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Wholes passe son chemin…

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The Tellers

Close the evil eye

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Lorsque Charles Blistin quitte les Tellers, pour embrasser une carrière solo, laissant Ben-Baillieux-Beynon à son triste sort, la rumeur colporte une fin d’aventure pour le groupe belge. D’autant plus que le moral des troupes n’est plus au beau fixe. C’est Fabrice Detry (Austin Lace, Hallo Kosmo), qui avait déjà assuré un intérim à la basse et surtout mis en forme leur premier opus, « Hands full of ink », qui va le remettre en selle. Il reprend sa quatre cordes et incite Ben à se remettre à la composition, tout en l’aidant à rechercher de nouveaux collaborateurs. César Laloux (ex-Archishops) Joos Houwen (Skag) et Aurélie Muller viennent compléter le line up. Puis, c’est 62TV qui convainc, à la demande fortuite du groupe, Gordon Raphael (l’homme derrière les manettes, chez les Strokes) de produire leur futur long playing.

Si “Close the evil eye” se révèle plus musclé, plus électrique, circonstanciellement secoué par de solides pulsations de basse, il n’a pas pour autant gommé toutes ses spécificités ‘Tellers’. D’abord, il y a les deux premiers morceaux de l’opus, « Dream » et « Evil eye », dont les lyrics décrivent la période douloureuse traversée par Ben, après le départ de Charles. Puis « Secrets », une compo particulièrement épurée. Caractérisé par de superbes arrangements de cordes, « 7 words » est probablement le meilleur morceau du long playing. Parsemé d’accords de guitare un peu sales et souligné de vocaux vindicatifs, « Cold asice » évoque un Telephone qui se serait mis à la langue de Shakespeare. Plus complexe, « I wish » est bien balisé par le xylophone. Mais les autres compos souffrent trop souvent d’un manque d’homogénéité. A cause de ce sens mélodique un peu trop spasmodique que ne parvient pas à fédérer la richesse de l’instrumentation. Même le second single, « I’ve got a world », qui rend un hommage à feu Dennis Wielemans, drummer de Girls In Hawaii, est trop décousu pour convaincre. On terminera cependant par une bonne note : la pochette de l’album. Imaginée par l’artiste suisse Felicie Haymoz, elle est absolument superbe.

The Tellers

De l'encre sur les mains, des idées plein la tête

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Fin du mois d’août, la Belgique prend l’eau. Vu le temps, c’est presque devenu une habitude. Les parapluies sont de sortie, les gouttes inondent le bitume. Pourtant, il en faut plus pour décourager les fans des Tellers, venus en nombre, en cette fin d’été mouillée, fouler le pavé pour se procurer ‘Hands Full of Ink’ (traduisez : ‘Les mains pleines d’encre’), le graal, le premier album de Ben Baillieux-Beynon et Charles Blistin. Véritable phénomène, The Tellers est le groupe du moment, la formation attendue au tournant. Sur disque, le duo s’en sort avec les éloges : des chansons décontractées, plantées, comme si de rien n’était, sur des mélodies folk-rock à siffloter. Sous la pluie, forcément.

Assis sur la banquette d’un café du centre-ville bruxellois, les Tellers gobent un sandwich à l’arrachée. En les voyant engloutir une dernière becquée entre deux interviews, on se dit que même pour manger, tout va très vite pour ces gars-là. « C’est certain », acquiesce Ben en déglutissant poliment. « Après le succès inattendu de notre mini album, notre label nous a fixé des échéances. On n’était pas en avance. En plus, on traîne toujours un peu les pieds. Si bien qu’en arrivant en studio, on n’avait pas suffisamment de morceaux. Alors, on nous envoyait régulièrement dehors pour composer de nouvelles chansons », explique-t-il. Enregistré dans l’urgence des délais imposés, ‘Hands Full of Ink’ respire la spontanéité et la simplicité. « On est très content du résultat final ! Même si le son de certains morceaux aurait, selon moi, gagné à être plus sale, plus crasseux », glisse Charles. « Cependant, on devait sortir ce disque assez vite. Alors voilà, c’est fait. » Mais c’est bien connu, la vitesse n’effraie pas les Tellers. Formé en 2005, remodelé à plusieurs reprises en 2006 suite au retentissement du single ‘More’ et du titre ‘Second Category’, utilisé pour une publicité internationale (celle de la nouvelle imprimante Canon), le groupe semble enfin se stabiliser. « Au début, avec Charles, on privilégiait la formule duo. Face à la multiplication des dates de concerts et l’élargissement de la taille des scènes, on s’est vite présenté en quatuor. Ça n’a pas été simple de trouver le line-up idéal », explique Ben. Cette fois, les Tellers semblent pourtant avoir trouvé leur équilibre. Après quelques changements de personnel, on retrouve François Gustin à la basse et Kenley Dratwa derrière les fûts.

Des filles et des mélodies

C’est indéniable, l’album des Tellers fait souffler un vent de fraîcheur sur les ondes, petit air léger qui dépasse déjà nos frontières. France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Scandinavie, tous les pays d’Europe succombent au charme d’‘Hugo’, nouveau single tiré de ‘Hands Full of Ink’. « Suite à la sortie de notre mini album, notre label a signé un accord avec ‘Cooperative Music’, un département du label international ‘V2 Music’ », indique Charles. « C’est une chance incroyable de pouvoir diffuser sa musique aussi loin », poursuit-il. Le couronnement médiatique de leurs chansons ne doit cependant rien au hasard. La prouesse des Tellers, c’est d’être parvenu à canaliser une énergie, venue de Grande-Bretagne, de l’intégrer et de la servir sous un jour nouveau, léger et décontracté. « Dès nos premiers morceaux, on nous a comparé aux Libertines, à Pete Doherty. Sa musique nous a motivés, c’est indiscutable », affirme Ben. « Mais notre nouvel album marque une évolution. D’une certaine façon, on peut dire que nous sommes en train de nous affranchir de cette référence. Les chansons et notre personnalité s’affirment. Bientôt, je crois que les journalistes ne nous poseront plus la question. Même si on ne niera jamais l’impact de Doherty sur nos débuts », commente-t-il. Sur album, le point fort des Tellers repose sur l’art de broder des mélodies d’une troublante efficacité. « J’amène toutes les parties instrumentales », souligne Charles. « Et moi tous les textes ! », renchérit Ben. Les deux font la paire et se complètent à merveille. Comme si le destin avait, depuis le début, décidé d’une rencontre entre ces deux-là. Et puis, le tout est chanté dans un anglais irréprochable. « Je n’ai aucun mérite ! », lance Ben. « Ma  mère est d’origine galloise. Alors, forcément, ça aide… » En attendant, son timbre heurté, vaguement râpeux, fait des ravages. Lors des concerts, les Tellers déchaînent les foules, les filles surtout. A chaque sortie du quatuor, les cris des groupies pilonnent leurs joyeuses mélopées. « Ça ne nous dérange pas vraiment », rétorque Charles, « Au contraire, c’est plutôt agréable ! On n’explique pas cet engouement du public, cette exaltation. Mais c’est une bonne chose ». « Même si ce n’est pas toujours évident à gérer auprès de nos copines respectives », rappelle Ben. En attendant, le groupe signe un bel album, une jolie collection de chansons prêtes à enflammer l’assemblée. « Notre réussite est parfois gênante », explique encore Ben. « On passe souvent pour des types arrogants, des chieurs. Pourtant, on n’est pas des méchants… On rencontre parfois l’hostilité de techniciens qui s’énervent sur nous sans aucune raison », ajoute-t-il. « Après, nous devons apprendre à gérer toute cette attention. Et ce n’est pas facile », dit Ben. « Je comprends d’ailleurs le sentiment de jalousie que certaines personnes peuvent ressentir à notre égard. Certains artistes galèrent pendant des années pour parvenir à se faire entendre. Pour nous, ça va vite : on a beaucoup de chance ! De ce point de vue, la jalousie est un ressentiment naturel finalement. C’est tout à fait humain et fort compréhensible. »

Prince Charles

Les Tellers, c’est d’abord une passion commune pour la musique, pour ces petits détails qui, au final, font toute la différence. « La chanson ‘Another Coin For…’ a été enregistrée de façon artisanale, à la maison, dans la salle de bain », raconte Ben. « Si on écoute bien, on peut même entendre une porte qui claque en bruit de fond », sourit-il. Les détails et les anecdotes forgent donc l’état d’esprit de ‘Hands Full of Ink’. Il y a aussi des sonorités qu’on pensait oubliées, comme celles amenées par l’harmonica sur ‘He Gets High’. « Ce n’était pas du tout prémédité », raconte Charles. « J’ai pris l’harmonica et, quelques minutes plus tard, on avait une nouvelle mélodie. » Petit prince des arrangements et des instrumentations, Charles Blistin laisse ici entrevoir l’étendue de son talent. « J’ai même écrit une chanson à son propos », rigole Ben. « Elle s’intitule ‘Prince Charly’. Mais je ne veux pas en dire plus ! ». Mystère et confidence appuient la tendance : ces deux-là sont faits pour s’entendre.

The Tellers

Hands Full Of Ink

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‘Un groupe belge qui monte’ titre les journaux nationaux. Oyez citoyens de notre beau pays, ce groupe bien de chez nous, ce sont les p’tis jeunes de The Tellers. Et notre nationalisme artistique nous pousserait bien à les encourager. Ce sera donc l’esprit patriote que j’entamerai l’écoute de « Hands Full of Ink », signé chez 62TV Records (Girls In Hawaï, Malibu Stacy, Austin Lace,…) Ben et Charles, les acteurs du groupe, reconnaissent pour influences majeures The Libertines, Bob Dylan et Aracade Fire. Certains fans y voient même des ressemblances entre Doherty et sa bande et nos deux loustics issus de Bousval. Aidés -comme pour les Artick Monkeys en leur temps- par une célèbre plate forme musicale du web, tout semble aller très vite pour The Tellers, depuis la sortie de leur premier EP éponyme, un disque réunissant sept titres en 15 minutes. Tournant un peu partout dans les festivals européens, ils se sont payé le luxe d’astiquer le manche au Pukkelpop cet été. Festival de pointures reconnues s’il en est. D’après une paire d’oreilles qui m’est proche, leur prestation scénique ce jour là, laisse présager un futur prometteur. « Hands Full Of Ink » semble convaincre une bonne partie de ses auditeurs. D’ici ou d’un peu partout en Europe. La folk pop concoctée par nos compatriotes n’est pas de mauvaise facture. Elle souffre peut-être un peu trop de la pression. Ce qui explique sans doute pourquoi on a l’impression que certains morceaux ont été laissés en chantier. Et nous laissent perplexe. Parachuté sur les ondes par le titre « More », notre duo tente de prolonger l’exercice hertzien en proposant à présent un autre single extrait de l’album : « Hugo ». Même si certains morceaux sortent plus facilement du lot (« Penny » ou « He Gets High »), les 16 plages de l’elpee s’enfilent assez facilement, sans réelle surprise ni déception affligeante. Ce groupe très prometteur aurait donc, à mon humble avis, intérêt à soigner davantage la finition de ses compos, pour son prochain album.

The Tellers

The Tellers

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Après avoir connu des débuts timides en 2005, The Tellers assure la première partie de Venus. Dans la foulée, le single ‘More’ vient aérer les ondes, dès le mois de juillet. Et d’entonner en chœur le désormais connu: ‘Oh hey oh, you don’t need me, no’. Voix envoûtante. Ballades. Rythmes soutenus. Parfois interrompus, pour reprendre de plus belle. L’univers musical des Tellers (qui n'est pas sans rappeler celui d'un Pete Doherty) charme d’autant plus aisément que leurs textes sonnent juste: ‘I told you I sailed the Seven Seas on a ship named Tangerine. But all I do is swimming.’ (“I lie”). Ou encore: ‘I’m gonna tell you what I’m looking for. Well, I’m not looking for…you’ (« Jacknife »). C’est sans fioritures que les Tellers nous embarquent dans leurs récits. Paroles simples sans être faciles, mélodies accrocheuses mais non racoleuses. Spontanées, leurs chansons possèdent toute la fraîcheur du groupe débutant passionné. Passionnés, Ben Baillieux-Beynon (voix, guitare) et Charles Blistin (guitare, piano, basse, contrebasse) le sont. C’est que les membres de notre jeune duo (19 et 20 ans) ont troqué leurs études pour la musique… pour notre plus grand plaisir. Petits derniers de l’écurie 62 TV Records (Girls in Hawaii, Malibu Stacy, Austin Lace…), ils sortent aujourd'hui ce mini-album. Petit duo deviendra grand…