Sparks dans la lune

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

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The Bug Club

Les muscles de The Bug Club

Le 5ème elpee de The Bug Club, « Every Single Muscle, paraîtra ce 29 mai 2026 chez Sub Pop, marquant ainsi un triplé pour le duo gallois et son prestigieux label basé à Seattle.

« Every Single Muscle » démarre sur les chapeaux de roue par « Miss Wales 2012 », qui fait référence à un concours que Tilly et Sam ont tous deux remporté. C’est le premier d’une série de morceaux de moins de deux minutes sur l’opus, donnant le ton à l’œuvre la plus punk de The Bug Club à ce jour et rappelant à la fois les morceaux courts et percutants de leurs tout premiers singles et le grondement de leurs dernières sorties.

Au fil des dix-huit morceaux, on retrouve suffisamment de ces interactions guitaristiques classiques entre Sam et Tilly pour satisfaire même le membre le plus fervent du Bug Club et réfuter fermement l’affirmation du groupe selon laquelle ils ne sont ‘que techniquement compétents sur leurs instruments’.

Alors que « Very Human Features » excellait à mettre en lumière les choses du quotidien et à souligner leur absurdité, sur « Every Single Muscle », The Bug Club se penche davantage sur lui-même. Pas tant de manière introspective, cependant. Plutôt comme un extraterrestre examinerait un spécimen captif sur un brancard intergalactique. La forme et la condition humaines sont sondées et inspectées sous tous les angles tout au long du long playing. The Bug Club semble presque se méfier du concept d’être une personne – comme s’ils s’étaient réveillés dans un costume qu’ils ne voulaient pas porter.

Composé à l'origine du duo d'auteurs-compositeurs Sam Willmett (chant/guitare) et Tilly Harris (chant/basse), ainsi que de Dan Matthew (batterie), le groupe The Bug Club a fait ses débuts en 2016. Ils ont signé sur le label britannique Bingo Records à l’automne 2020 et leur premier single, « We Don’t Need Room for Lovin », est sorti en février 2021, suivi de l’EP « Launching Moondream One ».

Le pressage vinyle du suivant, « Pure Particles », incluait un jeu de société regorgeant de références cultes. Lassés de l’approche conventionnelle, ils ont ensuite gravé « Intellectuals » : un titre unique qui était en réalité une suite musicale de cinq titres, une sorte de réponse à Bach qui snobait le modèle du streaming et fustigeait la Telecaster. À l’automne 2023, l’heure était venue pour « Rare Birds: Hour of Song », un double album de quarante-sept titres imprégné de poésie.

Lors d’un voyage aux États-Unis, ils ont attiré l’attention de Sub Pop, juste à temps pour que le label les prenne sous son aile et leur permette de livrer un LP garage-punk bien costaud, « On the Inner Workings of the System ». Ce partenariat s’est avéré fructueux, et avec Sub Pop solidement ancré au sein du Bug Club, ils se sont attelés à « Very Human Features ».

Le single « Watching the Omnibus » est en écoute ici

 

The Bug Club

Back to the seventies…

Écrit par

The Bug Club se produisait au club de l’Aéronef, à Lille, ce mercredi 14 mai. Un duo gallois, réunissant Sam Willmett et Tilly Harris, qui compte 5 elpees à son actif, et dont le sixième, « Very human features », paraitra ce 13 juin.

Sur disque, et notamment sur le dernier opus, « On The Intricate Inner Workings Of The System », gravé en 2024, ainsi que la plupart de ses singles, sa musique trempe dans une forme de pop/rock énergique aux harmonies vocales soignées et le tout est emballé dans des chansons qui dépassent rarement les 3 minutes.

Lorsqu’on débarque, le concert va bientôt commencer, et il doit y avoir plus ou moins 200 personnes dans la salle. C’est un trio qui monte sur les planches, soit Sam, qui s’est coupé les tifs, Tilly, qui ne manque pas de charme, ainsi qu’un drummer ; et pas n’importe qui, puisqu’il est aussi producteur (notamment de The Bug Club) tout en militant chez Buzzard Buzzard Buzzard. Et dès le premier morceau, il nous réserve un solo de batterie, comme dans les seventies…

La setlist embraie par les singles « War Movies » et le plus radiophonique « Pop Single ». Petit souci, quand même, les balances sont approximatives. En outre, le volume sonore dépasse déjà allègrement les 100db. Mais on sent que les trois musicos prennent beaucoup de plaisir à se produire sur scène. A partir de « Best Looking Strangers in the Cemetery », le problème de balances s’estompe : mais on est loin du niveau de sophistication atteint sur disque. Et si les harmonies vocales échangées entre Sam et Tilly sont une des forces de The Bug Club, en ‘live’, elles sont plus brutes. On retrouve cependant, le style de questions/réponses échangé entre les deux membres du groupe. A l’instar de « Suck it », lors d’une joute déclamatoire, avant d’assister à une orgie instrumentale. Et non seulement ils partagent le chant, mais leurs interactions sont ponctuées de sourires et de regards complices.

Si le groove de basse implacable dispensé par Tilly ne faiblit jamais une seconde, Sam s’autorise régulièrement des solos de guitare, comme c’était courant au cours des années 70. On sent même qu’ils sont régulièrement improvisés. Le final bruitiste de « Can Ya Change A Thing Like This ? » accentue même cette impression de revivre ces épilogues exécutés fréquemment, un demi-siècle plus tôt. Et le plus glam « We Don't Care About That » adresse carrément un clin d’œil à T. Rex, même si le solo de sixcordes dispensé en fin de parcours semble plutôt s’inspirer de Bill Gibbons (ZZ Top). Dans le même esprit, le plus lent « Short and Round » véhicule d’ailleurs des accents bluesy. Le spectre de Rory Gallagher ne plane pas encore, mais son souvenir traverse l’esprit de votre serviteur…

Les deux gratteurs abandonnent souvent leurs micros respectifs pour jouer en face-à-face, au centre du podium, se délectant clairement de leurs duels sonores.

Le trio enchaîne « Little Coy Space Boy » et « The Intricate Inner Workings of the System », comme s’il s’agissait du même morceau.

Et après le ‘pixiesque’ « It's Art », le combo achève son set par l’échevelé « Quality Pints ».

Les 21 morceaux ont défilé à une vitesse vertigineuse, mais seuls deux compos du nouveau long playing, « Jealous Boy » et « How to Be a Confidante », ont été interprétées.

Le trio salue la foule et commence à regagne les coulisses. Les haut-parleurs crachent déjà une musique d’ambiance, mais le public en veut encore, et The Bug Club vient rapidement accorder un rappel de deux titres.

Malgré le mixing imparfait, le public semblait ravi du concert au cours duquel The Bug Club, responsable d’un punk lo-fi joyeux, ludique, non dénué d’humour et parfois suranné, imprimé sur un rythme rapide, a libéré une énergie réminiscente des seventies, mais dans l’esprit du Fuzz de Ty Segall, voire de Jack White…

Back to the seventies !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

(Organisation : Aéronef, Lille)

Setlist

Soundcheck

War Movies

Pop Single

Best Looking Strangers in the Cemetery

Marriage

Jealous Boy *

A Bit Like James Bond

Four Sisters

Can Ya Change A Thing Like This ?

We Don't Care About That

Lonsdale Slipons

Better Than Good

Suck it

Short and Round

How to Be a Confidante *

Cheap Linen

Actual Pain

Little Coy Space Boy

The Intricate Inner Workings of the System

It's Art

Quality Pints

Encore :

(Unknown)

(Unknown)

[* nouveaux titres]