La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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The Human League

Credo

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Mars 2011. Bloc opératoire.

Patient: The Human League.

Pathologie: vieillissement annoncé et mort prématurée.

Objectif: résurrection, seconde du nom.

Diagnostic: enclin au plus grand pessimisme.

Premiers signes alarmants: pouls faible, activité cardiaque proche du néant.

Les fonctions vitales fonctionnent au ralenti. La poitrine se soulève et expulse un premier souffle, timide. Le scanner ne s'emballe pas et émet un bip régulier qui au final, se termine par une longue et triste complainte continue.

Les lumières du bloc s'éteignent. C'est fini...

Du riche passé du groupe de Sheffield, ne reste que les souvenirs.

« Credo » est un titre audacieux pour un retour sous les feux de la rampe, tout comme le « History of modern » d'Orchestral Manœuvre in the Dark » l'était. Le résultat est sensiblement pareil, soit un constat amer: ces groupes majeurs d'hier n'ont plus rien à dire aujourd'hui.

Moins indigeste que le OMD, mais bien moins pertinent que le dernier Duran Duran, ce come-back singe maladroitement le Human League des eighties ; mais on est bien loin de toute « Dignity of labour ». Le fard dégouline sur la peau ridée et laisse apparaître une croûte désespérément sèche de toute inspiration. « Don't you want me » ?

Non, merci, plus à présent.

 

The Human League

Secrets

Écrit par

Le dernier album de Human league remonte déjà 1995. Intitulé " Octopus ", cet elpee de bonne facture était pourtant passé totalement inaperçu. Faut dire que depuis 1984, et nonobstant l'apparition d'une guitare électrique, la formation de Sheffield n'est plus jamais parvenue à épingler le moindre hit. Une performance qu'elle avait pourtant réalisée au cours de la première moitié des eighties, en utilisant exclusivement des sonorités obtenues par des synthétiseurs, à travers des tubes tels que " Love action ", " Don't you want me ", " Mirror man " " (Keep feeling) Fascination " ou encore " The lebanon ". Une période faste qui a ouvert la voie au succès des Soft Cell, Depeche Mode et consorts. Pourtant, la période la plus intéressante du combo se situe entre 77 et 80. Lorsque influencé par Kraftwerk et Cabaret Voltaire, il naviguait en plein avant-garde du courant industriel. Du line up initial, il ne reste d'ailleurs plus que le seul Phillip Oakey. Bref, venons-en à ce " Secrets ". Dont la pop synthétique semble avoir retrouvé des couleurs. Et des titres aussi contagieux, sophistiqués et dansants que " All I ever wanted ", " Love me madly " ou " Sin city " pourrait finalement bien retrouver les charts. Sans quoi, si à l'écoute de ce disque, on ne criera pas au génie ; les fragments qui le compose ont au moins le mérite d'être très agréable à écouter ; et puis rappelleront certainement d'excellents souvenirs à toute une génération aujourd'hui composée de presque ou à peine quadragénaires…

 

The Human League

Octopus

Sheffield. 1979. Martyn Ware, Ian Marsh, Adrian Wright et Phil Oakey commettent un album de musique électronique totalement révolutionnaire. "Reproduction". Post industrielle, inspirée par son propre environnement, parvenant à fusionner la rigidité synthétique et la mélodie enivrante, elle suscitait la transe dérisoirement robotique. Mais l'album est très mal accueilli par la presse insulaire. Aussi Marsh et Ware décident de voler de leurs propres ailes, épousant successivement les aventures de BEF et d'Heaven 17. Deux nouveaux électroniciens mais surtout deux choristes, Susan Sulley et Joanne Catherall comblent les places laissées vacantes. Sous ce nouveau line-up la formation enregistre "Travelogue", une œuvre qui ouvre toutes grandes les portes de la new-wave. Des portes qu'un John Foxx tentait bien de forcer depuis quelques temps. Mais sans succès... Un succès dont va profiter l'ensemble insulaire pendant cinq bonnes années. Multipliant les hits comme "The Lebanon", "Fascination" ou "Don't you want me", mais négligeant de se régénérer son inspiration. A un tel point que début des nineties, il tombe dans le ridicule avec le morceau de plastique "Romantics". Dans ces conditions, vous imaginez bien que le commun des mortels n'aurait plus osé parier un penny sur Human League. Et pourtant! Réduit au trio Oakey, Sulley, Catherall, il semble avoir retrouvé une seconde jeunesse. Nonobstant trois fragments insipides, sub Saint Etienne, "Octopus" nous a franchement étonnés. Le single "Tell me when" trotte certainement dans votre tête depuis quelques semaines. Mais des titres comme "Cruel Young Lover", réminiscent d'"Empire State Human" ou "House full of nothing" sont encore plus percutants. Et si "Never again" suinte de romantisme glacé, "John Cleese: is he funny" devrait faire le bonheur des animateurs de radio, en recherche perpétuelle d'indicatif. Pensez à "Love action". Oakey?(!) Une excellente surprise!