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UB40 feat Ali, Astro et Mickey

Souvenirs de jeunesse…

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Trente-sept ans de carrière, c’est un fameux bail ! Et ça se fête ! C'est d’ailleurs ce que compte faire UB40, lors de sa nouvelle tournée mondiale. Qui transitait par l’Ancienne Belgique, ce dimanche 8 mai.

Membre fondateur du combo britannique (NDR : le combo est né en 2008), Ali Campbell avait claqué la porte suite à un différent avec les autres musicos, et tout particulièrement son frère Duncan. Ce dernier avait décidé de poursuivre l’aventure en reprenant le patronyme originel. Mais en 2014, Ali reforme le groupe, en compagnie d’Astro et Mickey (Michael Virtue), réunissant ainsi les 3 membres de départ. Mais Ali a quelque peu changé le nom, en y ajoutant leurs prénoms (‘feat Ali, Astro et Mickey’). Il existe donc aujourd’hui deux variantes de UB40, puisque Duncan a poursuivi son chemin, de son côté, en conservant l’appellation. Un album (« Silhouette »), un Ep acoustique et un live plus tard, la nouvelle mouture de UB40 est donc repartie en tournée.

UB40 est au reggae ce que Madness et The Specials sont au ska. Car si le reggae constitue la charpente de sa musique, il se colore, suivant l’inspiration, de teintes irlandaises, galloises, écossaises, yéménites ou africaines. Et même de blues ! Si le line up du band implique aujourd’hui notre trio de base, c’est-à-dire le chanteur et guitariste rythmique Ali Campbell, l’autre vocaliste Astro ainsi que le claviériste Michael Virtue, il s’est enrichi de la présence de Don Chandler et Matthew Hoy aux basses, de Paul Slowley aux drums, de Michael Martin à l’autre gratte (également une rythmique), de Winston Delandro au trombone, de John Johnson à la trompette, de Colin Graham au saxophone et de Winston Rose aux chœurs.

Une estrade de 2 mètres de haut est érigée à l’arrière, sur laquelle vont s’installer le drummer et le claviériste. Sur laquelle un des bassistes ou des guitaristes va également se planter circonstanciellement. Des images seront projetées sur l’avant du podium et sur une toile tendue au-dessus du batteur.

Beaucoup de souvenirs se bousculent dans la tête de votre serviteur avant que le set ne débute. Il avait 17 ans et un peu de poil au menton. Il avait eu le bonheur de voir Bob Marley, en ‘live’. Puis s’est épris du reggae blanc pratiqué par un combo issu de Birmingham, UB40. Il avait succombé aux rythmes irrésistibles du ska, livré alors par Selecters, Madness ou encore Specials. Puis vécu les prémices du punk, en assistant aux frasques des Sex Pistols, mais surtout vibré à l’écoute du Clash, qui va marquer un tournant dans son éducation musicale. Il ne pouvait donc pas manquer le retour de cette formation insulaire…

Une image apparaît sur les écrans. On peut y lire en grandes lettres bleues ‘We Are’ et jaunes ‘UB40’. Puis les artistes déboulent sur les planches. Le set s’ouvre par « Reefer Madness », qui sert d'intro. Ali a pris du poids. Il tient toujours sa guitare à la manière de Macca, mais sa voix est intacte. A la fin du morceau, Astro s'époumone pour saluer l’auditoire qui applaudit chaleureusement. C’est d’ailleurs lui qui communique le plus souvent avec le public ; Ali, légèrement en retrait, se concentrant surtout sur sa six cordes. Et le voyage vers Kingston peut commencer.

A l’instar de « Keep On Moving », la cover des Wailers, qui figurait sur l’elpee mythique « Soul Revolution ». L’entame du morceau est même légèrement dub. La set list va proposer 12 reprises dont « Wear You To The Ball » (John Holt), « Stick By Me » (The Paragons), « Homely Girl » (The Chi-Lites), « The Way You Do The Things You Do » (The Temptations), « Cherry Oh Baby » (Eric Donaldson), « Please Don't Make Me Cry » (Winston Groovy), Kingston Town (Lord Creator) et « Many Rivers To Cross » (Jimmy Cliff). Des hits à la pelle, dont bien sûr leur « Just Another Girl ». Pour une première partie de 75 bonnes minutes.

Car le rappel va durer trois quarts d’heure. Pendant « Food For Thought », Paul Slowley étale toutes les facettes de son talent. Tous les musicos sont de retour pour aborder « Silhouettes », titre maître du dernier opus studio. Et UB40 va encore nous réserver deux autres adaptations, « Can't Help Falling In Love » (Elvis Presley) et « Red Red Wine » (Neil Diamond).

(Organisation : Ancienne Belgique)

UB40

Le ‘Red Red Wine’d’UB40 est un millésime qui vieillit plutôt bien…

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Mea Culpa, ça n’est pas de ma propre initiative que je me suis rendu au concert d’UB40 ce mercredi soir à l’Ancienne Belgique… Des amis particulièrement fans des vétérans anglais m’avaient en effet convaincu de les accompagner afin de redécouvrir les nombreux hits d’un groupe dont l’image n’est plus des plus moderne…

Formé en 1978, à Birmingham, la bande jouit cependant encore d’une belle notoriété. Faut dire qu’elle a tout de même placé plus de 50 singles dans les charts anglais tout en vendant plus de 70 millions d’albums dans le monde ! Le succès n’est pas un gage de qualité, mais une réécoute de leur large répertoire refile tout de même une sacrée envie de se replonger en live, un brin nostalgique, dans leurs hits reggae/pop incontournables tels que « Food for Thought », « Red Red Wine » ou encore « Can’t Help Falling in Love With You »…

C’est une salle archi-comble qui accueille UB40. Suite à de sombres affaires d’argent, Duncan Campbell remplace son frère Ali. Le chanteur originel a quitté le navire en 2008 et a remonté UB40 Reunited, dont le crédit n’atteint pas celui du combo de base. Le line up implique également le bassiste Earl Falconer, le drummer Jimmy Brown, le guitariste Robin Campbell ainsi que quelques autres musiciens dont une impressionnante section de cuivres drivée par l’inamovible Brian Travers dont les interventions au saxophone sont toujours aussi puissantes. Le son est nickel et le public très réceptif. Mais n’est-ce pas une attitude propre aux émanations rasta ? Le show des insulaires est solide. On sent que l’envie continue de les booster. Et on est manifestement loin d’un groupe en roue libre ou à la recherche de cachet ! Leurs vignettes pop teintées de dub, de reggae et de ska font souvent mouche, même lorsque les morceaux s’éloignent de leurs classiques que les musiciens gardent bien entendu pour la fin ! Nos jambes répondent instinctivement aux rythmes qui, s’ils n’ont rien d’originaux, sont tout simplement irrésistibles. Les musicos on droit chacun à leur moment de gloire ; ce qui rend le concert moins uniforme. Entre le hip-hop entonné par Earl Falconer et la présence de Norman Hassan, le percussionniste au look de lutteur Maori, aux avant-postes, ces tours de rôle apportent de la variation au spectacle ! Claire et bien timbrée, la voix de Duncan Campbell est quasiment identique à celle de son illustre frangin.

Après plus d’une bonne heure de concert, les 9 musiciens reviennent saluer la foule pour trois morceaux supplémentaires dont l’imparable « Can’t Help Falling in Love With You » qui finit d’achever un auditoire réchauffé par ces tempos chaleureux, positifs et contagieux. Un concert d’UB40 est définitivement à conseiller aux personnes qui manifestent des premiers signes de morosité ou accusent un coup de mou…

(Organisation Greenhouse Talent)