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The Ramones

Ramones : ¡Adios Amigos!

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Vendredi 11 juillet 2014, Tommy Ramone (alias Thomas Erdelyi), vient de s’éteindre dans sa maison du Queens (New-York) à l’âge de 62 ans.

Souffrant d’un cancer des voies biliaires, l’ex-drummer du plus grand groupe punk de la planète était le dernier survivant du quartet original des Ramones.

C’est après la sortie d’un premier album en 1976 et quelques années d’attente, que les quatre New-yorkais deviendront progressivement une référence majeure du genre et influenceront toute la scène underground punk-rock.

Actif lors des 3 premiers albums du groupe (« Ramones », « Leave Home », « Rocket to Russia »), Tommy laissera tomber les baguettes en 1977 pour se consacrer exclusivement à la production, mais restera cependant fidèle au groupe jusqu’à leur séparation en 1996.

Une triste nouvelle qui succède aux décès successifs des autres membres de la formation. Celui Joey Ramone emporté par un cancer du système lymphatique (2001), de Johnny Ramone fauché par un cancer de la prostate (2004) et de Dee Dee Ramone succombant à une overdose (2002).

Tardivement (ou jamais !) reconnus par le monde de l’industrie musicale, les Ramones rejoindront finalement le Rock and Roll Hall of Fame en 2002.

Photo : Les quatre musiciens face au CBGB, lieu de naissance du punk et de la musique underground. C’est dans ce bar punk de Brooklyn que les Ramones livreront leur premier concert en 1974. Un live horrible joué sur un accord et sifflé par un public hargneux dont le seul but était de viser les musiciens avec des bouteilles de Bud dans la gueule. Fort heureusement, les quatre New-yorkais avaient persévéré jusqu'à la fin du set. Et ils ont bien fait.

Hasta la vista Tommy ! 

Souvenirs :  http://youtu.be/r0a22CrMf4s

 

 

The Ramones

Anthology

Écrit par

Joey Ramone n'est plus. Emporté par une maladie imputable à une vie jalonnée d'excès en tout genre, le leader du groupe punk américain le plus influent de l'histoire laissera des traces de son passage dans le monde des vivants. Et pas seulement une kyrielle d'albums devenus des classiques ; mais aussi une multitude d'élèves biberonnés à son rock n'roll survitaminé.

Sans les Ramones, les Green Day, Offspring, Rancid, et autres combos pseudo hard core n'auraient sans doute jamais vu le jour. Avec cet "Anthology", on pourrait penser que Warner cherche à capitaliser sur la mort du big Joey. Pour notre part, nous préférons voir en ce double album un ultime hommage au plus binaire mais au plus furieux groupe de rock de ces vingt-cinq dernières années. D'autant plus que le travail a été accompli minutieusement, et qu'aucune période de la carrière des Ramones n'a été oubliée. Cinquante-huit titres, pas moins, retracent l'histoire du band de 1976 à nos jours. L'objet idéal pour quiconque voudrait s'initier à la Ramones mania, sans avoir à casser sa tirelire pour se procurer l'intégralité de l'oeuvre, forte de dix-huit albums. "Blitzkrieg Bop", "Rockaway Beach", "Rock n' roll high School", "Mama's Boy", "Psycho therapy", "Somebody put something in my drink", "Pet Semetary", "Chinese rock": ils y sont tous ! Que des classiques, du pur fun, de l'énergie, de l'adrénaline, le tout construit sur trois accords et une rythmique des plus simplistes...Les Ramones quoi ! Absolument incontournable.

 

The Ramones

Adios amigos

Qu'est ce qui ressemble le plus à un album des Ramones ? Cherchez bien ! Un autre album des Ramones, pardi ! Et pourtant, il y a déjà vingt ans que cette légende vivante vide immuablement le même sac rempli de clichés. Mais elle le décharge avec une telle énergie, une telle constance et une telle conviction qu'on se laisse toujours prendre au jeu. Pas pour rien que ces prophètes du punk ont influé le Clash, Damned et autres Ruts, et influent encore aujourd'hui sur Offspring, Green Day et consorts. Et pourtant, le line up du quartette new-yorkais est aujourd'hui orphelin d'un de ses membres fondateurs. Dee Dee Ramone en l'occurrence. Parti embrasser une carrière solo. Cependant, cet ex-faux-frère n'a pas pour autant rompu avec le combo. Il suit très attentivement l'évolution de ses ex-partenaires et puis continue régulièrement de leur concocter des chansons. Plus de la moitié sur " Adios amigos "… Bien qu'impliquant une cover d'" I don't want to grow up " de Tom Waits, ce disque orageusement, classique, corrosivement vivace, implacablement hypnotique n'obéit toujours qu'à une seule et immuable combinaison rythmique : ‘one, two, three, four’…

 

The Ramones

Pourquoi voudrais-tu qu’on change?

Écrit par

Il y a vingt ans que les Ramones nous la ramènent courte, fun, joviale et bruyante. Vingt ans que ces faux frères nous donnent une leçon de punk-rock à la fois minimaliste et absolu. Vingt ans qu'ils nous font comprendre qu'avec peu on peut faire beaucoup, qu'avec juste de l'énergie à revendre on peut bâtir un rock monumental. C'est vrai, le statut des Ramones, aujourd'hui, n'est plus, paradoxalement, celui de l'époque "End Of The Century". Mais il est clair que ce groupe restera ‘quelque part’, une formation essentielle. Johnny Ramone, en tout cas, n’imagine pas le rock sans eux…

On est vraiment un prototype de groupe rock. Tu nous mets sur une scène avec nos guitares, une batterie et Joey, et on te donne une définition du vrai rock. Sniff. Cela, le public le comprendra toujours. Merde, si ce groupe est là depuis deux décennies, c'est pas pour nos beaux yeux uniquement! Je regrette mais toute cette musique ‘fusion’, c'est pas du rock’n'roll. Le rock c'est de l'excitation, pas des trucs tellement tortueux que tu es même incapable de suivre la mélodie.

En vingt ans d'existence, vous n'avez que fort peu modifié vos batteries et...

Pour quoi faire? Que veux-tu changer quand tu fais vraiment ce que tu aimes? Pourquoi tout remettre en question quand tu joues la musique que tu ressens et que le plaisir pris est partagé par le public? Faut pas se compliquer la vie, mec, nous on est vachement heureux ainsi. Sniff.

Pourquoi Dee Dee a-t-il quitté le groupe et joue-t-il désormais en solo?

Je n’ai pas encore compris. Les autres non plus d'ailleurs. Dee De a complètement bouleversé sa vie. Il a quitté sa femme et on peut dire que dans la foulée il a quitté le groupe. Il avait des tas de problèmes ; note, Dee Dee, s'il se met à boire ou à fumer, il devient vraiment dur à suivre. Normalement, il est clean maintenant.

Son apport au niveau du travail d'écriture des morceaux était important. Comment comptez-vous vous y prendre, sans lui?

Dee Dee va toujours écrire des chansons pour les Ramones. Sniff. Qu'est-ce que tu veux? Il sait bien qu'il gagnera toujours plus d'argent en écrivant pour nous que pour lui tout seul.

Tu es un type riche, toi?

Je pourrais en tout cas sans problème terminer aujourd'hui ma carrière au sein du groupe et vivre de mes rentes, sur le même ton, jusqu'à la fin de ma vie, auprès de ma famille. Mais bon, je n'ai pas des goûts de luxe, non plus. J'ai juste une âme de collectionneur. Je collectionne des tas de trucs, notamment des trucs Disney, j'adore ça!

Il y a quelques mois, vous avez publié "Acid Eaters", un CD sur lequel vous avez commis des reprises de classiques de groupes comme les Who, les Troggs, les Beach Boys, les Stones... Pourquoi ce projet?

C'est parti un peu par hasard. Sniff. Durant l’été de l’année dernière, on a enregistré trois de ces reprises destinées uniquement à un Ep. Le résultat était tellement bon qu'on nous a demandé d'en faire d'autres pour sortir un CD complet. L’expérience nous a amusés et on l'a réalisée.

Comment avez-vous choisi les chansons que vous alliez adapter? Selon quels critères?

Au départ, on imaginait qu'on allait surtout reprendre des titres sortis originellement entre 66 et 68 parce qu'on estimait que c'était une époque formidable pour la musique. Puis, c'est vrai, on a un peu débordé mais on a juste choisi au feeling. Si on avait envie, on prenait et on a retenu le meilleur de ce qu'on a interprété. Sniff. Il fallait aussi que les chansons se prêtent à notre manière de les jouer, bien évidemment.

Kiss a lui-même organisé une série de reprises de ses chansons par d'autres et un CD basé sur ce schéma vient de sortir ("Kiss My Ass"). Tu imaginerais faire la même chose avec des compositions des Ramones?

Un album est sorti aux States. Il s'intitule "The Gabba Gabba Hey" et réunit une vingtaine de formations qui ont joué nos compos ; mais nous n'avions pas organisé ça nous-mêmes. Il s'agissait d'un truc un peu ‘low budget’ impliquant des groupes pas trop connus, tu vois? Le projet de Kiss est différent. Mais tu imagines, toi, une version funk-pop de "Sheena is A Punk Rocker"?

Pas vraiment, non. J'ai entendu dire que vous aviez demandé à Ted Nugent d'enregistrer avec vous?

Ouais, mais son label n'a pas arrêté de tout faire pour que ça ne marche pas! C'est nul. On aimerait bien aussi recevoir le concours d’un mec comme Pete Townsend sur un de nos albums. C'est gens-là sont aussi vrais que nous. Sniff.

Si demain les Ramones se séparent, que fais-tu ?

Rien

Comment ça ‘rien’?

Oui. Je reste chez moi, je vis dans ma famille et auprès de mes potes, mais je ne monte pas un autre groupe et je ne rentre pas au sein d’une autre formation. Je serais incapable de faire ça. J'ai pris un trop grand pied au sein de cette aventure –et ça continue– pour pouvoir assumer autre chose. Je jouerais des trucs pour moi.

(Article paru dans le n°25 du magazine Mofo de juillet 1994)