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The Pretty Things

Décès de Phil May, chanteur et fondateur des Pretty Things…

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Phil May, chanteur fondateur des Pretty Things et seul membre permanent, est décédé ce 15 mai 2020 dans le Norfolk. Suite à une chute de vélo, il avait été opéré de la hanche ; cependant, des complications chirurgicales ont eu raison de lui quelques jours plus tard. Il avait 75 ans.

De son vrai nom Philip Arthur Kattner, il avait fondé les Pretty Things dès 1963 en compagnie du guitariste Dick Taylor, membre des Rolling Stones embryonnaires.

Le groupe a fait des ravages au sein de la vague blues et r&b de l'époque. Sauvage, la formation a été considérée rapidement, outre-Atlantique, comme le type même du garage band.

The Pretty Things était un groupe talentueux qui est parvenu à faire évoluer sa musique, participant au mouvement psychédélique, et plus tard se convertissant au hard rock FM.  

Le groupe a gravé en 1968 l'elpee "S.F. Sorrow", un opéra rock enregistré dans les studios Abbey Road à Londres. C'était avant "Tommy", le chef d'œuvre des Who paru fin mai 1969. Il a aussi publié "Parachute" en 1970, disque que le Rolling Stone a plébiscité comme le meilleur album de cette année. Ces deux œuvres méritent de figurer parmi les albums culte de l’histoire du rock.  
The Pretty Things n’a connu qu’une brève période de séparation, entre 76 et 78. Il n’a jamais cessé de tourner et même d’enregistrer, même si au fil du temps, sa discographie s’est faite plus rare.

Son concert final baptisé ‘The final Bow’ s’était déroulé en décembre 2018, au club "Indigo at the O2", à Londres, et avait bénéficié de la participation de David Gilmour et de Van Morrison. La vidéo filmée de "Midnight To Six Man", un titre datant de 1966 est disponible ici

RIP

The Pretty Things

40th Anniversary – Live in Brighton

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Les Pretty Things ont décidé de fêter leur quarantième anniversaire. Chez eux. En Angleterre. A Brighton très précisément. Ils s’y sont donc produits en public. Mais quelle aventure! On y retrouve le chanteur/percussionniste Phil May, les guitaristes Dick Taylor et Frank Holland, le bassiste Wally Waller, le claviériste/harmoniciste/vocaliste Jon Povey ainsi que le drummer Skip Allan

Les Things ouvrent le set par quelques une de leurs perles sculptées dans le R&B et enfilées à leurs débuts : le "Roadrunner" de Bo Diddley et le célèbre "Don't bring me down". Ils enchaînent par un de leurs titres phares issus de leur période hard pop rock : "Havana Bound". Un extrait de "Freeway madness", paru en 1973. « SF Sorrow » remonte à 1967. Il constitue un des moments les plus importants de leur carrière. Le tout premier opéra rock qui allait marquer, à l'époque, leur immersion dans la musique psychédélique. Ils sont demeurés, manifestement, très à l'aise au sein de cette atmosphère. Et les interventions judicieuses de Dick Taylor n’y sont pas étrangères. De cet opus légendaire, le titre maître, "Balloon burning" et "Baron Saturday" ont été retenus. Les Pretty Things ont toujours aimé jouer le blues sur les planches. Ce n’est donc pas une surprise lorsqu’ils s'attaquent ici au classique "Hoochie Coochie man". Pour la circonstance, ils ont invité un ami : le redoutable Arthur Brown. Oui, oui, celui qui appartenait au ‘monde fou’ ; ce chanteur extraordinaire responsable du hit devenu classique "Fire". Quelle époque! Il a toujours l'air aussi déjanté notre Arthur! Et Dick de s'éclater à la slide! En 1970, le combo avait commis "Parachute". Un elpee d’une grande richesse qui était malheureusement passé inaperçu. Et pourtant, son rock post psychédélique lorgnait aussi vers la musique dite progressive. Les Things n’ont pas oublié cet épisode de leur existence et en interprètent "Cries from the Midnight Circus" ainsi que la trilogie "In the square/The letter/Rain". En fin de parcours, ils replongent dans l’univers de leurs vieux classiques : "Judgement day", "LSD", "Rosalyn" et la cover de l’incontournable "Route 66" des Rolling Stones ; des potes à leurs débuts, soit dit en passant. Une manière de retrouver leurs racines garage et en même temps comprendre qu’ils étaient quasi-punk avant la lettre ! De toute bonne facture, ce concert démontre que les Pretty Things ont toujours bon pied bon œil… L'album est double. Il est disponible sous la forme du Dvd et du  Cd.