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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Tiger & The Homertons

Shadow in the dark (Ep)

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Tiger Finkel est parisien mais il a fondé son groupe, The Homertons, à Londres. Avant d’entamer une carrière musicale, il a beaucoup voyagé à travers le monde. Ce qui explique pourquoi sa musique est inspirée par les océans et la nature. Mais aussi par ses rencontres et la découverte d’autres cultures.

Aujourd’hui, il drive une formation cosmopolite puisqu’elle implique la chanteuse/claviériste autrichienne Célia Kleindienst, le drummer breton Thomas Kerbrat, le bassiste italien Gabio Gentilin ainsi que les guitariste Dário Ferreira et Vamvakas Anthon. Le premier est d’origine portugaise, le second, gréco-américain...  

Tiger reconnaît pour influences majeures Neil Young et Tracy Chapman, mais sa musique lorgne vers Noah and the Whale voire The Civil Wars et surtout Angus & Julia Stone, notamment lorsque sa voix et celle de Célia se conjuguent. Son nouvel Ep, « Shadow in the dark », le confirme. L’Ep recèle quatre titres dont deux acoustiques, intimistes et mélancoliques, parmi lesquels « Winter » est caressé par des cordes de gratte jouées en picking et traversé par des interventions à la pedal steel, ainsi que deux plus pop/rock, au mélodies lancinantes et chargés d’intensité électrique. La formation envisage d’enregistrer un véritable album en 2020…

Giant Tiger Hooch

Panda Panda Panda

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Giant Tiger Hooch est une formation batave, amstellodamoise très exactement, qui pratique du r&b. Mais un r&b qui se teinte régulièrement de punk et de garage. A la sauce hollandaise, quand même. Elle avait publié son premier elpee, "76", en 2014. Et ses musicos vouent une grande admiration au Neil Young des sixties, mais également au Jon Spencer Blues Explosion. Pour enregistrer "Panda Panda Panda", elle a reçu le concours de Mischa den Haring (T-99), à la mise en forme. Le line up implique deux gratteurs, Jeroen Ligter (NDR : également préposé au chant) et Jorris Makkinga. Ce sont les leaders. Et le drummer/claviériste Herman Ypma ainsi que le bassiste Simon Zijlstra.

Des cris en boucle ouvrent "Head". Ils répètent ‘Panda Panda Panda…’ à l’infini. Sauvage, la voix se détache des riffs rythmiques de ce r&b nerveux, hypnotique, au cours duquel une guitare déjantée et agonisante se libère rapidement. Une succession d’accords rythmiques récurrents découpent "Come on", un r&b caractéristique, au cours duquel, épaulé par la voix de Lisa Gritter, celle, primaire de Jeroen Ligter, finit par émerger. Un morceau dont la sonorité brute de décoffrage, sale, rappelle certains bands garage qui ont sévi au cours des 60s, comme les Pretty Things ou encore les Outsiders et Q65, aux Pays-Bas. Ce qui n’empêche pas certains morceaux d’adopter un profil davantage élaboré. A l’instar de "Crows", enrichi par les interventions d'orgue de Herman Ypma. Le GTH revendiquent également l'héritage de John Lee Hooker et il lui rend hommage à travers "Miles", un boogie spontané qui fait mouche. Jeroen emprunte un timbre vocal proche de celui du vieux bluesman, tout au long d’une piste rappelant également les débuts de Dr Feelgood. Excellent! Une guitare fuzz amorce "Down". Et au sein de ce climat transique, la rythmique est implacable, la voix caverneuse et la guitare déjantée. "Ho ho ho" sert d’interlude récréatif, sans plus ; même si les soubresauts de la slide font quand même la différence. Une rythmique hypnotique balise "Heart", une ballade complètement décalée qui communique un mal de vivre. Soutenues par la ligne de basse, les percussions d'Ypma introduisent "Return". La voix trahit sa solitude avant que les grattes n’entrent en action. Superbe ! "Gospel" est la plus longue plage du long playing. Et elle s’inscrit davantage dans l’esprit du Jon Spencer Explosion que du mouvement garage. Alimentée par les cordes conjuguées de Jorrit et Jeoren, elle monte progressivement en puissance. Faut dire aussi que les sonorités électroniques viennent également s’immiscer dans l’ensemble. Et le résultat débouche sur une certaine forme de singularité, propre à GTH. En outre, l’effet obsessionnel obtenu est absolument irrésistible. Une formule qui me rappelle un groupe anglais totalement méconnu qui a sévi à la fin des 60’s, Red Dirt. L’opus s’achève par "I don't mind", une piste acoustique qui s’ouvre au sein d’un climat paisible ; mais au bout d’une trentaine de secondes, elle adopte un tempo digne des Stones originels, autorisant la guitare à déraper au cœur d’un véritable délire rock'n'rollesque...

 

Giant Tiger Hooch

76

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Giant Tiger Hooch (traduisez ‘la gniôle du tigre géant’) est une nouvelle formation batave, issue d'Amsterdam plus exactement, fondée en 2011, qui pratique une musique née d’un mélange de blues, punk et R&B. Elle a signé chez Cool Buzz, un label qui dans le passé, a hébergé nombre d'artistes intéressants (Cuban Heels, T99, Hokie Joint, Big Blind, Drippin' Honey, Sugarcane, …) Ce quatuor réunit deux chanteurs guitaristes (Jeroen Ligter et Jorrit Longo), un bassiste (Simon Zijlstra) et un drummer (Johannes de Boer). Trois musiciens blancs et un noir, Johannes, le maître du rythme.

"76" constitue leur premier véritable elpee. Auparavant, le groupe avait publié un Ep. Les musiciens ne manquent pas de talent, même si ce ne sont pas des techniciens de haut vol. Leur expression sonore nous replonge dans le passé. Elle me fait d’abord penser à la vague punk qui a déferlé fin des 70’s. Au pub rock qui a débarqué un peu plus tôt, aussi ; et en particulier à Dr Feelgood. Mais également aux groupes insulaires apparus au cours des sixties qui masquaient leur manque de planches par une énergie débordante. A l’instar des Pretty Things, à leurs débuts, par exemple. Pas de méprise, car au fil du temps, la formation va devenir de plus en plus expérimentée, créative et attachante. Elle est même devenue mythique !

Revenons à nos tigres géants. Ils démarrent en force par "My time". Impeccables, les percus de Johannes canalisent bien l'ensemble et l'harmonica d’Ivo van Jar, invité pour la circonstance, communique une couleur pub rock indélébile à la compo. "Get high" embraie sur un tempo aussi vivifiant. Si le son est impeccable, le chant est volontairement primaire, sans compromis. Bien sollicité en slide, le bottleneck accentue cette impression. La conjugaison des cordes électriques largement amplifiées et de l'harmonica forge le plus souvent la trame des compos. "You and I" entre dans une transe hypnotique. La reprise du "Mojo" de Bob Dylan atteint parfaitement sa cible. L’attaque est brutale, alors que la voix n’est pas tellement éloignée de celle du Zim au début des sixties. Le tempo ralentit quelque peu sur "Horse", même si les sonorités rugueuses, coupées au couteau, sont très susceptibles de rappeler une certaine technique chère au géant Howlin' Wolf ! L'atmosphère est lourde. Les guitares discordantes envahissent "Oh my lord". L’équipage néerlandais décide alors de chante en chœur, comme si leur vie en dépendait. Toujours bien amplifiées et réverbérées, les grattes attaquent "Blacka woetade". Le chant est punk et agressif. Métallique, le son flirte avec la surf music. L'étreinte ne se desserre pas. Anouk Vissee accorde la réplique vocale féminine sur "Six 49". "My momma told me" trempe un peu dans la pop festive. Et surprise, les musicos achèvent l’elpee par une compo acoustique, un morceau de folk/country/blues que le band restitue sans se prendre vraiment au sérieux… 

 

Tigers of the Temple

Death Light Fire & Darkness (Ep)

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On ne peut pas dire que la toile regorge d’infos au sujet de Tigers of the Temple. Et en tapant ce patronyme sur un moteur de recherche, on atterrit rapidement dans l’univers des tigres de Thaïlande. En fait, cette formation est suédoise. Elle nous vient même très exactement de Göteborg. Et pas la peine de le répéter 100 fois, les Suédois sont particulièrement branchés sur la musique folk. D’ailleurs le premier Ep de ce sextet scandinave en est une nouvelle démonstration.

« Death Light Fire & Darkness » est découpé en quatre plages sculptées dans un folk mélancolique et touchant, alimenté par un violon, un banjo et des chœurs. Des chœurs auxquels participe une vielle connaissance, Kristofer Åström sur les deux premiers titres, « Mental Walks » et « Lions Cape ». 

Bref, dans le style, ce Tigers of the Temple se débrouille plutôt bien ; et j’ajouterai même que cet Ep m’a mis l’eau à la bouche. J’attends ainsi impatiemment la sortie de leur premier opus… 

 

The Ghost of a Saber Tooth Tiger

Acoustic sessions

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Derrière ce patronyme improbable se cache en réalité un duo composé de Sean Lennon et de Charlotte Kemp Muhl. Sean Lennon, vous connaissez, of course ! Pas facile pour lui d’être le fils de qui vous savez… A 35 ans, la ressemblance tant physique que vocale avec son père est de plus en plus criante. Comme si le fait de s’appeler Lennon ne suffisait pas. Heureusement pour lui, il a également hérité du talent paternel pour la facilité d’écriture de ballades claires et scintillantes.

L’autre moitié de ce duo n’est pas n’importe qui non plus. La belle Kemp Muhl affiche un physique de top-modèle et est plutôt du genre touche à tout : mannequin, bien sûr, chanteuse, sûrement mais aussi girlfriend de la première moitié. Vous suivez ? En bref, Charlotte cumule toutes les casquettes susceptibles de la sacrer ‘hit-girl’ du moment.

Et comme si ce cv ne suffisait pas, elle partage équitablement l’écriture des (seulement) neuf compos de cette session acoustique avec Sean. La chimère (icône du label) est une créature à deux têtes, The G.O.A.S.T.T. également… Intentionnel ???

Toujours est-il que les deux comparses paraissent implacablement complémentaires, tant à l’inspiration qu’à l’exécution des redoutables petites perles qu’ils ont composées en couple. Un seul mot me vient à l’esprit pour qualifier la qualité dispensée lors de cette session acoustique : élégance.

Elégance dans la voix de Sean mieux que secondée par l’organe suave, vaporeux mais impeccable de Charlotte.

Elégance dans le choix de l’instrumentation (des cordes essentiellement) et de quelques bruitages originaux (« Schroedinger’s Cat »)

Elégance dans l’enregistrement, pur et sans faille de chacune des plages (« Lavender Road »).

Elégance dans la simplicité terriblement efficace des mélodies qui enrobent magistralement ces deux voix qui se répondent (« Jardin du Luxembourg »).

Si rien dans cet album ne révolutionnera la planète rock/pop, il faut tout de même admettre que les 35 minutes pondues par notre duo de choc ont de quoi charmer les plus exigeants.

En comparaison, Cocoon, qui emprunte plus ou moins les mêmes sentiers, a encore pas mal de leçons à prendre…

Classe, saveur et merveille!

Tiger By The Tail

Tiger By The Tail

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Cette formation australienne (NDR: issue de Melbourne très exactement) ne tire pas le diable, mais le tigre par la queue. Un quatuor qui accorde peu de place à la pop mélodique tout en évitant soigneusement de sombrer dans un quelconque métal. En fait Tiger By The Tail pratique un punk garage hérité en ligne droite des Hoodoo Gurus, Celibate Rifles, New Christs, Scientists et consorts. Vivifiante, pétillante, incisive, sauvage et dévastatrice, son expression sonore consomme une quantité d’électricité phénoménale afin d’entretenir une intensité quasi constante destinée à communiquer des sentiments de haine, de concupiscence, de détresse, de colère et ultimement d’amour. On a même parfois l’impression que le combo désosse ses références – qui oscillent des Stones circa « Exile on main street » à la « Raw power » des Stooges en passant par le « Heroes » de Bowie et The Fall – pour les jeter en pâture aux fauves. Cependant, hormis « Get set to go », une compo imprimée sur un tempo new wave, le presque contagieux « Natural enemy » et l’irrésistible « Too much in love with you », plage teintée d’un zeste d’exotisme et glacée par une basse menaçante, le reste de l’opus souffre d’une trop grande carence en sensibilité mélodique pour vraiment convaincre. Dommage !

Tiger Lou

The Loyal

Écrit par

Troisième album de cette formation suédoise emmenée par Rasmus Kellerman, « The Loyal » bénéficie déjà d’une bonne exposition radiophonique en Belgique. La matière proposée n’est pourtant pas passionnante : du rock épique qui puise ses sons et idées du côté de la new wave la plus ‘gothique’ en général et en particulier du Cure. Des compos tellement peu originales et polies qu’elles rendent l’écoute de l’album aussi soporifique que les téléfilms du Commissaire Maigret. Bon, pour finir, qui a assassiné le graphiste suédois à la fin ? Sais pas, je me suis endormi.

Tiger Saw

Blessed Are The Trials We Will Find

“Sing!”, le troisième album de Tiger Saw, est sorti en 2005, dans l’indifférence générale. Il s’agit pourtant d’un bon groupe de slowcore/country, le trait d’union parfait entre Low et les Cowboy Junkies. Collectif à géométrie variable, ces souffreteux du Massachusetts aiment donc les ambiances de fin de soirée, quand tout le monde est bourré et qu’arrive l’heure du spleen, avant la gueule de bois. C’est un peu l’heure du loup, sauf qu’ici c’est un tigre, et qu’il se sent patraque : d’où ces chansons à l’étirement relax, pleines de voix qui caressent nos tympans et de guitares qui bavent, sur l’édredon. A l’instar de Galaxie 500 ou de Bedhead, Tiger Saw raconte ses rêves comme on compte les moutons : les yeux mi-clos et le corps en position foetale, à l’abri du danger et des heures qui filent. “How to be Timeless Tonight”, c’est même le titre d’un morceau... Ca tombe bien : la réponse est (dans) le disque.

Tiger Saw

Sing!

Écrit par

Dignes héritiers d’un univers plaqué sur les cordes de Dylan, de Cohen ou du Velvet, Tiger Saw explore une délicate plage indie au bord de laquelle il est de bon ton de chantonner, siffler ou simplement psalmodier des airs faussement heureux. « Sing ! », troisième disque du collectif de Los Angeles, agrémente ainsi une veine de musique folk, allongée sur une confortable paillasse de cordes acoustiques. Au chant, Jason Anderson se voit régulièrement soutenu par les voix de ses muses, Nikole Beck et Juliet Nelson, à l’instar d’un Léonard Cohen. Les vagues de ce disque ne se briseront certainement pas sur nos côtes. Pas d’ouragan Tiger Saw en vue sur nos contrées. Mais peu importe, l’océan de quiétude dégagé par la musique du groupe donne envie de s’abandonner aux activités les plus intimistes. Ne le cachons pas, ce disque s’adresse avant tout aux radins de la chanson délicate, avare notoire des belles mélodies qui, seuls dans leur chambrée, s’enferment, montant le volume pour se noyer égoïstement dans ces eaux claires. L’appel du large, des grandes étendues, autant de représentations transportées par des compositions affranchies de toute règle. « Sing ! », « For Adrian » et « The Sea » resteront certainement les plus beaux souvenirs de cette traversée bucolique. Et puis, ces impressions s’effaceront. Pour un jour, peut-être, remonter à la surface.

Timid Tiger

A Pile Of Pippers

Écrit par
Présenter ce groupe originaire de la banlieue de Cologne ? Pour parer au plus pressé, il est légitime d’affirmer que ces cinq jeunes gens jouent réellement de la musique dans l’univers irréel des cartoons. De ce point de vue, on se permet de constater que les desseins artistiques des uns différent de ceux d’autres musiciens… Tout ceci explique, sans doute, pourquoi Timid Tiger illustre sa pochette d’un félin sournois, stylisé à la sauce manga. La musique de ces Allemands frise l’insupportable. L’auditeur navigue, en effet, dans des eaux obscures où il croise les navires des Pet Shop Boys, de Liquido et les barquettes des génériques de dessins animés qui ont labouré les belles matinées des enfants de la télé. Et même en s’immisçant un tantinet dans l’univers bubble-gum des cartoons dépeint par Timid Tiger, la soupe reste imbuvable. Le sentiment de voir Mario Bros débouler dans le salon finit par obnubiler l’esprit. Manque plus que Tortue Géniale pour compléter le tableau de ce trip déjanté ! Au final, personne ne savait que les tigres connaissaient d’inquiétants problèmes de timidité. Parfois cependant, il est appréciable que certaines choses restent ignorées.

Tiger Lou

Is my head still on ?

Écrit par
Etrange album ! A premier abord, son style racoleur ne dérange pas trop. L’auteur de cette plaque, un type appelé « Tiger Lou », possède un sens mélodique indéniable. Les chansons sont bien produites, bien calibrées. Le genre de truc qui pourrait passer en radio sur NRJ et plaire aux ménagères de 30 à 55 ans. Et puis, au fil des écoutes, c’est l’overdose. Trop de ficelles classiques utilisées et usées jusqu’à la corde. Une voix qui en remet un couche (ou plusieurs, selon). Bref, on y retrouve des fautes de goût, un peu partout. Une impression malsaine de « plastique » (est-ce que vous suivez ?) façonné pour plaire à un public de supermarché suédois (puisque c’est la nationalité de notre homme) néanmoins branché (pensez à un célèbre marchand de meubles scandinave que l’on ne citera pas par peur de faire de la pub). In fine, le verdict tombe : comme pour les célèbres cakes à la cannelle que l’on peut également y acheter : ‘une fois ça va, deux fois bonjour l’indigestion…’

Selby Tigers

The Curse of The Selby Tigers

Produit par John Reis de Rocket From The Crypt, le deuxième album des garage punks Selby Tigers dégage grave… pour autant qu'on ait échoué sur une île déserte ces derniers mois, sans radio ni télé. Sinon, il ressemble à Yeah Yeah Yeahs, Gluecifer, The Hives, voire les White Stripes ou Le Tigre ; bref à du rock DIY et CBGB de NYC. LHOOQ, la chanteuse ? Pas plus que le chanteur, sorte de Frank Black plus mince (pas dur) à la fausse moustache. Ce disque, avec ses voix criardes et ses mélodies à deux accords, pourrait servir d'ABC à l'apprenti punk rocker, tant il est facile d'accès et agréable à écouter. Bon plan pour capter l'ambiance musicale de cette année, sinon sans grand intérêt artistique (CQFD).

 

Tiger

We are puppets

Tiger a sa propre idée du glamour (trad: enchantement, éclat), du glam (NDR: style musical prôné au cours des seventies par des artistes ou des formations telles que Bowie, T Rex, Gary Glitter et Roxy Music). En fait, c'est l'excentricité de la musique et l'impressionnisme des lyrics qui confirment cette impression ; pas leur attitude et encore moins leur look. Ce qui semble avoir fort surpris la presse insulaire, et dans la foulée provoqué son agacement. Pourtant, tous les médias s'accordent à reconnaître chez Tiger une certaine originalité, et même une originalité certaine. Et ce " We are the puppets " en est la plus belle démonstration. Alors, pas de quoi faire la fine bouche; d'autant plus que la griffe électrique de Tiger écorche au passage Stereolab, Supergrass, Devo et même Pulp. Etonnant!