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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Cristobal and The Sea

Exitoca

Écrit par

Cristobal and the Sea est le résultat du cosmopolitisme londonien. Fondée en 2012, cette formation réunit le drummer Elliott Arndt (un Anglais), le bassiste Alejandro Romero (un Espagnol), le guitariste João Seixas (un Portugais) et la flûtiste Leïla Séguin (une Française). Ces trois dernier participent aux vocaux. « Exitoca » fait suite à un premier opus, publié en 2015, un disque qui sort à nouveau sur le label City Slang (Caribou, Calexico, Lambchop, …)

La musique de Cristobal and the Sea est un melting-pot d’influences qui reflètent, on l’imagine, les origines des musiciens. L’album s’ouvre par plusieurs plages aux accents ensoleillés, tropicaux même, dont « Goat Flokk ». « Salsa Dude » et « The Seed » véhiculent des accents psychédéliques. Mais régulièrement, les références s’entremêlent au cœur d’un joyeux micmac, paradoxalement aux mélodies entêtantes. Et le tout baigne au sein d’une bonne humeur communicative. Idéal pour égayer les longues journées d’été !

 

The Seasons

Velvet!!! (Ep)

Écrit par

En 2011, à Beauport au Québec, alors qu’ils n’ont à peine que 16 et 20 ans, les deux frères Chiasson décident de fonder leur propre groupe. Pour y parvenir, ils font appel à deux amis pour se charger de la basse et des drums. Le line up complété, l’aventure de The Seasons peut commencer. Très vite, alors qu’il ne dispose que de quelques morceaux, le quatuor se produit en concert. Puis enregistre une demi-douzaine de titres qu’il diffuse sur la toile. Tout aussi rapidement, il acquiert une certaine notoriété ; ce qui lui permet de signer sur le label québécois, Vega Musique. Cet Ep précède la sortie de « Pulp », un long playing qui devrait paraître en Europe au cours du mois de septembre. Les deux disques ont déjà été couronnés de succès au Canada et ont même intégré le top 5 des meilleures ventes.

La musique de The Seasons est influencée par les sixties, et tout particulièrement Simon & Garfunkel. Les harmonies vocales échangées entre les deux frangins, sont d’ailleurs particulièrement soignées. Hormis le titre plus rock « Kitsch Trick », le band pratique une sorte de pop/folk aux mélodies 60’s sucrées et contagieuses.

A l’écoute de cet Ep, on comprend mieux pourquoi le succès de groupe a été aussi fulgurant. Leur expression sonore a tout pour plaire, même si elle manque cruellement de caractère. Ce qui me permet de douter de l’impact qu’elle pourrait avoir sur le public du Vieux Continent…

 

The Sea And Cake

Runner

Écrit par

Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

The Sea And Cake

The Moonlight Butterfly

Écrit par

Seize années déjà que la formation chicagolaise roule sa bosse. Il y a bien eu une interruption entre 2004 et 2007, mais cette pause a permis au combo de se ressourcer. Valeur sûre dans l’univers de l’indie, The Sea and Cake, n’a cependant jamais rencontré le succès à la mesure de son talent. Faut dire que la musique développée par les Américains ne s’adresse pas aux hit-parades, le groupe privilégiant plutôt les longues compositions climatiques.

“The Moonlight Butterfly” constitue leur neuvième opus. Et apparemment, Sam Prekop et ses potes en sont revenus à leurs premiers amours. Les six compos de cet elpee ont été écrites lors d’une tournée accomplie en compagnie des Canadiens de Broken Social Scene. Des plages inévitablement copieuses, mais trempées dans une pop douce, brumeuse et mélancolique, traversées de passages instrumentaux aux accents jazz ou krautrock, à l’instar du morceau maître. Une seule piste plus rythmée: « Up on the North Shore ».

La nouvelle œuvre du quatuor est de toute bonne facture. Mais, encore une fois, elle ne s’adresse pas au grand public. Perso, cette situation ne me dérange pas. D’ailleurs, souvent un groupe préserve bien mieux son identité à l’abri des regards et des oreilles. Et vu sa longévité, The Sea and Cake en est un parfait exemple.

 

Smokestack Lightnin' + The Seatsniffers

Roadmasters (Split cd)

Écrit par

Les deux formations s’estiment. Et parfois se permettent des apparitions dans les studios de leurs amis. Ce split Cd n'est donc qu'une demi-surprise. Trio teuton, Smokestack Lightnin' réunit le chanteur/bassiste Bernd Batker, le guitariste Frieder Graef et le drummer Michael Kargel. La discographie du combo est conséquente, tant en singles qu’en albums. Et lors de la confection de cette plaque, les Allemands de Smokestack Lightnin' étaient manifestement aussi motivés que les Belges de Seatsniffers.

L’expression sonore de Smokestack Lightnin' est plus propre, moins primaire. A la limite, elle me fait penser au rock'n'roll accessible de Dave Edmunds voire de Chris Isaak. Encore que, balayé par la pedal steel de l'invité Oliver Stangl, "Carter Cain" nous plonge dans l’univers de Johnny Cash. Plus rock, "Home in my hand" est soutenu par une rythmique tenace et répétitive, pendant que Peter Hoppe tapisse discrètement la trame sonore de son orgue. Graef est passé à la mandoline pour le folk blues rythmé "Leaving Louisiana in the broad daylight". Lugubre, "Lonely moon" constitue le meilleur moment consacré à Smokestack Lightnin'. Blafarde, la lune se reflète dans les marais louisianais. Issu des profondeurs de ces swamps, l’écho réverbère le chant de Trinah… Les percus sont dignes de la formation hollandaise T99 ; et elles excellent lors de la finale "The thunder rolls". Cet ensemble particulièrement original est sur le point de sortir un nouvel opus sur le label Hazelwood. Il s’intitule(ra) "Heads of agreement".

Les Seatsniffers ont toujours la pêche. La machine est parfaitement huilée. Dès l'ouverture, le "Treat her right" de Roy Head sert un subtil cocktail de R&B et de rockabilly, secoué par le sax hurleur de Roel Jacobs et la guitare déjà bien en verve de Walter Broes. Le traitement de la cover du "I'm a long gone daddy" de Hank Williams vaut un bon vieux rock'n'roll à la Chuck Berry. On imagine même Walter exécuter les pas de canard, sur les planches ! Quatorze années que les Seatsniffers suent sur les routes du rock'n'roll. Ce qui facilite les rouages. La formation anversoise a le bon goût de nous faire revivre l’époque des vieux juke-boxes. Ceux des fifties. En épinglant une version du "Envy" de John Loudermilk, une adaptation de "Weekend on Mars", en hommage à Lux Interior (NDR : le chanteur des Cramps, décédé en février dernier) et une cover insolente du "Belle amie" d'Art Neville, profilé à la manière du "Somethin' else" d'Eddie Cochran. Un peu de douceur quand même lors d’un "She's a yum yum" tapissé par la section rythmique à la fois solide et métronomique des frères De Houwer. "Black Jack David" clôt l’elpee. Un morceau traditionnel qui célèbre la rencontre entre le R&B convulsif et le country alternatif. Dommage que les albums des Seatsniffers soient toujours aussi courts !

 

The Sean Carney Band

Live Blues on Whyte

Écrit par

Ce jeune musicien de 35 ans s'est incontestablement forgé un nom au cours de ces dernières années. Il s’est produit, il est vrai, plusieurs fois en Europe et est devenu assez populaire dans l'Hexagone. Il est originaire de Colombus, en Ohio, et y réside toujours. Il est le Président de la Colombus Ohio Blues Alliance. Il a remporté des trophées particulièrement honorifiques en 2007 : l'International Blues Challenge, à Memphis, l'Albert King Award Winner et celui du meilleur groupe (‘Best Band’) à Colombus! Son premier long playing, "Provisions", date de 1998. Il a été réédité en 2007, enrichi de quelques bonus tracks! Son second elpee –très attendu– est paru en 2006. Intitulé "Life of ease", il est sorti sur Night Owlz Records, un label qu'il a créé en compagnie de son partenaire Eric Blume.

Ce nouvel opus est un ‘live. Il a été immortalisé au Blues on Whyte à Edmonton, en Alberta, au Canada. Sean y est soutenu par deux musiciens canadiens : Graham Guest au piano et Chris Brzezicki à la basse acoustique. Et puis par l’inévitable Blume. Le tracklisting est partagé entre nombreuses compositions personnelles ; la plupart déjà sorties sur disque et quelques reprises pas piquées des vers.

Il démarre les hostilités par son titre fétiche : "It's my life baby" ; un morceau signé Bobby Bland qui figurait déjà sur son premier elpee, paru dix ans plus tôt. Carney possède une bonne voix. Elle fait vibrer son répertoire. Sean est imprégné d’une sensibilité musicale jusqu'au bout des ongles. Son jeu sur les cordes est parcimonieux. Les phrases savamment liées. Un premier solo éclot. D’abord discret, il monte progressivement en puissance, avant de céder le relais aux ivoires du très doué Guest ! "All these worries" évolue sur un rythme dense. Sean se réserve une envolée très personnelle, de haut niveau. Pour la circonstance, Guest est passé à l'orgue Hammond B3. Les musiciens haussent encore le tempo pour "Why do you lie". Ils carburent au boogie. L'imposante section rythmique est à l'avant-plan. Carney opère une nouvelle et impressionnante envolée sur les cordes, digne du meilleur Albert Collins. Le SCB aligne alors les reprises favorites, en y injectant un maximum de swing. L’atmosphère baigne clairement dans le jazz. Faut dire que Sean est parfaitement secondé par des partenaires talentueux. Le "29 ways" de Willie Dixon est percutant. Une occasion rêvée de libérer les musiciens : successivement Graham aux ivoires, Chris à la contrebasse et Eric aux balais. Signé Detroit Junior, "Call my job" trempe dans le funky blues. On est même plutôt proche du Memphis blues. Guest joue de l'orgue Hammond dans le style de Booker T, pendant que les six cordes s’aventurent dans l’univers du grand Albert King. Le swing est toujours très présent lors de la cover du "Money's getting cheaper" de Jimmy Witherspoon. Graham est intenable au piano. Le "Too many cooks" de Willie Dixon concède des accents syncopés et exotiques. Carney termine son spectacle par l’interprétation de son propre répertoire, dans un style proche du grand T-Bone Walker. Dont l'amusant "Life of ease", un blues lent, type fin de soirée. Puis le remarquable "Whant can I say". Il ponctue le spectacle par un "Bad side baby" caractérisé par ses changements de tempo.

De toute bonne facture, cet opus met en exergue les différents instrumentistes qui parviennent ici à conjuguer finesse et passion. L'an dernier, Mr Carney a réalisé un gros transfert, en recrutant le célèbre bassiste Bill Stuve (ex-Mighty Flyers). Il prépare pour l’instant un Dvd live et un nouvel album studio! Ce 18 juillet, il sera à l’affiche du Blues & Jazz Rallye, à Luxembourg.

 

The Sea

Get It Back

Écrit par

The Sea est un duo anglais fondé en 1995. C’est-à-dire en pleine apogée britpop. Pourtant, le combo a toujours essayé de s’en démarquer, en apportant une légère coloration bluesy ainsi qu’une bonne dose de morve rock n’roll, à son expression sonore. Les frères Chrisholm (NDR : s’ils chantent tous les deux, Peter se réserve la guitare et Alex à la batterie) pratiquent ce même style depuis leur débuts. Et ne semblent pas vouloir changer d’attitude. Pour preuve la photo qui illustre la pochette, les titres et les lyrics de leurs compos. Une fidélité qu’ils puisent dans leurs influences, aussi bien chez Human League, Blur, Led Zeppelin, MC5, Primal Sceam que les Stooges. Bel éventail de références, il faut l’admettre. De bonne facture, leurs chansons rappellent parfois celles des Hives. Donc vous incitent à remuer la tête et les jambes. Rock’n roll endiablés, « Love Love Love » et « Don’t You Want Me » constituent les titres phares de « Get It Back ». Ils nous replongent même quelques années plus tôt, lors du revival mené par les White Stripes voire les Black Keys. J’épinglerai encore « Can You Feel », autre point fort de l’elpee, mais davantage contaminé par le Southern Rock. D’autres titres recèlent des lyrics dignes de l’Iguane. A l’instar de ‘Well she walks like a reptile/And she thrills me all night long’ sur « Love Love Love » et ‘The sun is high and the moon is dead. The earth is flat going off its head’ sur l’excellent « Sun Noir ».

Si toutes les dispositions sont réunies pour faire de ce « Get It Back » un très bon opus, il faut reconnaître que ce disque sort quelques années trop tard. On ne peut en vouloir à la formation, puisque leur musique semble imperméable à l’évolution des styles. Rien de neuf à l’horizon, donc, pour The Sea ; mais un langage universel de base reconnu par tous les rockeurs qui se respectent. Toutes guitares dehors, vous vous en doutez ! NME adore, paraît-il. Maintenant, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

The Seatsniffers

Turbulence

Écrit par

The Seatsniffers est un groupe de roots rock. Belge, de surcroit. Et surtout excellent. Leur mélange de r&b et de rockabilly est percutant et énergique. Le guitariste Walter Broes et le saxophoniste Roel Jacobs mènent la barque. Ils sont soutenus par une section rythmique en béton assurée par les frangins De Houwer : le drummer Piet et le bassiste Dierk ‘Bop’. Paru en 1997 sur le label belge Rowyna (NDR : où es-tu Jeroen?), leur premier elpee était éponyme. Au sein de la discographie des Sniffers, on inventorie de nombreux singles et même un vinyle d’un diamètre de 25cm intitulé "R&R covers". Depuis 2003, ils sont passés chez Sonic RendezVous, une écurie pour laquelle ils ont gravé le ‘live’ "Flavor Saver", l’elpee studio "Let's burn down the Cornfield full" et réédité leurs trois premiers opus.

Attachez bien vos ceintures, "Turbulence" nous invite pour un nouveau voyage au cœur des années 50. Walter Broes signe la majorité des titres. Il se charge, en outre, du mixing et de la production. La machine s'envole dès les premiers accords de "Git'r done". Walter chante, talonné de près par le souffle de Roel. "She's mine" est sculpté dans le rock'n'roll le plus pur. Il aurait même pu alimenter un jukebox de la fin des fifties. "Bangkok" est une compo signée Alex Chilton (NDR : dans une autre vie, il a drivé les Box Tops, avant de militer chez Big Star). Ce r&b sauvage est alimenté par des bruitages insolites. Une technique plutôt inhabituelle chez nos amis anversois. Blues rocker bien rythmé, "I'd wait all over" déborde d’enthousiasme. Les solistes en profitent pour se mettre en évidence, tout en prenant soin de ne pas trop s’écarter d’une ligne de conduite parfaitement tracée. "Woman is her name" marque un retour au rockabilly. La section rythmique est bien mise en évidence. La basse acoustique de Bop est très alerte. Bernd Batke est de nationalité allemande. Il a été invité à partager un duo au chant en compagnie de Walter. Pour "Boat", un morceau qui emprunte le rythme du twist. Bernd sévit également au sein d’une formation country : le Smokestack Lightnin'. Il partage avec Peter Hoppe un projet répondant au patronyme de Slackwax. Ce duo est notamment responsable d’un drôle de mélange entre blues, country et électronique. Et a commis une version originale du "On the road again" de Canned Heat! Mr Broes prend la liberté de pincer ses cordes à la manière du maître, Albert Collins. "(You need a) Checkup from the neck up" nous invite à suivre les traces du pub rock. Celui du Dr Feelgood originel. Broes y joue même le rôle de Wilko Johnson. Pas de saxophone pour la cover du "Dark in my heart" de Lee Hazlewood. Un titre plus pop/rock. L'étau rythmique ne desserre jamais l’étreinte. Un regret ? La brièveté des morceaux. Bien sûr, ils sont efficaces ; mais cette « Turbulence » nous laisse un peu sur notre faim. Faut dire que si elle est dédiée à la mémoire de James Brown, Link Wray et Ike Turner, elle ne dure que moins de 30'...  

 

The Sean Carney Band

14th Annual Telluride Blues & Brews Festival

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Imaginez que vous êtes paumés au fin fond du Colorado. Dans un tout petit patelin, non loin du Nouveau Mexique et de l'Utah : Telluride. Un trou perdu, pensez-vous ? Ben, pas tant que vous le craigniez. En fait, c’est en ce lieu que se rencontrent une cinquantaine de micro-brasseries et surtout une vingtaine d'artistes issus d'horizons musicaux divers. Les plus proches du blues, quand même. Le 15 septembre 2007, se déroulait le ‘14th Annual Telluride Blues & Brews Festival’. La prise de son est remarquable. On a même l’impression d’être au beau milieu du public!

Fin 2006, flanqué de son band et soutenu par une flopée d’amis, Sean Carney avait concocté un superbe album intitulé "Life of ease". C'est au sein de cet opus qu'il puise son répertoire pour nous le restituer sur les planches. Il démarre sur les chapeaux de roues par une plage instrumentale très tonique. Les trois acteurs se réservent successivement le devant de la scène. Leur technique est brillante, mais ils manifestent également une cohésion remarquable. Après avoir présenté ses musiciens, Sean s’adresse au public pour leur présenter le titre maître de son dernier elpee. Un blues lent qu'il chante d’un timbre tempéré, mais harmonieux. La basse acoustique est très sonore. L’atmosphère cool. Sean prend le temps d’imaginer et de structurer son solo, empruntant d’abord au maître T-Bone Walker, avant de laisser libre cours à son inspiration. "Bad side baby" est caractérisé par des changements de tempo. Une situation qui permet à notre Mr Carney de prendre son pied. Il aime l’éclectisme, mais aussi l’électricité. Il est aussi capable d’afficher un profil rocker. Et d’apporter à une ligne de conduite très conventionnelle, des tonalités enivrantes. Bref, c’est un gratteur créatif. Après six minutes de fluctuations en tous genres, il se décide de passer au blues lent. Il se met à chanter sans se soucier de savoir qu’il se trouve à plusieurs mètres du micro. Il vit son blues, notre Sean. Il le célèbre dans son monde intérieur. Il a le blues à fleur de peau. Les notes émanent du cœur. Sa sensibilité est exacerbée. Le blues de Carney, c'est du bonheur à l'état pur! Après avoir sifflé sa bière, il attaque "All these worries". Un blues subrepticement inspiré par la Nouvelle Orléans. Les percussions d'Eric Blume sont bien mises en exergue. Sean remet le couvert en alignant des chapelets de notes incisives, ravageuses et vivifiantes. Et manifestement, il prend un grand plaisir dans son trip. Le Carney Band achève le set par un "Why do you lie" bien saignant. La section rythmique est saturée de swing. Elle autorise une dernière fois le leader à prendre le large. Il se lâche complètement, puisant au passage dans l’univers d’Albert Collins, tout en adoptant une démarche (NDR : mais pas le style) que n'auraient pas reniés un Rory Gallagher ou un Johny Winter au sommet de leur art. Franchement en observant Sean jouer le blues, on ne peut qu’être admiratif…

 

The Sean Carney Band

Life of ease

Écrit par

Ce chanteur/guitariste réside dans l’Ohio. A Colombus, très exactement. Il est le président de la société locale de blues, la Colombus Ohio Blues Alliance. Concocté en compagnie des Night Owlz, son premier album remonte à 1998. Intitulé "Provisions", il avait reçu le concours de Christine Kittrell et de Willie Pooch. Sean a également collaboré aux sessions d’enregistrement de deux albums de la chanteuse noire Teeny Tucker (la fille de Tommy) : "Tommy's girl" en 1999 et "First class woman" en 2003. A l’instar de Ronnie Earl et Duke Robillard, Sean est considéré comme un des plus grands guitaristes contemporains.

Le titre maître ouvre l’album. Une compo qui baigne dans le jazz nightclubbien. Une plage typique des fins de soirées, lorsque les pistes de danse commencent à se vider, que les couples s’enlacent, et qu’un mélange de sueur, d’ivresse et de mauvais tabac commence à emplir l’atmosphère. Sean y rencontre le fantôme de T-Bone Walker devant la basse acoustique de Steve Perakis, les balais timides d’Eric Bloom et le piano circonstanciel de John Popovich. "All these worries" prend la direction de Chicago, dans le Westside. Le tempo est accrocheur. Les cordes suivent à la trace les incantations du chanteur. L’homme ne concède que les notes nécessaires face à l’orgue Hammond B3. L’exercice s’opère dans le naturel et la douceur. Les instruments se complètent pour sculpter ce style bien uniforme. Sean pince ses cordes comme un Albert Collins des meilleurs jours devant l’orgue naturellement chaleureux de Miss Linda Dachtyl, tandis que le sax ténor de Chuck Moore se pose à l’avant-plan. Mr Carney chante passionnément "Bad side baby". Une compo bien mise en relief et empreinte d’une extrême sensibilité. Plage intimiste, "I've got a gypsy woman" est illuminée d'un solo aussi incisif que dépouillé. Chicago shuffle, "Pennies & teardrops" libère une sonorité de guitare primaire, proche de celle d’un Jimmy Rogers qui en serait resté au stade des fifties. Sean impressionne, tant son style, tout en décontraction, semble facile. Cet opus, Sean a voulu le partager avec ses amis. Des amis, mais également des musiciens talentueux. Aussi il les invite à monter sur les planches. Tout d’abord, Joe Weaver. Pote à Johnny Bassett, ce vocaliste noir est issu de Detroit. Il reprend "Outskirts of town", une compo signée Louis Jordan. Une fois encore, un blues destiné aux enfumés. Lorsqu’il chante, un frisson vous parcourt d’abord l'échine ; puis vous ne pouvez que succomber au charme de son timbre. Carney en profite pour nous communiquer, note après note, l'émotion qui le hante. Joe revient tapoter sur son piano pour interpréter "Farmboy". Il chante d’une voix assez éraillée. Son ami King Saxe Gene Walker le soutient au saxophone. Sean joue comme un Duke Robillard très inspiré. Willie Pooch est un autre chanteur noir. Originaire de Tupelo, dans le Mississippi, il vit aujourd’hui à Chicago. Il interprète passionnément le célèbre "Tramp" de Lowell Fulsom. Teeny Tucker est une chanteuse talentueuse. Sean et Teeny se rencontrent régulièrement. Pour bosser. Et actuellement, ils tournent d’ailleurs ensemble. Elle vient interpréter son "I live alone", un blues rocker bien enlevé. La diablesse possède une sacrée voix. Sean ne se sent plus. L'ami Phil Berkowitz vient souffler comme un démon dans son harmonica. "I know your wig is gone" marque un retour au jazz. Signée T-Bone Walker, cette plage permet à Jack Popovich Sr de s'illustrer sur les 88 touches en ivoire. Sean chante "That man". Son timbre vocal s’adapte décidément à tous les styles. Un style plutôt proche ici de Jimmy McCracklin. Chuck Moore s’illustre au honky sax. Versatile, Mr Carney emprunte alors la douceur toute californienne de Pee Wee Crayton pour délivrer son "When I trains it pours". Dans ce registre, il épanche des moments très intenses d’émotion, de bien-être et de quiétude. Les trois dernières plages ont été immortalisées ‘live’. Deux au Skylark Lounge de Denver. En mars 2006. Son ami guitariste Steve Gerard y participe. Et une au Smokin' Oyster Brewery. A Ft Meyers. La finale. Willie Pooch y fête son retour pour chanter "Take off your shoes". Sean vient de signer un album véritablement exceptionnel !

The Seatsniffers

Let´s burn down the cornfield

Écrit par
Les Seatsniffers comptent déjà sept années d’existence. Des ex-musiciens du Dizzy Dave Band qui avaient opté pour ce roots rock tellement personnalisé, lorsque Big Dave avait tenté l'aventure des Electric Kings. Depuis, six albums ont vu le jour, dont "Flavor Saver". Leur précédent. Un live ! Et sur leur nouveau label : Sonic Rendez-Vous. Le line up est identique : Walter Broes au chant et aux guitares, Roel Jacobs aux saxophones, Piet de Houwer aux drums et Luc Houben à la basse. La formation est à nouveau au sommet de son art. Sa croustillante fusion de R&B, de blues, de rockabilly, de soul, de ska et de surf music déborde d’une même énergie ; et vous invite en permanence à investir la piste de danse. Impossible de ne pas remuer les doigts de pieds ! La majorité des plages sont rythmées. Difficile d’en monter une en épingle, tant l’ensemble tient la route. Mais certaines sont véritablement irrésistibles.
 
Quelques notes de guitare parsèment "I want to know". La basse acoustique suit le mouvement. Puis la machine à rythme embraie pendant que le sax et la guitare se conjuguent à l'unisson. Rien ne semble pouvoir arrêter cette formation unique en son genre. Bienvenue dans le monde du rock’n roll : "Make like a rocket and fly", "Gimme gimme", "We're gonna rock" en sont d’excellents témoignages. Du rock'n'nroll et du boogie. Des compos au cours desquelles la sonorité métallique est accentuée par la guitare. Quelques accords country préludent à "Crush". Une ambiance agréable qui persiste tout au long d’"It'll never come to light". A cause de la réplique vocale féminine de Nathalie Delcroix et de l’indispensable pedal steel de René van Barneveld. Les Seatsniffers version 2004 semblent apprécier la fibre country. "Depression's got me again" en est une nouvelle démonstration. Une plage pour laquelle, ils ont reçu le concours des Bluegrass Boogiemen, une formation néerlandaise de country et bluegrass, au sein de laquelle banjo et mandoline ont une place de choix. "Gimme more sugar" emprunte des accents musicaux à la surf music pour colorer cette compo de nouveau très rock. Le titre maître est une reprise assez blues du 'Let's burn down the cornfield" de Randy Newman, mise à la sauce Sniffers. Pratiquement sans rivale sur notre continent, la formation sent bon le parfum des années 50. "Sticks and stones" agrège R&B, blues et rock. Le saxo de Roel Jacobs y est incomparable ; mais le combo a ici reçu la collaboration du guitariste et leader de T99, Mischa den Haring. Fameux ! "You got it all mixed up" renoue avec l'esprit des riffs et accords chers à Chuck Berry, tandis la finale "Get high" épouse le beat de Bo Diddley. Quelle ambiance !

The Sea And Cake

Glass

Quelques mois seulement après la sortie de l'excellent " One Bedroom ", les Chicagolais sont de retour avec cet EP aux inédits solides, plus trois remixes qui valent leur pesant de cacahuètes. D'abord " To The Author ", étalé en deux versions sensiblement différentes : une ligne de basse à la Peter Hook, une boîte à rythmes, des synthés, puis cette guitare aérienne qui vient renforcer la mélodie, tandis qu'un léger battement électronique en rajoute encore une couche… Enfin, la voix de Prekop, qui survole délicatement cette matière sonore : on reconnaît dans cette complexité pop tout l'intérêt (et le talent) de The Sea and Cake… Le deuxième inédit (" Traditional Wax Coin "), avec ses ruptures de rythmes et son piano délétère, fait un peu pâle figure après tant de classe… Mais " An Echo In ", une miniature pop servie dans un écrin post-rock, remet les pendules à l'heure. Puis viennent les remixes : Stéréolab rajoute des synthés à " Tea and Cake " et Broadcast des bruits et des beats vintage (" Interiors "). Leur travail, c'est du papier carbone : en apposant leur lourde empreinte sur les vignettes en apesanteur des quatre Américains, Stéréolab et Broadcast les dénaturent. Faute d'idées, de temps ou de talent ? Leur exercice de style s'avère d'une suffisance crasse. Seul Carl Craig semble avoir compris l'intérêt d'un remix : en rajoutant des BPMs aux mélodies volages de Prekop, il pousse le groupe sur le dance-floor, pas fâché pour un sou. Moralité : pour éviter l'ennui, faut pas être trop poli… Surtout que Sam en singlet sous la boule à facettes, ça vaut vachement le détour !

The Seatsniffers

Flavor Saver Live

Écrit par

Spécialisé dans le black rock'n'roll et le black R&B, les Seatsniffers figurent parmi les meilleures formations belges. Fondée début 1995, autour de Walter Broes (guitare et chant), Roel Jacobs (saxophones), Luc Houben (basse) et Piet De Houwer (drums), elle compte déjà plusieurs albums et singles à son actif.

Live, leur nouvel opus inaugure leur nouveau contrat signé chez le label hollandais Sonic RendezVous. Et c'est bien sur une scène que nos quatre lascars s'expriment le mieux. Leur savoureux cocktail de rockabilly, de blues, de R&B, de country & western et de surf, libère une énergie permanente, tout en véhiculant une attitude quasi punk.

Le concert s'ouvre par les accents d'une rythmique boogie, bien huilée par le tandem De Houwer/Houben. La guitare de Walter épouse un profil rockabilly à la limite de la country. Les percussions sont denses et la machine à rythme s'emballe. Mais paradoxalement, cette agitation reflète une forme de solitude. Que brise le sax hurleur de Roel au bout d'une bonne minute. Il se défoule comme un beau diable sur ce "Shake it", devenu un titre de référence par excellence. Le public est déjà à point. Il répond aux invitations à se manifester. La tonalité surf de la guitare réverbère tout au long de ce "She's a fox" complice. Sous l'impulsion de Piet De Houwer derrière sa caisse, les Sniffers accélèrent encore le tempo et embraient par un 'Shakedown", au cours duquel Roel laisse éclater une joie d'une grande limpidité. "This must be the bottom" est sculpté dans du rockabilly pur et dur. Walter laisse glisser ses cordes huileuses tout en les secouant au service du rythme. "Taggin' along" est un blues lent sans complication, mais très efficace. Walter et Roel y chantent en duo. Insatiables, les Sniffers reviennent au boogie hypnotique pour "Don't gimme that". La guitare rythmique emprunte le riff cher à John Lee Hooker. Le son est sale, primaire. Il va droit au but recherché : celui de faire bouger. Proche d'une composition de Leiber et Stoller, "Get it" ouvre une parenthèse de calme. Et inévitablement le tempo ralentit la cadence tout au long de ce morceau né d'un savant dosage de blues et de rock ; un titre qu'aurait apprécié Little Charlie Baty ou encore les Paladins de Dave Gonzales. Cette plage est également la plus longue de l'album. Elle permet à Walter Broes de s'exprimer en développant un superbe solo. Pour aborder "Make my dream come true", le guitariste est complètement libéré. Il entretient sa furie dans une saveur tex-mex, avant de nous plonger au sein d'une ambiance futuriste (NDR : bruitages à la clé) chez l'éclatant "UFO". Pris de court, le public n'a pas le temps de reprendre son souffle que le rythme repart de plus belle, contaminant tour à tour le rocker "Assembly line", un "Since my baby left me" caractérisé par son riff découpé au couteau et l'instrumental gloussant "Run chicken run", parcouru par une guitare qui rocke et rolle. Le concert s'achève par une plage cool, baptisée "Sleep". Un tout bon album !

 

The Sea And Cake

One Bedroom

Autant les Américains de The Sea and Cake s'avèrent pénibles en concert, autant leurs disques se révèlent de délicieux écrins post-pop à savourer lentement, mais sûrement. Avec ce sixième album, Sam Prekop (chanteur-guitariste) et sa bande (Archer Prewitt à la guitare et au piano, Eric Claridge à la basse et John McEntire, éminence grise de Tortoise, à la batterie) prouvent encore une fois qu'exigence et sophistication peuvent rimer avec légèreté et décontraction. Leur pop aérienne et mille-feuille, construite comme un Rubik's Cube aux multiples facettes (rock, électro, jazz), s'apprivoise pourtant difficilement : certains étroits d'esprit pourraient la trouver trop précieuse, voire ‘intello’… Mais une fois domptée, passés ces clichés qui ternissent son éclat bien réel (‘Du Tortoise pop’, ce genre), elle dévoile alors ses charmes avec insistance, et touche à la grâce. Comme en apesanteur. Plus que jamais mélodieux (" Four Corners ", " Left Side Clouded "), voire assurément dansant (" Hotel Tell " et ses boucles enivrantes), ce " One Bedroom " d'une beauté immaculée assure la place de The Sea and Cake au firmament pop. Et lorsque retentissent les premières notes sibyllines du dernier titre, une reprise tubesque du " Sound and Vision " de David Bowie, c'est au septième ciel que nous sommes hissés, gentiment béats. Parce que " One Bedroom " et les trompettes des anges, en fin de compte, c'est du pareil au même.

The Seatsniffers

Born again

Écrit par

Le troisième album de nos Seatsniffers est curieusement axé sur le gospel ; et franchement, je ne m'attendais pas à cette célébration divine de nos Anversois. Curieux aussi de voir Walter Broes serrer la Bible entre ses mains. Mais, place à la Musique!

L'ouverture "The river of Jordan" est imparable. Du pur Seatsniffers, avec cette rythmique métallique à l'acier éprouvé. Walter est secondé par Luc Houben à la basse et Piet DeHouwer à la batterie. Tout les autres chantent, en effet, dans un style gospel qui s'inscrit sur nos fronts. "Born again" expérimente donc les voix à l'unisson. Elles sont de nouveau mises en avant sur "There's a higher power" des Louvin Brothers. La guitare est bien entendu très présente dans le décor rythmique. Mais le son est encore plus sale que celui de Dave Gonzales. Ils se lancent ensuite dans un reprise pas possible de "Backwoods preacher man" de Tony Joe White, un peu comme si le titre avait été créé par Sam the Sham, avec une partie de guitare sérieusement déjantée à la Vestine. Maintenant, quand j'entends la suite "Kneel at the Cross", "Pure religion", je me demande s'ils n'en font pas trop. La démarche est-elle si sincère? Au moment où j'allais lancer un avis de recherche pour le saxophone de Roel Jacobs, le voici qui apparaît dans une version ska de "Jesus died for me" de Hank Williams. Et les Sniffers de replonger dans leur gospelbilly avec un "Jubilee" intéressant, curieux, inattendu et surprenant. La production sans reproche est de Thomas Yearsley (ex-Paladins) qui actionne également la pedal steel sur la belle finale, "Taggin' along". Ceci dit, Roel, mériterait un peu plus de temps libre au sein de cet espace sonore...

 

The Sea And Cake

Oui

Écrit par

Sam Prekop est un perfectionniste. Pour enregistrer le cinquième opus de The Sea and The Cake, il a d'abord enregistré ses compositions au Soma Electronic Music de John Mc Entire. Soit dans un des studios les plus à la pointe de la technologie moderne. Et bien évidemment Mc Entire (NDR : une des têtes pensantes de Tortoise) lui a aussi filé un coup de main. Il n'est pas le seul. Puisqu'on retrouve également le bassiste Eric Claridge et puis surtout Archer Prewitt, un musicien qui a autrefois bossé pour Brian Wilson des Beach Boys. Difficile de faire mieux au niveau du talent des instrumentistes ! Lorsque Sam a enfin eu terminé ses démos (NDR : on ne peut imaginer la somme de travail qu'il a consacré à cette tâche), il les a remises à Paul Mertens. Qui les a enrichies d'arrangements de cordes et de cuivres. Musiciens en chair et en os à l'appui ! Paul se réservant même les différents saxophones et clarinettes. Retournées à l'expéditeur, Sam a de nouveau reciselé les épreuves afin de produire un son hybride et fluide en même temps. Et " Oui " constitue le résultat de ce travail minutieux. Un résultat tout à fait étonnant, bien moins artificiel que j'aurais pu le craindre. Un disque raffiné et complexe, c'est une certitude. Mais qui ne manque pas de sensibilité. Et cette forme de prog pop éthérée, légèrement jazzyfiante, caressée par la voix diaphane de Sam me rappelle même un certain Caravan. En particulier son elpee " In the land of grey and pink ". Un disque qui remonte quand même à 1971. Comme quoi la Canterbury school fait encore et toujours des émules. Même aux States…