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New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Thunder

Rit it up

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Thunder est une formation insulaire dont les musicos sont issus de Londres et Brighton. Fondée il y a déjà 27 ans, son line up implique aujourd’hui le chanteur Danny Bowes, le bassiste Chris Childs, le batteur Gary James ainsi que les guitaristes Luke Morley et Ben Matthews. "Rip it up" constitue son onzième elpee ; il fait suite à "Wonder days", paru en 2015. Bowes et Morley forment l’épicentre de Thunder. Ces deux fers de lance sont aussi les principaux compositeurs.

Le band pratique un hard rock bien construit, plutôt accessible, réminiscent des 70’s. Et c’est dans cet esprit que "No one gets out alive" ouvre le long playing. Une plage découpée dans des riffs de gratte. Qui rappellent "The Jean Genie" de David Bowie sur le titre maître, un morceau particulièrement mélodieux. "She likes the cocaine" se distingue par les répliques vocales féminines de Lynne Jackaman. Tramée dans les cordes acoustiques, "Right from the start" est une ballade séduisante, enrichie par une excellente intervention vocale. Les deux guitares s’imposent tout au long de "Heartbreak Hurricane". "In another life" adopte un ton bluesy. La voix de Bowes se détache idéalement au sein de ce climat paisible, hanté par les Scorpions. Une atmosphère qu’on retrouve sur "Tumbling down", même si l’intro lorgne plutôt vers Pete Townsend! Et c’est par une autre ballade, intitulée "There's always a loser", que s’achève cet opus...

 

Thundercat

Pleasure From The Bass

Écrit par

Après avoir gracieusement prêté ses talents de bassiste à l’infatigable Flying Lotus, son mentor, Thundercat, de son vrai nom Stephen Bruner, se paie pour la première fois une exploration express du Vieux Continent en headliner. Pour la première étape de ses pérégrinations européennes, le musicien a jeté son dévolu sur notre bonne vieille capitale.

Pour l’aider dans sa tâche, Thundercat a fait appel à fLako, producteur et DJ Hip Hop dont les dernières minutes du set m’ont plongé immédiatement dans l’ambiance bon enfant de la salle molenbeekoise. Le Chilien, qui partage son domicile entre Berlin et Londres, cède rapidement sa place à notre compatriote LeftO, chargé de combler l’attente avant l’arrivée de l’invité d’honneur. Et c’est un set qui dégomme, entre Hip Hop retro et futuriste, Soul, Hyperdub et breakbeats, que le Bruxellois a courageusement proposé à un public clairsemé mais bien chaud. Et il en fallait, du courage, pour combler l’attente interminable. En délivrant un set chevronné, le DJ a réussi à combler parfaitement la demi-heure de retard quasi-coutumière des artistes qui se produisent au VK.

C’est donc vers 21h45 que le protégé de Flying Lotus exécute ses premiers pas sur une scène belge. Thundercat est accompagné d’un claviériste et d’un batteur pour présenter son diptyque apocalyptique (« The Golden Age Of Apocalypse », sorti en 2011 et « Apocalypse », en juin dernier). Condensé de Jazz psyché, de soul saupoudré de glitch-hop, produit Brainfeeder oblige.

Le début de set est prometteur et équitablement partagé entre morceaux du premier et du second LP. Bruner démontre toute l’étendue de son talent à la basse six cordes.

Malheureusement le niveau de la prestation baisse assez rapidement. Desservi par un son pourri, la basse de Thundercat, sur laquelle tout le show est basé tout de même, devient rapidement assourdissante, noyant toute nuance mélodique. La voix du Californien, quant à elle, a du mal à trouver sa place. En studio, les arrangements de Flying Lotus, coproducteur de la discographie de ce dernier, permettent au chant d’exalter les mélopées d’une manière tout à fait tripante, leur conférant une dimension quasi cosmique. Sur les planches, tout est plat. Si bien que le bonhomme ne semble pas trop impliqué et n’arrive pas à communiquer sa passion, même lorsqu’il se démène sur le manche de son arme de prédilection. Là où LeftO avait réussi à rameuter du monde aux premiers rangs, Thundercat fait fuir au compte-goutte une partie du public qui préfère noyer sa déception au bar. Le potentiel y est mais Bruner doit encore affiner son jeu scénique pour convaincre un minimum. 

Organisation : VK*

 

Thundercat

The Golden Age of Apocalypse

Écrit par

Derrière Thundercat se cache Stephen Brunner, un bassiste talentueux, mieux connu pour avoir bossé pour en compagnie de grosses pointures comme Leon Ware ou Snoop Dog. Il a donc décidé de se lancer dans une aventure en solitaire et nous propose aujourd’hui son premier opus, « The Golden Age of Apocalypse », un disque produit par Flying Lotus.

Le logo reproduit sur le recto de la pochette est plutôt réussi et nous renvoie à un célèbre dessin-animé des années 80. L’opus est découpé en 13 morceaux dominés par le clavier, la basse et la batterie. Pas de chant. Peu des titres transcendants, mais correctement torchés. Le problème procède surtout de la similitude des compos, ce qui rend, au final, l’ensemble monotone. En fait, il ne manque pas grand-chose à la musique de Thundercat pour faire la différence. Une voix. Féminine, par exemple. Et puis des interventions de basse plus percutantes, afin de dynamiser les pistes. En attendant, l’expression sonore se contente de baigner au sein d’une lounge paisible et légèrement jazzyfiante. Dommage !

 

The Fabulous Thunderbirds

The Fabulous Thunderbirds

Écrit par

Plus de trente années que la formation texane roule sa bosse sur les routes du blues. Et au cours de cette longue existence, elle a enregistré le séjour d’une multitude de musiciens talentueux. Dont, bien sûr, Jimmie Vaughan. Membre fondateur et guitariste. Et puis des tas de sections rythmiques. Aussi talentueuses les unes que les autres. Mais du line up originel, il ne reste plus que le chanteur/harmoniciste mythique Kim Wilson. Pourtant, il a embrassé, en parallèle, une carrière solo. Mais son projet immortel demeure les T-Birds. Au sein du line up actuel, militent les guitaristes Johnny Moeller et Mike Keller, le bassiste Randy Bermudes et le drummer Jay Moeller. Ils ont tous un peu moins de 40 balais, alors que le toujours jeune Kim en fêtera bientôt soixante.

Enregistré aux studios Churchhouse d'Austin, en 2009, "Fab T-Birds" constitue bien le dernier elpee concocté par Kim. Mais il n’est disponible que lors des concerts accordés par le combo.

L'attaque pratiquée sur "Satisfied" est assez brutale. A cause des deux guitares texanes largement amplifiées ; pourtant, la voix chaleureuse et si caractéristique de Kim reprend rapidement le dessus, tout au long de ce R&B bien entraînant. Très rythmiques, les cordes impriment une cadence infernale. Elles sont appuyées par les percussions franches et précises du cadet des Moeller. Le tempo ralentit pour aborder "I'll be around". Les guitares restent bien à l'avant. Des effets de réverbération communiquent une coloration bayou, mais également lugubre, à l'ensemble. Nerveux, Moeller est prêt à bondir à la première occasion ; mais il est rapidement rejoint par son comparse Keller pour célébrer cette fête des cordes. Un train lancé à vive allure propulse "Take me as I am". La section rythmique est accrocheuse et solide. Les lignes de basse tracées par Bermudes pètent de santé. Soutenues par un orgue, elles vont au combat, alors qu’un chant gospel est conjugué par la voix masculine de Kim Wilson et celle, féminine, de Miss Lavelle White. Superbe ballade lente, "Do you know who I am" est remarquablement chanté par Kim. Une compo dont les lyrics soulèvent la question de l’intégration. Il raconte l’histoire d’un homme considéré comme un étranger au sein de son propre quartier, à New Orleans. Alimentée par l'orgue Hammond de David Boyle ou d’Anthony Farrell, cette chanson interpelle. "Payback time" s’ébroue dans une ambiance très roots, proche du blues du Delta. Nous somme précipités dans l’univers quintessentiel des T-Birds. Kim sort enfin son harmo de sa poche et se met à souffler. Un véritable régal ! Il a d’ailleurs conservé toute la puissance de son souffle. La machine à rythme reprend le dessus et monte progressivement en puissance, tout au long de la cover du "Love the way you love" d'O.V Wright. Kim chante à la manière d’un James Brown au sommet de sa forme. Miss White le seconde. Les cordes entament un véritable ballet. Funk et groove envahissent "Got to bring it with you". Shuffle texan de toute bonne facture, "Baby I love you" est partagé entre les plus grands spécialistes du style ; et bien entendu, la musique à bouche revient à l’avant-plan. Signé Randy Bermudes, "Runnin' from the blues" est un superbe R&B dont la ligne mélodique imparable est soulignée par un orgue Hammond. Autre R&B, mais comme Mr Wilson l’affectionne, "Hold me" est investi par des guitares classieuses et incisives. D’excellente facture, cet elpee s’achève par une cover saignante du "Cat squirrell" de Doctor Ross. Une interprétation sauvage, plus que probablement opérée ‘live’, mais en studio, caractérisée par des interventions très offensives à l’harmo et un Jay qui cogne dur sur ses fûts.

Plusieurs extraits sont en écoute sur la page MySpace du groupe. Un site sur lequel plusieurs clips vidéo sont également visibles. Les T-Birds sont annoncés en Belgique pour le début du mois de juillet. Mais leurs nombreux fans se demandent si cet opus, sortira un jour sous une version physique officielle…

 

The Fabulous Thunderbirds

Butt rockin

Écrit par

Toujours produit par Denny Bruce, le troisième album des Tbirds sort en 1981. Encore chez Chrysalis. Le line up est identique à celui qui a commis " What's the world ".

Amusante pièce de cajun rock, "I believe I'm in love" démarre à vive allure. Co-composé par Kim et Nick Lowe, " One's too many " est fort différent du répertoire habituel. Une rencontre qui va se concrétiser sur l'album suivant. Titre novateur, "Give me all your lovin" bénéficie du concours de ses amis de Roomful of Blues. En l'occurrence Al Copley au piano, ainsi que Greg Piccolo et Doug James aux saxophones. Jimmie se montre un guitariste tout aussi intéressant que les légendaires gratteurs du groupe de Rhode Island, Duke Robillard et Ronnie Earl. Le piano et les cuivres s'attardent et s'invitent à la danse du rock'n'roll, "Roll, roll, roll". Qui ne connaît le thème instrumental de "Cherry Pink and apple blossom white" ? C'est ici le moment choisi par Kim pour afficher son originalité et y étaler sa virtuosité. Bien ficelé, "I hear you knockin" prend la direction de la Louisiane, de Baton Rouge en particulier ; avant de nous plonger dans l'univers de Jay Miller. La rythmique dirige l'ensemble. Kim recrée les phrases chères à Lazy lester et Slim Harpo. C'est d'ailleurs le moment choisi pour aborder "Tip on in" de Harpo, secondé par Anson Funderburgh à la deuxième guitare. "Mathilda" baigne toujours dans l'ambiance de la Louisiane, alors que "In orbit" aborde le West Coast Blues, avec le même bonheur. On y retrouve enfin trois inédits issus cette époque, dont les excellents "I found a new love" et "I got eyes. Enregistrés lors des mêmes sessions à LA, ils comptent pour invités les inévitables Roomful of Blues…

 

The Fabulous Thunderbirds

Girls go wild

Écrit par

Eponyme, le 1er album des TBirds est sorti en 1979, sur le label Takoma. Il s'ouvrait par les accents de la guitare de Jimmy posés sur "Wait on time", un tour de force composé par Kim Wilson. Composé par Slim Harpo, "Scratch my back" a toujours été associé au son du groupe, caractérisé par les interventions gallinacées de la guitare, et l'arrivée d'un nouveau maître de l'harmonica! Les instrumentaux "Pocket Rocket" et "C-Boy's blues" démontraient le talent, la fougue et la puissance de Kim sur des exercices inspirés par le maître Little Walter. Le style Vaughan se dessinait essentiellement sur une solide emprise rythmique. "Rich woman" en était un exemple parfait. Forçant instantanément le respect, la rythmique de Jimmy était implacable. Un ingrédient indispensable au bons shuffles que sont "Marked deck" et "Rock with me". Le blues lent n'était pas pour autant boudé. Comme sur "Full-time lover", où les cordes de Jimmy répondent au chant de Wilson. Le cœur du quartet texan penchait volontiers vers l'Est, vers la Louisiane et son swamp blues, tellement proche des racines. Ecrit par Jerry McCain, "She's tuff" est un autre canon dont le groove est produit par la section rythmique. Le swing était aussi maîtrisé. Issu de la plume de Wilson, "Let me in" en est un bel exemple. Trois plages inédites figurent en finale. Elles ne datent pas de cette époque et Fran Christina en assure les parties de drums. Sur le "Look whatcha done" de Magic Sam, Vaughan reproduit le célèbre riff de Sam Maghett, avec une facilité déconcertante. Il est tout aussi conquérant sur le rythmé "Please don't lie to me". Plage inspirée par le célèbre "The things that I used to do" de Guitar Slim, "Things I forgot to do" est une chute de bande du 3ème album.

 

The Fabulous Thunderbirds

T-Bird Rhythm

Écrit par

Nick Lowe, qui sévissait alors chez Rockpile, adorait les FabTs. Son contact étroit avec Wilson va l'amener à produire leur 4ème album. Le dernier chapitre de la 1ère période du groupe qui sortira en 1982. Lowe ne fit pas sonner les Thunderbirds comme un groupe pop. Mais il parvint à insuffler un côté commercial à leur démarche, tout en garantissant la pêche rythmique.

A nouveau, la plage d'ouverture "Can't tear it up enuff" déménage à ravir. La réussite "commerciale", c'est la plage qui suit, "How do you spell love". Nappé par l'orgue Hammond, ce R&B au chorus irrésistible baigne dans un climat proche de Memphis. La cohésion sans faille de la paire Ferguson - Christina et l'extraordinaire partie de cordes de Vaughan élèvent le shuffle de "You're hambuggin' me" à son zénith. Remercions Lowe d'être parvenu à conserver l'approche rythmique ; celle qui assure la solidité basique du son de ce band d'Austin. Et "Lover's crime" en est le plus bel exemple. L'ouverture de "My babe" démontre à nouveau la musicalité de l'ensemble. Un groupe qui dans ce style avait manifestement peu de rivaux. Devenu par la suite un de leurs titres favoris live, "My babe" est un killer. Retour en Louisiane, côté de la Nouvelle Orléans, pour "Neighbor" de Huey Meaux et "The monkey" de Dave Bartholomew". La musique respire les bayous tout proches. En finale, "Tell me" de Jay Miller célèbre le retour victorieux du shuffle ; tandis que "Gotta have some" et "Just got some" consomment le blues sur un tempo ralenti, paresseux même! " T-Bird Rhythm " constitue le dernier elpee enregistré en compagnie de Keith, avant qu'il n'aille rejoindre les Tail Gators de Don Leady. Le disque ne recèle aucun bonus track, probablement pour maintenir l'harmonie de la production de Nick Lowe.

 

The Fabulous Thunderbirds

What´s the word

Écrit par

Mon album favori des TBirds! Fran Christina a pris la place de Mike Buck à la batterie. L’elpee démarre merveilleusement par un "Runnin' shoes" de Juke Boy Bonner. Un titre qui pourrait sortir d'un titre d'Howlin' Wolf speedé. Kim et Jimmie sont au sommet de leur art! Le rythme accélère encore. Très rock'n'roll cajun avec "You ain't nothing but fine". Mais le meilleur des Tbirds, c'est le shuffle. Comme sur "Low-down woman", où la rythmique de Vaughan sert de base de lancement pour l'harmonica puissant, solide de Wilson. Jimmy a probablement transformé son prénom en Jimmie suite à sa superbe partie de cordes sur l'instrumental "Extra Jimmies", une sorte d'hommage aux anciens Texans, Freddie King et Albert Collins. Kim lui rend la monnaie de sa pièce sur d'autres instrumentaux. En l'occurrence sur "Jumpin' bad", ainsi que "Last call for alcohol" inspiré par Little Walter et James Cotton. La version définitive de "Sugar coated love" constitue un clin d'œil exceptionnel aux swamps louisianais. Le son est à couper le souffle et les solistes crèvent à nouveau l'écran. Ce scénario se reproduit un peu plus tard pour l'imparable "The crawl". C'est avec des poumons d'acier que Kim attaque un tonifiant et énergique "Learn to treat me right". Une composition exceptionnelle, dont le rythme est familier à Jimmy Reed. Vaughan puise son inspiration chez Albert King et Magic Sam pour épauler Kim sur "I'm a good man" et "Dirty work". L'elpee originel s'achevait par une autre composition impériale de Wilson, "That's enough of that stuff". Les trois bonus tracks ont été immortalisés ‘live’ au Bottom Club d'Austin. Ils figuraient déjà sur l'excellente collection baptisée "Different tacos". Cet opus se signale également par deux versions tellement belles de "Bad boy" et de "Scratch my back".