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The Dresden Dolls

Réédition personnalisée de l’album « Yes, Virginia… » des Dresden Dolls

Les Dresden Dolls, duo pionnier du punk-cabaret, réunissant la pianiste et auteure-compositrice-interprète Amanda Palmer ainsi que le batteur et multi-instrumentiste Brian Viglione, célèbrent le 20e anniversaire de leur deuxième album studio en proposant « Yes, Virginia… (Tailor’s Version) », une version réenregistrée de cet opus phare de 2006, disponible en version numérique, sur CD et en vinyle à partir du vendredi 7 août.

L’elpee se distingue par d’une toute nouvelle interprétation du titre préféré des fans, « Backstabber (Tailor’s Version) ». En outre, un nouvel extrait exclusif de « My Alcoholic Friends (Tailor’s Version) » vient d’être publié sur TikTok et Instagram. La version originale de la chanson s’est imposée comme un classique intemporel pour The Dresden Dolls, cumulant plus de 250 millions d’écoutes dans le monde et plus de 70 millions de vues sur YouTube, et valant récemment au groupe sa toute première certification Platine de la RIAA, deux décennies après sa sortie initiale.

« Yes, Virginia… (Tailor’s Version) », ce titre revisité qui fait bien sûr référence à la récupération par Taylor Swift de ses premiers enregistrements originaux, fait suite à la récente expiration du contrat de 20 ans qui liait les Dresden Dolls à Roadrunner Records, leur accordant ainsi le droit de réenregistrer les albums initialement publiés sous ce label. Réalisé sur plusieurs semaines fin 2025 aux Mad Oak Studios de Boston, dans le Massachusetts, le long playing a été enregistré presque entièrement en live sous la houlette de leur collaborateur de longue date Benny Grotto et mixé par Paul Kolderie (ingénieur du son sur l’opus original « Yes, Virginia… » de 2006). Sur ce nouvel enregistrement, les Dresden Dolls sont rejointes par les chanteuses invitées Veronica Swift et Jinkx Monsoon.

La batterie de Viglione y transcende les genres et est empreinte d’une grande expressivité émotionnelle. On épinglera encore le piano percussif de Palmer, ses voix déchirantes et son écriture sans concession. Sur « Yes, Virginia… (Tailor’s Version) » , les Dresden Dolls explorent la sexualité, l’identité, le négationnisme, la dépendance, le capitalisme et l’isolement social sur fond de joie rebelle. La liste des titres reste inchangée (à l’exception d’un titre bonus sur les nouvelles versions physiques), mais les interprétations reflètent deux décennies d’évolution artistique et personnelle de Palmer et Viglione, ajoutant une profondeur, des nuances et une intensité renouvelées à des chansons aussi précieuses que « My Alcoholic Friends », « Sex Changes », « Backstabber », « Mrs. O », « Sing », « Delilah » et « Me and the Minibar ».

Leurs interprétations ne cherchent pas à reproduire à la perfection les enregistrements originaux. Au contraire, « Yes, Virginia… (Tailor’s Version) » témoigne d’une interaction non seulement plus mûre mais également plus subtile, plus souple et mieux adaptée à l’espace et à la retenue, tout en conservant la théâtralité brute qui caractérisait les débuts des Dresden Dolls.

Le single « Backstabber (Tailor’sversion) » est disponible sous forme de clip là

 

 

The Dresden Dolls

La folie douce des Dresden Dolls...

Écrit par

Les Dresden Dolls ? Un duo composé d'une pianiste/chanteuse (Amanda Palmer) et d'un batteur, circonstanciellement guitariste (Brian Viglione). Une formation évoluant dans un registre 'cabaretpunkogothique'. Tout un programme, en somme !

Je suis tombée amoureuse de suite de ce duo hors du commun et c'est la raison pour laquelle je me retrouve, pour la première fois, devant la mythique salle de l'Astoria à Londres… A peine arrivée, je sens déjà que ce concert sera unique. Le public londonien attend paisiblement devant la salle. Il est tout simplement magnifique. L'univers tout en couleurs des Poupées de Dresde est présent : chapeaux melon, chaussettes hautes rayées noires et blanches, visages peints en blanc, vampires, anges et fées, punkette tatouée… tout y est ! Je me délecte de cette ambiance digne des cabarets les plus fous. Et cet univers envahit rapidement l'intérieur de la salle ; il y a même des momies qui cherchent à ôter leurs bandelettes au milieu de la foule.

Le duo aime apporter son soutien à d'autres artistes. Ce qui explique la première 'première partie' : Thomas. Il invente lui-même ses propres instruments. Touche-à-tout, déjanté, il débranche sa guitare pour venir chanter dans la fosse.

Encore un supporting act : Bang On. Un autre tandem que les Dresden Dolls ont découvert en sillonnant les rues d'Edimbourg. Percussionnistes, ils tapent sur des vieilles poubelles métalliques, utilisent des fourches et interagissent avec le public.

La 'vraie' première partie est assumée par Devotchka. Une formation qui allie visuel de fanfare et sonorités festives. L'ambiance musette et de bals espagnols envahit la salle et c'est limite si nous ne nous prenons pas tous par le bras pour entamer une farandole ! Leur reprise du « Venus In Furs » de Velvet Underground vaut le détour. Méconnaissable, hypnotique, elle est peuplée de sonorités hispaniques. A la fin du show, les Dresden Dolls les rejoignent : Brian à la batterie ainsi qu'une Amanda toute fleurie au chant. Ils attaquent alors une deuxième cover : « Oh What A World » de Rufus Wainwright. L'apparition des deux Dolls électrise la salle. La chanson achevée, Devotchka et les Dresden Dolls cèdent leur place à une trapéziste habillée aux couleurs du duo. Incroyable : le numéro d'une acrobate s'est déroulé lors d'un concert rock. Et à l'Astoria, en plus !

La scène est ensuite débarrassée. On y installe alors la batterie de Brian et le piano d'Amanda. Et enfin, ils montent sur les planches : Amanda en t-shirt, culotte et jarretières, Brian en chapeau melon et le visage peint en blanc. Toute la puissance des Dresden se révèle enfin. Elle est magique. Amanda se déchaîne au piano. Sa voix grave et unique chauffe toute la salle. Nous n'avons pas besoin d'être conquis : nous le sommes déjà. Par le charme de Brian et de ses jeux de mime. Par la complicité qui existe entre eux deux. Par leur jeu avec le public. Par l'interprétation toujours juste. Le duo possède déjà ses classiques : "Coin-Operated Boy", "Good Day" et "Bad Habit". Le public reprend ses chansons en chœur. Pourtant, les Dresden s'amusent à changer la rythmique de ces morceaux, afin de ne pas laisser la tâche trop facile aux fans ! Les nouvelles compos ne sont pas en reste : "Sex Changes", "Backstabber", "Mrs. O.", "Dirty Business"…  La set list est un savant mélange des chansons du premier opus éponyme et de « Yes, Virginia.. ». (NDR : paru en avril 2006). Et impossible de décrire un set des Dresden Dolls sans évoquer les reprises ? Un passage obligé dans tout show du duo. Ainsi, dès que les premières notes du « War Pig » de Black Sabbath retentissent, la salle est en délire. Brian invite le public à lui emboîter le pas. Invitation reçue 5 sur 5 ! Le dernier morceau du show est consacré à 'leur' reprise. Ils aiment tellement ce morceau qu'ils se l'ont totalement approprié. L'ont 'dresdendollisé' et le jouent à chaque concert. Il s'agit d'« Amsterdam » de Jaques Brel. Guitare et voix, tout simplement. Amanda s'empare de sa bière pour chanter avec conviction les histoires des marins d'Amsterdam. Brian l'accompagne à la six cordes. Leur version est sans cesse renouvelée par un duo qui comprend parfaitement le sens des lyrics et sait ce qu'il chante. Dans les pays anglophones, elle est interprétée dans la langue de Shakespeare ; mais lorsque les Dolls mettent le pied sur un sol francophone, Amanda la chante dans un français parfait. Elle n'en est que plus bouleversante.

Plongez dans l'univers des Dresden Dolls, entrez dans leur originalité et laissez-vous emporter par leur folie. Adoptez les chaussettes rayées noires et blanches, vous verrez alors que la créativité existe encore.