Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

The Phantom Band

Checkmate Savage

Écrit par

The Phantom Band porte bien son patronyme. Sur la toile, c’est même un groupe fantôme. A moins qu’il ne s’agisse d’un nouveau monstre du Loch Ness. Car le groupe est écossais. Rares sont les sites qui signalent même son existence. Mais ce silence ne devrait pas durer. Et pour cause, nous sommes ici en présence d’un groupe qui possède un fameux potentiel.

Le sextet de Glasgow est drivé par Duncan Mc Cornell et Richard Princeton. Le premier se réserve les vocaux, le second la guitare. « Checkmate Savage » constitue leur premier album. Il fait suite à la sortie de deux singles, dont « The Howling », morceau qui introduit l’elpee. Le combo a été signé par Chemikal Underground. C’est un avantage ! Ce qui n’est pas nécessairement un gage de réussite pour le groupe. Mais tout au moins de qualité. Fondé par l’ex-Delgados Paul Savage, ce label écossais indépendant a en effet hébergé de fameuses pointures dont Mogwaï et Arab Strap. Et c’est justement Paul qui produit ce « Checkmate Savage ». Serait-ce un clin d’œil adressé au boss de l’écurie ? Une chose est sûre, le choix de ce personnage pour la mise en forme est une manière de frapper un grand coup.

« Checkmate Savage » ne recèle que 9 titres ; mais tous durent plus ou moins sept minutes. La matière est donc suffisante. Ces spectres écossais y mêlent de manière originale le folk, le post-rock, le krautrock et l’électro. Notamment ! Les goûts musicaux partagés au sein de la bande doivent être furieusement éclectiques pour puiser au sein d’un tel éventail de styles. Une exception qui confirme la règle, le décevant « Burial sound », une plage trempée dans le dub-step. Toutes les autres compos nous entraînent dans un univers bien distinct. « The Howling » ouvre l’elpee. Probablement le morceau le plus accessible de la plaque. Une manière de rentrer en douceur dans l’œuvre. Car la suite se révèle de plus en plus passionnante et complexe. A l’instar du magnifique « Folk Song Oblivion », caractérisé par ses contrastes saisissants entre les couplets puissants et les refrains légers et mélodiques. « Crocodile » nous enveloppe dans une certaine quiétude. Une pause post-rock que n’auraient pas reniée leurs confrères de Mogwaï. Sur « Halfhound », on jurerait entendre Eddie Vedder s’époumoner sur la musique countryfiée d’un Joy Division (NDR : il y a d’ailleurs longtemps que Pearl Jam n’a plus écrit une si bonne chanson). La formation s’autorise une incursion pastorale sur le très réussi « Island ». A nouveau très proche du mythique et défunt gang de Ian Curtis, « Throwing Bones » est tout bonnement étourdissant.

Un groupe à découvrir absolument ! Et à mon humble avis, il ne sera plus ni anonyme ni énigmatique, d’ici quelques semaines. D’ailleurs The Phantom Band se produira en concert le 8 mai prochain, dans le cadre des Nuits Botanique !