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Trixie Whitley

Trixie Whitley sur la corde raide…

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Il y a un bon moment que Trixie Whitley n’avait plus donné de ses nouvelles, car hormis quelques remaniements au sein du line up de son backing group, elle n'a rien sorti depuis son dernier album, « Lacuna », paru en 2019. Son nouveau single, « High Wire », brise enfin le silence.

Trixie Whitley est prête à écouter les battements de son cœur, qu'ils soient douloureux pour l'état du monde, qu'ils appellent son enfant ou qu'ils soient simplement synchronisés avec ses baguettes sur sa batterie.

Musicienne dans l’âme, dont la vie a été une succession de mélodies, de danse et d'expression personnelle, la nouvelle ère de Whitley consiste à creuser dans le ‘primal’, en insufflant à ses chansons toutes les joies, les peines et les complexités de la maternité - et de la vie elle-même.

« High Wire » est issu de l’Ep « Dragon Of Everything » qui sortira le 27 septembre 2024. Cette compo aborde des tas de thèmes, de l'amour maternel à la perte d'autonomie corporelle. C’est une vieille chanson écrite il y a 10 ans.

Il a été baptisé, à juste titre, d'après une illustration de sa fille qui figure également sur la pochette du disque. Trixie signale : ‘J'ai besoin d'écouter mon utérus, mes tripes’.

Le single s'ouvre sur un rythme sensuel de guitares et de batterie, puis la voix agréable de la chanteuse prend le dessus et glisse doucement dans nos tympans. Les guitares confèrent à la chanson une atmosphère presque lourde et sombre, même si les instruments à vent apportent un contraste plus soulagé. Bien que Whitley expérimente parfois le rock alternatif, l'étiquette de ‘blues rock’ est attachée à sa musique. « High Wire » démontre pourquoi on lui a collé cette étiquette et ce single ne serait certainement pas déplacé dans une salle de concert.

Pas encore de vidéo mais le titre est en écoute

Les concerts :

30/06 Live is Live – Antwerpen, BE

31/08 Road Rock – Kuurne, BE

01/10 Botanique – Brussels, BE

02/10 Casino – Sint-Niklaas, BE (SOLD OUT)

06/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

07/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

08/10 Het Depot – Leuven, BE

09/10 Trix – Antwerpen, BE

12/10 Metropool – Hengelo, BE

13/10 Cactus – Brugge, BE

 

Trixie Whitley

Une identité artistique de plus en plus personnelle…

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Trixie Whitley se produit ce mardi 3 décembre à Saint-Nicolas. A De Casino, très exactement. Une salle accueillante où la proximité entre les artistes et le public n’est pas un vain mot. « Lacuna », le troisième long playing de la belgo-américaine (NDR : c’est la fille du guitariste feu Chris Whitley) est paru en mars dernier, un opus entièrement écrit et enregistré à Brooklyn. Ce soir, elle est soutenue par deux musicos, en l’occurrence un drummer et un claviériste. Et le concert est sold out. S’il a fallu le double de temps pour atteindre le chef-lieu d'arrondissement de la province de Flandre-Orientale, suite aux interminables embouteillages, il ne sera pas nécessaire de s’enfoncer des bouchons dans les oreilles, car le son sera nickel…

Mais Juicy assure aussi le supporting act. Et il l’avoue, votre serviteur est devenu accro au duo féminin. La paire est en super forme. L’interactivité est parfaite entre l’auditoire et le tandem. Très pros, elles n’ont pas froid aux yeux et disent tout haut ce que certain(e)s pensent tout bas. Trop souvent, elles sont cependant victimes de problèmes techniques. Ce ne sera pas le cas ce soir. Sasha s’est procurée une nouvelle guitare d’un blanc immaculé, à l’instar de leurs pantalons à franges qu’elles ont enfilés. Elles portent également un body de teinte noire… plutôt sexy. Suivant un certain rituel, Julie amorce le tempo grâce aux percus émises par le MPD et les cymbales. Puis Sasha vient poser sa voix bien claire sur le morceau d’entrée, « Seed And Ride », une superbe compo à la fois lente et envoûtante. Empressement des filles qui décident de s’installer devant nous, le micro en main, pour exécuter une petite séance de gym tonique, et notamment en balançant les jambes d’avant en arrière. Les photographes s’en donnent à cœur joie pour les mitrailler sur toutes les coutures. Au fil du set, on a l’impression que le public apprécie de plus en plus leur prestation qui ne va cependant durer qu’une demi-heure. Bref, manifestement, Juicy est parvenu à séduire un auditoire issu du Nord de la Belgique… (voir notre section photos )

Setlist : « Seed and Ride », « Not A Hard Nut To Crack », « Didn’t Knock », « What You Can’t Confess », « Over My Shoulder », « Mama Told Me », « Count Our Fingers Twice ».

Trixie Whitley grimpe sur les planches, vêtue d’un long manteau noir, dont elle va rapidement se débarrasser, laissant apparaître une salopette de couleur noire qui rend sa silhouette davantage féline. Elle est soutenue par un solide drummer, dont le matos est constitué de deux caisses claires et de nombreuses cymbales, ainsi que d’un claviériste. Elle va nous proposer un set dans l’ordre du tracklisting de son LP, « Lacuna ».

Dès le début du concert, on est plongé dans un climat ténébreux, poisseux, boosté au blues et au rhythm and blues, un peu dans l’esprit des Rolling Stones. La voix de Trixie est puissante, sablée, très susceptible de rappeler Beth Hart voire Beverly Jo Scott, tout en s’autorisant des incursions dans le gospel et la soul profonde du bayou. Elle change de gratte électrique, pratiquement entre chaque titre. Hormis les compos plus paisibles comme « Time », « Touch » ou « Closer », son attaque sur les cordes est sauvage. Les claviers communiquent un parfum electro à « Closer ». Des claviers qui se chargent de délicatesse, alors que la guitare devient littéralement dantesque tout au long de « Fishing For Stars », une composition qu’elle interprète d’une voix envoûtante et particulièrement sombre. A charge du batteur de baliser l’ensemble de son drumming métronomique et technique. Ce dernier et Trixie se partagent enfin les fûts sur le dernier morceau.

En rappel, Mrs Whitley revient seule et sans doute fatiguée, s’emmêle les pinceaux, abrégeant donc cet encore… N’empêche, à travers ce set, Trixie a démontré, une nouvelle fois, qu’elle avait vraiment forgé sa propre identité artistique… (voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « Intro », « Heartbeat », « Long Time Coming », « May Cannan », « Time », « Touch », « Closer », « Fishing For Stars », « The Hotter I Burn », « Bleak », «Soft Spoken Words », «Breathe You in My Dreams », « Dandy »

Rappel : « Oh, The Joy », « The Shack »

(Organisation : De Casino)

Trixie Whitley

Une année bien remplie pour Trixie Whitley

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C’est le dernier concert de votre serviteur pour l’exercice 2016. A l’affiche, Trixie Whitley. Et ce sera au Cirque Royal.

Trixie est une belgo américaine qui vit aujourd’hui à Brooklyn (N-Y). Son père n’était autre que le légendaire guitariste de blues, folk et soul, Chris. Il est décédé en 2005, après une longue et pénible maladie. Née en 1988, sa fille joue également de la six cordes et plutôt bien. En outre, elle possède une superbe voix, puissante également, profonde aussi, dont le timbre campe un hybride entre Tina Turner et à Beth Hart. C’est Daniel Lanois, comme il l’avait fait pour feu son paternel, qui a lancé sa carrière. Elle a publié son premier elpee, « Fourth Corner », en 2013, et son second, « Porta Bohemica », en février dernier. Un disque pour lequel elle a reçu le concours Gus Seyffert (Beck, The Black Keys) et Joey Waronker (Atoms For Peace), à la mise en forme.

La fosse est bien remplie, mais dans les gradins il reste quelques sièges de libre. Et au poulailler, il n’y a pas grand monde.

Né d'un père égyptien et d'une mère belge, Tamino, aka Amir Moharam Fouad, assure le supporting act. Limité à 30 minutes, le set proposé par cet Anversois baigne dans une forme de folk, sur lequel il pose sa voix particulièrement aigue. Pas trop ma tasse de thé…   

Après avoir enflammé les planches du Lotto Arena ainsi que des festivals Rock Werchter, Dranouter et Lokerse Feesten, Trixie clôt donc l’année 2016, à Bruxelles.

Sur l’estrade elle est soutenue par trois musicos new-yorkais. Soit le bassiste Chris Morissey, le claviériste Daniel Mintzeris et un drummer. Tout le monde est en ligne.

Les hauts parleurs crachent un bruit de fond assourdissant. Serait-ce celui d’un atterrissage d’avion ou d’une tempête ? C’est bien d’une tempête ! Le show s’ouvre alors par « Mystery ». On devine les silhouettes des artistes, dans le noir. Surtout lorsqu’une lumière blanche balaie furtivement l’estrade. Trixie est vêtue d’une longue robe noire fendue sur le côté. Des images de nuages torturés par ces perturbations météorologiques sont projetées en arrière-plan. Une bonne entrée en matière empreinte de mystère, mais propice à l’agitation. Et pourtant, le morceau est à la fois calme et introspectif.

La construction des chansons est simple (« A Thousand Thieves » « Irene », « Gradual Return »). Et puisent tantôt dans le blues, le r&b, la soul ou le rock. « Fourth Corner » est plus instinctif. La gratte est agressive et les claviers tapissent généreusement l’ensemble, alors que la ligne de basse se révèle irascible, vengeresse même. Trixie chante le plus souvent d’une voix autoritaire, parfois fragile voire vulnérable, mais toujours rocailleuse, sableuse même. Bien que plus contemporains et malgré les sonorités électro, « News Frontiers » et « Soft Spoken Words » lorgnent davantage vers le rock et le blues. A cause des cordes singulièrement offensives. Plus paisible, « Soft Spoken Words » est balisé par les ivoires. Bien soutenue par chœurs de ses musiciens, Trixie en profite pour monter dans les octaves. Dans le même registre, « Pieces » trempe dans la soul. Avant un dernier coup d’accélérateur, provoqué par « Oh, The Joy ». Après 60 bonnes minutes, la troupe vide les lieux.  

En rappel, Trixie Whitley et son trio vont nous réserver un nouveau titre ; en l’occurrence le bien rock « Surrender ». Moment choisi par Trixie pour élever, une nouvelle fois la voix. Et le spectacle de s’achever par « Eliza's Smile », un dernier extrait de « Porta Bohemica ».

(Organisation : Live Nation)

Trixie Whitley

Fourth Corner

Écrit par

Agée de 25 ans, Trixie s’est établie à Brooklyn, à deux pas de la ‘Grosse Pomme’. C’est la fille du regretté Chris Whitley. Elle est née à Gand. Musicien, Chris pratiquait du folk/blues. Il jouait de la slide, dans un style acéré, inspiré par Johnny Winter. Il était venu tenter sa chance en Belgique et avait épousé Hélène Gevaert, sœur d'Alan, membre de dEUS. C'est de cette union qu'est née Trixie. Son père est malheureusement disparu en 2005, victime d'un cancer du poumon foudroyant. Il n'avait que 45 ans.

Trixie a été élevée au sein d’un milieu artistique, partageant son existence entre les States et la Belgique. Elle s’intéresse très tôt à la musique, à la poésie et à la danse. Elle tourne notamment en compagnie des "Ballets C de la B". Elle enregistre son premier Ep, "Strong blood" en 2005. Elle est remarquée par le célèbre producteur Daniel Lanois qui l'invite à entrer dans l'école de musique Berkeley, à Boston. Le projet donne naissance à un super groupe, Black Dub, responsable d’un opus éponyme en 2010. Elle publie alors deux Eps personnels, "The Engine" et "Live at the Rockwood Music Hall". En 2012, elle entre en studio pour réaliser sa première œuvre majeure, "Fourth Corner", un disque enregistré sous la houlette de Thomas Bartlett. Cette jeune femme est particulièrement douée. Sa voix est profonde, sensuelle et envoûtante. Dans ses lyrics, elle décrit les choses de la vie à travers ses expériences, épanche ses émotions, toujours avec une approche positive. Ses compos débordent de sensibilité. Son style est à la fois unique et éclectique. Et pour cause elle puise autant dans le folk, le rock, le blues que le classique, pour créer des compos à la dimension subtilement pop.  

Une atmosphère étrange prélude "Irene". Percussions et autres bruitages entretiennent une belle densité rythmique. Overdubbée, la voix de Trixie perce l’écran sonore. Plage minimaliste, "Pieces" bénéficie de superbes orchestrations de cordes. Sur "Need your love", la guitare amplifiée de Sam Cohen éclot au cœur des percussions, alors que la voix très rythmique est répercutée inlassablement. Le début de "Silent rebel Pt 2" baigne au sein d’un climat oriental. Et une forme de magie opère tout au long de ce blues d’un autre monde au cours duquel les arrangements de Stephen Barber sont au service de notre jeune héroïne… Limpide, son timbre atteint un sommet de solennité sur "Breathe you in my dreams", un cri d'amour répété à l'infini. Mais également une belle leçon d'efficacité destinée aux formations prog rock contemporaines. Un fracas de cordes amplifiées amorce "Hotel no name", une compo caractérisée par des sonorités rock plus âpres, mais toujours parfaitement maîtrisées. Autre très jolie ballade, le titre maître est parfumé d’arrangements délicats. Et les 4 bonus tracks sont tout aussi soignés, dont "Strongblood", une perle étincelante, palpitante même, qui bénéficie du concours du Black Dub, et tout particulièrement de Daniel Lanois à la guitare…