New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Tricky

Fall to pieces

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Mazy, la fille de Tricky, a mis fin à ses jours au printemps 2019, alors qu’il commençait à bosser sur ce nouvel elpee. Ce qui explique pourquoi, dans son ensemble, « Fall to pieces » traduit son immense douleur. Mais le plus souvent à travers la voix de la chanteuse polonaise Marta Zlakowska. Parfois en duo. Découpé en 11 pistes, ce 14ème opus ne va pas au-delà des 29 minutes. C’est court, mais sincère et troublant. Aussi personnelle que soit sa souffrance, Tricky a quand même reçu le concours de collaborateurs. Outre Marta aux vocaux, figurent la violoncelliste Marie-Claire Schlameus et Kristof Hahn à la slide. Sans oublier le chanteur/compositeur danois Oh Land sur « I’m in the doorway »

« Hate this pain » constitue certainement le morceau le plus poignant du long playing. Une ballade balisée par une ligne de piano blues au cours de laquelle l’échange des vocaux entre le duo est à la fois profond et mélodramatique. Un duo intimiste, mais chuchoté, qu’on retrouve tout au long du minimaliste, lugubre et indolent « Vietnam ». L’opus laisse bien sûr de la place au trip hop. A l’instar de « Like a stone ». Imprimé sur un mid tempo, cette plage est à la fois sensuelle et atmosphérique. Du palpitant « Throws me around ». Et puis du volatil « Chills me to the bone », un morceau qui s’ouvre et s’achève sur un rythme EBM (Front 242 ?).

Plus électro encore le blues « Running off » emprunte des samplings au musicien Đuka Čaić. Et si « Fall please » évolue sur un tempo syncopé, parfois disco, titre judicieux, « Close now » s’enferme dans un univers claustrophobe. Bouleversant, cet opus tient parfaitement la route, mais certaines pistes auraient mérité un certain pour ne pas dire un développement certain…

Bagar aka Tricky D

Equanimity

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Dean Bagar est né en Croatie. C’est là-bas, au cours des années 80, qu’il forge son expérience en militant au sein de groupes punk et new wave locaux. A l’orée des nineties, il déménage d’abord à Londres, puis part à Berlin, où il découvre sa nouvelle voie à travers les sound systems, mais aussi comme membre du groupe de drum’n’bass Elektronauten, quand ce n’est pas aux côtés de General Elektriks ou encore DJ Deckart, dans le cadre de productions influencées par le 2Step ou les sons jamaïcains. « Equanimity » constitue sa première œuvre qu’il attribue au sobriquet de Tricky D. Le producteur nous y propose des constructions sonores qui louvoient entre soul (« Who’s Gonna to be Responsible »), dub (« Figh You With the Love »), Garage (« Music Control ») et sonorités balkaniques (« Alberto Dub »), incluant des samples judicieux mais toujours engagés (« Music Control »)… L’atmosphère est enfumée et délicieusement variée à travers les nombreux featurings déclinés en espagnol ou en anglais… En ce début de vacances, Tricky D vous invite à vous relaxer de manière conscientisée !

 

Tricky

Blowback

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Toujours attendu au tournant depuis " Maxinquaye ", un des piliers fondateur de ce qui allait devenir le trip hop, Tricky n'a eu de cesse de brouiller les pistes depuis lors. Et ce n'est pas demain la veille que cela changera. A fortiori avec ce nouvel album. A l'image de la pochette, " Blowback " inspire/expire le bon et le moins bon. On retiendra surtout les différentes collaborations qui parcourent cette plaque : les Red Hot au presque grand complet pour un titre, Alanis Morisette ou encore Cyndi Lauper. Le spectre musical ici balayé est bien évidemment vaste : ambient, rap, rock pur et dur (une reprise de " Something in the way " de Nirvana), voire de la pop inspirée par Eurythmics ; le tout à la sauce Tricky, c'est une évidence. Taxé d'autiste ces dernières années, l'artiste s'aère quelque peu les neurones en livrant un album à la frontière de la pop gerbante. Très peu de titres font péter la baraque, nous abandonnant face à une collection d'instants, d'envies. Rien de bien homogène donc…

 

Tricky

Tricky Vire Sa Cuti

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Dans la foulée d'une prestation plutôt dure et métallique au récent festival de Dour où le bonhomme précédait Ben Harper, Adrian Thaws, alias Tricky, soigne sa rentrée en sortant ‘Juxtapose’, un disque qui porte plutôt bien son titre. S'il reste un rappeur dans l'âme, l'ex-Wild Bunch s'ouvre quelque peu musicalement, s'éloignant d'autant du trip hop, style fourre-tout dans lequel il avait été un peu vite rangé. Coup d'oeil sur son passé, et preview sur son actualité...

Né le 1er janvier 1964 à Bristol, Tricky a toujours eu le rap pour fond de commerce. A ses débuts, il faisait d'ailleurs partie des Wild Bunch, un groupe de Bristol d'où émergera, quelques années plus tard, Massive Attack. Son histoire est d'ailleurs intimement liée à celle du trio puisque c'est lui qui joue les rappeurs sur cet album incontournable qu'est ‘Blue Lines’ (92). Un an après sa sortie, Tricky se lance également dans une carrière solo qui démarre par un premier single, ‘Aftermath’, paru en 93. C'est aussi à cette époque qu’il rencontre Martina, laquelle prêtera sa voix délicate à de nombreux titres.

Ze Prophet

Son contrat d'artiste, signé en 94, prévoit une clause selon laquelle il est libre de travailler sous divers pseudos. Sous celui de Starving Souls, il s'offrira par exemple un ‘I Be The Prophet’... prophétique. Deux autres nouveaux singles voient le jour cette année-là aussi, ‘Overcome’ et ‘Ponderosa’. C'est au printemps de l'année suivante que ‘Maxinquaye’, le premier album, débarque chez les disquaires. Entre-temps, il aura une fois de plus collaboré en compagnie de Massive Attack sur ‘Protection’. Par ailleurs, le bonhomme multiplie les remixes, travaillant notamment pour Björk, Whale et Luscious Jackson ou, plus tard, Garbage, Yoko Ono et Elvis Costello. Au passage, il se fend d'un ‘duo’ avec les rappeurs hardcore de Gravediggaz.

Au Ciné

En février 96, Tricky s'offre une série de vrais/faux duo, avec Terry Hall, Björk, Neneh Cherry et Alison Moyet, le temps d'un album pompeusement intitulé ‘Nearly God’. Il quitte également l'Angleterre pour aller installer ses quartiers à New York où il rejoint une série de rappeurs inconnus du grand public. L'appel de l'underground... Très peu inactif, il en tire un Ep, ‘Grassroots’, puis se remet au travail sous nom, un travail qui aboutit, en novembre de la même année à ‘Pre-Millenium Tension’, un opus qui ne fait, une fois de plus, pas tout à fait l'unanimité. Il faudra ensuite attendre deux ans avant de pouvoir se glisser le suivant, ‘Angels With Dirty Faces’, dans l'oreille... Et de découvrir, presqu'en autant de temps, un Tricky acteur. Pour le compte de Luc Besson, il est en effet l'un des ‘méchants’ du ‘5ème Elément’.

Raplapla

Quelques lignes dans la presse se font l'écho de la mauvaise passe qu'il traverse. Il n'a pas apprécié les critiques qui ont accueilli ‘Angels With Dirty Faces’ et ne s'est pas gêné pour le faire savoir à l'un ou l'autre journaliste, copieusement insulté. C'est finalement à Miami, en compagnie de DJ Muggs qu'il va retomber sur terre. "Je ne suis jamais autant sorti de ma vie qu'à ce moment-là", raconte-t-il. "Et la population locale compte pas mal de jolies nanas qui se sont intéressées à moi. C'est en pensant à une Cubaine que j'ai écrit ‘She Said’". Un titre au beat latin, mais violent...

Et Martina?

‘Juxtapose’, pour lequel il compte marquer 1999, porte bien son titre, disions-nous. "Le concept était de créer une sorte de musique hybride à partir de celles que j'aime", tient-il à préciser. "Et si c'est pour le hip hop de Rakim ou de Chuck D que je me suis le plus passionné, j'ai écouté de tout depuis très jeune". Cette nouvelle plaque marque un radical changement dans sa manière de travailler. Lui qui avait toujours été seul aux commandes de ses projets musicaux s'est cette fois ouvert à d'autres producteurs. C'est ainsi que les ‘credits’ renseignent DJ Muggs, de Cypress Hill, mais aussi Grease, déjà aux manettes pour DMX ou encore Mad Dog, le rimailleur issu du London Posse. Autre surprise, l'éviction de Martina, la voix féminine des titres du passé, au profit d'une petite nouvelle, prénommée Kioka: "Nous avons décidé qu'elle se consacrerait entièrement à son album solo", explique Tricky.

Déjà le top?

Musicalement parlant, l'évolution est notable. Le style inimitable du rappeur, bande-son rêvée pour un bon vieux film d'horreur, se cogne ici à la pop, aux rythmes et aux percussions latino, au raggamuffin et aux guitares acoustiques. La tension, omniprésente sur une marche funèbre comme ‘Wash Away’ ou dans la ritournelle de piano de ‘Luv’ qui n'est pas sans rappeler John Carpenter, éclate parfois en gros riffs bien saignants. Globalement plus accessible, ‘Juxtapose’ séduira ceux qui ont apprécié ‘Maxinquaye’, d'autant que la nouvelle vocaliste de l'équipe possède des inflexions de voix qui ne feront pas oublier celle de Martina. La presse semble cette fois avoir fait volte-face: ‘Tricky a enregistré l'album de sa carrière’, peut-on déjà lire un petit peu partout. Chez nous, il sort le 14 août...

Interview parue dans le n° 75 du magazine Mofo de juillet/août 1999.

Tricky

Maxinquaye

Bien que compromis dans le monde musical depuis l'âge de 18 ans, cet Insulaire (Bristol) a dû attendre 1991 pour se forger un certain crédit. En participant à l'enregistrement de "Blue Lines", album de Massive Attack. Puis en découvrant les talents de vocaliste de Martina. En compagnie de laquelle il concoctera le single "Aftermath". Et dans la foulée "Ponderosa". Il apporte ensuite sa collaboration à la confection des elpees de Whale et puis surtout de Neneh Cherry (coproduction). Pour réaliser son premier opus, il a reçu le concours d'Alison Goldfrapp et d'Icelander Ragga sur "Pumpkin". Un des morceaux les plus forts. Insidieux, hypnotique, proche de l'esprit de Swans. Même si on nage ici dans l'ambient. Mais une ambient trouble, spectrale, hypnotique, presque aphrodisiaque. La voix de Martina y est pour beaucoup. Voluptueuse, envoûtante, elle contamine toute les mélodies de son érotisme latent, parfois même torride. Comme sur cette formidable reprise de "Public Enemy", "Black Steel". Climatique dans toute sa splendeur, ce style a été baptisé trip hop !