TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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The Blood Brothers

Young Machetes

La première fois qu’on a entendu les Blood Brothers, c’était il y a quatre ans lors de la sortie de l’album « Burn, Piano Island, Burn », une méchante claque math-hardcore tourneboulant nos certitudes musicales et rythmiques, aux effets plus sournois qu’une intraveineuse de kétamine. S’enfiler ce disque d’une traite, c’était s’exposer à de sérieux black-out épileptiques. Cinq types de Seattle déchaînés sur leurs guitares et leurs fûts, soufflant le chaud (piano, cuivres, percus) et le froid (synthés, voix) en pleine déroute politique (Bush, l’Amérique – grosse colique cathartique). Sur ce nouvel album (leur quatrième), les Blood Brothers creusent toujours le même trou : Amérique et fosse septique, autre rime, ‘same bullshit’. Sauf qu’ici le chant se fait parfois plus triste, voire moins crispant. Sur la moitié des titres, les Blood Brothers tentent ainsi de renverser la vapeur, même si personne n’est jamais à l’abri d’une sale brûlure : sous le pansement la plaie suppure, mais cette fois sans risque d’amputation. On peut presque danser sur ce disque (du cabaret-disco-punk ?), à moins d’avoir peur de se fouler la cheville : aïe, ça fait mal, mais comprendre la douleur c’est déjà la tuer. ‘Everybody needs a little devastation’ : tu l’as dit bouffi, alors qu’est-ce que t’attends pour faire péter la sauce ?!?

 

The Blood Brothers

Crimes

Écrit par
Quatrième album pour les Blood Brothers, assurément celui qui devrait leur ouvrir les portes de la reconnaissance publique. Cantonné à la confidentialité jusqu’il y a peu, remarqués en nos contrées en première partie de Mc Lusky et des Liars, le quintet frappe un grand coup avec “Crimes”. Les mauvais élèves du fond de la classe crierons ‘vendus’ et ils auront en partie raison tant la musique de BB s’est métamorphosée. Une signature chez V2 et une production signée John Goodmanson (Blonde Redhead) n’y sont certainement pas étrangères. Finis donc les albums responsables de mal de tête, inécoutables d’une traite. Aujourd’hui, place aux mélodies ! Ce qui frappe d’emblée chez les Blood Brothers, c’est les voix des deux gamins qui se battent comme des chiffonniers pour des bonbons. Véritable marque de fabrique, Jordan Blilie et Johnny Whitney tiennent toujours le haut de l’affiche. Et tiennent toujours la forme. Chaque titre est une véritable scène hystérique entre un adolescent qui essaie de jouer les crooners et un petit paon sous hélium. Délire garanti ! Musicalement on navigue entre Pretty Girls Make Graves, At the drive-in, Beep Beep et Q and not u. Du bien barré ! Remarquons une participation de Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs et l’affaire est bouclée. Voici enfin l’album que vos petites copines vont adorer.