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Two Door Cinema Club

Rise to the Sun

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Carton plein pour Two Door Cinema Club ! Les trois protégés des labels Kitsuné et Pias investissaient la grande salle de l’AB à guichets fermés, moins de quatre mois après avoir conquis le Botanique de la même manière. Alors que certains –dont le rédacteur de ces lignes– s’accordent à reconnaître que « Beacon », leur dernier LP, est un peu plus difficile à digérer que le précédent, les Nord-Irlandais adressent un pied de nez aux critiques en proposant ce 14 mars un concert particulièrement solide et sans la moindre imperfection perceptible.

Depuis 2010, année de la sortie de l’impeccable condensé de Pop supérieure, « Tourist History », Two Door Cinema Club entretient une solide relation avec son public belge, qui lui déroule systématiquement le tapis rouge à chacun de ses passages. Et ce, depuis une prestation impressionnante à l’AB, en première partie de Phoenix. Depuis, le trio a élargi son public en enchaînant festivals et autres prestations : Pukkelpop 2010 et 2012, Werchter 2011, deux arrêts au Botanique et même une soirée Libertine Supersport pour un DJ Set! Au cours de ses pérégrinations, le trio s’est forgé une réputation ‘live’ irréprochable qu’il va confirmer une fois de plus ce soir.

Après avoir jeté leur dévolu sur leurs compatriotes de Kowalski lors de la tournée de novembre dernier, les trois garçons de 2DCC ont cette fois opté pour les Anglais de Dog Is Dead en guise de support act de cette seconde étape. Mais à l’heure où le quintet que j’avais hâte de découvrir sur scène (ce « Glockenspiel Song » !) prenait place sur les planches, les portes de l’AB sont prises d’assaut. Pas de chance. Ce n’est que sur les dernières notes de leur set que je pénètre enfin dans une salle tout à fait bondée. Et le manque de pot est total, les cinq gaillards ayant repoussé au dimanche 17 mars leur concert programmé à l’ABClub, en février dernier. Même soirée que pour Jamie Lidell. Affaire classée.

21h00 : l’heure de vérité. « Beacon » ne m’a fait ni chaud ni froid aux premières écoutes. Je n’attends donc pas grand-chose de la prestation de ce soir. Mais c’est bien mal connaître Two Door Cinema Club. La formation débarque sous la forme d’un quatuor sur les planches et l’entame de « Sleep Alone » créé instantanément l’hystérie dans la foule. La setlist bifurque ensuite du côté de « Tourist History » : « Undercover Martyn », « Do You Want it All ? » et  « This Is The Life » s’emboîtent parfaitement. De quoi faire monter la température au sein de l’assistance.

Le manque de contact entre le band et les spectateurs est éclipsé par une setlist extrêmement bien étudiée, parfait équilibre entre anciens morceaux (« You’re Not Stubborn », « I Can Talk », « Costume Party », « Something Good Can Work », etc.) et nouvelles compos (« Wake Up », « Sun », « Handshake »…) Ces derniers passent d’ailleurs la barre du live haut la main. Ils en sont même bonifiés. De quoi faire taire les (ma) mauvaise(s) langue(s). Les tubes s’enchaînent à vitesse grand VV’, et vu de l’étage, la foule est rapidement prise de secousses impressionnantes (NDR : pas autant que le lendemain pour Foals, mais pas loin). En guise de piqûre de rappel, les Irlandais proposent un beau tiercé final : « Someday », « Come Back Home » et « What You Know », la chanson qui vous fout la pêche et vous rappelle de jouer à l’Euromillion.

Le trio et leur acolyte vident les lieux après un peu moins de 20 morceaux, tous plus accessibles les uns que les autres. Nul doute que la base de fans de Two Door Cinema Club ne cessera pas de croître de sitôt, tant les garçons ont l’art et la manière de confectionner des tubes à haut potentiel. Des tubes d’un optimisme sans faille, remèdes idéaux aux coups de cafard. La machine ultra bien huilée de 2DCC est en marche et personne ne pourra plus l’arrêter. Prochaine étape : le Lotto Arena ?

Entre-temps, c’est le vendredi 5 juillet que les natifs de l’Ulster feront sauter (‘no pun intended’ le public belge. Un événement qui se déroulera sur la scène principale de Rock Werchter.

(Organisation : Live Nation  )

Voir aussi notre section photos :

http://www.musiczine.net/fr/photos/two-door-cinema-club-14-03-2013/

http://www.musiczine.net/fr/photos/dog-is-dead-17-03-2013/

 

 

 

Two Door Cinema Club

Un cadeau de Noël avant la St Nicolas…

Écrit par

Il a donc fallu attendre cinq longues années avant que je puisse enfin assister à un concert de Two Door Cinema Club. Certes le trio nord-irlandais s’est produit à maintes reprises, dans notre plat pays ; mais un concours de circonstances m’a toujours empêché d’y assister. Qu’à cela ne tienne, lundi il était présent au Botanique à Bruxelles, et votre serviteur également…

Cette date bruxelloise coïncidait avec la fin de la (première partie de la) tournée européenne du groupe ; ce qui laissait planer un doute sur la forme du combo. N’était-elle pas trop fatiguée par quatorze concerts dispensés en dix-neuf jours sur le Vieux continent ? Il faut avouer que depuis la sortie, en septembre dernier, du très bon second album (« Beacon »), les Britanniques n’ont cessé de trimballer leur bonne humeur aux quatre coins du globe, justifiant les louanges colportées par la presse spécialisée.

J’aurais aimé voir et écouter la première partie, assurée par Kowalski ; mais une horde d’agriculteurs en colère, luttant pour la cause laitière, en a décidé autrement. Je me contente donc des dernières notes d’un synthé doucement envoûtant, s’évaporant à tout jamais dans l’air humide d’une Orangerie déjà à moitié pleine, vers 20h30.

C’est donc méfiant, que je regarde la tête d’affiche de la soirée, monter sur les planches. Méfiance vis-à-vis de leur réelle qualité scénique, méfiance vis-à-vis de leur état de fatigue et surtout, méfiance à propos de cette mystification que je me suis fabriquée durant ces cinq dernières années. Je ne pouvais être déçu. Pas ce soir. Et surtout pas par eux !

Il n’a fallu que quatre minutes pour dissiper toutes mes appréhensions. « Sleep Alone » déferle langoureusement dans les tympans d’un auditoire déjà rallié à la cause du combo.

Alea Jacta Est…

La déferlante Two Door Cinema Club déboule et elle ne s’arrêtera qu’une heure vingt plus tard, dans la sueur et la bonne humeur.

Il n’aurait pu en être autrement, tant la formation maitrise à merveille son sujet, une justesse scénique rarement égalée, agrémentée de tubes tous plus réussis les uns que les autres (« Do You Want It All ? » et « I Can Talk » pour ne citer qu’eux).

De plus, la capitale a offert à T.D.C.C. un public tout sourire monté sur ressort, ivre de bonheur et agité de spasmes d’excitation à la manière d’un petit enfant découvrant la myriade de cadeaux que le Père Noël a déposé sous le sapin. Oui, en quelque sorte, c’était un peu Noël avant l’heure dans l’Orangerie, une fête chaleureuse où tout un chacun dans l’assistance a retrouvé son âme d’enfant le temps d’un concert, les yeux pétillants et un sourire bienheureux flanqués sur l’ensemble des visages.

Une ode à la joie gracieusement orgasmique.

Setlist

1.         Sleep Alone
2.         Undercover Martyn
3.         Do You Want it All ?
4.         This Is The Life
5.         Wake Up
6.         You’re Not Stubborn
7.         Sun
8.         Pyramid
9.         I Can Talk
10.       Costume Party
11.       The World Is Watching
12.       Next Year
13.       Something Good Can Work
14.       Handshake
15.       Eat That Up, It’s Good For You

Encore

16.       Someday
17.       Come Back Home
18.       What You Know

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Two Door Cinema Club

Le festival du Hit…

Écrit par

Two Door Cinema Club est une formation nord-irlandaise, dont le premier opus est constitué de véritables petites bombes mélodiques. Elle venait défendre son premier album, à l’Orangerie du Botanique, ce mardi 23 novembre. Le concert est sold out depuis belle lurette et on s’attend, pour la circonstance, à une salle pleine comme un œuf. En ‘live’, Alex Trimble, Sam Halliday, Kevin Baird sont généralement soutenus par un drummer. Et effectivement, c’est sous la forme d’un quartet qu’ils se produiront ce soir.

Chapel Club assure le supporting act. Le groupe est drivé par un excellent chanteur, Lewis Bowman, dont la voix est à la fois sombre et puissante. Le set agréable. Un combo dont on devrait entendre parler dans un futur proche. Et en bien !

L’Orangerie baigne au cœur d’une ambiance que je qualifierai de… féminine. Ce n’est pas une réflexion misogyne, mais tout simplement un constat lié aux cris suraigus poussés par le public… féminin. Pas vraiment l’idéal lorsqu’on souhaite assister à un concert rock. Ce genre de réaction correspond davantage à l’auditoire de ce cher Raphaël. Les musiciens sont jeunes –la moyenne d’âge est de vingt ans– mais leur maîtrise musicale est impeccable. Une expérience acquise par les quatre lads au fil de leurs multiples prestations accordées dans les bars de Belfast, depuis l’âge de 15 ans ! Le son est clair et puissant. Two Door Cinema Club nous balance l’intégralité des hits de « Tourist History » et de leurs quelques Eps. Des chansons mélodiques, efficaces et dansantes. La voix d’Alex et les solos de Sam impressionnent. On peut affirmer aujourd’hui, qu’à l’instar de Vampire Weekend et Phoenix, TDCC milite au sein de la division 1 de la pop. Le public en est conscient et souhaite profiter de l’aubaine ; car il faut être réaliste, le band ne fréquentera bientôt plus les salles de cette taille, c’est une certitude. La rythmique disco et les riffs géniaux entretiennent une énergie communicative. La voix claire et harmonieuse d’Alex évoque celle de Ben Gibbard (Death Cab For Cutie). Le public est conquis. Le set s’achève par « What You Know », un morceau caractérisé par sa ligne de guitare ‘exotique’, mais revient 5 minutes plus tard pour nous offrir en rappel l’imparable « I Can Talk. La foule est en ébullition et extatique, malgré la brève durée du set. Parfait dans le genre. Depuis, l’avènement de U2, il faut reconnaître que l’Irlande est devenue un foyer inépuisable de groupes pop efficaces…

(Organisation Botanique)

Two Door Cinema Club

Tourist History

Écrit par

Après l’éclosion de la formation écossaise Franz Ferdinand, puis new-yorkaise Vampire Weekend, serions-nous en présence d’un nouveau phénomène ? Une chose est sûre, cette formation issue d’Irlande du Nord vient d’enregistrer un superbe premier opus. Mais quel est l’origine de leur patronyme, Two Door Cinema Club. En fait, il est né suite à une erreur de prononciation d’un membre du groupe de ‘Tudor Cinema’, un cinéma local. Le trio réunit trois jeunes musicos. Ils ont été rapidement repérés par la très hype maison parisienne Kitsuné, une boîte gérée par les créateurs de mode Gildas et Massaya.

« Tourist History » réunit une collection de pépites pop hyper mélodiques, hymniques, limpides, et, avouons-le, tout bonnement irrésistibles! On imagine qu’Alex Trimble, Sam Halliday et Kevin Bairdont ont dû bosser dur pour pondre d’emblée pareille brochette de tubes !

« Cigarettes in The Theater » et le très léger « Come Back Home » séduisent d’entrée. Mais au fil de l’elpee, les compos deviennent de plus en plus brillantes. A l’instar d’« I Can Talk », caractérisé par son refrain qui mériterait de figurer au panthéon de la pop et de « What You Know », boosté par une ligne de guitare imparable! Un duo gagnant ! Les raisons de ce tour de force ? Une rythmique disco soutenue par des riffs géniaux, une voix claire et mélodique réminiscente de Ben Gibbard (Death Cab for Cutie) et une énergie synthétique digne de Phoenix… Que demander de plus ? Produit par Philippe Zdar (Cassius), « Tourist History » est vraiment proche de la perfection pop ; et en extrapolant, on pourrait imaginer être en présence d’une version light des Foals. Bref, 32 minutes de ‘vacances pour les oreilles’, comme le dirait si bien Jarvis Cocker…

A découvrir au Pukkelpop ce 21 août prochain, avant que le trio ne prenne une dimension planétaire…