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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Vanessa Paradis

Love songs tour

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L’air de rien, depuis son tube « Joe le Taxi », Vanessa Paradis a fait son petit bonhomme de chemin…

Parallèlement à une prodigieuse carrière d'actrice (« Noce blanche », « La Fille sur le pont »), elle est parvenue, tout au long de carrière musicale, à s’entourer de grands noms de la chanson tels que Serge Gainsbourg (« Tandem »), Lenny Kravitz (« Be My Baby ») ou encore -M- (« Bliss »).

Elle a opéré un retour remarqué en 2013, en publiant un double album studio entièrement produit et réalisé par son B.B. (oui, oui, Benjamin Biolay) et sobrement intitulé « Love Songs ». L’écorché vif de la chanson française compose également huit morceaux (sept titres sur l’album, un titre bonus sur l’édition limitée).

Vanessa Paradis ne signe qu’un seul texte, celui de « Doorway ». Tous les autres ont été écrits par une ribambelle d’artistes talentueux : Mathieu Boogaerts, Mikaël Furnon de Mickey 3D, Carl Barât, Adrien Gallo des BB Brunes, Ben Ricour, François Villevieille du groupe Elephant…

Elle va défendre cet elpee en opérant une tournée d’une cinquantaine de concerts à travers l’Europe. Un périple immortalisé sur un double CD réunissant pas moins de trente-neuf titres.  

L'un des supports a été enregistré lors d'un concert symphonique aux Nuits de Fourvière. Elle était accompagnée par 43 musiciens de l’Orchestre de Lyon. Le second propose des morceaux plus électriques.

Vous connaissez la forme ! Que penser du fond maintenant ?

L’amour y est dépeint sous toutes ses formes entre ballades mélancoliques et rythmes endiablés. Il ne s’agit pas pour autant de chansons à l’eau de rose entre un homme et une femme, mais plutôt d’une déclinaison oscillant entre amour, amitié et désillusion. Ce qui est dit !

Cet opus est un savant mélange de sonorités teintées d’exaltation et de romantisme. L’instrumentation oscille ainsi entre guitares rock, violons, cuivres, … le tout dans une ambiance intimiste.

Composée par Mickaël Furnon, « L’au delà » est une très jolie ballade. Adorable, même. Elle médite sur le temps. « Chanson des vieux cons » est une compo vraiment troublante ; mais je me suis délecté en écoutant l’étonnante adaptation familiale (Johnny Depp, Vanessa Paradis et leur fille Lily-Rose ) d’un texte de Ruth Ellsworth Carter, « New Year ». 

Un disque sur l’amour ? Oui, certes ! Mais pas seulement ! La chanteuse ‘aux dents du bonheur’ prend le pari de se faire plaisir et de nous faire plaisir en revisitant de nombreux titres comme le hit « Joe le taxi » ou encore « Dis-lui toi que je t’aime » tiré d’un album écrit par Serge Gainsbourg et composé par Franck Langolff. 

« Marilyn et John », référence à la relation fusionnelle qu’entretenaient Marilyn Monroe et John F. Kennedy, me rappelle combien l’amour est intemporel, fragile et cruel.

Cette femme a gardé ce timbre de voix un peu enfantin qui la caractérise et ce malgré ses 42 balais (elle est née le 22 décembre 1972, à St Maur-des-Fossés, à côté de Paris). Cette fausse légèreté exacerbée par une faiblesse imagée, donne beaucoup de rondeur et de volupté… à cette quintessence de l’amour.

Bref, tout au long de ce « Love Songs », la quadra fait passer un message : la liberté d’ai­mer se prend, elle ne se demande pas !

Vanessa, c’est sûr, j’irai au Paradis avec toi !

 

Vanessa Paradis

Best of

Écrit par

Vanessa Paradis sort son premier ‘best of’ après 23 années de carrière. Hé oui, « Joe le taxi » date de 1987, déjà… Enfant-star à l’âge de 14 ans, la ‘fillette’ a depuis lors vendu plus de 4 millions de disques et attiré plus de 7 millions de spectateurs dans les salles. Et dire qu’elle s’était fait connaître à l’Ecole des fans de Jacques Martin en interprétant « Emilie Jolie » de Philippe Chatel. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts ; et la jolie Parisienne a accumulé les rencontres et les collaborations avec des auteurs et des compositeurs de tous bords. Etienne Roda-Gill, Franck Langloff, Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz, Alain Bashung et Matthieu Chédid se sont ainsi succédé pour assurer à la belle, qualité et notoriété.

Entretemps, l'enfant star, chanteuse, actrice (on retiendra ses débuts dans ‘Noce Blanche’ de Jean-Claude Brisseau), a épousé Johnny Depp, est devenue maman de deux enfants et a appris à protéger sa vie privée au profit de ses seuls talents artistiques.

Ce double album « Best of » réunit donc en 33 titres tous les moments forts de la carrière de la ‘petite sirène’ de la chanson française, dont des raretés, des duos et 4 inédits, parmi lesquels on épinglera le superbe tube « Il y a », signé par son dernier maître d’œuvre, le chanteur/guitariste/compositeur de Louise Attaque, Gaëtan Roussel.

Dans un premier temps, sur le premier volume du box, toute la carrière de Vanessa est revisitée en 16 compositions dans un ordre aléatoire : des prémices de « Joe le Taxi » à son dernier hit, en passant par « Maryline et John », « Tandem », et bien d’autres…

Si ce premier volet a été dicté par des impératifs commerciaux émanant de sa firme de disques, le second a été entièrement concocté par Vanessa elle-même. Elle a choisi de revisiter ses caves d’archives. Grand bien lui a pris car c’est ici que se cachent toutes les raisons de faire l’achat de ce coffret (à bijoux). Des duos surprenants (NDR : en compagnie de M, Jane Birkin, Alain Souchon), des archives secrètes (Marylin & John et Scarabée, chansons de son premier album qu’elle revisite en tenue acoustique), des morceaux jamais enregistrés à ce jour (des reprises live de Charles Aznavour ou du bouleversant « This will be our year » des Zombies) et même un titre enregistré pour une pub (« I Love Paris » de Cole Porter) ! La griffe d’une artiste, incontestablement…

C’est surtout pour ce deuxième volume que l’achat de ce coffret se justifie pleinement. Nous sommes bien en présence d’une artiste qui ‘connaît la musique’ ; plus à une jeune dinde écervelée comme on la considérait à l’époque de ses 14 printemps, il y a longtemps, tellement longtemps !

 

Vanessa Paradis

Divine idole…

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Vanessa Paradis fêtera ses 35 ans le 22 décembre prochain. Responsable d’un 5ème album, paru le 3 septembre dernier, la native de Saint-Maur des Fossés, dans le Val-de-Marne, est donc partie en tournée pour défendre ce nouvel opus intitulé « Divinidylle », un périple d’une vingtaine de dates à travers la France qui passait par le Zénith de Lille…

La première partie est assurée par l'incendiaire Ben Ricour, mais Vanessa Paradis laisse le feu s'étouffer. Le public est stoïque: après avoir attendu la belle durant des années, il serait mesquin de compter les minutes. Puis quand la chanteuse arrive sur scène, elle frappe fort: un tube? Absolument pas, elle joue la carte d'un "Irrésistiblement" méconnu qui plante le décor note par note. Plutôt que de captiver la foule d'emblée, elle lui offre le temps de faire le tour du propriétaire. Cette coupe style corbeau-mort-en-plein-vol… oh, mais c'est Matthieu Chédid puis derrière… Patrice Renson… et oh… Albin de la Simone, Jérôme Goldet, Olivier Lude… Vraiment c'est coquet chez vous mademoiselle! Leur présence était annoncée mais c'est comme à Noël: on a vu les paquets sous le sapin, on a deviné ce qu'il y avait dedans mais on ne peut pas s'empêcher, une fois le papier tombé, d'être rassuré et euphorique devant l'objet tant convoité.

De chuchotements en applaudissements, les présentations sont faites, les choses sérieuses peuvent commencer avec un endiablé "Divine idylle". Toute menue dans son slim, Vanessa en impose. La maturité a envahi l'artiste jusque dans sa voix, elle pétille et ondule avec une féminité exacerbée. Accrochée à son micro c'est une mini démo de lap dance qu'elle exécute sur le refrain entêtant, repris en cœur par sept mille personnes. L'ambiance est montée de dix crans mais déjà Mathieu Chédid annonce dans le duo qu'il faut changer ‘Les piles’. Et là: le doute. On regarde le guitariste, un peu sous la contrainte puisqu'on ne voit que lui, et la perplexité s'installe. Le soldat rose est talentueux, polyvalent… mais encombrant! A force de digressions ‘chédidiennes’, on perd le fil du concert qui s'englue. Les morceaux sont doux et chaleureux, le "Dis lui toi que je t'aime" est fort mais l'accumulation de ballades se perd dans une salle trop grande. Le public décroche un peu, assez pour hurler sur des morceaux intimistes. Et il faut avouer qu'un ‘Vanessaaaa’ à l'accent chti, ça vous casse la plus subtile interprétation de "Junior Suite".

Difficile de savoir sur quel pied danser, surtout quand la chanteuse relance la schizophrénie avec son interprétation procédée de "La bataille". Morceau tout aussi parfait que le "Joe le Taxi" audacieusement revisité quelques instants plus tard.

Les doutes se dissipent dans les rappels, tardivement mais totalement. On est réconcilié avec le guitariste voleur de projecteurs, doigts de fée obligent. Mais surtout, l'idole est divine, généreuse, touchante. Elle rayonne dans son medley et ses reprises: au terme d'"Emmenez-moi" d'Aznavour, on la conduirait jusqu'en enfer. Et quand, en clôture, elle entonne "Le tourbillon", seule en scène, à capella, l'évidence s'impose: Vanessa Paradis sait s'entourer de musiciens habiles, mais elle n'a besoin de personne pour être éblouissante.

Vanessa Paradis

Divine Idylle

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A moins d’être allergique à télé ou de ne jamais allumer votre radio aux heures de grande audience, impossible d’échapper à la promotion consacrée à cet opus. Il faut bien avouer que la campagne de médiatisation réservée à son précédent avait été plutôt discrète. Cause à effet ? Une chose est sûre, « Bliss » avait essuyé un cuisant échec. Pourtant, hormis le single détestable « Commando », ce disque auquel avait déjà collaboré Mathieu Chédid, recelait certaines qualités, et avait finalement injustement été boudé par le grand public.

Pour ce « Divine Idylle» la donne a changé. Oui, bien sûr, la pochette est moche. Enfin, c’est ce que le commun des mortels doit penser. Un portrait de la chanteuse peint pas Johnny Depp (il aurait pu s’abstenir…) Mais si on prend la peine de consulter le livret, la surprise est bien plus agréable. Il est à la fois sobre et chic. Et Vanessa Paradis a eu raison de faire une nouvelle fois confiance à Jean-Baptiste Mondino, pour la photo centrale. En outre, une touche de légèreté est apportée en fin de booklet par un portrait, brossé pour la circonstance, par sa petite fille Lily Rose.

Vanessa Paradis a donc reçu le concours de M, déjà présent lors de la réalisation de « Bliss ». Il a produit l’opus. Et puis de musiciens talentueux tels que Patrice Renson, Albin De La Simone et Jérôme Goldet. Elle a égalent bénéficié de la collaboration de quelques paroliers : Brigitte Fontaine, Franck Monnet, Thomas Fersen, Alain Chamfort, Jean Fauque et à nouveau De la Simone. Ce qui ne pas empêché Miss Paradis de participer à l’une ou l’autre chanson pour les lyrics ou la musique.

Mais venons-en au contenu. Première constatation. Il devrait permettre à Vanessa d’élargir son cercle d’adeptes. Dès la première écoute, l’auditeur est entraîné dans un univers bigarré, fruit d’un mélange de pop, de rock, de blues, de r&b, de reggae et de chanson française. Depuis le single et titre maître aux accents subtilement motownesques (Supremes ?) au reggae « La mélodie », en passant par l’allègre (cette basse !) « Chet Baker », le ludique et dansant « Dès que je t’vois », le bluesy et languissant « Les piles » (en duo avec M) et ‘nightclubbien’ « Les revenants », le minimaliste (piano et voix) « Junior suite », l’insidieusement country « Irrésistiblement », la ritournelle intimiste « Jackadi » ou encore l’enlevé « La bataille ». Tous les titres accrochent instantanément l’oreille. 

En dehors d’une promotion accrue (et cela reste un euphémisme), des leçons semblent avoir été tirées de l’échec de « Bliss ». Cet album-ci semble bien plus abouti, et on sent une réelle alchimie entre M et Vanessa Paradis. Pour preuve Mathieu Chédid accompagnera l’ex-lolita tout au long de la trentaine de dates prévues pour sa tournée. A suivre donc.