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Unwound

Empire

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Depuis 2013, le label américain Numero Group réédite, pour notre plus grand plaisir, la discographie d'Unwound, formation mythique originaire d'Olympia (Washington), qui s’est séparée onze années plus tôt. Ainsi, à intervalles réguliers, l’écurie republie des anciens elpees ou concocte des compiles réunissant des fonds de tiroirs et des inédits. C'est ainsi l'occasion de (re)découvrir ce groupe phare de la scène noise, qui a sévi au cours des 90's (de 1991 à 2001) et a influencé de nombreuses formations contemporaines.

Sur "Empire", on peut retrouver des titres de l'avant-dernier opus du groupe paru en 1998 "Challenge for a Civilized Society" (du 1er au 4ème morceau) ainsi que certains enregistrements qui figuraient sur "Leaves Turn Inside You" en 2001 (du 5ème au 9ème morceau). Le reste est composé d'inédits.

Dès "Data" et "Meet the Plastics", on retrouve l’énergie punk du combo. Et on ne peut s’empêcher de penser à At the Drive-in, sous une forme plus épurée. "No Tech!" lorgne plutôt vers Fugazi. Pourtant, Unwound est aussi capable de se démarquer du post hardcore. Et d’embrasser un profil davantage progressif voire ambient, à l’instar de "Sonata for the Loudspeakers" (souligné par sa ligne de trompette) ou encore "Terminus", morceau de plus de 8 minutes au cours duquel la formation multiplie brillamment les fractures rythmiques. Plus étonnant, cette compilation recèle des plages au cours desquelles les Américains privilégient un visage plus mélodique. Un bémol, mais c’est souvent le cas lors des recueils, certains enregistrements souffrent d’un son médiocre

Néanmoins, "Empire" illustre à merveille l’amplitude de styles explorée par ce band yankee, qui mérite pleinement son statut de mythe.

 

Unwound

Kid is gone

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Unwound est une formation américaine emblématique qui a sévi sur la scène noise, au cours des 90’s. Elle s’est séparée en 2002. Originaire d’Olympia (Washington), ce trio avait fait, à l’époque, les belles années du label Kill Rock Stars (NDR : écurie qui hébergeait alors également Elliot Smith ou encore les Bikini Kills). Grâce à un son brut, gras et spasmodique, Unwound est parvenu à inscrire son nom, en lettres d’or, dans l’histoire du rock. Leur musique a marqué une génération et influencé de nombreux groupes, tels que Chokebore.

Y aurait-t-il un anniversaire à fêter ou alors des caisses à renflouer ? La question mérite d’être posée. Une chose est sûre, cette compile réunit trente-quatre morceaux, enregistrés avant 1993, soit avant la sortie de leur premier elpee paru chez Kill Rock Stars, « Fake Train ». Si moralement, on peut douter des motivations qui ont poussé la publication de ces ‘fonds de tiroir’, « Kid is gone » devrait ravir les fans du groupe. Car si la qualité de l’enregistrement n’est pas au rendez-vous, ces morceaux préludent le règne d’Unwound. Le trio se défonce comme des forcenés pendant que Justin Troster hurle à se déchirer les cordes vocales. Les riffs de guitares sont à la fois brutaux et mélodiques. Un cocktail corrosif dont les sonorités ‘grunge’ préludent la naissance du mouvement hardcore. Sur « Awkward », morceau qui clôt cet elpee, on peut entendre une bande radio au cours de laquelle les deux commentatrices restent bouche bée, après la claque sonore qu’elles viennent de se prendre. Cet instant résume à lui seul le phénomène Unwound qui allait alors s’abattre sur la scène noise américaine.

 

Unwound

Leaves turn inside you

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Parfait exemple du groupe indépendant américain, ce trio aligne album sur album depuis maintenant quelques années. De qualité constante, ces plaques sortent sur les labels réputés en la matière : Kill Rock Stars et Matador entre autres. Et c'est bien sûr encore le cas pour "Leaves turn inside you". Guitares maîtrisées, basse ronflante et percussions simples, mais efficaces, constituent la charpente musicale d'Unwound. Une musique qui évoque souvent Blonde Redhead, mais aussi parfois Sonic Youth. En effet la nature délicate des sonorités et des mélodies me replongent dans l'univers du "Melody of certain dommaged lemon" de la bande à Kazu. Bien entendu la voix de Justin Trosper n'a aucune intonation féminine, mais les similitudes sont bel et bien présentes. En outre, peu de déflagrations sonores traversent cette plaque ; alors que l'électricité brute hantait leurs précédents opus. Unwound est la nouvelle victime consentante du syndrome "Deserter's song" de nos amis les Mercury Rev. Conseillé !

 

Unwound

Further listening

A la barre et à la basse de ce quatuor, on retrouve un certain Vern Rumsey, musicien qui avait sévi, à une certaine époque, au sein de Blonde Redhead. Bien que peu médiatisé, Unwound roule sa bosse sur la scène underground new-yorkaise depuis une bonne dizaine d’années. En dispensant un hardcore aussi âpre, grinçant et implacable que celui que consommait Jezus Lizard à ses débuts. « Further listening » n’est cependant pas un nouvel album, mais une compilation dont les 20 fragments appartiennent à une discographie qui s’étale de 1991 à 1997…