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Vanishing Twin

Les ‘Archives’ de Vanishing Twin

Le mois dernier, Vanishing Twin a dévoilé deux nouveaux titres, annonçant par la même occasion la sortie de son nouvel album « Archives », prévue le 2 octobre chez Fire Records. Le trio dévoile également son prochain single, « Sugar Stone », accompagné d’un tout nouveau clip.

À l’image d’un fruit mûri par la patience, « Sugar Stone » allie douceur et densité à parts égales. Une ‘Precision Bass’ fondante et des notes de piano lointaines entraîne la musique vers les hauteurs, suspendue entre gravité et grâce. Cathy Lucas déclare : ‘« Sugar Stone » évoque la façon dont je perçois le temps en ce moment précis de ma vie’. Le trio aux multiples facettes poursuit sa mission discrète visant à redéfinir les possibilités du groupe moderne. Leur nouvel elpee, « Archives », est un collage de compositions postmodernes qui trouve son nirvana dans l’expérience partagée de la création.

Le titre de l’opus fait allusion à l’approche distinctive de Vanishing Twin, qui consiste à écouter, assembler et retravailler les sessions d’enregistrement quotidiennes. À Londres, Cathy Lucas, Valentina Magaletti (Holy Tongue, Tomaga, Moin) et Susumu Mukai (Zongamin) se sont reliés en échangeant des morceaux et des fragments instrumentaux au sein d’un studio virtuel. La distance géographique qui sépare le trio est comblée par leur créativité collective, chaque membre amenant sa contribution en tant que multi-instrumentiste.

Ainsi, chaque musicien apporte une vaste expérience de la collaboration musicale et de l’improvisation, l’écoute et le montage des sessions d’enregistrement faisant partie intégrante du processus créatif. Les « Archives » qui donnent leur titre à l’album sont les traces de l’intelligence collective de Vanishing Twin prenant vie.

En connectant l’auditeur à ce patchbay collectif, « Archives » offre la rencontre la plus intime avec Vanishing Twin à ce jour. Cette immédiateté se reflète dans les chansons et le chant de Lucas. L’enregistrement en prise de son rapprochée et les multiples superpositions apportent un sentiment d’intimité et de présence humaine, tandis que les allusions des chansons à la maternité et à la vie en promiscuité accentuent ce sentiment de connexion.

L’énergie chaotique de ce long playing propulse la formation vers des formes et des directions inédites. Sorti de sa zone de confort, le trio trouve de nouveaux moments d’illumination et de joie. Au plus profond du mixage, on peut entendre Magaletti prendre la basse, Mukai s’inviter de manière inattendue à la batterie ou encore Lucas se faufiler tel un caméléon entre les interstices. Selon Magaletti, ‘la musique n’est qu’une énergie, elle n’appartient à personne. Personne ne la canalise. Elle est plus grande que la somme de ses parties’.

Pour voir et écouter le clip du nouveau single « Sugar Stone », c’est là

 

 

Vanishing Twin

L’après-midi inconnu de Vanishing Twin…

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Vanishing Twin publiera son nouvel elpee, « Afternoon X », ce 6 octobre 2023. 

Conçu à partir d'un équilibre ludique entre humour et rigueur, chaque membre embrassant le rôle de multi-instrumentiste et le processus plutôt que le résultat, « Afternoon X » poursuit la trajectoire d'exploration qui a défini ses récentes sorties. En quête d'ouverture créative et d'une palette élargie de références et de sources, les motifs métronomiques et cycliques de Magaletti et la pulsation des lignes de basse de Mukai restent au cœur du son, mais ces rythmes enracinés forment désormais la base de la recherche d'une plus grande gamme tonale, texturale et structurelle.

Issu de cet LP, le single « Marbles » est disponible sous forme de clip là

 

Vanishing Twin

Ookii Gekkou

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Fondé à Londres, en 2015, Vanishing Twin est une formation drivée par l’ex-Fanfarlo, Cathy Lucas. « Ookii Gekkou » (Trad du japonais : ‘puissant clair de lune’, si les bases de votre serviteur sont toujours correctes) constitue son troisième album.

La cheffe de gang est soutenue par Valentina Magaletti (NDR : elle milite également chez Bat for Lashes et au sein du backing group de Gruff Rhys), Susumu Mukai (aka Zongamin), Phil M.F.U. (Man From Uranus) et Elliott Arndt.

Inspirée par Stereolab (entre autres…), la bande se nourrit de jazz psyché (« Zuum »), de tropicalisme, d’afro-funk (« Phase One Million ») ou encore de psychédélisme expérimental (« The Organism »). L’expression sonore navigue donc très loin des eaux fréquentées par Taylor Swift (NDR : attaque gratuite mais ça fait du bien parfois) même si des traces de pop subsistent çà et là (« Wider Than Itself ») permettant à l’ensemble de respirer. Les compos s’avèrent, cependant, suffisamment légères pour ne pas rendre l’écoute trop complexe ou lourde. Belle et vivifiante découverte.

Vanishing Twin

The age of immunology

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Formation cosmopolite, Vanishing Twin réunit le bassiste Susumu Mukai, aka Zongamin, mieux connu comme producteur électro/funk, mais également associé au sein du projet Floating Points, le drummer Valentina Magaletti, qui a notamment apporté sa collaboration à Bat For Lashes et Neon Neon de Gruff Rhys, le flûtiste/percussionniste Elliott Arndt, un cinéaste avant-gardiste, le préposé aux machines et synthés Phil MFU (Man From Uranus), un ex-Broadcast, et enfin la chanteuse Cathy Lucas. Soit un Japonais, un Italien, un Britannique, un Français et deux Britanniques. C’est cette dernière qui a choisi le patronyme du band, soit celui d’un syndrome médical qui définit l’absorption d’un ou de plusieurs jumeaux dans l’utérus, pendant la grossesse, par le survivant de ce phénomène. Qu’elle a vécu et dont elle se sent coupable. Quant au titre de l’elpee, « The age of immunology », il s’inspire du titre d’un livre signé par l’anthropologue A. David Napier. Publié en 2003, cet essai tente de démontrer qu’une société qui cherche par tous les moyens de se défendre contre ce qui lui est extérieur court à sa perte.

Atmosphérique, la musique de Vanishing Point évoque tour à tour Broadcast (of course), Stereolab, Can (NDR : morceau d’ouverture, « KRK » nous replonge même dans l’univers du « How much are they ? » du célèbre trio Holger Czukay, Jah Wobble et Jaki Liebezeit, malgré des percus latinos voire tribales), Pram, Sun Ra et même Tuxedomoon. Entre électro, funk, (free) jazz, krautrock, B.O. de film, psychédélisme, avant-pop, library music et cosmic noise, les compos –souvent complexes, parfois enrichies d’arrangements de cordes– nous entraînent au cœur d’un monde vaporeux, mystérieux, anxiogène, propice à la méditation, au cours duquel chaque artiste chante ou déclame une partie de la chanson dans sa langue maternelle (NDR : la version du « Planète sauvage » d’Alain Goraguer est dévolue à Elliott, le Parisien). Cathy se réserve cependant l’essentiel des vocaux, des vocaux placides, célestes ou spectraux. Sur l’une ou l’autre plage, on croise tantôt un violon, une flûte, un cuivre, un piano électrique, une ligne de basse caoutchouteuse ou encore de la guitare, mais tous ces instruments organiques se fondent parfaitement dans un ensemble aussi surprenant que cohérent.

Vanishing

Still Lifes Are Failing

Écrit par
Lorsqu’on va faire un tour sur leur site pour en savoir un peu plus sur ces habitants ténébreux de San Francisco, on apprend que…Vanishing n’existe plus. On tient donc ici le dernier album de ce groupe qui est divisé aujourd’hui en deux entités. La voix de la chanteuse Jesse Eva rappelle les vocalises torturées de Lydia Lunch (période no wave) et les post-punkettes allemandes de Malaria. Les synthés stridents semblent avoir été utilisés sur le premier album de Human League, un batteur martèle des rythmiques disco brouillonnes et le saxophone épileptique évoque James White. Bref, les quelques beats électro (« Still Lifes ») rappellent que ce disque date de 2004 et n’a pas été enregistré dans la banlieue de Sheffield en 1979. Peu de mélodies ici, plutôt des mélopées torturées qui baignent dans des delays et des reverbs caverneux. Pas vraiment original, mais un disque radical et sans concessions qui plaira aux fanatiques du genre. No Wave baby !