L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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The Pretenders

Relentless

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Du line up originel des Pretenders, il ne reste plus que la chanteuse, auteure, compositrice et guitariste américaine, Chrissie Hynde. Le batteur Martin Chambers a cédé ses baguettes à un certain Kris Sonne. Définitivement ? Aucune idée ! En fait, le groupe a connu pas mal de changements depuis sa naissance en 1978, dont deux musiciens, membres fondateurs, sont décédés d’une overdose. Et puis, c’est le guitariste/multi-instrumentiste James Walbourne qui co-signe les compos, depuis « Hate for sale », paru en 2020. Si la voix de Chrissie est toujours aussi superbe, inimitable, claire et plaintive à la fois, sur certains slows (NDR : l’opus est équitablement partagé entre pistes bien rock et ballades mélancoliques qui évoquent ses amours perdus), les accès de guitare dégoulinants de Walbourne (« Domestic Silence », « Just let it go ») sont pour le moins anachroniques. Mais lorsque sa gratte s’intègre parfaitement à l’ensemble (« Vainglorious », « Losing my source of taste », « Let The sun come in », seul titre optimiste), on retrouve le son originel des Pretenders. 

Parmi les plages les plus intéressantes, on épinglera encore « Merry widow » qui vire au psychédélisme, à mi-parcours, « The copa », aux accents surf balnéaires et enfin, « I think about the daily », dont les arrangements de cordes ont été confiés à Jonny Greenwood (Radiohead, The Smile).

The Pretenders

Alone

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A l’origine, cet opus devait constituer le second en solo de Chrissie Hynde ; mais sans doute pour des raisons commerciales, il est signé The Pretenders. Pourtant, Martin Chambers n’y a même pas participé ; et les deux autres musicos originels sont décédés depuis belle lurette (James Honeyman-Scott en 1982 et Peter Farndon, l’année suivante) ; enfin, Heywood, Walbourne et Wilkinson, qui n’ont débarqué qu’après 2005, ne sont pas davantage de la partie. Ce qui n’a pas empêché la native de Hereford de bien s’entourer. Bénéficiant tout particulièrement de la collaboration de Dan Auerbach. A la mise en forme, à la guitare et tutti quanti. Et puis d’une flopée de musiciens de studio, dont Duane Eddy, qui apporte une coloration surf au titre funkysant « Never be together ». Un des quatre morceaux qui figurent au début de l’elpee. Et ils tiennent particulièrement bien la route. Tout comme le titre maître qui ouvre la plaque. Une piste ‘rollingstonienne’, caractérisée par une intro au piano roadhouse. Le bluesy « Roadie Manu », ensuite. Le pub rock « Gotta wait », enfin. Imprimé sur un tempo tribal, il semble hanté par Dr Feelgood. Malheureusement, le reste manque singulièrement de punch. Et la superbe voix de Chrissie a beau se lover dans la mélancolie ou la sensualité, le ressort semble cassé. Il y a bien une rumba (« One more day »), mais insipide, une autre plage qui ose quelques riffs de gratte discordants, mais sans tracer une quelconque ligne directrice (« Chord lord »), et puis de la slide sur le slow « Death is not enough ». Avant un dérapage dans l’électro établi sur « Holy connection », un bonus track destiné à la promo. Allez comprendre pourquoi ? Et pour couronner le tout, Hynde clame qu’elle se hait (« I hate myself »). Suivant la bio, les sessions n’ont duré que 48 heures. Ce qui explique sans doute la panne d’inspiration. Une déception !

 

The Pretenders

Greatest hits

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"Greatest hits"! Le titre de cette compile ne pouvait être mieux choisi pour définir les 20 fragments ici réunis. Ce qui est une belle performance lorsqu'on sait que les Pretenders comptent plus de 25 années d'existence. Rien ne manque, ou presque rien. Même les reprises les plus notoires ont été incluses sur ce disque. Et notamment " I go to sleep " et " Stop your sobbing " de Ray Davies, " Forever Young " de Dylan, " Thin line between love & hate " des Persuaders, ainsi que " I got you babe " de Sonny & Cher et le classique reggae " Breakfast in bed ", que Chrissie Hynde interprète flanquée des musiciens de UB40. L'ordre chronologique n'est cependant pas respecté. Ce qui n'est finalement qu'un détail puisque le booklet a le bon goût de replacer chaque chanson dans son contexte. En outre, seules six compositions commises après 1990 ont été retenues, c'est à dire la période la moins prolifique et surtout la moins intéressante du groupe. Je ne vous ferai pas l'injure de refaire l'histoire des Pretenders, il existe suffisamment d'encyclopédies qui ont traité de ce sujet, mais simplement vous avouer avoir pris beaucoup de plaisir en réécoutant des chansons de la trempe des " Brass in pocket ", " Message of love ", " Don't get me wrong ", " Middle of the road ", " Kid ", " 2000 miles " ou encore " Back in the chain gang "…

 

The Pretenders

Viva el amor

Cinq années déjà que les Pretenders n’avaient plus commis d’album studio. Cinq longues années au cours desquelles, on ne peut pas dire que la bande à Chrissie Hynde soit parvenue à défrayer la chronique. Pas par le nombre d’apparitions ‘live’ en tout cas. Et lorsqu’on sait que son pénultième remonte déjà à 1990, les aficionados du groupe ont vraiment le droit d’être frustrés. Pour enregistrer " Viva el amor ! ", le groupe a reçu le concours du légendaire Jeff Beck. Sur un seul titre. " Legalise me ". Mais un des deux meilleurs fragments de l’elpee. Convulsif à souhait, il conjugue les talents de guitariste de l’ex Cream, et de Chrissie. Quant à l’autre titre qui se détache du lot, il répond au nom de " Dragway 42 ". Plus cristallin, découpé dans les riffs d’électricité lancinants, il bénéficie de la collaboration de la section de cordes, The Duke Quartet. Ce qui ne veut pas dire que le reste fasse tâche d’huile dans l’ensemble. Pas du tout ! Il est même constitué de morceaux particulièrement agréables à écouter. Tels que " Baby’s breath " au tempo post new wave, le pur Pretenders " Nails in the road ", le sémillant " Popstar ", au cours duquel Chrissie laisse transparaître son talent d’harmoniciste, et puis de chouettes chansons souvent protéinées de guitares, mais surtout transportées par le timbre vocal tantôt velouté, tantôt violent, tantôt envoûtant de Chrissie. Un regret, ce " Viva el amor " ne recèle aucun hit potentiel de la trempe de " Brass in pocket " ou de " Back on the chain gang ". Et c’est sans doute là que le bât blesse…

 

The Pretenders

Lost Of Independents

Depuis 1986, les Pretenders nous reviennent avec un album tous les quatre ans ; soit au rythme de la coupe du monde de football. Un événement (sportif ou musical?) à ne manquer sous aucun prétexte... Pour enregistrer "Lost Of Independents", la formation a bénéficié du concours de trois producteurs. Et pas des moindres! Si Ian Stanley (Tears For fears, Lloyd Cole) y est impliqué pour l'essentiel, Stephen Street (Morrissey) hérite de trois fragments, alors que Chris Thomas, responsable de la production du tout premier elpee du groupe, s'en réserve un seul. Un retour aux sources confirmé par la présence de Martin Chambers, drummer originel. Un retour aux sources qui se manifeste par le style de l'album. Tantôt tendre, furieux ou voluptueux il fait la part belle aux mélodies pop rock excitantes, sauvages, taillées dans les riffs de guitares cinglants, ébréchés, imprimées sur un tempo ravageur et irrésistible et coulées dans le vocal mi napalm/mi chocolat de Chrissie Hynde. Evidemment si vous ne vous intéressez qu'au single "I'll Stand By You" ou à l'une ou l'autre romance sans grand intérêt, vous risquez fort de ne pas vous y retrouver.