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The Mission

Mission accompli(e)

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Frère et sœurs, fidèles parmi les fidèles, tous s’étaient donné rendez-vous ces vendredi et samedi, à Saint-Nicolas, pour deux cérémonies célébrées par frère Wayne Hussey et ses disciples. Chaque concert du groupe originaire de Leeds s’apparente, en effet, à une grande messe. Et les deux soirées de ce week-end ne font pas exception à la règle, car les adeptes se sont donné rendez-vous dans la salle du Casino. Une enceinte et un light show qui cadrent bien avec ce côté cérémonial et classieux du groupe. A peine cinq mois se sont écoulés depuis les 3 dates solos accordées par Wayne Hussey, en Belgique (review à lire ou à relire ici). En fait, la thématique des doubles concerts de ce week-end est subordonnée à un principe : les titres des albums impairs sont proposés le premier soir (le premier LP « First Chapter », le troisième « Children », le cinquième « Grains of Sand », le septième « Neverland », le neuvième « Aura » et enfin le onzième « The Brightest Light »). Tandis que la soirée du samedi se consacre aux long playings pairs : (« God’s Own Medicine », « Carved In Sand », « Masque », « Blue », « God Is A Bullet » et « Another Fall From Grace »).

La première partie est assurée par Salvation. Une formation également originaire de Leeds, dont Dany, l’un des membres, a fait ses premiers pas chez Sisters of Mercy. Son premier opus a d’ailleurs été signé sur le label Merciful Release. Près de 30 ans plus tard, cette formation assure la première partie de bands cultes comme Fields of The Nephelim ou ce soir de The Mission. Bien qu’agréable à écouter son post punk a pris un sacré coup de vieux. La basse est omniprésente et les refrains pop/rock sont contagieux. Mais même si le quintet a du cœur à l’ouvrage, il faut reconnaître que sa musique est un peu datée… (voir notre section photos ici)

Il est 21h45 (NDR : oui, il ne fallait pas vouloir rentrer tôt chez soi, vu le timing) et les haut-parleurs crachent la B.O. du film britannique de guerre ‘The Dam Busters March’. The Mission déboule alors sur les planches et attaque « Beyond the pale », une compo dont l’intro reproduit des bruitages enregistrés dans une cour d’école, avant que Simon Hinkler ne fasse grincer sa guitare. Et le band d’embrayer par le tout aussi électrique « Hands across the ocean », un morceau interrompu par Wayne, qui rencontre des problèmes d’accordage de gratte, alors que l’auditoire continue à chanter. Qu’à cela ne tienne, finalement, le combo reprend le titre à zéro. Les ‘wouhouhou’ scandés par le bassiste Craig Adams sont repris en chœur par l’audience, tout au long du passionné « Naked ans savage ». Mais l’ambiance retombe d’un cran dès que la formation dispense des morceaux moins connus. C’est devenu une constante, le public plus âgé ne s’enthousiasme que sur les tubes. Pourtant « Dragonfly » et plus tard « Swan song » (NDR : l’un des seuls titres intéressants de l’elpee « The Brighest Light ») sont tout aussi hypnotiques que les compos les plus notoires. En rappel, on aura droit à quelques surprises dont le rare « The grip of disease » et la reprise du « Like a Hurricane » de Neil Young, qui ne figurait pourtant pas sur la set list de départ. « The Crystal Ocean » déclenche quelques (légers) pogos. Mais il faudra attendre le deuxième rappel et la version longue de « Tower of strength » pour voir les pyramides humaines, si traditionnelles, se former. Et Wayne Hussey de se lâcher en esquissant quelques pas de danse tout en n’oubliant pas de saluer une foule conquise et toujours aussi fidèle… (voir notre section photos )

NB : La deuxième soirée fait l’objet d’une review sur le Musiczine néerlandophone ; et elle est à lire ici

Setlist : “Beyond the Pale”, “Hands Across the Ocean”, “Over the Hills and Far Away”, “Naked and Savage”, “The Girl in a Fur Skin Rug”, “Wake”, “In Denial”, “Heat”, “Dragonfly”, “Raising Cain”, “Swoon”, “Swan Song”

Rappel: “The Grip of Disease”, “Like a Hurricane”, “The Crystal Ocean”

Rappel (2) : “Tower of strength”

The Mission

Live at The BBC

Écrit par

Flashback: 1986! Wayne Hussey et Craig Adams quittent le Sisters of Mercy d’Andrew Eldritch et fondent Sisterhood, dont ils changent rapidement le patronyme en The Mission. Les rejoignent le guitariste Simon Hinkler (NDR : il a séjourné un bref moment chez Pulp) et le drummer Mick Brown (NDR : un ex-Red Lorry Yellow Lorry). Le premier single « Serpent’s Kiss » atteint le n°1 des charts indépendants. Ce qui leur permet de décrocher un contrat chez Mercury. Pendant 5 années, la formation va susciter un engouement considérable auprès des amateurs de musique gothique. Et pour cause, c’est à cette époque, qu’elle va composer les meilleures chansons. Et sortir ses meilleurs albums. A partir de 1991, The Mission va disparaître dans la zone crépusculaire de l’underground. Subissant, en outre, toute une série de changements de line up. Il y végète d’ailleurs toujours, même à travers les exercices en solitaire des différents musiciens.

Ce box réunit trois disques immortalisés en public entre 1986 et 1990. Des sessions accordées pour la BBC. Cinq en tout. Pour Janice Long, Liz Kershaw et Richard Skinner. Elles figurent sur le premier volume. Et sont particulièrement réussies, il faut l’avouer. Notamment la cover du « Like a hurricane » de Neil Young, celles du « Tomorrow never knows » des Beatles et les incontournables « Severina », « Wasteland », « Wishing well » ou encore « Deliverance ». Un véritable régal ! Et du live retransmis par la radio britannique lors du festival de Reading en 1987, à l’Arena de Wembley en 1988 et au Machester Appolo en 1990. Sur les deux autres cds. Davantage destinées aux fans. Des adaptations trop linéaires à mon goût, gâchées en outre, par le chant trop souvent approximatif de Wayne Hussey. Dommage car on y rencontre des reprises du Free, des Stooges, de Patti Smith et d’Aerosmith. Et puis les parties de guitare sont excellentes. L’objet est cependant luxueux. Inséré dans un boîtier en carton, il est illustré par des images au graphisme gothique d’époque et contient un booklet très complet et fort intéressant.

The Mission

Blue

En bisbille avec son ancienne firme de disques, Mission a donc dû attendre trois ans pour sortir ce nouvel opus. Une interruption qui aura apparemment suffi pour éliminer la plupart des caractéristiques gothiques de sa musique. Hormis l'hymnique " Dying room ", et dans une moindre mesure le post punk " Black & blue ", l'expression exsude une mélancolie presque maladive, accentuée d'arrangements pompeusement sub ELO. Seuls, " Coming home ", " Get back to you " et " Damaged " sauvent ce " Blue " du naufrage. Trois compositions hyper-mélodiques, contagieuses, sculptées dans les cordes de guitare dont les sonorités crémeuses, vibrantes, légèrement reverb, nous rappellent le " Dear prudence " des Beatles, alors que le tempo lorgnerait plutôt vers Spencer Davis Group voire les Stones. Dommage que tout l'opus de soit pas de cette trempe !

 

The Mission

Neverland

Première constatation, Craig Adams a quitté le navire, laissant Wayne Hussey seul au gouvernail. Et puis Mission est revenu à un style plus sombre, plus cold, laissant même apparaître des traces très marquées de ‘curisme’, comme sur les excellents "Raising Cain" et "Heaven knows". Le reste nous donne l'impression d'une plus grande accessibilité, d'une plus grande finition dans la production. Et pourtant, c'est Wayne en personne qui s'en est chargé. Un disque d'excellente facture, mais qui ne génère plus grand chose de révolutionnaire... Ce groupe a-t-il, d'ailleurs, vraiment encore une mission dans le rock contemporain?

 

The Mission

Sum And Substance

En 1985, Wayne Hussey et Craig Adams quittent les Sœurs de la Miséricorde pour fonder leur propre Mission. Commence alors une aventure mystico-visuelle qui va placer le groupe à la tête d'un mouvement gothique, auquel un nombreux public va finir par s'identifier. Après cinq elpees, le groupe a décidé de faire le point en enregistrant cette compilation ; un recueil essentiellement constitué de singles qui ont décroché une place honnête dans les charts britanniques. Depuis "Stay With Me" à "Like A Child Again", en passant par "Severina", "Wasteland", "Amelia" et bien d'autres. Une collection complétée par deux remixes et deux inédits, "Sour Puss" et "Afterglow"; histoire de nous donner un avant-goût du prochain album...