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The Eternals

Rawar Style

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Ces habitants de Chicago ont accompli des tournées en compagnie de grands noms comme Tortoise, Anti-Pop Consortium ou encore Isotope 217. Le deuxième album paranoïaque de ce trio (plus quelques invités) explore un territoire à la croisée de l’électronique et du live. Il manifeste, en outre, pas mal de points communs avec les compagnons de tournée cités plus haut. Des musiques à l’ambiance urbaine (hip-hop, drum and bass) où le flow torturé du chanteur/M.c./claviériste Damon Locks rappelle celui des compères du défunt Consortium. Pas facile d’accès, cette plaque recèle tout de même quelques belles trouvailles musicales (comme ces intrigantes lignes de clavier sur « Silhouette ») quelquefois gâchées par les tics vocaux de Damon, qui ont gardé une raideur très années 80. Sûrement pas idéal pour entrer dans les mois pluvieux qui nous attendent, ce disque s’adresse à ceux qui aiment les recherches soniques.

The Eternals

Astropioneers

Dirty Ali, Funky Farid et Monsieur Club font sans doute partie de ces 'cinéphages' avertis qui hantent les coins sombres des vidéo clubs de province, à la recherche de la perle qui les fera frémir encore une fois. Leurs films favoris : ceux qui foutent la pétoche, hanté de violons stridents tendance " Psychose " ou de nappes de synthé glaçantes façon " Halloween ". Carpenter, justement, se retrouve samplé sur le " Main Theme " de cet album hommage, fausse BO d'un film SF que les trois Eternals ont imaginé chez eux, à Toulouse. Au menu, un vrai " soundtrack " à l'américaine, avec ses génériques de début et de fin (de l'électro d'alunissage de " Zero Gravity " à l'excellent " Strange World ", roucoulé par Benjamin Diamond), ses montées d'adrénaline et ses temps morts. Au hasard des scènes, on rencontre beaucoup de robots (Kraftwerk sur " Emergency ", Daft Punk sur " Walk For Me ", Cybotron et Madkatt Countship sur " Astropioneers (Main Theme) "), plus quelques autres créatures aux circuits calcinés…. " We Are Living In A Strange World ", chante Diamond juste avant l'apparition du mot " The End " sur notre écran mental : étrange, certes, mais d'une beauté venimeuse. La BO de l'année… Mais d'un film imaginaire.

 

The Eternals

The Eternals

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Ces gars là, ça ne m'étonnerait pas qu'ils portent les dreadlocks sur leurs costumes trois pièces. En élèves appliqués du free jazz, ils tordent les structures pop habituelles en l'agrémentant de sonorités zarbies, de ragga et de percussions inventives. En net, du crossover avec parfois un intellectualisme trop insistant. Heureusement, une bonne dose de post rock brinquebalant ajoute parfois une dimension louable à des compos volontairement étirées, presque maniérées parfois, notamment à cause de cette voix foutraque, croisement improbable entre Bill Galahan et un ogre. Brrr. Par contre, mention spéciale pour le son, notamment sur « Eternallys hours », où les toms étouffés montent progressivement en puissance, s'accordant à un jeu de basse tremblant hérité de Tortoise. Pas un hasard en fait puisque c'est monsieur ‘je suis partout’ John Mc Entire qui produit la chose. On retrouve automatiquement sa patte lorsque surgissent ça et là des zigouigouis électroniques, ou autres guitares retraitées, en ouverture de morceaux souvent improvisées sortant de jams sessions qu'on imagine tordues.

Il y a à prendre et à laisser, forcément, mais rien que pour les risques entrepris, on conseillera aux gens raffinés de jeter l'oreille sur ce disque aux faux airs d'œuvre inachevée. Croyez moi, s'ils poussent plus loin leurs délires on tient peut être là les vrais rénovateurs du dub, en atteste Bewilderness, qui, sans en avoir l'air, maltraite subtilement le free en lui payant un ticket pour la Jamaïque.