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The Subs

Difficile de décompresser, quand on a fait la fête…

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Cet entretien s’est déroulé le 30 août 2014, dans le cadre du festival des Barges à Scène sur Sambre. Pour répondre à nos questions, The Subs a délégué Jeroen ‘Papillon’ De Pessemier  et Wiebe ‘Tonic’ Loccufier. Il y a un bon bout de temps que votre serviteur souhaitait rencontrer les musiciens de cette formation gantoise. Jeroen est une véritable bête de scène. L’énergie qu’il y libère est fascinante. Pourtant, malgré leur réputation internationale et leur professionnalisme, les musicos sont demeurés humbles. Ils sont peu notoires en Wallifornie. C'est le moment de les faire connaître…

Entre vous et les Lokerse Feesten, n'y a-t-il pas un peu, une histoire d'amour ?

Jeroen : On aime bien y jouer. Le public est bon. Il y a toujours de chouettes têtes d'affiche. L’équilibre entre nouveaux et anciens groupes y est parfait et se manifeste à travers la programmation.
Wiebe Loccufier: C'est la cinquième fois consécutive que l'on y joue. Le public de Lokeren vient d’un peu partout. Et pas seulement de Lokeren. Ce sont 10 jours de fête. Il y règne une ambiance particulière. Lokeren est situé juste à mi-chemin entre Gand et Anvers et ce n'est pas loin pour nous.

Jeroen déborde d’énergie sur les planches. Tu prends les mêmes vitamines que Ricky Wilson de Kaiser Chiefs ?

Jeroen : Oui, je pense bien. Je prends des vitamines tout le temps. J'adore bouger. C'est ma manière d'avoir un contact avec le public. De communiquer. Je pense qu'il existe deux types de performances. Soit tu te montres arrogant ou généreux. Et les deux formules fonctionnent. Elles sont pourtant extrêmes. Regarde le chanteur d'Artic Monkey. Le gars, il ne donne rien. Enfin, quand même sa musique. Il n'y fait passer aucune émotion. D'une autre manière, il donne beaucoup, c'est du minimalisme. Ou alors tu prends l'autre extrême et c'est du maximalisme. Tu essais de livrer tout ce que tu as dans le ventre. C'est intéressant pour moi. Car je ne comprends pas pourquoi l'autre manière fonctionne aussi bien. J’incarne mon propre personnage sur scène. Il est difficile de comprendre parfois, pourquoi des performances peu intéressantes, ne sont pas généreuses. Pourquoi elles marchent. C'est quoi ce truc ? Le gars ne donne rien et le public renvoie, simplement à cause de la musique. C’est comme il existe également deux manières de séduire une femme. Tu la joues cool. Tu ne donnes rien et elle te saute dessus. Tu peux faire le bulldozer et tu donnes tout ce que tu as. Tu fonces et ça marche aussi. Moi je ferais plutôt le bulldozer, c'est plutôt dans mon caractère.
Wiebe : Il saute partout.

Lors des concerts, votre public s’agenouille. C'est intentionnel ?

Jeroen : Oui, c'est voulu. C'est drôle d’y parvenir. Quand j’ai essayé pour la première fois, il a accepté de prendre cette posture. La chanson y était propice. Ce moment particulier, on l’a maintenu au cours du set et on l’a perpétué, d’autant plus que le public adhère. C’est une petite ‘joke’ personnelle. Mais c'est cool. C'est dû à l'énergie libérée par la musique ; et à ce moment-là, je descends toujours dans la foule. Pour être directement en contact avec elle. Et quand elle est conséquente, c'est alors comme plonger dans une piscine. La mer qui crée des vagues humaines.
Wiebe : Moi, j'ose pas trop le regarder dans ces moments-là.

Répétez-vous un rituel avant de monter sur l’estrade ? Et puis, en la quittant ?

Wiebe : Je bois du coca. Je pense que notre rituel se produit lors du soundcheck.
Jeroen : On n’a pas vraiment de rituel. Maintenant, nous portons tous les costards. Et enfiler un costume est une forme de rituel.
Jeroen : Après un concert, on bavarde tout simplement avec les gens qui sont venus nous y voir. On souffle et on décompresse. Tu ne sais jamais dire. Quand c'est un grand et bon show comme à Dour et que tu as vraiment senti que l'énergie du public était vraiment forte, on a davantage de difficultés à décompresser.
Wiebe : Quand je rentre à la maison, j’ai besoin d’une heure pour reprendre mes esprits. J’essaye de dormir un peu. Car si je repars directement, je ne pourrais plus dormir après. C'est exactement le même phénomène qui se produit, quand je conduis 90 minutes. C'est bizarre…

The Subs, une réunion de Dj's ou de musiciens ?

Jeroen : Les deux, nous comptons au sein du line up un Dj et deux musiciens. C'est le mix.

Eclectique est incroyablement prolifique, la scène gantoise regorge d’excellents groupes. Une explication ?

Jeroen : À Gand, la scène électro est toujours en ébullition. Depuis au moins 15, si pas 20 ans. Avant ? Je ne sais pas. Tout a commencé par The Glimmers, Two Many Dj's et puis nous. J’ignore pourquoi ? Peut-être y a-t-il des vitamines dans l'eau potable. Ce mouvement s’est finalement ancré dans une forme de tradition. Quand quelqu'un entame un projet, d’autres veulent lui emboîter le pas, mais en mieux. Et finalement, c’est devenu une marque de fabrique. La nouvelle génération est prête à prendre le relais. Une nouvelle vague en route vers le succès.

Vous êtes gantois et pourtant surtout notoires à l'étranger ?

Jeroen: Oui, il faut bien vivre quelque part.
Wiebe : Quand on se produit en Wallonie, c’est un peu comme si on se produisait dans un pays étranger. S’y imposer est parfois difficile pour les groupes flamands.

D’où vient votre passion pour la musique ?

Jeroen : Nous y baignons depuis que nous sommes tout gosses. C’est plus facile quand tes parents sont musiciens. C’est une passion qui se transmet de père ou de mère en fils ou fille. Quand tu viens d’une famille qui n’a pas cette passion, c’est plus difficile de faire le pas et ton parcours est jalonné d’incertitudes. C’est un job stimulant. Si tu décides de reprendre la friterie familiale, c’est différent. Et bien moins attrayant.
Wiebe : J’ai d’abord été Dj. Je pense que quand tes parents sont musiciens, tu évites de te lancer dans la musique.

Parallèlement à The Subs, développez-vous également d’autres projets ?

Jeroen : Plein ! Je milite chez Friends In Paris. J'y bosse en compagnie d’un gars de Londres, où je vis. On est occupé de monter un concept quelque peu secret. On n'a pas encore discuté de ce qu'on allait réaliser ensemble et on n’a pas encore signé de contrat. Mon collègue Wiebe cherche à créer un label. Et nous proposons à d’autres artistes de le rejoindre…

Est-ce qu'il vous arrive de remixer des chansons d'autres groupes ?

Jeroen : On l’a fait pour Alt-J et La Roux. Nous y consacrons moins de temps, aujourd’hui. Comme notre album est plus pop, il y aura moins d'intérêt pour les clubbers à le remixer. Nous allons donc réaliser nos propres remixes de ce disque Ainsi, The Subs va remixer The Subs. Parce qu'on a voulu enregistrer un long playing pop…

Dr Lektroluv, vous êtes sur son label, est-ce une référence ou un ami pour vous ?

Jeroen : Un peu des deux.

Selah Sue a collaboré à votre album. Comment la rencontre s'est-elle opérée ?

Jeroen : J'envoie des petites démos et parfois nous travaillons ensemble. Je la connais, nous avons déjà travaillé ensemble. Nous partageons le même management et nous appartenons au  même cercle d'artistes.

Et par quel hasard avez-vous reçu le concours de Jean-Pierre Castaldi?

Jeroen : Jean-Pierre chante sur notre album. Je l'ai appelé. Il était très sympa. Il n'avait pas entendu le morceau avant. Je lui ai fait écouter le titre au téléphone et il a accepté immédiatement.

Faire la fête, c'est important pour vous ou est-ce tout simplement rock'n'roll ?

Jeroen : Faire la fête, c'est basique pour moi. C'est important et tout le monde doit faire la fête le plus possible. Quand tu es trop fatigué, tu ne sais pas faire la fête.

(Photo : Hanse Cora and Uber&Kosher)

 

 

 

 

The Subs

T.G.I.F.

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Pour célébrer en beauté le premier anniversaire de leur tournée, en support à leur second LP « Decontrol », The Subs organisaient ce vendredi 30 mars la soirée ‘Bitculture’, une grande messe électro au cours de laquelle ils ont convié quelque uns de leurs potes, Arnaud Rebotini et les Liégeois de Partyharders en tête. De quoi fêter le début des vacances de Pâques en faisant le plein de BPM sous le toit de l'AB.

Un an après avoir entamé leur tournée au Het Depot et à l'Ancienne Belgique, The Subs, qui avait exécuté un passage remarqué au festival Rock Werchter l'été dernier, reviennent sous le toit de la salle bruxelloise. Cette fois, ils ont mis le paquet en rapportant dans leurs bagages quelques invités, dans le cadre de leur grande soirée ‘Bitculture’. Au programme : Villa, TAI, Mixhell, Arnaud Rebotini, Partyharders et une courte présentation de Hammerang, le nouveau projet de Papillon, moitié de The Subs, accompagné de deux membres de Drums Are For Parade. Mais la fête a démarré bien trop tôt pour un vendredi soir. Ainsi, les Gantois de Villa donnaient le départ des festivités dès 19h. Autant dire à l'aube...

Votre serviteur n'a donc débarqué que sur les coups de 22h, à la fin de la prestation d'Arnaud Rebotini, tête pensante de Blackstrobe qui avait assuré un excellent set lors des Transardentes en janvier dernier.

Pour lui succéder sur les planches, le DJ allemand TAI dont on n’attendait pas grand chose après l'écoute de son EP « Beat Down », mais qui a pourtant offert un des meilleurs moments de la soirée. Un set d'1h30 qui a bien secoué les énervés des premiers rangs, crowd surfing à la clé. Aux côtés du DJ, un étrange personnage masqué, chargé de chauffer le public qui l'était déjà, à blanc.

Pas la foule des grands soirs à l'AB mais The Subs débarquent vers 23h30 devant un parterre surexcité. Le trio balance un set d'une heure tout en énergie, accentuant l'état d'ébriété de l'assistance. Les tubes de la formation s'enchaînent à une vitesse affolante. Pas le temps de se remettre du tapage des basses de « Kiss My Trance », « Papillon », « My Punk » ou « Don't Stop », que les trois peinturlurés les acoquinent aux versions retravaillées de l'énorme « Music Is The New Religion », du putassier (mais tellement bon) « The Pope Of Dope », le sautillant « Mitsubitchi » ou pour clôturer leur parcours, du manifestement très attendu « The Face Of The Planet ». Emballé et pesé en une heure chrono, The Subs ont été à la hauteur de leur réputation, avec un Papillon survitaminé, s'offrant une traversée, à pied, au-dessus du public. Tranquille.

00h30, l'heure pour les amis de fumer leur clope tant attendue. Mais mauvaise surprise pour les amateurs de saveurs goudronnées, blondes, légères, mentholées ou provencales: toute sortie est définitive. Un dispositif inédit à l'AB, d'autant plus chiant que la soirée se poursuit jusque 3h du mat'. Un stimulant pour consommer plus de boissons ? Mauvais point pour l'AB. Mais les principaux concernés sont des petits malins. Les nettoyeurs de la salle auront, en outre, certainement amassé quelques bacs de mégots à la fin de leur shift, le lendemain.

Après quelques minutes d'attente, Mixhell prend place sur scène. Igor Cavalera, ex Sepultura, et sa femme Laima Leiton, s'amusent entre leur table de mixage et leur batterie, mixant, parfois un peu chaotiquement, digital et analogique. Alternant l'un l'autre entre les manettes et les grosses caisses, le duo fait rapidement tomber la pression, incitant une bonne partie du public, fumeurs en tête of course, à quitter les murs de la salle. Les autres, votre serviteur y compris, finiront au bar et trop bourrés pour se souvenir entièrement du DJ set des Partyharders.

Un mal pour un bien qui met fin à la soirée, dont le rideau n’est tombé à peine que vers 3h. Si l'on fait fi des dispositions de l'organisation en ce qui concerne les sorties pendant la soirée, et la prestation en demi-teinte de Mixhell, le ‘Bitculture’ administré par The Subs est une jolie réussite. Peut-être même sera-t-on de la partie pour une hypothétique seconde édition... A condition d'oublier le mal de crâne du lendemain.

(Organisation : AB)

The Subs

Decontrol

Écrit par

Depuis « Subculture »,  leur première plaque à l’écho retentissant, les Belges de The Subs ont parcouru le monde entier pour clamer haut et fort leurs hymnes électro. Souvent comparé à Soulwax (ils viennent de Gand également), le trio composé de Papillon, DJ Tonic et Luca Di Ferdinando suivent, faut-il encore le préciser, la voie de l’électro hard tech déjà tracé par d’autres artistes (Justice, Boys Noize, MSTRKRFT, etc.). Leur nouvelle galette, « Decontrol », le démontre ; et chez The Subs on suit le mouvement sans rien changer. Parce que pour The Subs, l’originalité n’est pas vraiment leur préoccupation première, le band préférant gagner sa vie en lâchant des beats bien bourrins !

« The Face Of The Planet » ouvre le bal. Ca turbine sec dès l’entame et très vite on se sent enfermé dans une spirale infernale aux sonorités grasses et sans finesses. « Hannibal and the Battle Of Zama » place The Subs sur la plus haute marche du podium dans la catégorie ‘Copier/Coller’. Une entame péplum à la Justice et une basse également copiée sur le duo parisien (la distorsion en moins). Pas sûr que Justice soit pourtant un modèle d’inspiration. Faut croire que dans cette grande famille, on aime tout partager. C’est beau la fraternité.

Bref, The Subs pue la défaite à plein nez et « Decontrol » prouve surtout qu’il est un album lambda et sans âme. Parfaitement représentatif de la scène électro punk actuelle…

 

The Subs

Subculture

Écrit par

Bien que jouissant d’un statut international (NDR : ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi adulé sur ses terres gantoises), Soulwax a aussi tracé la voie à une scène électro belge bien racée. Les parrains de ce mouvement comptent aujourd’hui parmi leurs héritiers Goose, Shameboy et plus récemment The Subs. Un trio électro hard tech dont le titre du premier album, « Subculture », fait référence au dancefloor populaire ‘Culture Club’ qui a vu naître la génération New Beat. Malheureusement, si la musique des Nordistes ne manque pas d’énergie, les influences sont beaucoup trop manifestes (Philippe Zdar de chez Cassius, Laurent Garnier et Boysnoize évidemment). En outre, ce disque souffre d’une grosse carence en originalité. Beats très lourds, montées en puissance, breaks et à nouveau grosses montées techno. Ce schéma électro a tellement été ressassé depuis les années 80 qu’il risque fort de laisser de marbre les amateurs de techno. Malgré une recherche certaine au niveau de la mise en forme, ce « Subculture » se contente de suivre les traces de Soulwax ou encore Boysnoize. Et le plus bel exemple nous vient de « Papillon ». Les basses y sont tellement lourdes et la rythmique répétitive, que le morceau finit par agacer. Il y a même un remixe de « Breathe » de The Prodigy. Mais il n’arrive pas à la cheville de l’original. Bref trop gratuitement bruyant, cet opus provoque rapidement la lassitude. Dommage !

Pourtant, malgré la critique négative de leur elpee, il faut reconnaître que le combo belge parvient à faire parler la poudre en ‘live’. Et il l’a démontré sur les pistes du Pukkelpop, Dour, le Social Club à Paris ou encore du Razzmatazz à Barcelone, qu’il est parvenu à embraser. Mais, un peu à l’instar de Justice, on a l’impression que The Subs s’égare dans un univers sonore trop impersonnel pour vraiment convaincre. Espérons simplement que leur aventure ne se résume pas à un feu de paille…