Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Massive Attack & Tom Waits

Massive Attack et Tom Waits ont les pieds bien sur terre…

Massive Attack et Tom Waits viennent de sortir une nouvelle collaboration intitulée « Boots on the Ground », dont une face B exclusive sur vinyle signée Waits : un morceau drôle et sarcastique intitulé « The Fly ». Ce nouveau titre marque la première sortie du nouvel elpee de Massive Attack.

Le groupe partage également un film qui accompagne ce titre, réalisé en collaboration avec l’énigmatique photographe américain thefinaleye. Ce montage évocateur et intense dépeint une époque américaine décisive, qui reste encore à nommer, et s’inscrit dans le sillage des plus grandes manifestations publiques de l’histoire des États-Unis, ces dernières étant axées sur l’opposition aux raids de l’ICE, à la militarisation des forces de l’ordre nationales et à l’autoritarisme d’État.

Parallèlement à la sortie du film et du morceau, le vendredi 17 avril, Massive Attack a publié une réflexion exclusive en ‘spoken word’ (forme de poésie orale) sur les thèmes de l’œuvre, rédigée par le romancier Omar El Akkad, auteur des romans ‘American War’ et ‘What Strange Paradise’, ainsi que du chef-d’œuvre de non-fiction ‘One Day, Everyone Will Have Always Been Against This’.

« Boots on the Ground » est le premier titre de Massive Attack diffusé dans le cadre d’une dérogation accordée par Spotify. D’autres sorties sont prévues avant et après la série de concerts de la formation, notamment lors de leur prochaine tournée européenne et de leurs prestations en tête d’affiche des festivals estivaux.

Massive Attack : ‘C’est un honneur de collaborer avec un artiste de l’envergure, de l’originalité et de l’intégrité de Tom, mais ce morceau arrive dans un climat de chaos. Dans tout l’hémisphère occidental, l’autoritarisme d’État et la militarisation des forces de police fusionnent à nouveau avec la politique néofasciste. Vu à travers l’urgence américaine, chez nous et à l’étranger, ce morceau contient des pulsations d’impulsions cruelles et d’esprit abandonné.’

Massive Attack reversera l’intégralité des bénéfices issus de la vente de l’édition vinyle à l’American Civil Liberties Union et à l’US Immigrant Defense Project.

La vidéo de « Boots on the Ground est disponible

 

 

Tom Waits

Bad As Me

Écrit par

C’est grâce à de grands rôles au cinéma que l’image de Thomas Alan Waits s’est inscrite à l’encre indélébile dans la mémoire collective. Une forte personnalité qui sera magistralement exploitée par Jim Jarmusch dans les cultissimes « Down by law » et « Coffe & Cigarettes ». Une filmographie exceptionnelle où le musicien américain côtoie les grands noms du cinéma : Francis Ford Coppola, Terry Gilliam, Wim Wenders, Robert Altman… Excusez du peu !

Du coup, on en oublierait presque que ce pionnier du rock alternatif est avant tout un auteur-compositeur, un musicien et un chanteur de talent. Un artiste qui traverse le temps avec un je ne sais quoi d’indéfinissable mais néanmoins fatal, définitif, inexorable. Songez donc : plus de 38 ans de carrière et 17 albums studio. 

Sept ans après avoir publié son dernier opus (« Real Gone » sorti en 2004), Tom Waits reprend les chemins du studio pour nous régaler d’un dix-septième essai. Un treize titres voluptueux qui ne ménage pas les sens et les enlise, les vautre dans les bas-fonds crasseux des grandes villes américaines. Ainsi, « Bad As Me »  tisse une atmosphère inouïe, de celles qui vous suffoquent, vous prennent à la gorge et vous étouffent l’âme. Dès la première piste, Waits balance un ‘Chicago’ blues-rock à la voix rocailleuse et enragée. Quelques crachats, quelques vomissures plus tard, et c’est votre corps tout entier qui erre dans les ruelles glauques du Old Chicago. Un album intense porté par une voix unique qui aurait été trempée dans un fût de bourbon, séchée et fumée pendant quelques mois, puis sortie et renversée par une voiture. Et magnifiquement sublimé par les coups de griffes de Marc Ribot à la guitare. 

Une première partie principalement baignée dans un rock-blues dense qui se métamorphose, qui changera progressivement de ton pour chavirer dans les univers contrastés du jazz et du blues (« Talking At The Same Time » et « Kiss Me »), se cloîtrer dans un spoken word au romantisme déglingué (« Back In The Crowd » et « Last Leaf ») ou se teinter d’une voix de crooner corrodée (« Kiss Me »). Ne craignez rien, le tempo n’émousse nullement la plume cynique du portraitiste du bizarre. Elle continue de peindre, de sa pointe aiguisée et trempée dans l’acide, les traits de personnages et de lieux miteux. Paradoxalement, le ton, s’il est mordant, n’en demeure pas moins chaleureux et triste.

Soulignons tout particulièrement le magnifique « Bad As Me ». Un morceau au bord de la crise d’épilepsie où le chant est enragé et les orchestrations chaotiques. Soit 3’10’’ de pure  folie contagieuse. Délicieusement insane !

Bref, ce dernier album se présente globalement comme une œuvre charnière dans la carrière de Tom Waits. Une musique qui indique une direction nouvelle sans jamais oublier de regarder en arrière. Une plaquette dont l’artiste soigne davantage les orchestrations et dans laquelle il offre incontestablement la plus belle voix de sa carrière.

S’achevant par « New Year’s Eve », « Bad As Me » s’affiche indéniablement comme une idée précieuse de cadeau de fin d’année. N’hésitez pas, c’est un excellent cru Waits !

 

Tom Waits

Alice

Écrit par

Les compositions de cet opus remontent déjà à plus de dix ans. Elles avaient été écrites par Tom Waits et son épouse Kathleen Brennan pour un opéra avant-gardiste. Mis en scène par Bob Wilson, il avait été joué au théâtre Thalia, à Hambourg, au cours de l'hiver 1992. " Alice " est bien sûr inspiré du célèbre conte " Alice au pays des merveilles " de Lewis Caroll. Mais Tom en a réalisé une vision très personnelle. Mélancolique, désabusée, lugubre, dramatique, tragique même ; sans pour autant gommer la magie et le fantastique. Un disque beaucoup plus calme que " Blood money ", paru en même temps, laissant une plus grande place au piano, aux instruments et à la voix. Et quelle voix, capable de se faire tour à tour grave et ravagée, soyeuse et exaltée, ou encore âpre et étranglée. Sur " Table top Joe ", il se prend même pour Dr John imitant Louis Armstrong, alors que tout au long de " Kommienezuspadt ", il multiplie les clins d'œil à Paolo Conte. Plus curieux encore, son timbre épouse celui de Shane Mc Gowan chez les plages les plus intimistes et les plus bouleversantes. Malgré le recours à son style immuable mélange de blues, de jazz, de cabaret, de rock, de country et parfois même de classique, Waits se montre tout au long des 15 fragments de cet opus, sous un visage différent. Plus mélodique, empreint de romantisme crépusculaire et de sensualité alcoolisée. Un romantisme sur lequel souffle un vent d'est sur les ballades 'brechtienne' " Reeperbahn " et " Poor Edward " ; ainsi que de folie chez le totalement décalé " We're all mad here "…

 

Tom Waits

Blood money

Écrit par

C'est après avoir assisté à une représentation de 'Woyceck', que Tom Waits a décidé d'écrire les chansons de cet album. Une pièce écrite par Büchner en 1837 qui narre l'histoire d'un soldat qui perd la raison après avoir subi des expériences douloureuses. Psychologique, tout d'abord, lorsqu'il apprend que sa femme le trompe. Médicale, ensuite. En devenant le cobaye de la grande muette… Un disque qui s'inscrit davantage dans la lignée de " Swordfishtrombones ". Il nous entraîne au sein d'un univers étrange, rural, où il fait toujours nuit. Un univers peuplé de personnages énigmatiques, au sein duquel tous les villages accueillent soit une fête foraine diabolique, soit un cirque infernal. David Lynch aurait ici de quoi mettre en scène un thriller, dont il a le secret. Peu ou pratiquement pas de guitare. Mais des cuivres, un violon et des percussions insolites. Une trame instrumentale obsessionnelle, torturée, sinistre sur laquelle Tom, de sa voix de crooner éraillée, raconte des lyrics à la fois drôles, poétiques et dramatiques. Dans son style, Waits fait encore ici preuve d'un bel éclectisme. A l'instar du tango primitif et brutal " Misery's the river of the world ". De la polka " God's away on business ". Et puis de " Knife chase ", une incursion dans le jazz moderne, qui n'est pas sans rappeler Soft Machine…

 

Tom Waits

Beautiful maladies

Tom Waits s’est personnellement occupé d’opérer le choix des compositions destinées à figurer sur cette compile. Soit vingt-trois titres issus des sept derniers albums gravés pour le label Island. Une sélection judicieuse qui met bien en valeur un sens mélodique très aiguisé, mais continuellement ravagé par une voix peu commune, rauque, décharnée et expressive. Une voix qui dans son style tellement dépouillé, coincé quelque part entre folk acoustique, blues et cabaret, qu’il illustre en s’accompagnant d’une gratte sèche, d’un piano désaccordé, d’un accordéon ou d’un banjo, et qu’il émaille de multiples bruitages insolites, raconte avec beaucoup de verve, des histoires sur l’incommunicabilité, les virées entre copains, les filles faciles et difficiles; des histoires inspirées par ce qu’il a vu et surtout entendu en fréquentant les bars nocturnes, lorsque les clients ont beaucoup picolé, et qu’ils n’ont pas envie de rentrer chez eux…

 

Tom Waits

The Black Rider

"The Black Rider" n'est pas véritablement un nouvel album de Tom Waits, mais le résultat d'une collaboration avec le metteur en scène Robert Wilson et l'écrivain célèbre William S Burroughs, destiné à sonoriser la pièce de théâtre du même nom. Tom s'est d'ailleurs contenté ici d'assurer la composition de la musique et l'interprétation des textes de William. Côté arrangements, il a reçu le concours de Greg Cohen, multi-instrumentiste qu'il côtoie régulièrement en studio depuis une bonne quinzaine d'années. Concoction de pop, de vaudeville, de rock, de cabaret et de blues, cet opus projette des images obscures sur un écran sonore fragilisé par la voix ravagée de Tom et tourmenté par son piano spectral. Un seul regret, l'uniformité du ton de ce disque qui finit inévitablement par lasser...