New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Tony Ashton

Live at Abbey Road – Endangered Species (2Cd + Dvd) (2)

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Le label e.a.r music nous sort une nouvelle fois le grand jeu. Pas facile d’être un fan de Deep Purple en ces temps de crise. Et pourtant, cette fois encore, il va falloir casser la tirelire.

Tony Ashton n’a jamais été membre de Deep Purple. Pourtant, il fait sans conteste partie de cette famille. En 1976, après le ‘premier’ split du Pourpre Profond, Ashton s’associe à Jon Lord et Ian Paice pour former Paice-Ashton-Lord, un groupe pratiquant un mélange de hard rock, blues et jazz. Le claviériste/chanteur anglais participe ensuite à une pléthore de projets musicaux dont le succès relativement minime ne l’empêche pas d’être grandement respecté par ses pairs.

En 1999, atteint d’un cancer, Ashton frôle la mort de près. Jon Lord et Pete York (ex Spencer Davis Group) décident de saluer le courage dont leur ami fait preuve face à la maladie. Ils louent, en juin 2000, les célèbres studios Abbey Road où ils invitent de nombreux musiciens amis d’Ashton, à lui rendre hommage lors d’une immense jam party. En 2001, Ashton décède à l’âge de cinquante cinq ans.

« Endangered Species, Live at Abbey Road » immortalise en deux Cds et un Dvd cet hommage à l’un des meilleurs claviéristes anglais des seventies. Le concert est divisé en 6 prestations. Tout d’abord, celle très rock’n’roll de Pete York et Eddie Hardin, deux ex-membres du Spencer Davis Group. Vient ensuite une très courte intervention du pianiste de blues américain Johnnie Johnson. De rock’n’roll, il en sera encore question, avec l’arrivée sur les planches du John Entwistle Band. Le bassiste des Who propose une relecture endiablée de classiques du rock tels que « Shake rattle and roll » ou « That’s all right mama », sans oublier une version décapante du « My generation » de son ancien groupe.

Après une introduction délirante de l’acteur écossais Ewan Mc Gregor (qui nous raconte comment Tony Ashton, décédé, a décidé de quitter le paradis pour revenir sur terre lorsqu’il a appris que les pubs n’y servaient de la bière qu’après 19h30) arrive enfin la star de la soirée. Ashton est rongé par le cancer. Agé de cinquante-quatre ans, il  semble en avoir plus de septante. Ce qui ne l’empêche pas de garder son sens de l’humour et de lancer : ‘ce sosie d’Ewan Mc Gregor m’a coûté une fortune’ avant de s’asseoir au piano pour interpréter 3 magnifiques blues devant une assistance déchainée et conquise ! Un grand bonhomme ! Respect.

La cinquième prestation de la soirée est accordée par The Company Of Snakes. Le groupe, composé d’anciens membres de Whitesnake (Ian Paice, Jon Lord, Bernie Marsden, Neil Murray et Micky Moody) interprète des titres du Serpent Blanc tels qu’ils avaient été composés dans les seventies, bien avant que David Coverdale n’en fasse un groupe à hits américain. Quel bonheur d’entendre « Walking in the shadow of the blues», « Fool for your lovin’ » ou encore « Ready and willing» dans leur version ‘vintage’. Seul bémol à cette excellente prestation, la voix de Robert Hart est bien loin d’égaler celle de Coverdale. Dommage !

Pour terminer la soirée en beauté, Tony Ashton vient rejoindre Ian Paice et Jon Lord pour entamer 4 titres de Paice-Ashton-Lord. Magique !

Plus qu’un concert, « Endangered Species » est un document unique. Un hommage vibrant et inoubliable rendu à un musicien disparu trop tôt ! A regarder religieusement.

 

Tony Ashton

Live at Abbey Road – Endangered Species (2Cd + Dvd) (1)

Écrit par

Fondé en 1958, Remo Four était un beat groupe issu de de Liverpool. Contemporain des Beatles, il était également managé par Brian Epstein. Tony Ashton avait rejoint le band en 1963 pour y assurer la fonction d’organiste. La formation se produit régulièrement au Star Club de Hambourg. Leur unique elpee, "Smile!", a été enregistré sur le label Star Club, en 1967. Au menu : un concentré de beat music éclaboussé par quelques traces de jazz et de rock. L’aventure du Remo Four cesse en 1970. Dans la foulée, Ashton et le batteur Roy Dyke rejoignent le guitariste Kim Gardner (ex-Creation) pour fonder le trio Ashton, Gardner & Dyke. Un combo qui ne rencontrera qu’un succès d'estime, malgré un hit décroché en 1971, "Resurrection shuffle". Tony débarque également en 1973 chez Family et participe à l’enregistrement de leur denier album "It's only a movie". Il fréquente beaucoup les musiciens de Deep Purple. Et participe ainsi à l’aventure d’un autre trio : Paice, Ashton & Lord. Atteint d’un cancer, il est malheureusement décédé le 28 mai 2001, à l’âge de 55 ans. Mais quelques mois plus tôt, ses amis Jon Lord et Pete York (NDR : l’ex-batteur du Spencer Davis Group) avaient eu l'idée généreuse d’organiser un ‘benefit concert’ au sein des studios Abbey Road à Londres. Faut dire qu’Ashton était fort malade depuis quelques années. Et pour la circonstance, de nombreux amis musiciens ont accepté l’invitation. Un même elpee, baptisé "Tony Ashton and Friends", était paru sur Deep Purple Records, en 2006.

Cette étrange soirée est donc reproduite tout au long de ce « Live at Abbey Road ». Un coffret réunissant 2 Cd et un Dvd. Et ce Dvd reproduit en image le contenu des deux compact-discs. Le chanteur/organiste Eddie Hardin et le batteur Pete York montent les premiers sur les planches. Avant de fonder leur duo, ils avaient milité chez le Spencer Davis Group. Un épisode qui commence à dater… Ils interprètent quatre plages qui baignent au sein d’une ambiance très r&b et rock'n'roll. Eddie chante "Let's have a party" devant les cordes de Geoff Whitehorn (NDR : retenez votre souffle : ex-Back Street Crawler, Bad Company, Shortlist, Procol Harum). Légende vivante du jazz traditionnel anglais, Chris Barber apporte son concours au trombone. Pete assure les vocaux d’"It's all over now". Il est soutenu par l'inénarrable Zoot Money aux claviers ; mais ce dernier n’y tient plus et chante "Never make your move too soon" ainsi que "It never rains but it pours". Une bonne entrée en matière. Johnnie Johnson est un guitariste anglais (NDR : ne pas confondre avec le pianiste noir de Chuck Berry). Il vient faire son numéro de rockabilly tout au long de "Be-bop beauty". La silhouette de l'extraordinaire bassiste des Who, John Entwistle (NDR : il est décédé en juin 2002), se faufile pour rejoindre le drummer Zak Starkey (NDR : le fils de Ringo Starr), le claviériste Rabbit Bundrik (NDR : il a milité chez Free, Back Street Crawler et dans un passé plus proche, le Who) et le jeune chanteur/guitariste Gary Nuttall (NDR : c’est également le gratteur de Robbie Williams). Imprimé sur un tempo rapide, leur cocktail de rock'n'roll et de blues est excellent. La vedette d'un jour fait son apparition. Timidement. Il semble être étonné d’être ainsi mis sous les feux de la rampe. Il semble souffrir d’insuffisance respiratoire. Manifestement sa santé n’est pas au mieux. Bien assis derrière l'orgue Hammond, Tony Ashton chante le blues lent "One room country shack", avant d'aborder l'instrumental "Mercy mercy". Ses interventions sont impeccables, mais il semble perturbé. L'émotion, probablement. Pour le dernier blues lent "No money down", Laurie Wisefield (NDR : ex- Wishbone Ash) excelle aux cordes. Place ensuite à The Company of Snakes. En fait une variante de Whitesnake. C’est à dire l’organiste Jon Lord, le drummer Ian Paice, les guitaristes Mick Moody et Bernie Marsden ainsi que le bassiste Neil Murray ; le chanteur Robert Hart reprenant le rôle de David Coverdale. Toute cette équipe se réserve six plages qui trempent manifestement dans le hard rock teinté de blues. En fin concert, on assiste à la reformation du trio Paice, Ashton and Lord. Il se fend d’une reprise du fameux "Resurrection shuffle". Ashton semble bouleversé. Il devait malheureusement nous quitter quelques mois plus tard.