans le rétroviseur en se disant qu'il peut réellement jouir du moment présent parce qu'il sait que c'est ici et maintenant. Et qu'il espère survivre à d'autres épreuves et connaître d'autres joies.

 

Interview parue dans le magazine Mofo n° 71 de mars 99.

The Black Crowes

Three snakes and one charm

Dans le domaine de la musique rock, il n'y a pas que Lenny Kravitz qui passe son temps à recycler l'âge d'or de la fin des sixties et du début des seventies. Mais si le premier cité se sent l'héritier naturel de Jimi Hendrix, du Cream et du Led Zeppelin, le sextette géorgien aurait tout aussi bien pu naître un quart de siècle plus tôt. Et même devenir aujourd'hui un mythe. Aux côtés des Small Faces, Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers Band et même des Stones. Mais les Black Crowes n'ont pas encore trente ans et comptent, à ce jour, quatre albums à leur actif. Et si leur opus précédent, " Amorica ", ne s'était guère montré à la hauteur, " Three snakes and one charm " se révèle beaucoup plus intéressant. Plus de la moitié des compositions libèrent, d'ailleurs, une intensité abrasive et une sensualité sauvage digne d'Humble Pie. Avec les chœurs gospel en plus!

 

The Black Crowes

Amorica

Le nouvel album de cet ensemble géorgien nous semble toujours aussi contaminé par le heavy rock de la fin des sixties et du début des seventies. En particulier par celui que pratiquait, à une certaine époque, les Allman Brothers, le Free, les Small Faces, Humble Pie et consorts. Et le quintette a beau clamer son innocence, pour la troisième fois, il vient d'être pris en flagrant délit de revivalisme. Pourtant, les musiciens sont de véritables virtuoses. Et le chanteur possède un timbre vocal savoureusement sauvage, abrasif et écorché. Mais au lieu de tirer parti au maximum de ce potentiel pour tramer une texture mélodique solide, les membres de Black Crowes se contentent de rivaliser dans la performance technique. Et pourtant, ils sont capables d'accorder leurs violons (!), comme sur le titre qui ouvre l'elpee, "Gone". Mais c'est tout ! Les onze compositions suivantes s'étiolent au fil du blues, du metal, du boogie, du country ou du gospel...